Parenthèse : l'overdose !
A moins d’être sourd, aveugle ou reclus, vous n’êtes pas sans ignorer qu’il y a aujourd’hui vingt ans, tombait le mur de Berlin. Heureusement, ce matin sur Radio France un éditorialiste a rendu hommage au grand visionnaire, prix Nobel de la Paix, qui fut à l’origine de ces changements, Mickaël Gorbatchev.
A l’époque, après avoir manqué le vingtième anniversaire d’ « une révolution manquée qui faillit renverser l’Histoire »* pour cause de Polynésie, nous venions de célébrer le bi-centenaire de LA révolution française (et quelle ambiance sur les Champs Elysées où nous étions ! ).
Nous étions en stage d’Esperanto à la Maison de la Promotion Sociale à Artigues près Bordeaux, et je participais à un groupe animé par Maria, une Allemande qui trouvait que j’avais un accent néerlandais ! Bien entendu, la seule idée qu’elle avait en tête, c’était de parler de ce qui se passait dans son pays. Un peu ça allait, mais je n’avais pas envie de passer toute la durée du stage sur ce sujet.
Je proposais donc que nous réfléchissions à ce qui se passait en Afrique où toute une génération (la mienne, celle des quadras) de cadres était en train d’être décimée par le Sida, mettant ainsi en grand danger l’avenir de ce continent trente ans après le début des indépendances. Je n’obtins hélas, pas beaucoup de succès sur ce thème.
Qu’en est-il vingt ans plus tard ? La plupart des pays d’Afrique, quand ils ne sont pas en guerre doivent obéir aux diktats du FMI pour ne pas sombrer dans la faillite alors que Die Linke, parti de gauche, est en train de progresser dans toutes les élections de l’Allemagne, preuve, s’il en était que les lendemains capitalistes ne font pas chanter tout le monde.
Non, décidément, aujourd’hui je vais écouter mes CD qui ne sont pas encore emballés pour le déménagement.
Et ce n’est pas fini…
*Renaud, Hexagone
La passation se fit non pas la veille de la pré-rentrée, mais quelques jours avant comme il est de coutume. Je branchais tout de suit le Principal-adjoint sur les détails de l’emploi du temps, car je lui dis que si j’avais choisi de devenir chef, c’était parce que j’en avais assez de construire les emplois du temps, qui étaient pourtant bien réussis si j’en crois les réactions des collègues de Goya. C’est à ce moment-là qu’il m’avoua que mon prédécesseur ne souhaitait pas qu’il s’occupe de l’ emploi du temps car c’était lui donner trop de pouvoir. Quel contraste avec la totale confiance que me faisait Jean-Pierre quand j’étais son adjoint !
Je lui confirme mon accord sur ce mode de gestion mais lui fait remarquer, exemple à l’appui, que depuis plusieurs années mettre le feu (au sens figuré quand même) dans son bahut était le meilleur moyen d’être muté/promu. Nous en restons là.
Le pot de départ fut une occasion mémorable ; nous avions trois stagiaires cette année-là qui nous ont gratifié de saynètes théâtrales humoristiques, et comme d’habitude, cette réunion rassemblait l’ensemble des personnels. C’est avec grand plaisir que j’en ai retrouvé une délégation neuf ans plus tard lors de mon départ en retraite.