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Le blog de Bernard SARLANDIE

« Il n’est pas possible de revivre un tel été »

7 Septembre 2026, 11:54am

Publié par Bernardoc

In Le Parisien du 3 septembre 2026 (extraits)

La CGT ne veut pas que le sujet du travail par fortes chaleurs soit remis au placard jusqu’à la prochaine canicule. Car c’est une préoccupation majeure des salariés si l’on en croit une enquête réalisée par le syndicat entre le 4 juillet et le 31 août à partir d’un questionnaire élaboré par des statisticiens CGT de la Dares et de la Dress avec 11 315 répondants.

Ces épisodes de fortes chaleurs du printemps et de l’été ont ainsi été pénibles voire insupportables pour 85,6 % des répondants, quasiment autant ressentant une fatigue importante et 25,1 % déclarant avoir eu peur pour leur santé. « Le plus impressionnant, c’est l’impact dans la durée sur les travailleurs, constate Sophie BINET, secrétaire générale de la CGT. Puisqu’une semaine après la canicule, 62,2 % déclarent qu’ils étaient davantage fatigués que d’habitude et 22,5 % expliquent même qu’ils n’avaient pas récupéré et qu’ils étaient épuisés. »

Si la plupart avouent avoir levé le pied pour se préserver, 10 % des répondants déclarent avoir assisté ou été victime d’un malaise causé par les fortes chaleurs. « Dans notre recensement militant, nous déplorons une vingtaine de morts liés à la canicule mais beaucoup sont invisibilisés, déplore Sophie BINET. Certains font un malaise au travail mais meurent chez eux. Combien, parmi les 7 300 morts en excès cet été estimés par Santé publique France, sont dus au travail sous des fortes chaleurs ? Nous avons demandé ce chiffre aux autorités et j’espère qu’on l’aura rapidement. »

Car ce que les répondants à l’enquête déplorent en premier lieu, c’est le manque d’adaptation face à la situation : 80,3 % ont eu le sentiment, au moins en partie, qu’on leur demandait de travailler « comme si de rien n’était ». Un salarié sur trois explique même que son employeur n’a mis en place aucune mesure particulière en termes d’organisation du temps de travail (horaires aménagés, repos…) et un sur cinq déplore qu’aucune mesure de protection (mise à disposition d’eau, informations, climatisation, vêtements de travail adaptés…) n’ait été prise.

De quoi faire bouillir Sophie BINET qui regrette que les leçons de la canicule de 2003, moins intenses que les épisodes à répétition de 2026, n’aient pas été tirées. Certes, un décret de mai 2025 renforce les obligations de l’employeur pour protéger les salariés contre les épisodes de chaleur intense (trois litres d’eau par salarié et par jour, rafraîchissement des locaux, aménagement des horaires…).

Mais pour la CGT, c’est notoirement insuffisant. « C’est indispensable d’avoir des seuils objectifs au-delà desquels soit on est obligé d’adapter drastiquement le travail soit, si on ne peut pas, on est obligé d’arrêter l’activité. Ce qui est choquant, c’est lorsque plus de 70 départements étaient en vigilance rouge en juin, seulement 7 arrêtés préfectoraux, essentiellement en Île-de-France, ont été pris pour interdire le travail après 12 heures ! »

« Il faut des normes claires pour arrêter de renvoyer à l’arbitraire de l’employeur »

Une impréparation dénoncée par la secrétaire générale de la CGT. « On a tiré la sonnette d’alarme dès le mois de juin et on nous a répondu : Circulez, il n’y a rien à voir, on se revoit à l’automne. Le ministre du Travail ouvre des concertations en septembre, elles doivent déboucher sur une révision du Code du travail. »

Avec, selon la CGT, un seuil de température au-delà duquel des mesures strictes doivent être prises, des sanctions pour les employeurs qui ne font pas de prévention et des mesures immédiates que pourraient prendre les inspecteurs du travail comme l’arrêt sur le champ du travail en cas de danger.

« Il y a aussi des mesures qui doivent être inscrites dans le prochain budget notamment un plan d’isolation et de climatisation des bâtiments qui accueillent des personnes vulnérables : les hôpitaux, les Ehpad, les crèches… », ajoute la secrétaire générale de la CGT.

Elle était d’ailleurs présente, aux côtés du ministre du Travail mercredi et jeudi, pour un voyage d’études organisé par Jean-Pierre FARANDOU sur les solutions mises en place par les Espagnols pour assurer la continuité de la vie économique sous de fortes chaleurs. « Il n’est pas possible de revivre un été de l’enfer comme on vient de le vivre, prévient-elle. Et c’est maintenant qu’on doit le préparer. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Triste réalité.

6 Septembre 2026, 11:39am

Publié par Bernardoc

in Sud ouest dimanche du 6 septembre 2026

Hélas, il n'y a pas que l'Ukraine ; il y a aussi le Moyen-Orient, l'Afrique, et sans doute d'autres contrées où les enfants n'ont pas droit à une éducation en toute sécurité.

Et ce n'est pas fini...

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Vive l'école laïque !

5 Septembre 2026, 21:50pm

Publié par Bernardoc

in Le 1 hebdo du 26 août 2026

Et ce n'est pas fini...

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Hollande bientôt candidat à la présidentielle ? Le pire de son quinquennat, pour ceux qui auraient oublié

2 Septembre 2026, 15:39pm

Publié par Bernardoc

In L’Humatinale du 2 septembre 2026 (extraits)

François Hollande nous prend-il pour des poissons rouges ? Cinq ans de renoncements et de réformes libérales ne disparaissent pas avec le temps. De la politique de l’offre aux atteintes au Code du travail et aux libertés publiques, retour sur six marqueurs d’un mandat 2012-2017 qui a abandonné la gauche.

Oui, il y a le mariage pour tous, la COP21 et la possibilité d’encadrer les loyers. Mais il y a aussi les milliards offerts sans contrepartie aux entreprises, le droit du travail détricoté, les libertés publiques malmenées.

François Hollande avait promis le changement ; son quinquennat aura surtout consacré un virage social-libéral et sécuritaire. Une trahison des idéaux de gauche qui explique aussi pourquoi, en 2017, il n’a pas été en capacité de se représenter. Pourquoi le pourrait-il aujourd’hui ?

- La politique de l’offre, prélude au macronisme

- La loi Cazeneuve, premier « permis de tuer »

- Les « lois travail » et leur répression

- La déchéance de la nationalité, une tâche indélébile

- L’État d’urgence permanent, c’est lui

 

Et, last but not the least (c’est moi qui rajoute), LA MISE EN SELLE DE Macron.

Et ce n’est pas fini...

 

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Coucou, c'est la rentrée !

1 Septembre 2026, 17:51pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Mais que fait Trump ?

31 Août 2026, 14:40pm

Publié par Bernardoc

In La Croix du 31 août 2026

Une quinzaine de personnes sont recherchées dimanche 30 août après la survenue la veille d’une crue soudaine dans le célèbre parc du Grand Canyon, dans l’ouest des États-Unis, a annoncé le parc.

Le Service des parcs nationaux américains (NPS) « demande au public de fournir des informations concernant une quinzaine de personnes qui pourraient être portées disparues ou dont on est sans nouvelles à la suite d’une crue subite importante », indique dimanche soir le parc sur son site.

Cet épisode de crue s’est produit à partir d’environ 14 h 30 samedi, avaient indiqué dans un précédent message les autorités du parc situé dans l’Arizona. Cette crue soudaine a frappé le Bright Angel Canyon et le secteur du Phantom Ranch, un hôtel situé dans le bas du canyon, à proximité du fleuve Colorado.

Elle « a entraîné des impacts importants sur les infrastructures dans tout le Bright Angel Canyon. Presque toutes les passerelles piétonnes franchissant le Bright Angel Creek ont été détruites, supprimant l’accès des randonneurs d’un côté à l’autre du cours d’eau », a fait savoir le parc.

Des vidéos tournées par des randonneurs montrent un torrent d’eau boueuse déferlant le long d’un sentier et sous des passerelles, ainsi que des troncs d’arbres et d’autres débris emportés par les rivières en crue, le tout accompagné d’un grondement sourd.

Dimanche matin, 62 personnes avaient été évacuées, et il était prévu que d’autres le soient encore, a précisé le service des parcs dans un courriel. Ses agents travaillaient dimanche de concert avec les autorités de l’Arizona pour évacuer les personnes piégées dans le canyon et localiser d’éventuels disparus. « D’autres orages et de fortes précipitations sont possibles aujourd’hui et lundi, ce qui pourrait provoquer de nouvelles crues soudaines », a averti le NPS.

Et ce n’est pas fini...

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Quelle belle soirée !

30 Août 2026, 18:28pm

Publié par Bernardoc

Lorsque j’ai pris ma retraite (à 60 ans!), nous sommes arrivés – par hasard - dans le lotissement le 19 novembre 2009. Nous n’étions pas en terrain complètement inconnu : d’un côté une collègue de Rose, de l’autre d’anciens parents d’élèves.

En juin 2010, nous avons proposé aux habitants de l’impasse et au Président, de faire un repas de voisins devant chez nous, à l’abri du passage des voitures. L’année suivante nous avons un peu élargi aux voisins mitoyens et puis nous avons étendu à l’ensemble de la rue. Depuis, c’est devenu une tradition, et la plupart du temps nous avons abandonné l’époque du solstice, juin étant fort occupé, pour fin août ou début septembre.

C’était donc hier soir que les 42 inscrits se sont réunis pour de joyeuses agapes. Dès 17h30 on commençait à installer tables et bancs pour accueillir les convives. Le plat principal était une paëlla et chacun apportait qui une entrée apéritive, qui une douceur pour le dessert.

Quelque chose de magique s’est produit hier soir : au cours d’une discussion, j’ai entonné le refrain d’une chanson de la Commune ; d’autres se sont mis également à chanter. Voyant cela, Jean-Michel est allé chercher son limonaire et ses cartons et s’est mis à tourner. Tiens, une valse ! Rose et moi avons entamé quelques pas et la soirée était lancée : beaucoup ont quitté leur chaise et se sont lancé sur la piste.

Après le café et les liqueurs il était temps de débarrasser, mais même une fois que la place était redevenue vide, les gens avaient du mal à se séparer.

C’était vraiment une belle soirée amicale et fraternelle : vite à l’année prochaine !

Et ce n’est pas fini...

Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !
Quelle belle soirée !

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« On n’a jamais essayé » ; à Hayange, ils ont essayé !

29 Août 2026, 17:27pm

Publié par Bernardoc

In 20minutes du 29 août 2026
La municipalité RN supprime les navettes scolaires à quelques semaines de la rentrée

Mis en place il y a plus de trente ans, ce moyen de transport a été annulé par la mairie de Hayange.

Depuis le 6 août, les familles de Hayange (Moselle) tentent d’encaisser la nouvelle. Les navettes scolaires municipales ont été supprimées par la municipalité RN, ce qui bouleverse les trajets maison-école de 95 élèves âgés de 6 à 11 ans, rapporte Moselle TV.

À quelques jours de la rentrée scolaire, l’annonce a eu l’effet d’une bombe. La navette en question conduisait les enfants depuis une trentaine d’années, de leur lotissement jusqu’au parking de l’école primaire. Désormais, certains devront marcher dès la rentrée le long de la route nationale pour se rendre à leur établissement.

Face à cette situation, les parents d’élèves font part de leurs craintes de voir leurs enfants livrés à eux-mêmes, ou en bus Temo, malgré leur jeune âge. Ils confient s’inquiéter de l’absence de sécurité mise en place par la municipalité. L’opposition municipale fait le même constat, en mettant également l’accent sur un passage piéton en lisière de forêt, non éclairé la nuit, et donc dangereux en raison de la vitesse des véhicules sur ce tronçon.

La ville évoque un redécoupage des compétences et des économies afin de justifier son annulation des navettes scolaires. De plus, elle déclare qu’une ligne de bus Temo et l’accueil périscolaire devraient combler les problèmes de transport scolaire des enfants concernés. Dans quelques semaines, une réunion sera organisée entre les parties impliquées afin de dresser un premier bilan de ces changements de transport scolaire à Hayange.

Et ce n’est pas fini...

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Franchises médicales : les économies sur la santé se précisent

26 Août 2026, 21:32pm

Publié par Bernardoc

In Les Échos du 25 août 2026 (extraits)

L'exécutif compte relever le plafond annuel des franchises médicales et participations forfaitaires de 40 %.

Si le gouvernement ne fait pas marche arrière, une partie des Français devraient mettre un peu plus la main à la poche pour entretenir leur santé. Les patients amenés à multiplier les soins pourraient en effet devoir s'acquitter d'un montant maximum de 140 euros par an pour se faire soigner contre 100 euros aujourd'hui, selon un projet de décret transmis lundi aux partenaires sociaux impliqués dans la gestion de l'Assurance Maladie.

Il y a un mois, le gouvernement de Sébastien LECORNU avait annoncé son intention de doubler le plafond annuel des « participations forfaitaires » et « franchises médicales » exigées auprès des patients. Il n'est pas prévu d'augmenter pour chaque soin, ces sommes ne pouvant être ni remboursées par la Sécu ni par les mutuelles. Il s'agit de relever les deux plafonds prévus pour limiter la facture de ces mises à contribution pour les patients sur un an (de 50 à 100 euros pour les franchises comme les participations).

Censé dégager 750 millions d'euros pour la Sécurité sociale, le projet initial de doublement des plafonds avait été aussitôt dénoncé à gauche, du côté des syndicats et des associations de patients. Lesquels ont notamment pointé du doigt l'impact de la mesure sur le portefeuille des malades chroniques.

Confronté à ces critiques et avant même l'ouverture des débats au Parlement sur le budget de la Sécurité sociale, le gouvernement a mis de l'eau dans son vin. Expliquant que le projet de doublement avait « pu apparaître brutal », la ministre de la Santé, Stéphanie RIST, a défendu dans Le Figaro en fin de semaine dernière l'idée de relever les plafonds en fonction de l'inflation enregistrée depuis la création des participations forfaitaires en 2005.

« Nous avons considéré qu'une correction fondée sur le coût de la vie était plus juste et plus lisible », a-t-elle justifié, sans dévoiler le nouveau plafonnement envisagé. Le projet de décret diffusé lundi précise que les plafonds des participations forfaitaires et franchises devraient être portés à compter de l'automne à 70 euros par an, contre 50 euros aujourd'hui. Une hausse de 40 %, portant le montant maximal de ces mises à contribution à 140 euros par an.

« Cette hausse va au-delà de la seule inflation cumulée depuis la création de ces dispositifs », tempête toutefois le syndicat Unsa qui estime que le total des deux plafonds devrait être un peu inférieur à 132 euros plutôt qu'à 140 euros. « Ce n'est pas aux malades de payer toujours plus parce qu'ils ont besoin de se soigner. »

Le gouvernement prévoit par ailleurs que les plafonds soient revalorisés chaque année sur la base de l'inflation, « pour tenir compte du contexte économique », précise le projet de décret. Cette indexation est aussi critiquée. « On ne peut pas organiser l'augmentation automatique de la contribution des malades au financement de notre système de santé », déplore le syndicat Unsa. « On n'a aucune vision stratégique », sur le budget de la Sécurité sociale ajoute par ailleurs son représentant Dominique CORONA.

Le relèvement des plafonds qui doit encore être discuté par les partenaires sociaux est censé entrer en vigueur en octobre prochain. Ce week-end, le gouvernement a par ailleurs publié les décrets rebattant les règles de remboursements d'une série de soins.

Le gouvernement a en effet décidé de revoir à la baisse le remboursement par la Sécurité sociale de certains médicaments, consultations chez le dentiste, transports sanitaires ou dispositifs médicaux, laissant les mutuelles et autres complémentaires santé prendre le relais. De quoi laisser attendre des hausses de prix des assurances santé mais limiter les dépenses de l'Assurance Maladie de plus d'un milliard d'euros.

Et ce n’est pas fini...

 

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Sanction record contre Uber

25 Août 2026, 19:06pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 24 août 2026

Pour les travailleurs d’Uber, c’est une victoire inespérée. Le 17 août, l’Autorité néerlandaise de protection des données a condamné la plateforme de VTC à une amende record de 825 millions d’euros. Son tort : avoir suspendu certains chauffeurs de manière automatisée et sans les en informer, en contradiction avec la législation européenne sur la protection des données (RGPD). « C’était une décision attendue depuis plusieurs années, mais on pensait que l’amende serait plutôt autour des 300 000 euros », explique Brahim Ben Ali, président de l’Inter­syndicale nationale des VTC (INV), à l’origine de la plainte. Celle-ci avait été déposée au début des années 2020 en France auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui l’a ensuite transmise aux autorités néerlandaises, compétentes en raison de la présence du siège européen de la multi­nationale sur leur sol.

« Uber a commis de graves infractions » en désactivant les comptes des chauffeurs sans notification préalable ni intervention humaine, a résumé dans un communiqué Monique VERDIER, vice-­présidente de l’Autorité néerlandaise de protection des données, pour expliquer cette amende. « D’un moment à l’autre, (les chauffeurs) se sont retrouvés sans aucun revenu…Un ordinateur ne devrait pas prendre de lui-même des décisions ayant des conséquences aussi graves », a-t-elle précisé. De son côté, la multinationale a annoncé qu’elle ferait appel de la décision de justice et conteste le montant de l’amende, qu’elle juge« disproportionnée ». Elle argue n’avoir procédé qu’à des suspensions temporaires, et cela uniquement contre des chauffeurs suspectés de« pratiques illicites ».

« Cette décision va avoir un impact sur tous les chauffeurs Uber d’Europe », se réjouit Brahim Ben Ali, à la pointe du combat contre Uber depuis 2019. Avec l’aide de son avocat et de l’informaticien Paul-Olivier DEHAYE, il s’apprête d’ailleurs à lancer une nouvelle plainte au titre de l’article 82 du RGPD qui stipule que« toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral du fait d’une violation du présent règlement a le droit d’obtenir du responsable du traitement ou du sous-traitant réparation du préjudice subi ».

L’objectif est d’obtenir qu’une partie au moins de l’amende, qui doit pour l’instant être intégralement versée à l’Autorité néerlandaise de protection des données, soit utilisée pour dédommager les chauffeurs lésés. « Nous essayons d’impliquer un maximum de chauffeurs dans cette nouvelle plainte, explique Brahim Ben Ali. Mais c’est compliqué parce qu’il y a un turn­over énorme. Les gens restent rarement plus de cinq ans. Et puis ils sont là pour gagner de l’argent et n’ont pas très envie de contester. Il y a une telle misère en France qu’on voit même de plus en plus de retraités obligés de travailler pour Uber pour améliorer leurs fins de mois. »

La décision de l’autorité néerlandaise de régulation devrait aussi servir à appuyer une autre des multiples procédures lancées contre la plateforme en raison de sa façon de traiter ses travailleurs. « Nous sommes plusieurs centaines à avoir saisi les prud’hommes pour leur demander de requalifier notre relation de travail à la plateforme. Or le jugement hollandais apporte des éléments en plus pour montrer qu’on était connectés et qu’on est bien des salariés », explique Brahim Ben Ali. En 2024, une directive de l’Union européenne avait estimé que les travailleurs des plateformes n’étaient pas des indépendants, comme le prétendaient leurs patrons, mais bien des salariés. Mais sa mise en application tarde, en raison de la résistance des différents gouvernements, France en tête, à la transposer en droit national.

L’amende prononcée contre la plateforme de VTC est la deuxième plus élevée visant une multi­nationale au titre du RGPD, après celle de 1,2 milliard d’euros infligée en 2023 à Meta pour transfert illégal de données de consommateurs européens aux États-Unis. Ces sanctions infligées à des géants américains de la tech et, au-delà, cette régulation européenne qui protège les consommateurs et, dans une moindre mesure, les travailleurs, suscitent l’ire de l’administration Trump, qui se bat aux côtés des sociétés concernées pour la démanteler. « Il y a un vrai lobbying de ces sociétés pour supprimer le RGPD, notamment l’aspect qui concerne le droit à avoir accès à ses propres données,observe Brahim Ben Ali. Et quand on voit qui est à la manœuvre à la tête de l’UE, on a des raisons de craindre qu’elles y parviennent. »

Et ce n’est pas fini...

 

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