Ensemble
Putain que ça fait du bien nom de dieu !
C’est ce que je me suis dit hier soir en sortant du meeting de lancement de la campagne du Front de gauche pour les régionales en l’Aquitaine. Déjà, en arrivant, la convergence de tous ces gens vers le Fémina laissait augurer d’un succès. Cela me rappelait certaines manifestations à Paris, quand autour de cinq heures du matin les rues alentour de la gare St Jean fourmillaient. Et puis, en entrant dans la salle, le plaisir de saluer des camarades d’horizons divers, certains que je n’avais pas vus depuis plusieurs mois, d’autres dont la présence me faisait plaisir et me réconfortait. La présence importante de jeunes, tant de la JC que du PG, laisse bien augurer de l’avenir. Enfin l’entrée des candidats et du « parrain », Jean-Luc MELENCHON. La maîtresse des cérémonies était Nathalie VICTOR RETALI, ancienne institutrice de Guilhem, élue communiste au conseil municipal de Bordeaux et animatrice de RESF (Réseau Educateurs Sans Frontières).
La première intervenante, une cheminote, nous a bien éclairés sur les problèmes des transports ferroviaires dans la région, sans oublier d’en remettre une couche sur le chemin de fer de ceinture de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux). Lui succéda Isabelle LARROUY, tête de liste dans les Pyrénées Atlantiques qui nous parla de son engagement syndicaliste et associatif auprès des Sans-papiers. Un moment fort fut l’intervention de Simone GABORIAU, magistrate qui fait honneur à la justice de ce pays. Après le secrétaire départemental du PCF (tête de liste en Gironde), la maire de Barbaste dans le Lot et Garonne fut chaleureusement applaudie lorsqu’elle nous annonça avoir quitté le PS, dans lequel elle militait depuis 1987, pour rejoindre le Front de Gauche, mais aussi pour gérer la distribution d’eau en régie municipale, donc sans engraisser les multinationales.
Avant le Président du PG, intervint notre tête de liste régionale, Gérard BOULANGER. Même si je fais partie de ceux qui ont émis des doutes sur la transparence de sa désignation (pas un mot lors de l’assemblée générale départementale du PG qui devait désigner nos candidats), je dois dire que son discours a démontré une connaissance certaine des problèmes aquitains et la volonté de vouloir changer le mode de gestion de notre région.
Enfin, le « clou du spectacle », Jean-Luc MELENCHON qui a enflammé la salle au cours d’un discours de pratiquement une heure avec deux idées force que j’ai retenues : la politique c’est œuvrer au bonheur des gens (il serait intéressant de voir le nombre d’occurrences de ce mot pendant son discours) et l’affirmation qu’on irait chercher l’argent dans les poches de ceux qui nous le confisquent depuis si longtemps !
Et nous avons terminé, debout, par ce chant d’espoir qui, hélas, retentit de moins en moins souvent dans les manifestations : L’Internationale.
Oui, c’était vraiment un beau lancement de campagne et nous n’allons pas perdre de temps pour continuer à avancer nos propositions programmatiques sur les affiches ou dans les boîtes aux lettres.
Et ce n’est pas fini…


Tulla, comme les autres villages d’Irlande, abritait un grand nombre
de maisons multicolores, soit par leurs murs, soit par leurs huisseries. L’école était mixte, bien entendu catholique ; j’ai pu voir des brigades de curés et bonnes sœurs venir pour susciter des vocations. En ce jour où les évêques d’Irlande sont convoqués au Vatican, je ne vais pas échafauder des hypothèses sur la façon dont ces missionnaires s’y prenaient.
Je pris donc la route en direction du nord, mon voyage maritime m’ayant permis de récupérer de la fatigue de la conduite depuis Lormont. Lorsque j’arrivais à Ennis, il était convenu que j’appelle le Principal-adjoint, Philip McMahon si je me souviens bien. Mais il était 6h30, ce qui, compte-tenu des habitudes britanniques était bien trop tôt pour déranger les gens. J’allongeais mon siège et tentais de sommeiller à nouveau, mais au bout d’une heure, le froid était si saisissant que je me décidai quand même à l’avertir de mon arrivée. Il arriva rapidement et me conduisit chez lui pour le breakfast traditionnel, avant de me montrer la maison que Kathleen avait réservée pour moi, au milieu de nulle part, en face d’un pub qui avait malencontreusement brûlé la semaine précédente. J’allais donc être contraint à une sobriété forcée pendant tout mon séjour !

Je me souviens avoir été mis en joue par un fusil mitrailleur à Ouidah pour m’être approché d’un soldat pour lui demander un
renseignement !...Ouidah, cité esclavagiste avec ses pythons sacrés, berceau du vaudou,
fut notre première étape ; c’est une des raisons pour lesquelles j’ai beaucoup apprécié Les passagers du vent, car j’y retrouvais des paysages visités.
En route pour Abomey, l’ancienne et riche capitale du Dan-Homey, nous avons croisé de grands élèves d’une école primaire qui étaient occupés aux travaux des champs avec leur maître. A notre passage ils se sont relevés et dressant leurs outils, ils ont proclamés les slogans révolutionnaires tels : « Vive la révolution ! A bas l’impérialisme !...). Plus tard, étant redevenu partisan d’une économie de marché, le « général » M. Kerekou s’est fait élire Président de la République.
Abomey demeure sans conteste la capitale artistique du Bénin : les palais royaux, le musée national et les fameux tableaux en patchwork l’ont qualifiée pour entrer au patrimoine de l’Unesco.

a d’ailleurs failli nous coûter la disparition de quelques objets : un moment d’inattention et je sens et entends la fermeture éclair de mon sac glisser ; je resserre alors mon bras et un grand noir me dit : « Attention patron, on peut te piquer tes affaires si tu ne fais pas attention ! ». Et c’était lui qui avait la main dans mon sac ! Il avait tenté quelque chose, il avait perdu et un grand sourire barrait son visage.