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Le blog de Bernard SARLANDIE

Le Recteur est parti

5 Janvier 2010, 18:01pm

Publié par Bernardoc

         J’ai même été invité à son départ, invitation que j’ai déclinée bien entendu ; de même que ma contribution à son départ sera à hauteur de la sienne lors de mon départ à moi.

         Aura-t-il répondu au recours gracieux du collègue qui avait refusé de siéger sous un crucifix dans le cadre de ses obligations de service d’enseignant laïque et républicain en annulant la retenue sur salaire qu’il avait ordonnée ? Je n’en sais rien, et pour dire le fond de ma pensée, cela m’étonnerait, ce n’est pas son style.

         Chaque fois que je lui ai écrit, il ne m’a jamais répondu, y compris pour des faits graves, à savoir la modification des avis que j’avais émis sur le passage à la hors-classe des personnels. Mais même le service juridique du rectorat était resté muet sur ce cas. J’en conclus donc que le fonctionnaire du rectorat qui avait la main sur le logiciel a agi sur ordre. Nous qui nous engageons à être loyal (l’enthousiasme est facultatif), nous aimerions bien que la loyauté fonctionne à double sens.

         Pour ma dernière rentrée, dans le cadre des transformations d’heures-poste en heures supplémentaires, le Conseil d’administration, qui est censé être souverain, avait voté, puisque le poste d’allemand avait été fermé, pour transformer les heures d’allemand en vacations, d’autant que la vacataire (la troisième prof de l’année) avait fait un boulot remarquable pour redresser un enseignement qui partait à la dérive et qu’elle souhaitait poursuivre au collège. Lorsque je l’avais assurée que, les heures poste n’existant plus, j’aurai besoin d’une vacataire, elle s’était mise à travailler un projet avec les autres professeures de langue. Quand un collègue m’appelle pour me dire que nous partagions un prof d’allemand, je lui affirmai que c’était une erreur puisque je ne disposais pas des heures. Je dus pourtant me rendre à l’évidence : sans concertation aucune, la décision du conseil d’administration avait bel et bien été bafouée. C’est sans doute ce qu’il est convenu de nommer « l’autonomie pédagogique ». Là encore, aucune excuse ni explication et la satisfaction pour la hiérarchie de faire apparaître le chef d’établissement, qui s’était engagé auprès d’une collègue, comme un menteur.

         J’ai parlé de mon absence de promotion avant la retraite. J’ai donc déposé auprès de la HALDE un dossier pour discrimination syndicale (je revendique haut et fort mon appartenance à la CGT) et politique (je suis élu sur une liste d’union de la gauche qui va jusqu’au NPA – la seule ville en France). Dans ces cas-là, c’est à la personne mise en cause de prouver qu’il n’y a pas eu discrimination. Et bien, la réponse est arrivée pratiquement par retour de courrier : il n’y avait pas eu de discrimination à mon égard. Je n’ai pas été entendu et je me demande qui est l’enquêteur de la HALDE qui est venu enquêter au rectorat. « Selon que vous serez puissant ou misérable… ». Inutile de vous dire que l’idée positive que je me faisais de la HALDE en a pris un sacré coup ce jour-là, et que c’est une instance vers laquelle je n’enverrai personne.

Et ce n’est pas fini… 

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Reconstruction

4 Janvier 2010, 22:00pm

Publié par Bernardoc

         Car c’est bien d’abord le but thérapeutique de ce blog après la destruction systématique mise en œuvre contre moi au cours de mes trois dernières années d’activité. Je suis effectivement officier des palmes académiques, ce qui veut dire qu’au moins deux de mes supérieurs hiérarchiques (Inspecteurs d’Académie), à plusieurs années d’intervalle ont jugé que les qualités que j’avais développées dans mes fonctions de direction méritaient de se voir reconnues par un ruban puis une rosette. Et voila-t-y pas que d’un seul coup j’étais devenu, par une volonté quasi sarkozyenne, le pire chef d’établissement du département, voire de l’académie. Comment un basculement aussi rapide (moins de trois mois) a-t-il pu se produire ?

         Déjà, lorsque je rencontrai mon chef pour qu’il établisse ma lettre de mission, il mentionna de façon pas vraiment enthousiaste le fait que j’écrive habituellement avec une police qui ne devait pas être assez administrative à son goût et que je signe en vert (hommage à une grande dame, Jeanne BENTLEY, ancienne Directrice du Lycée Jean Aicard à Hyères, que j’avais appréciée en tant qu’élève et qui fut ma première patronne lorsque je devins pion dans ce même lycée).

         Puis vint un différent avec le Conseil général concernant mon appartement de fonction. Lorsque j’avais quitté Langevin, et parce que je le quittais m’avait-on affirmé, on allait changer la baignoire, l’évier et les WC. Et j’arrivais dans un appartement avec un équipement dans un état de délabrement similaire. Au bout de deux lettres sans réponse, j’en écrivis une troisième un peu plus musclée en envoyant copie à mon supérieur hiérarchique, pensant qu’il allait soutenir ma demande d’un logement décent pour un cadre dirigeant d’une administration d’Etat. Je m’étais fourré le doigt dans l’œil jusqu’au coude et je reçus ma première volée de bois vert de la part du tout puissant potentat des services départementaux de l’Education nationale. Heureusement, le Directeur des Collèges au Conseil général était quelqu’un de bien et d’efficace, qui lors d’une visite de le logement que j’occupais a convenu que mes demandes n’étaient pas exagérées.

         Comme je n’avais pas réussi à travailler moins de onze heures par jour (selon le protocole signé entre le ministère et le syndicat monopoliste) les jours de conseil de classe, et faisant confiance au Président de la République fraîchement élu, comme j’avais travaillé plus, j’ai demandé à gagner plus. Et là, convocation fort peu amène à l’inspection académique, où j’apprends que mes lettres adressées par voie hiérarchique au Recteur, n’avaient pas accompli leur chemin. Je me demande ce qui serait arrivé à un chef d’établissement s’il s’était permis, contrairement à toute les règles de la Fonction Publique, de ne pas faire suivre un courrier ! Là, c’est vraiment ma naïveté de serviteur honnête de l’Etat républicain qui fut mise à jour.

         Deux mois plus tard, le Conseil général organisait un mercredi soir à 18 heures une manifestation en l’honneur de la coupe du monde de rugby. Cet hommage ayant lieu en plein air et en été, je ne m’étais pas déguisé en croque-mort, et j’avais chemise à fleurs et tropéziennes. J’arrivai en même temps que l’Inspecteur d’académie, le secrétaire général et un IEN. La réflexion de l’autorité hiérarchique fut que j’étais habillé comme un retraité. Je rétorquai qu’étant donné mes états d’ancienneté de services, je le serais volontiers si l’Etat m’y avait autorisé. Mais l’ancien Premier Ministre n’ayant jamais voulu pérenniser le Congé de Fin d’Activité, j’étais obligé de continuer jusqu’à l’âge de la retraite qui existait à cette époque-là, c'est-à-dire soixante ans.

         Une autre fois, la convocation concernait un édito du journal du collège L’Aurore du Haillan qui déplaisait à la hiérarchie, car j’expliquai le mécanisme de la carte scolaire (créée par de Gaulle) et je devais aboutir aux mêmes conclusions que l’inspection générale deux ans plus tard. Comme j’animais un Atelier d’Analyse de Pratiques Professionnelles à Thiviers (nord-est de la Dordogne), je ne pouvais obéir à cette injonction. Donc « M’sieur, m’sieur, il a fait ça ! », je fus convoqué chez le recteur, mais à une date dont nous étions convenus ensemble. Entre temps, j’avais découvert d’autres orientations et je menais campagne électorale ; l’entrevue avec le secrétaire général du rectorat en présence de l’inspecteur d’académie de Gironde, fut relativement chaleureuse et je pus m’exprimer, ce qui représentait un changement très positif.

         Enfin, l’apothéose eut lieu le 3 juillet 2009, deux mois avant ma date officielle de retraite. Je sortais d’une réunion où j’avais représenté la Mgen à l’IA et je discutais avec un Haillannais du Modem (je crois) avec qui j’avais tenu plusieurs fois un bureau de vote. Arrive l’inspecteur d’académie qui m’intime l’ordre de venir dans son bureau, qu’il avait des choses à me dire. (Mon concitoyen m’a demandé plus tard des nouvelles, car il n’imaginait pas qu’on puisse traiter sur ce ton un cadre de l’éducation nationale, lui qui avait été cadre dans une grande entreprise privée.) Ce qui avait motivé l’ire de celui qui était encore mon « supérieur » hiérarchique pour deux mois était la lecture de mon dernier rapport d’activité, dans lequel je mentionnais la réalité de notre (ou de MA, ce qui serait infiniment plus grave) fonction. L’échange, suffisamment violent pour m’empêcher d’aller sereinement récupérer la médaille de l’académie gravée à mon nom, se termina par mon affirmation : «  Je suis fier de me regarder dans la glace tous les matins. » à laquelle mon interlocuteur répondit : « Vous pouvez », ce qui, à mon avis, représentait exactement le contraire de ce qu’il voulait dire.

Et ce n’est pas fini… 

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Souvenirs d'un bicentenaire

3 Janvier 2010, 21:15pm

Publié par Bernardoc

palmesNous étions cinq Girondins, dont une Bordelaise, à avoir décidé de faire le déplacement pour les 400 ans de la ville de Québec, qui coïncidait justement avec le bicentenaire de la création de l’Ordre des Palmes Académiques. Le moment était d’autant plus important que, pour deux d’entre nous au moins, il s’agissait de notre premier congrès. 

Tout commença donc un samedi matin à l’aéroport Charles de Gaulle…Enfin, non, pas vraiment, car il s’agissait du moment où la SNCF avait décidé de mettre en service le nouveau pont ferroviaire sur la Garonne, et la gare St Jean se trouvait de fait transférée à … Libourne ! Dès le départ, notre voyage s’annonçait plein de découvertes. A Charles de Gaulle donc, accueil irréprochable des responsables. Un grand nombre de personnes se reconnaissaient ; à l’évidence, il ne s’agissait pas de leur premier congrès. C’est à ce moment que nous découvrîmes que Madame JOSEPHINE était du voyage.

Dans l’avion, le hasard nous fit sympathiser avec une collègue de l’est de la France, ce qui permit déjà de commencer à tisser des liens.

14h30 : accueil (avec l’accent) à l’aéroport de Québec, puis transfert à l’hôtel Loewes, un cinq étoiles qui bruissait de la présence cosmopolite de congressistes, d’équipes de hockey sur glace et de jeunes étudiants états-uniens. Nos collègues québécois avaient eu l’aimable attention de glisser à l’intérieur de nos sacs de congressistes, outre une documentation sur la ville, un disque de chanteurs québécois.

Après notre installation, il était temps d’aller faire notre première visite de Québec où voisinaient de belles bâtisses en grès datant de la fin du XVIII° siècle et les modernes constructions en béton, symboles de « la révolution tranquille » des années 1960. Premiers achats de cartes postales et surprise de voir que même pour les timbres, le prix ne correspond pas à la valeur faciale, puisqu’il faut y ajouter deux taxes. Premier repas québécois également, terminé par une tarte au sucre, délicieuse mais sans doute fort peu diététique !

Comme prévu, nous étions debout aux aurores pour déguster notre pantagruélique petit déjeuner. A 9h30 commençait le congrès proprement dit avec les ateliers thématiques. Venant d’être élu conseiller municipal en charge des relations internationales, je choisis naturellement l’atelier consacré aux Jumelages. Assistance variée et internationale où l’on parla tant de Chypre que de la Tchouvachie, d’Andorre que de la Finlande. Il en ressortit que la pratique des jumelages se doit d’être encouragée. C’est un des moyens de contribuer à la diffusion de la langue française dans le monde en aidant les sections de pays, en particulier non francophones, à étendre leur sphère.

Après un déjeuner (ou devrais-je dire dîner ?) à une terrasse ensoleillée  (c’était le début du printemps à Québec), nous eûmes droit à un mini-concert de violons où se produisirent de très jeunes virtuoses qui enchantèrent le public.

Tout de suite après, en séance plénière, ce fut la réunion des délégués de sections. Même si nous n’étions pas mandatés, nous avons quand même tenu à participer à ce moment fort de la vie de l’association, qui fut l’occasion pour chacun de se présenter. Vinrent ensuite les rapports des ateliers : on apprend ainsi que la crise du recrutement s’aggrave d’année en année ; on nous enjoint de dépasser le misérabilisme associatif et de partir à la recherche de mécènes ; enfin, on nous encourage à multiplier les jumelages.

BdRoseJosephineNouchiM-Mme.jpg          A la fin de cette première séance de travail, juste avant le dîner dansant de la soirée de gala, nous participâmes (voir photo) à la réception et au vernissage de l’exposition sur Samuel Champlain, un magnifique travail réalisé des deux côtés de l’Atlantique par les sections normande et québécoise.

 

C’est à ce moment-là que nous fîmes la connaissance de l’autre couple girondin, Monsieur et Madame NOUCHI (en effet, la liste des congressistes n’est pas distribuée à chacun) et nous immortalisâmes le moment par la photo ci-dessus.

Au repas, la répartition par tables avait l’avantage de permettre de nouer de nouveaux liens avec des congressistes d’origines différentes, mais quelle rapidité des serveurs pour débarrasser les couverts : « faire table longue » ne doit pas être une expression québécoise.

Le lendemain matin, passage obligé de tout congrès : l’assemblée générale de l’association, avec le vote des différents rapports et l’élection du conseil d’administration. Cette assemblée générale fut ouverte par André GAULIN, Président de la section du Québec, spécialiste de la chanson québécoise et dont l’immense culture nous illuminera notamment lors de notre excursion sur l’île d’Orléans. Il utilisa un mot savoureux en nous parlant de la pensée « amériquoise » ; l’avait-il créé ou était-ce un mot formé par analogie avec québécois ? Je n’ai pas eu le loisir de vérifier… L’Assemblée générale se termina par le rapport du dernier atelier, celui concernant les concours. J’eus l’occasion de dire que si l’Inspection académique relayait bien la diffusion du concours, il était difficile pour un chef d’établissement d’imposer le concours de l’AMOPA plutôt qu’un autre, les professeurs étant libres de choisir le moyen d’élargir leur enseignement.

PICT0044L’assemblée générale fut suivie par le banquet officiel, en musique ; nouvelles tablées, nouvelles rencontres, et passage du pichet qui symbolise la continuité dans la vie de notre association.

Pour clôturer cette journée du lundi de Pentecôte, nous fûmes reçus par Michel BISSONNET, Président de l’Assemblée nationale du Québec.

Le lendemain commençaient les différentes excursions et les congressistes se séparaient donc en différents groupes. Nous avions choisi le circuit de la Côte-du-Sud le mardi et l’île d’Orléans le mercredi. La première excursion fut intéressante, mais celle au pays de FELIX (Leclerc) nous enchanta et nous plongea véritablement dans l’âme québécoise, avec naturellement la fameuse « tire » dans la cabane à sucre.

Après ces deux excursions d’une journée, d’autres groupes se formèrent à nouveau pour les trois derniers jours de notre séjour québécois. Nous avons choisi Montréal, et nous ne l’avons pas regretté : du vieux Montréal au musée Pointe-à-Callière, du fort Chambly au musée des fourrures de Lachine, nos guides ont toujours fait montre d’un professionnalisme impressionnant, même si certains étaient « en état d’alerte à la grève ».

Pour ne rien gâcher, le soleil a toujours été de la partie, jusqu’au retour à l’aéroport P.E.Trudeau. Après un vol nocturne sans histoire, nous étions encore nombreux à la gare de Roissy à échanger nos impressions en attendant nos trains respectifs. C’est ainsi que la déléguée de Lozère nous a dit que si la section girondine souhaitait se rendre dans les Cévennes, elle y serait fort bien accueillie.

Et ce n'est pas fini...


 

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Bonne année 2010

28 Décembre 2009, 06:33am

Publié par Bernardoc

                                      Bona annada ! Feliĉan novjaron !

         Repos le temps qu'on change d’année. L’année prochaine, je commencerai probablement par vous parler de notre voyage au Québec dans le cadre de l’Amopa.

Et ce n’est pas fini…

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Ligue des Droits de l'Homme

27 Décembre 2009, 15:58pm

Publié par Bernardoc

         logo J’ai rejoint cette grande dame en 1994, lorsque je travaillais dans la rue du Commandant Arnould, siège de la fédération girondine. Je pensais, alors que nous étions sous un gouvernement de droite, que c’était encore un espace de liberté suffisamment universel pour que ce ne puisse m’être reproché pour cause de neutralité et de « réserve ». J’ai fréquenté la section de Bordeaux jusqu’en 2001 et j’ai pu me rendre compte du grand renouvellement des adhérents. C’est quelque chose que je n’ai pas compris, comment une section vivante comme elle l’était à l’époque, animée par Dominique DELTHIL, n’arrivait-elle pas à conserver des jeunes militants qui apparemment « en voulaient » ?

         Au cours de ces années j’ai participé à un congrès départemental à Lormont et j’ai eu le plaisir d’y croiser un collègue proviseur qui militait aussi à Education & Devenir et qui a terminé sa carrière comme Inspecteur d’Académie, Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale, preuve qu’on peut trouver dans ces grades des personnes attachées aux valeurs laïques et républicaines portées par la LDH.

         En arrivant à Mérignac, j’ai intégré la section de cette ville, section qui était moins nombreuse que celle de Bordeaux, bien sûr, mais qui déployait une activité certaine. En étant au Haillan, je suis toujours membre de cette section, qui est plus ou moins en sommeil, mais pour laquelle je me suis toujours opposé à la dissolution, car j’espère qu’elle ne demande qu’à être redynamisée.

         J’ai eu l’occasion pendant ces années de faire participer des élèves de Langevin au concours annuel de poésie organisé par la Ligue et le plaisir de les accompagner à la remise des prix. Mais comme pour les autres concours, le chef d’établissement ne peut obliger les enseignants à se lancer dans ces exercices, il peut seulement tenter de les convaincre. Il s’agit pourtant d’une réflexion citoyenne en direct qui mérite d’être encouragée et qui peut accompagner et enrichir les cours d’éducation civique.

         Je profite de ce billet pour vous donner rendez-vous le mercredi 13 janvier à 11 heures, parvis des droits de l’homme (devant le tribunal) où Sakina, une militante de la section de Talence risque d’être condamnée pour une action militante. Ci-dessous une adresse qui pourra vous aider à aller signer une pétition.

http://www.mesopinions.com

                Quand vous êtes sur le site, cliquez sur "pétitions" puis dans un onglet tapez "Sakina Arnaud" et vous pouvez signer.

Et ce n’est pas fini…

 

 

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Le GCU

26 Décembre 2009, 00:11am

Publié par Bernardoc

          Comme nous sommes en période de vacances (enfin, pour ceux qui travaillent !...) il peut être intéressant d’aborder le Groupement des Campeurs Universitaires. Nous avons commencé à l’expérimenter en 1990, à notre retour de Polynésie, quand nous avions décidé que notre âge ne nous permettrait plus de diriger des centres de vacances. Comme nous étions riches à ce moment, nous avions investi dans un ClipCar qui allait avec la Volvo que nous possédions à l’époque.

         Premier voyage : cinq semaines en Scandinavie. Heureusement que nous avions testé le ClipCar à Lacanau, car nous avons pu nous rendre compte qu’il fallait bloquer la porte de l’armoire et consolider les étagères. Mais quel succès nous eûmes avec notre attelage et la facilité de déplacement et d’installation. Ce voyage avait été préparé grâce aux conseils proposés par les délégués GCU des différents pays traversés, et bien entendu nous contribuâmes à l’enrichissement du document à notre retour.

Nous dûmes nous séparer de notre ClipCar au bout d’une dizaine d’années en changeant de voiture car il n’était plus adapté. Avec un budget « européen », nous achetâmes une installation plus légère et nous avons continué à fréquenter les terrains GCU en été. Nous les choisissons en fonction des activités et des dates proposées. C’est ainsi que nous avons app full proxypassé quelques saisons à Loubeyrat (Puy de dôme) puis à Vendres (Hérault) pour des danses de salon ; lorsque nous en avons eu assez, pendant deux saisons nous avons participé à des randonnées dans les Cévennes, en rayonnant à partir de deux camps différents : Chamborigaud et Saumane. Pour continuer nos visites, l’année suivante fut à Vic sur Cère (Cantal) puis Lau Balagnas (Hautes Pyrénées). L1010389L’an dernier, nous optâmes pour le stage « chorale » de l’île de Ré (où le GCU possède deux terrains). Où irons-nous l’an prochain ? Nous attendrons la prochaine revue Plein air & Culture, qui paraît chaque trimestre, pour faire notre choix.

Nous sommes adhérents de la section naturiste, même si nous ne fréquentons pas le terrain de Port Leucate (Aude) trop venteux et trop entouré de béton à notre goût.

Mais pour les amateurs de ski, il existe aussi des caravaneiges dans les stations de montagne, ouverts toute l’année.

Contrairement aux autres associations, je suis seulement militant de base du GCU, mais la Gironde est fort bien représentée au niveau national puisque deux membres du bureau (dont le secrétaire général) sont girondins.

Les antennes départementales organisent régulièrement des rencontres-découverte de la région ainsi que l’assemblée départementale annuelle. En effet, le GCU est une organisation démocratique et autogérée, chaque terrain étant géré par un conseil des campeurs élu chaque semaine et l’entretien pris en charge par tous les campeurs à tour de rôle : c’est grâce à ce moyen que les prix sont hautement compétitifs.

Enfin, last but not the least, il est très rare dans les terrains GCU que l’on parle boulot, alors que dans un camping « ordinaire », lorsque des enseignants se rencontrent, c’est très souvent de ses expériences de l’année scolaire que l’on parle.

Et ce n’est pas fini…

 

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Joyeux Noël

25 Décembre 2009, 00:51am

Publié par Bernardoc

no-l-2008-Bd-pere-no-l-018.jpg                              N'abusez pas des chocolats ; attention à votre foie et profitez bien de vos vacances pour ceux qui n'ont pas l'immense joie d'être retraités. Le Père-Noël, quant à lui reste fort occupé comme vous pouvez le constater.
Et ce n'est pas fini...

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AROEVEN

24 Décembre 2009, 08:49am

Publié par Bernardoc

         C’est la dernière association dans laquelle j’ai pris des responsabilités. AROEVEN signifie Association Régionale des Œuvres Educatives et de Vacances de l’Education Nationale ; elle est présidée par le recteur ou son délégué. Pour l’académie de Bordeaux, le Président est Alain LACOURREGE, ancien directeur de cabinet. C’est lui qui m’a sollicité car nous avions travaillé ensemble pendant plusieurs années et il pensait que je pouvais apporter quelque chose à l’association. Je n’y tenais pas spécialement ayant été plus proche des CEMEA, de la Ligue de l’enseignement ou de Léo Lagrange. Mais je cédais à son insistance, au moins pour les deux ans d’activité qu’il me restait à faire, puisque c’était le critère : ils recherchaient un chef d’établissement en activité, progressiste tant qu’à faire et qui puisse les accueillir pour certaines réunions.

         L’Aroeven n’était pas une inconnue pour moi : j’en avais entendu parler au LEP de Blanquefort où j’avais même participé à quelques réunions vespérales de réflexions éducatives. Un collègue qui souhaitait prendre sa retraite de directeur me proposa même d’être son successeur, car il pensait que je réussirais bien dans ce cadre. Mais c’était l’époque où je bossais pour la fédération Léo Lagrange de Vaucluse.

         J’ai, en revanche été un grand consommateur de l’Aroeven en tant que parent, et bien entendu nos deux enfants qui ont participé à ces colos sont devenus animateurs plus tard.

         Lors de la première assemblée générale à laquelle j’ai participé, j’ai rencontré un nombre important de collègues avec qui j’avais eu l’occasion de bosser professionnellement, et je me trouvais donc en terrain accueillant.

         Lors du dernier CA de l’année 2008-2009, je fis remarquer que la condition première qui avait motivé ma participation devenait caduque et que je leur faisais mes adieux. La réponse fut : « Mais maintenant que tu vas avoir du temps libre, tu vas pouvoir intégrer le bureau ». Et voila comment au lieu de retirer ma main, j’y ai laissé partir le bras.

         Je dois dire qu’après l’altercation avec l’inspecteur d’académie quelques jours plus tôt, cette reconnaissance m’a fait du bien.

Et ce n’est pas fini…

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Education & Devenir

23 Décembre 2009, 08:40am

Publié par Bernardoc

          J’en avais entendu parler pour la première fois lors de ma formation de CPE à Toulouse par un ancien secrétaire général de l’association, François ROZES, formateur et Principal à la retraite. Cet homme étant quelqu’un pour qui j’avais beaucoup de respect, j’ai mis le nom de l’association dans un coin de mon cerveau.

P1020167Je décidai d’y adhérer quelques années plus tard par volonté de me différencier de mon chef qui était adhérent de l’AFAE (Association Française des Administrateurs de l’Education). Je repris donc contact avec mon ancien collègue CPE de Kju qui me dit que le responsable était mon vieux complice prof de gym Guy. Dès la première réunion, celui qui était correspondant académique, un Principal, me proposa de prendre sa place. Je lui demandai de m’accorder un an, et l’année suivante, il n’oublia pas ma réponse et me confia donc le bébé.

Education & Devenir est un ensemble de « groupes de liaison, de réflexion et de propositions », qui tente de fonctionner sur une base académique. Elle est composée majoritairement de chefs d’établissement, avec un certain nombre de CPE qui aspirent à le devenir et, de manière anecdotique, quelques enseignants. Le groupe de Bordeaux offrait cette particularité d’être composé à parts égales d’enseignants et de chefs. On m’envoya tout de suite au charbon pour défendre une motion concoctée par le groupe, ce qui me permit d’entrer en contact avec le secrétaire général qui me fit un rapide historique de l’association. C’est ainsi que j’appris qu’elle avait été fondée par Maurice Vergnaud (un des pères des textes concernant la vie scolaire), ancien du cabinet Savary, pour résister à l’école « chevènementielle ».

SNB10410.jpgLa vie de l’association est rythmée par trois moments essentiels au niveau national : les journées de réflexion d’automne (qui traditionnellement se déroulent maintenant à Avignon – et c’est la galère depuis Bordeaux), la journée du Sénat en janvier (mais cette année elle aura lieu à la mairie du XII°) et le colloque au printemps, qui est pris en charge par les groupes académiques à tour de rôle, l’ensemble des groupes pouvant être amené à proposer des intervenants. Et ce fut une de mes actives participations à la vie de l’association : d’un militant de la LCR au sociologue Georges Felouzis, du secrétaire général de la Ferc/Cgt au Président du Conseil Economique et Social Régional d’Aquitaine, j’ai contribué à renouveler un peu le vivier des intervenants.SNB10406

Nous avions souhaité organiser le colloque de l’an 2000, mais cette année-là priorité fut donnée au lycée français de Barcelone. Nous organisâmes donc le premier colloque du XXI° siècle (qui épongea une partie des dettes de Barcelone) et j’avais promis de passer la main après avoir trouvé un successeur. Ce fut une prof qui reprit le flambeau pendant un an en faisant vivre le groupe de Bordeaux et qui le transmit à une Principale-adjointe…qui ne fit rien pendant deux ans. Le bureau me demanda donc de relancer le groupe, mais après cette interruption, ce fut quasiment impossible. De plus Education & Devenir n’était plus en odeur de sainteté, et il était plus utile pour sa carrière d’investir le syndicat tout puissant plutôt qu’une association pédagogique. Je me suis donc contenté de faire circuler l’information, d’abonner chaque établissement que j’ai dirigé et de tenter de mettre quotidiennement en pratique les préceptes prônés par l’association, au grand dam de la hiérarchie et de certains profs pour qui pédagogie et éducation ne sont hélas pas les points centraux de notre fonction.

C’est la raison pour laquelle, maintenant que je suis à la retraite, je laisse la place aux jeunes, car l’école de demain sera celle qu’ils construiront.

Et ce n’est pas fini…

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Les Pupilles

22 Décembre 2009, 08:19am

Publié par Bernardoc

            act2Contrairement à d’autres, je n’ai découvert vraiment les PEP (Pupilles de l’Enseignement Public) que  tardivement, puisque j’étais déjà Principal-adjoint. Et si je me suis intéressé à ce mouvement, c’est grâce à Chantal C., notre assistante sociale d’alors, qui faisait régulièrement appel à l’association départementale pour des aides solidaires.

         J’envoyai donc ma candidature pour devenir administrateur et le vice-président, un peu gêné, me dit que, comme il y avait suffisamment de candidatures, je serai intégré au CA en tant que personne qualifiée. C’est cette année-là que les Inspecteurs d’académie directeurs des services départementaux de l’éducation nationale décidèrent de ne plus assurer la présidence effective des AD-PEP.

         Une administratrice proposa la candidature du secrétaire général sortant à la présidence. Après quelques tergiversations pour la forme, il accepta et nous nomma son équipe. J’ai vraiment eu l’impression sur ce coup-là d’être manipulé. Néanmoins, je continuais de participer aux CA, mais avec de moins en moins d’enthousiasme, car j’avais l’impression que tout était joué d’avance. Je cessais d’y participer, alors que les autres élus – notamment les chefs d’établissements - avaient jeté l’éponge depuis lurette, lorsque, après deux heures d’un conseil d’administration, le premier point de l’ordre du jour n’avait toujours pas été abordé. Et je décidai de ne pas m’excuser.

         Je ne devais pas être le seul à réprouver cette façon de fonctionner, car un début juillet nous fûmes convoqués par le vice-président à une assemblée générale extraordinaire. Et là émergea un nouveau Président, Jean-Marie DARMIAN, avec une équipe qui vola en éclats très rapidement, le secrétaire général trouvant que sa place n’était pas à la hauteur de ce qu’il espérait. Ce fut une période de grands bouleversements et de réorientation de l’AD sous l’accompagnement bienveillant d’un grand Inspecteur d’Académie, M. Roger SAVAJOLS, qui se faisait un devoir d’être présent à chacune de nos réunions.

         P7010042C’est au cours de ces cinq ans que l’on me proposa d’entrer au bureau et que je devins vice-président. Je refusais là aussi la trésorerie et je « dénonçais » mon vieux complice Jean-Pierre, que j’avais sollicité pour le CA quelques années plus tôt pour prendre en charge cette tâche.

         La convivialité est de mise lors de nos réunions et on y croise de nombreux représentants de la mouvance laïque. Ce n’est pas un hasard si le philosophe Henri Pena-Ruiz, proche de Jean-Luc Mélenchon, a cité trois fois en une heure et demie les Pupilles comme étant une association modèle pour ce qui concernait la solidarité.

Et ce n’est pas fini…   

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