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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Séparatisme ?

26 Octobre 2020, 16:16pm

Publié par Bernardoc

Il y a une quinzaine d'années, je dirigeais un collège en Zone Urbaine Sensible dans lequel se tenait des cours de « Langue et Culture d'Origine ». Pour ce qui me concernait, il s'agissait de la langue turque. J'ai vu plusieurs enseignantes y participer, certaines animées par un sentiment laïque « ataturkien », d'autres qui avaient beaucoup de peine à s'exprimer en français, et je me posais des questions sur le contenu de leur enseignement.

Dans ce même collège, certaines élèves, qui ne participaient pas à ces cours, se regroupaient dans la cour pour parler turc.

A la demi-pension, une fille au patronyme à consonance arabe, prenait du jambon en entrée et s'est faite menacer par certains élèves turcs qui prétendaient lui interdire de manger ce qu'elle voulait. Elle était obligée de se réfugier dans le bureau de la CPE aux récréations pour ne pas être harcelée. J'avais fait un signalement, mais ses parents ayant déménagé, elle est restée fort peu de temps parmi nous.

Toujours à la même époque, le président des parents d'élèves turcs de la CUB m'a écrit comme à un certain nombre de collègues. Sa missive disait en substance : « Pourquoi nos enfants aiment-ils la maternelle, réussissent bien en primaire, un peu moins bien au collège, et fort peu continuent au lycée ? »

Je lui ai répondu qu'il était important que les enfants soient présents le jour de la rentrée et ne partent pas avant la sortie, qu'ils évitent de se regrouper entre eux et de parler turc à l'école, et qu'il serait important que les parents s'investissent dans les associations et s'impliquent dans la vie scolaire (conseils de classes, d'écoles, d'administration). Je n'en ai plus entendu parler.

Mais quinze ans plus tôt, dans un autre établissement, en recevant un couple de parents, j'avais laissé tomber la main que je tendais à la mère, un peu en retrait du père, et que manifestement elle avait ordre de ne pas toucher.

Et à l'époque, ce n'était pas Erdogan.

Alors, faut-il s'étonner de ce qu'il se passe aujourd'hui ?

Et ce n'est pas fini...

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Pour la République et son école.

18 Octobre 2020, 18:05pm

Publié par Bernardoc

Eh bien, c'est pas gagné ; je pense qu'elles sont réellement en danger et j'ai un sentiment amer en revenant du rassemblement qui avait lieu non pas place de la République, mais place de la Bourse : tout un symbole !

Mais le plus décevant était le peu de personnes présentes. J'imaginais que nous aurions largement débordé de la place pour atteindre les rives du fleuve, mais même pas : le tram a pu continuer de rouler comme si de rien n'était.

Combien étions-nous ? Je dirais autour de 600, soit 0,1% de la population métropolitaine : tu parles d'un soutien ! Mais s'attendait-on à davantage de participation ? Il y a eu des orateurs perchés sur la fontaine, mais sans haut-parleur, donc j'ignore totalement ce qu'ils ont pu dire ; dommage !

Alors, après avoir fait deux fois le tour de la place à la recherche de visages connus (il y en avait quelques uns), nous avons traversé la rue et sommes allés admirer le beau bateau amarré au quai.

Et ce n'est pas fini...

Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.
Pour la République et son école.

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SNU : l’adjudant Blanquer s’implique toujours plus

15 Septembre 2020, 14:53pm

Publié par Bernardoc

Un virus peut-il avoir la peau du SNU ? Par un communiqué officiel en date du 11/08/2020 le gouvernement annonce que « l’impact de la crise sanitaire sur l’organisation du SNU ainsi qu’un contexte épidémique trop incertain contraignent à annuler le séjour de cohésion en 2020. » Avant de s’empresser d’ajouter que « le SNU est toujours d’actualité  » et qu’il [le gouvernement] présentera « son plan de marche pour le SNU 2021 à la rentrée  ».

Même si cette annulation a des allures de reculade, elle ne doit pas faire oublier que, dans un contexte sanitaire et social dont on attendait qu’il impose d’autres priorités (et une certaine prudence), l’Education nationale n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de donner, avec une assise règlementaire qui lui fait défaut, un semblant de crédibilité au projet de service national universel (SNU), pourtant bien mal parti sur le terrain en dépit d’une communication inépuisable.

Tout au long de l’été, plusieurs documents officiels sont venus confirmer le rôle moteur joué par l’Education nationale dans la mise en œuvre d’un dispositif surréaliste, hors de prix (à terme, la généralisation du SNU devrait coûter chaque année 2 à 3 milliards d’euros au budget éducatif), porteur d’une idéologie délétère :

Ce « projet d’émancipation de la jeunesse, complémentaire de l’instruction obligatoire  », omet une nouvelle fois de signaler que cette émancipation passe par la coercition et la punition (lourdes sanctions prévues à l’encontre des réfractaires). Avant l’annonce de l’annulation, il avait été prévu d’inverser les 2 étapes du SNU et de reporter la période d’internement (appelée "séjour de cohésion")... sur les vacances de Toussaint. Pas de quoi attirer les volontaires déjà nettement moins nombreux que prévus.

- Les nouveaux programmes d’éducation dite civique et morale (EMC) du cycle 4 y font également référence dans l’inénarrable rubrique « servir son pays » (c’était déjà le cas des programmes 2018).

- Des instructions interministérielles (Santé, Education, Intérieur, Outre-Mer) s’attardent, sans le reconnaître ouvertement, sur les difficultés rencontrées dans l’organisation de la mission d’intérêt général de 12 jours. Il apparaît notamment qu’à l’heure actuelle un certain nombre de volontaires du SNU 2019 n’ont toujours pas réalisé leur mission. Si le contexte sanitaire est mis en avant, il est plus probable qu’il faut en chercher la cause dans la nature même de cette mission bien mal nommée, très éloignée, par exemple de celle attendue du service civique ou de toute autre forme d’engagement basé sur le volontariat. Car une mission de 12 jours (ou 84 heures), exigée de force (dans le cas de sa généralisation) restera d’abord une corvée pour le jeune qui n’est pas volontaire mais simplement requis, comme pour le service chargé de s’en occuper. La lourde insistance avec laquelle l’instruction ministérielle susdite cherche à orienter ses destinataires vers une sorte de réserve sanitaire, scolaire ou sportive, susceptible d’épauler les personnels des maisons de retraite, des EHPAD, des « vacances apprenantes » ou du soutien scolaire, tombe d’autant plus à plat que, comme il a déjà été signalé, la très grosse majorité des volontaires du SNU 2019 mais aussi du SNU 2020 est principalement motivée par les métiers de la sécurité. Une constatation qui confirme que cette mission d’intérêt général (on imagine d’ici les difficultés logistiques lorsqu’elle s’adressera non plus à 2000 jeunes volontaires comme en 2019 mais à 800 000 non volontaires d’une classe d’âge…) est une escroquerie dont la fonction est avant tout de justifier aux yeux de l’opinion publique l’objectif principal du SNU : élargir à l’ensemble de la scolarité obligatoire la dimension militaire et identitaire de l’éducation civique.

- Une priorité concrétisée par un décret (1) présenté en conseil des ministres (30/07/2020) par les ministres de l’Education et des Armées, toujours aussi fusionnels. « Projet ambitieux pour la jeunesse, le service national universel (SNU) a pour objectif de renforcer la cohésion nationale en faisant partager les valeurs de la République et en développant l’expérience de la mixité sociale et territoriale pour l’ensemble d’une classe d’âge. Le dispositif entend également développer la culture de l’engagement etc… » Rhétorique habituelle autour des inépuisables valeurs de la république qui autorisent toutes les manipulations, toutes les impostures, une rhétorique qui s’est imposée au fil des ans dans le cursus des élèves, notamment par l’intermédiaire des programmes d’EMC, ou encore par l’éducation à la défense qui, depuis 1982 (Chevènement), s’est incrustée dans les programmes scolaires.

Dans cette optique, le SNU sera donc précédé par « une phase d’information préalable et un temps de préparation, visant à informer les familles et à préparer l’appel des mineurs. Cette phase, principalement mise en œuvre au sein des collèges et lycées, va s’inscrire dans le cadre du parcours citoyen de l’élève et, en particulier, de l’enseignement moral et civique dispensé dès l’école élémentaire et pleinement convergent avec la finalité du SNU.  » Autrement dit : en vue de faciliter sa mise en œuvre et son acceptation par les familles et les élèves, le SNU devrait faire l’objet, au sein des établissements, pendant les heures de cours, d’une information à sens unique, c’est-à-dire d’un bourrage de crâne délivré par les enseignants. Confirmant ainsi que la liberté de conscience dont les programmes font pourtant officiellement grand cas, s’arrête devant les prescriptions quasi totalitaires d’une certaine éducation civique.

(1) Le projet de décret a été à trois reprises unanimement rejeté par le comité technique ministériel de la Jeunesse et des sports.

Notons quand même, dans ce décret, cette curieuse formulation qui fait du séjour de cohésion une possibilité (« …peuvent participer »). Et non une obligation ? « Les Français recensés, âgés de moins de dix-huit ans, peuvent, dans la limite des places disponibles, participer à un séjour de cohésion organisé par l’Etat. Ce séjour consiste en une période de vie collective avec hébergement. » Une interrogation à rapprocher du communiqué du conseil des ministres évoquant la généralisation du SNU «  à terme »… sans plus de précisions.

Et ce n'est pas fini...

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Journées nationales d'action contre l'illettrisme.

9 Septembre 2020, 11:43am

Publié par Bernardoc

7 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France est en situation d’illettrisme, soit 2 500 000 personnes en métropole.

Sur ces 2 500 000 personnes en situation d’illettrisme :

  • La moitié a plus de 45 ans. Attention aux idées reçues qui limitent ce phénomène aux classes d’âge les plus jeunes alors que les difficultés augmentent avec l’âge.

  • Plus de la moitié exerce une activité professionnelle. La lutte contre l’illettrisme touche donc de très près le monde du travail, de l'entreprise.

  • 71 % d’entre elles parlaient uniquement le français à la maison à l’âge de 5 ans. Attention aux idées reçues qui assimilent illettrisme et immigration.

  • La moitié des personnes concernées en situation d’illettrisme,vivent dans des zones rurales ou faiblement peuplées, ce qui signifie que la politique doit s’organiser sur tout le territoire.

  • 10 % vivent dans les Zones Urbaines Sensibles (ZUS). 

Ces chiffres ne peuvent qu'interroger ceux qui comme moi ont consacré toute leur vie à l'éducation. Où, comment et quand avons-nous échoué ?

J'ai entendu le témoignage d'une maman qui a publié un livre où elle explique comment elle a appris à lire à 50 ans, et les souffrances muettes qu'elle a endurées jusque là, notamment en cachant ce handicap à ses enfants.

Il y a quelques années, dans le métro à Paris, une dame âgée s'est adressée à moi en prétendant avoir oublié ses lunettes pour que je lui indique la station à laquelle elle devait aller. Je l'ai renseignée, mais je n'ai pas cru un instant à l'histoire des lunettes.

Deux millions et demi d'illettrés 140 ans après l'obligation scolaire, et je ne suis pas sûr que les réformes en cours contribuent à faire baisser ce taux.

Et ce n'est pas fini...


 

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Ca commence aujourd'hui.

8 Septembre 2020, 13:42pm

Publié par Bernardoc

Bouleversant Philippe TORRETON hier soir dans ce film de Bertrand TAVERNIER projeté sur Arte. Il a plus de vingt ans, mais je ne suis pas sûr que la situation ait beaucoup évolué depuis.

On y voit une équipe de maternelle en milieu défavorisé (mais pas en ZEP par la faute du collège de secteur qui aurait peur d'être stigmatisé) qui se débat dans les difficultés au quotidien pour mener à bien sa tâche éducative. Car oui, il s'agit bien d'« éducation » et non d'« instruction » comme certains réactionnaires souhaiteraient le voir. Il y a bien longtemps que le ministère de l'instruction publique a été remplacé par le ministère de l'éducation nationale, ce qui lui donne une tout autre dimension.

On peut assister au combat quotidien mené par cette équipe, et surtout le directeur, pour assurer à tous ces petits ce que la république doit leur apporter. Et ce n'est pas facile ! Et encore, à l'époque, c'était un gouvernement de gauche ! Ce qui n'empêchait pas les services sociaux de subir un scandaleux manque d'effectifs et de moyens, d'où des problèmes dans les relations avec le système éducatif.

Ce n'était pas une caricature : je me souviens lorsque j'étais en formation de CPE comment nous avions viré une représentante des assistantes sociales, jalouse de son secret professionnel qu'elle refusait de partager avec nous. Heureusement, lorsque j'étais en responsabilité j'ai toujours su établir des rapports de coopération avec les personnes qui travaillaient au quotidien avec moi, mais pas avec leur cheffe qui se permettait de venir dans mon établissement sans même annoncer sa visite ni me saluer.

L'inspection a pu paraître caricaturale, mais hélas, elle était très près de la réalité.

Le coup de gueule contre la police m'a rappelé quelque chose, d'ailleurs je vous en parlerai probablement un de ces jours.

Vous avez compris que je me suis retrouvé dans l'image de ce directeur, et comme lui, pour l'avoir trop ouvert, je ne suis pas passé à la hors-classe, ce qui me coûte environ 300 € par mois à la retraite.

Et ce n'est pas fini...

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C'est la rentrée.

1 Septembre 2020, 10:39am

Publié par Bernardoc

Le conseil Régional est obligé de solliciter l'avis du Conseil Economique Social et Environnemental Régional (formé de gens de la vraie vie : syndicalistes, militants associatifs,...) concernant la politique à mettre en œuvre.

Voici son avis concernant le Plan de prévention et de lutte contre le harcèlement scolaire.

 

Le CESER Nouvelle-Aquitaine souhaite :

Inciter le Conseil régional à inscrire sa démarche dans un plan global et transversal autour dela «jeunesse Néo-aquitaine»

Insister sur les modalitésde gouvernance dans le cadre d’une «collaboration efficiente» entre les différents acteurs de la région en complémentarité avec les différents plans déjà existants et opérationnels (ex.: le plan d’action de l’Education Nationale...)

Que soit prise en compte la question du harcèlement dans le monde du travail

Etendre et rendre obligatoire sur l’ensemble du territoire, la formation «Sentinelles & référents» pour tous les intervenants et la communauté éducative

Que soit intégré dans une démarche de prévention et d’information, la question de la citoyenneté numérique pour lutter contre le cyber-harcèlement au travers de l’éducation sexuelle comme l’un des axes prioritaires de ce plan global et transversal autour de la «jeunesse»

Que la notion de territoire soit davantage valorisée au travers de la création d’un dispositif opérationnel et de proximité.

 

Cet avis a été approuvé par 122 voix sur 131 votants.

Et ce n'est pas fini...

 

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Vous avez dit « liberté pédagogique » ?

5 Juillet 2020, 07:44am

Publié par Bernardoc

Dix ans pour construire un projet dans l’Education Nationale, balayés d’un simple courrier.

Le collège Gisèle-Halimi à Aubervilliers vient de recevoir, en ce début de juin 2020, une courte lettre-couperet du Rectorat lui refusant de poursuivre à la rentrée 2020 la mise en œuvre du projet de « Collège coopératif et polytechnique » à peine commencée depuis deux ans.

Vous trouverez ci-joint un communiqué de l’A2CPA.

L’A2CPA, Association pour un Collège Coopératif et Polytechnique à Aubervilliers, tient à informer largement ses adhérents, ses sympathisants, et plus largement la communauté éducative, des conditions dans lesquelles ce projet pédagogique et éducatif a tenté d’exister et se voit balayé avec brutalité.

En effet, depuis la rentrée de 2018, le collège a connu plus d’entraves que de soutien pour accompagner la mise en œuvre du projet expérimental.

Et pourtant ! De 2018 à 2020, dans l’esprit du projet contractualisé, le collège Gisèle-Halimi d’Aubervilliers a vécu deux années certes imparfaites et difficiles mais aussi deux années riches en expériences humaines, pédagogiques et éducatives, en réalisations intellectuelles, pratiques, artistiques, techniques, en projets coopératifs issus de discussions collectives, entre adultes et avec les élèves.

Cela amène aujourd’hui à se demander s’il y a une suite possible au travail mené depuis 10 ans. Force est de constater que ce qui avait été patiemment construit avec des interlocuteurs volontaires, au sein des institutions, a été mis à mal par ces mêmes institutions, traversées par des courants contraires.

Jean-Pierre FOURNIER

Et ce n'est pas fini...

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Colonies apprenantes : un démarrage timide.

23 Juin 2020, 15:00pm

Publié par Bernardoc

Extrait d'un article du JDD de ce jour.

 Le gouvernement ambitionne de faire partir cet été 250.000 jeunes dans des séjours combinant activités ludiques et pédagogiques.

L’objectif est ambitieux : l’an passé, selon l’observatoire des vacances et des loisirs d’enfants, 36% des jeunes de 5 à 19 ans ne sont pas partis en vacances. Le 6 juin dernier, pas moins de trois ministres (Education, Jeunesse et Ville) se sont réunis pour présenter des mesures exceptionnelles pour aider les jeunes à partir en vacances cet été. Parmi elles, les "colonies apprenantes" destinés à 250.000 enfants, de 3 à 17 ans, vivant en priorité dans les quartiers politique de la ville*. Des congés pour lesquels ce public prioritaire n’aura pas à débourser un centime, l’Etat prenant en charge 400 euros du séjour et les collectivités locales 100 euros.

Mise en ligne cette semaine sur le site du ministère de l’Education et de la jeunesse, une plateforme recense maintenant les séjours labellisés. Des offres censées combiner, selon les directives du gouvernement, des activités ludiques et pédagogiques. Au choix donc : "des vacances dans le cartable", "anglais au château", "la tête et les jambes" mais aussi, plus classique, "cap voile et glisse" "stages de foot" ou "passion poneys". Le site affichait samedi soir 637 colos apprenantes. L’équivalent de 60.000 places selon le secrétariat à la Jeunesse.

Chacun a dû s’adapter au protocole sanitaire (une nouvelle version, allégée, a été publiée vendredi) : "son application génère 10 à 15% de coûts supplémentaires", calcule-t-on à la Ligue de l’Enseignement. Et il faut repenser son offre pour prétendre au label. "Les organisateurs ont maintenu 70 à 80% des séjour, mais certains ont jeté l’éponge", soupire Anne Carayon, la directrice générale de l’association Jeunesse en Plein Air qui milite pour qu’un maximum d’enfants aient accès aux colonies de vacances.

A l’heure actuelle, ces enfants ont besoin de s’aérer, pas d’essayer de rattraper je ne sais quoi", juge Méhadée Bernard, l’adjointe au maire d’Ivry-sur-Seine (Val de Marne) chargée de l’éducation.

"Comme on dit : 'partir, c’est grandir'. On apprend en vivant au contact des autres, en découvrant de nouvelles choses", plaide l’un. "On ne va pas mettre les enfants assis sur une chaise derrière un bureau. L’idée, c’est plutôt de les amener à retrouver leur place dans un groupe", ajoute un autre. Une façon de se remettre dans le bain pour la rentrée scolaire.

Trois ministres pour présenter des colos « apprenantes ». Visiblement, ce n'est pas leur monde : l'un des trois a-t-il été colon ? Moniteur ? Econome ? Directeur ? Sinon, ils sauraient que les colos ont toujours été un monde éducatif qui a toujours laissé des traces positives à ceux de moins en moins nombreux dont les parents peuvent se permettre de leur payer un séjour. Ils visent 250 000 alors que dans ma générations, nous étions plusieurs millions à participer à ces vacances collectives, pédagogiques et fructueuses. J'ai été formé par les CEMEA dont la revue s'intitulait Vers l'Education nouvelle, terme apparu pour la première fois lors de la Commune, c'est dire que ce n'est pas nouveau. Le seul point positif est la gratuité. En attendant la colo pour notre fille handicapée ne pourra pas ouvrir ; c'est pourtant une chose à laquelle elle aspire chaque été.

Et ce n'est pas fini...

 

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Pour une information éducatrice.

20 Juin 2020, 12:38pm

Publié par Bernardoc

Les patrons ont eu gain de cause, mais pas qu'eux. On nous gave depuis des semaines de l'annulation de « charges », de défiscalisation des primes, voire des heures sup'.

Ce n'est pas nouveau, déjà Sarkozy avait utilisé cette méthode avec sa formule « travailler plus pour gagner plus », ce qui confirme bien que ce gouvernement n'est ni de gauche, ni de gauche, ce qui est un euphémisme car pour moi il s'agit d'un gouvernement de droite extrême (attention, je n'ai pas écrit extrême droite).

Déjà il est important d'apporter une correction sémantique : il ne s'agit pas de « charges », mais de « cotisations » sociales, qui font partie intégrante du salaire. Donc si l'on supprime les « charges », il s'agit en fait d'une baisse de salaire déguisée.

Mais à quoi servent donc ces « charges » ? Principalement à alimenter la sécurité sociale, c'est à dire, entre autres, l'assurance maladie et la future retraite. Il serait donc important de dire clairement que quand on supprime ces « charges », on choisit délibérément de creuser le fameux « trou de la sécu ». Nous aurions ainsi droit à une information honnête qui amènerait peut-être les salariés à réfléchir et à se battre davantage pour cette part de salaire socialisé.

Les personnels hospitaliers dans leur majorité l'ont bien compris, qui refusent les primes et demandent une revalorisation de leurs salaires à hauteur de l'engagement qu'on exige d'eux, et qu'à l'instar des enseignants ils sont prêts à assumer avec une extrême bonne volonté.

Alors, mesdames et messieurs des médias, cessez d'être les porte-voix du gouvernement et présentez honnêtement les faits dans leur totalité, sans en occulter une grande partie.

Et ce n'est pas fini...

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Anecdotes.

31 Mai 2020, 16:42pm

Publié par Bernardoc

Après Devedjian, c'est Goasguen, un autre ancien d'Occident qui a été victime de la covid. Au fait, quelqu'un a des nouvelles de Longuet ?

Contrairement au premier, Goasguen semblait s'en être sorti : il est mort d'une crise cardiaque. On en parle peu, mais cette conséquence n'est pas rare. Un ami de mon fils est mort dans les mêmes circonstances, et il n'avait que 40 ans.

Venons-en aux anecdotes.

Claude GOASGUEN était inspecteur général de l'éducation nationale. Le bulletin officiel de la dite administration nous a avertis de son départ à la retraite à 58 ans. Je me suis alors fendu de deux courriels ; le premier était adressé à l'IGEN pour lui souhaiter une bonne retraite, le second au député RPR lui demandant de convaincre ses camarades (ou ses compagnons, comme ils disent chez eux ) que ce qui était bon pour lui serait vraisemblablement aussi bon pour les autres agents de l'éducation nationale.

Eh bien, ça n'a pas marché : je n'ai même pas eu d'accusés de réception ! Et j'ai dû aller jusqu'à 60 ans (42 annuités) pour me retirer.

Et ce n'est pas fini. ..

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