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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Fin d'année.

17 Juin 2013, 07:18am

Publié par Bernardoc

         Intéressante chronique sur Le + du Nouvel Obs. concernant « Les dix galères de fin d’année des parents », et notamment le fameux cadeau à la maîtresse. Pendant les 18 ans où j’ai été parendélev en maternelle ou primaire, c’était une période très difficile pour moi prof, CPE ou Principal-adjoint. J’avais du mal à admettre que ces collègues enseignant(e)s que j’admirais, comme certaines le faisaient à mon égard, aient besoin de recevoir une gratification matérielle chaque mois de juin. Mais comment faire pour que nos enfants ne se sentent pas ostracisés ? Eh bien, à la fin, nous panurgions et versions notre écot à la caisse commune des parents, généralement d’ailleurs, pas des parents militants et investis dans les conseils d’école.

         Lorsque j’étais en CM2, je me souviens comment nous nous étions cotisés pour offrir à Noël un stylo à 4 couleurs – c’était un luxe à l’époque -  notre maître, René DUCOS, que Miroir du rugby avait surnommé « le grand échalas flegmatique ». Mais c’était un cadeau qui venait d’une classe qui appréciait particulièrement son maître. De même, deux ans plus tard, c’est ce qui nous avait conduit à offrir une cravate à notre prof d’anglais, M. ADDES, car nous imaginions que la vie était difficile pour lui vu qu’il n’avait pas porté plus de deux cravates au cours du trimestre !!!

         Quelquefois il m’est arrivé de recevoir des cadeaux « officiels » comme des chocolats à Noël, mais pour moi c’était la fonction et non l’homme qui était ainsi honoré, et j’en faisais bénéficier mes proches collaborateurs.

         J’ai été trop choqué en Afrique où tous les services se monnayaient pour accepter une telle dérive du service public en France. Battons-nous donc pour notre niveau de vie et d pour améliorer les conditions de travail : ce sera notre plus grande satisfaction.

Et ce n’est pas fini…

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Marques de fabrique ?

4 Juin 2013, 17:36pm

Publié par Bernardoc

         Les noms des écoles que j’ai fréquentées à différents titres ont-elles laissé leur empreinte sur l’homme que je suis devenu ?

         J’ai commencé par la maternelle St Luc puis l’école primaire St Mathieu : toutes deux écoles publiques communales de la ville de Paris : le « St » n’étant que le nom de la rue. Puis je rejoins l’ancienne école Erckmann-Chatrian, démolie puis reconstruite car elle avait souffert pendant la guerre, mais elle perdait son nom : à nouveau une école sans nom.

         J’entrai en 6ème au Lycée Jacques DECOUR, ainsi nommé en l’honneur d’un de ses professeurs d’allemand, Daniel DECOURDEMANCHE, victime de la barbarie nazie. Une fresque, peinte par M. LOP - un des profs de dessin que j’ai eu le malheur de subir en 6ème -,  lui rendant hommage, décorait tout un mur de la salle des actes.

         En 5ème, changement de décor : le Lycée Jean AICARD, à Hyères. L’œuvre la plus connue de cet auteur provençal, qui finira à l’académie française, est sans conteste Maurin des Maures, ce braconnier joli cœur qui se jouait de la maréchaussée.

         Pendant la fac de Nice (sans nom), deux séjours dans des écoles britanniques : Adams’ Grammar school, du nom d’un responsable de la guilde des merciers au XVI° siècle et, deux ans plus tard, St Cuthbert Mayne school : un prêtre catholique anglais victime de la Réforme et canonisé par Paul VI ; à rapprocher de St Joseph à Tulla en Irlande. Difficile de vivre la laïcité dans ces deux établissements.

         Deux lycées professionnels et le CETAD de BoraBora : tous trois sans nom.

         Lycées Stendhal (à Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne) : on ne présente pas cet écrivain, puis  Camille Jullian à Bordeaux, nommé d’après un célèbre historien bordelais avant de terminer par Francisco Goya, Paul Langevin et Emile Zola : on aurait pu plus mal finir !

         Alors, ceux qui me connaissent, voyez-vous une influence ? J’espère !

Et ce n’est pas fini…

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N'importe quoi.

16 Mars 2013, 18:21pm

Publié par Bernardoc

         Il est des endroits où il est permis de dire n’importe quoi ; l’Assemblée nationale est l’un de ceux-là. En ce moment est discutée la loi PEILLON de refondation ( ?) de l’école. Un des articles vise à instaurer l’enseignement d’une langue dès le CP. Et voici ce qu’a osé dire M. MYARD, député de la droite populaire (c’est-à-dire la droite extrême de l’UMP) : « L’anglais, ça s’apprend quand on est en âge de fréquenter des petites Anglaises. »

         J’ignore si la pratique des langues anglaises - je ne parle pas de celles qui sont dans la bouche des petites Britanniques, mais de celles, reste de la colonisation, qui sont pratiquées sur les cinq continents – est une qualification acquise par ce député, mais je ne vois nulle part mentionné dans la loi qu’il est question de l’anglais. C’est un raccourci audacieux au moment où l’on nous parle de favoriser le multilinguisme.

         Il me plaît à nouveau de penser qu’un jour les langues de nos régions républicaines ne seront  plus tabou en maternelle, et qu’à l’entrée au CP tous les enfants auront accès à l’Esperanto, dont la valeur propédeutique n’est plus à démontrer et qui facilite grandement la communication entre les peuples, du fait de sa neutralité.

         Après, lorsqu’ils arriveront en 6ème, ayant déjà trois moyens de communication (langue de la région, du pays et universelle), les enfants, en partenariat avec leurs parents, pourront choisir la langue qui leur parlera peut-être le plus : portugais, norvégien, japonais, et pourquoi pas anglais…en fonction de leur situation familiale, géographique, ou de l’avenir qu’ils envisagent.

         Comme nous l’ont montré deux Anglais (outre la reine) célèbres : Tony BLAIR et Boris JOHNSON, qui s’expriment en français lorsqu’ils sont chez nous, on peut très bien se faire comprendre dans le monde en utilisant une autre langue que l’anglais.

Et ce n’est pas fini…

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Devoirs.

15 Mars 2013, 07:46am

Publié par Bernardoc

         Dans l’Humanité d’hier, seul journal à ne pas parler du pape, Catherine CHABRUN, rédactrice en chef du Nouvel éducateur (ICEM-Pédagogie Freinet), indiquait que dans la future loi Peillon « l’interdiction des devoirs à la maison est réaffirmée ». Elle rappelait aussi que ceci est interdit depuis 1956, interdiction confirmée en 1964.

         Mais alors, pourquoi le mentionner encore une fois ? Eh bien, parce que plus de 50 ans, après les textes ne sont toujours pas appliqués. Et certains parents en redemandent ! Je me souviens, lorsque j’étais parent d’élèves, comment certains parents essayaient de ruser pour que leurs rejetons aillent dans une école « sérieuse », avec suffisamment de devoirs à faire à la maison. Ce serait sûrement les parents d’aujourd’hui qui ne trouveraient que du bien à la semaine de quatre jours.

         Pourtant, quelle source d’inégalités que ce travail à faire en dehors de l’école. Entendons-nous bien : apprendre des poésies et les tables de multiplication n’est pas ce que je considère comme des devoirs, mais un pas vers la culture. De même lorsque j’étais enseignant dans ce qui s’appelait à l’époque un CET (Collège d’Enseignement Technique), je savais que tout ce que les élèves retiendraient devait être fait en classe, ce qui n’empêchait pas les leçons à la maison (eh oui, les verbes irréguliers anglais, il fallait bien les apprendre) et une fois par quinzaine une rédaction. Et c’était suffisant. Alors que l’on cesse de nous faire croire que ce qui était possible avec des ados de 15-16 ans ne l’est pas avec des gamins de 8-10 ans, qui ont besoin de jouer après leur longue journée d’école. Si nous nous sommes battus pour les 35 heures, c’est bien que l’on trouvait les journées et la semaine trop longue, nous autres adultes.

         Alors espérons que cette fois-ci la loi soit appliquée une bonne fois pour toutes.

Et ce n’est pas fini…

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2013 : la fin d'un mythe ?

2 Janvier 2013, 14:25pm

Publié par Bernardoc

  En faisant du tri dans ma chambre de Las brunhas, je suis tombé sur mes bulletins trimestriels. Je m’y suis précipité dessus, non sans attendrissement, car j’avais le souvenir, moi qui ait eu un an d’avance jusqu’au DUEL (Diplôme Universitaire d’Etudes Littéraires) d’un bon petit élève. Eh bien, ce n’était pas tout à fait cela !

         Voici quelques remarques professorales que j’ai redécouvertes, et force est de constater que 50 ans plus tard, les profs ne font guère preuve de plus d’originalité.

-        6ème : Histoire-géographie : Bon élève qui pourrait toutefois participer plus activement à la classe.

Dessin d’imitation : A baissé régulièrement. Effort très insuffisant.

         Malgré cela, le Proviseur du lycée Jacques Decour a quand même mis un sobre : « Très bien ».

-       5ème : Pas retrouvé les bulletins, mais « Elève sérieux » me qualifie la directrice du lycée Jean Aicard sur le livret scolaire.

-       4ème : Education physique : Résultats très médiocres.

« Encore un effort à faire en mathématiques »

Français : Trop bavard en fin de trimestre. Souvent de l’inattention.

Histoire - géographie : Un peu de relâchement.

Observations du chef d’établissement : « Elève très doué. Moins bonne tenue ce trimestre ».

-       3ème : Français : Un peu terne ; pourrait franchement mieux faire en français.

Education physique : Peu d’efforts.

Anglais : Pourrait beaucoup mieux faire.

-       2ème : Français : Relâchement en fin de trimestre. Trimestre décevant (2). Ne semble fournir qu’un effort relatif (3). L’effort est médiocre (livret).

Histoire – géographie : Adepte du moindre effort. C’est encore insuffisant (2). Adepte du moindre effort (3). Elève passable…parce qu’il le veut bien ! (livret).

Anglais :Attitude peu louable : se laisse aller même avec bons résultats.

Mathématiques :Médiocre. Peut mieux faire (2).

 

Sciences physiques : Médiocre. Devrait mieux réussir (2)

Observations du chef d’établissement : « Un effort plus énergique s’impose ». « Doit s’imposer un travail beaucoup plus soutenu » (2) « Pourrait encore beaucoup mieux faire en consentant à fournir l’effort sans lequel les résultats resteront au niveau d’une passable moyenne. »(3).

-       1ère : Histoire : Travail irrégulier et manque de sérieux en classe.

Anglais : Doit savoir se limiter à l’oral.

-       En terminale (Philo), même le prof de philo, discipline dans laquelle j’avais les pires résultats a mis des appréciations encourageantes.

Ces appréciations sont assez révélatrices de l’importance des profs : il y avait des cons dont l’attitude ne pouvait qu’entraîner le désamour pour le sujet qu’ils enseignaient : cela explique que d’une année sur l’autre ce ne sont pas les mêmes disciplines qui ne recueillaient pas mon adhésion. Mais le dramatique, dans l’éducation nationale, c’est que c’est  la même chose pour les « carrières » : en fonction des supérieurs hiérarchiques vous allez pouvoir être « boosté » ou freiné dans votre avancement. L’important est d’avoir la chance de tomber sur la bonne personne au bon moment. J’en connais pour qui ce fut le cas.

Et ce n’est pas fini…

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Franck LEPAGE.

13 Décembre 2012, 23:22pm

Publié par Bernardoc

         Wouahou ! Quel spectacle ! Mais était-ce vraiment un spectacle ? En fait nous avons assisté à un véritable moment d’éducation populaire, dans l’acception la plus noble du terme. C’est la première fois que j’assistais à un Mercredi du Haillan non pas dans le hall, mais dans la grande salle de l’Entrepôt, dans laquelle on aurait eu du mal à trouver un siège vacant. Et la grosse majorité des spectateurs n’était pas haillanaise, mais j’ai l’impression que cela a tendance à se produire de plus en plus souvent.

         Lorsque la scène s’éclaire, nous voyons une espèce de champignon sur pattes qui arrive à reculons, puis qui se retourne, et c’est à ce moment-là que l’on se rend compte qu’il s’agit d’un parapentiste qui porte son aile sur la tête. Et les cours de vol vont alterner avec une analyse critique de l’école ; enfin alterner, non, pas vraiment : Franck LEPAGE va se servir de sa connaissance du vol pour démonter le mécanisme qui conduit l’école à reproduire, voire à renforcer, la discrimination sociale.

         Nous assistons donc à toutes les études qui ont conduit Franck sur les planches, en commençant par la maternelle et les poèmes qu’il s’applique à répéter pour faire plaisir aux grands. Lorsqu’il arrive au bac, qu’il souhaite ardemment obtenir avec mention pour pouvoir intégrer Sciences-Po, il nous explique comment il a séduit l’examinatrice avec Racine, la seule œuvre qu’il n’avait pas lue.

         Jusque-là, il croyait encore à l’ascenseur social, qui devait lui permettre d’offrir un chalet dans les Alpes à ses parents. Mais patatras ! Les étudiants de Sciences-Po n’étaient pas de son monde, et sa méconnaissance des codes l’a conduit à un échec retentissant. Heureusement, juste à côté se trouvait Langues-O, ce qui a donné lieu à une étonnante leçon de chinois…

         Enfin, la fac de Vincennes lui a permis de s’épanouir, et c’est sans conteste le modèle qu’il prône.

         Parmi les points forts qu’il voudrait voir appliquer : supprimer les notes, le bac, ouvrir l’université à tout le monde sans condition de diplôme ; mais d’un autre côté, refuser la régionalisation de l’éducation, voie ouverte vers des lieux éducatifs encore plus discriminants que ce qui existe aujourd’hui.

         A quand ces conférences gesticulées dans le cycle de formation des enseignants et des chefs d’établissement ? La caricature provocatrice qui nous est parfois présentée devrait amener ceux qui croient à l’éducation à s’interroger et à réfléchir à ce qu’ils veulent transmettre et comment. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si bon nombre d’enseignants étaient dans le public et sont restés jusqu’à la fin, c’est-à-dire une heure du matin bien sonnée.

         Quelques photos au flash sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/FranckLepage?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMudioCY3J-6eg&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Journée du CAPE.

18 Novembre 2012, 00:09am

Publié par Bernardoc

         Ne cherchez pas l’épée, le CAPE, c’est le Collectif des Associations Partenaires de l’Ecole. Et il s’agissait d’une première nationale, organisée à Bègles au grand complexe Paul Langevin. L’invitation originelle mentionnait l’ouverture des travaux par le maire de Bègles et par le recteur. Mais chacun avait d’autres occupations plus importantes aujourd’hui (je crois qu’un des deux manifestait contre l’Ayraultport) et ils avaient missionné qui le dircab, qui la première adjointe.

         La matinée fut consacrée à une conférence d’Eric FAVEY (de La Ligue de l’enseignement) sur « Les enjeux de l’éducation, le contexte éducatif ». Deux idées forces que j’ai retenues : la refondation de l’école est très en retrait par rapport à ce que devrait être une réflexion sur l’éducation ; il ne faut pas se cacher derrière la crise et les moyens (ils existent !) pour en faire le moins possible.

         Au moment de l’apéro, chacun pouvait circuler de stand en stand pour prendre connaissance des initiatives proposées par les associations présentes.

         Ensuite, le buffet était offert par la municipalité ; ce fut l’occasion d’autres échanges. Ainsi je me suis retrouvé à une table d’élus de toutes tendances puisqu’il y avait au moins des Lormontais et des Villenavais.

         L’après-midi se déroulaient en parallèle quatre tables rondes. Je m’étais inscrit à un atelier, mais lorsque j’ai découvert qu’il y avait un bon nombre de participants des PEP33, j’ai choisi le second qui traitait de « La place des associations complémentaires dans la formation des personnels de l’éducation ». Ce fut pour moi l’occasion de mentionner l’UFEO (voir plus haut dans le blog) et Education & Devenir, qui fait partie du CAPE mais semble avoir disparu de l’académie depuis que j’ai pris ma retraite. Je n’ai pas manqué non plus de mentionner les stages syndicaux qui m’ont permis de nombreuses avancées de formation tout au long de ma carrière.

         La journée se terminait par une conférence sénatoriale que j’ai volontairement ignorée, comme la représentante du peuple m’ignore chaque fois que je lui écris.

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121117CAPE?authuser=0&authkey=Gv1sRgCIf44-z3u4rn5AE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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UFEO.

25 Octobre 2012, 07:00am

Publié par Bernardoc

         Non, pour ceux qui auraient mal lu, rien à voir avec les OVNI ! Il s’agit de l’Université de la Formation, de l’Education et de l’Orientation, XVIII° du nom, qui se déroulait les 22 &  23 octobre 2012 à la Maison de la Promotion Sociale d’Artigues-près-Bordeaux. C’était la première fois que j’y participais, et rétrospectivement, je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt, mais je ne me souviens pas l’avoir vu apparaître dans les PAF (Plans Académiques de Formation)…du temps où ils existaient.

         Le thème cette année était : « La formation, cœur du développement humain ? ». Et le « ? » est important, c’est-à-dire que nous allions non pas seulement disserter, mais tenter de répondre à la question.

         A l’origine, cette université était directement organisée par la MPS, mais depuis quelques années, c’est Aquitaine Cap Métiers qui a pris le relais. Nous fûmes quand même accueillis par le nouveau directeur, Jean CAMILLE, de la Fédération Léo LAGRANGE qui vient de reprendre la gestion de cet indispensable outil de formation. J’ai bien aimé son discours en défense de l’éducation populaire.

         Le programme de l’UFEO était très varié : deux tables rondes successives avec pour thème :

-      Développement humain : nouvelles perspectives, nouveaux risques, nouveaux défis.

-      Regards croisés sur les pratiques d’éducation et de formation à l’aune du développement humain.

Après l’apéro-jazz venait la projection du film Indices, à laquelle je n’ai pu assister, la répétition chorale m’attendant.

Le lendemain matin quatre ateliers se déroulaient en parallèle ; ils abordaient les thèmes des réseaux numériques, des « capabilités », les facteurs d’insertion professionnelle et le projet d’émancipation.

Une dernière table ronde l’après-midi nous conduisait à réfléchir sur : «Quel défi pour les acteurs du territoire ? », juste avant la restitution des ateliers.

Enfin, François DUBET, dans sa conférence de clôture, se demandait si « L’ambition du développement humain [était] au cœur des missions de l’école et de l’université ? ».

Des intervenants de très haut niveau et d’origine variée m’ont conduit à suggérer à Thierry BERTHET, le président du comité scientifique, de proposer cette université comme module de formation des nouveaux chefs d’établissement. Mais il m’a semblé entendre une certaine forme de pessimisme quant à l’avenir de cette UFEO. Ce serait extrêmement dommage si elle n’était pas pérennisée.

Trois photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/UFEO?authuser=0&authkey=Gv1sRgCIic1Jv6y7aR0QE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Rentrée.

5 Septembre 2012, 00:07am

Publié par Bernardoc

         Une ancienne collègue que j’ai retrouvée parente d’élèves quelques années plus tard, a dit à son fils lors de ma dernière année d’activité : « Profites-en bien, car tu ne retrouveras pas une rentrée Sarlandie ».

         Et qu’avaient-elles de particulier mes rentrées ? Rien de spécial ; en fait je me contentais de mettre en pratique les préceptes du recteur MONTEILH (un grand recteur de Bordeaux), principes adoptés ensuite lorsque Madame ROYAL était ministre de l’école (ou quelque chose d’approchant).

         Le premier principe concernait l’accueil des 6èmes : ces grands de CM2 qui d’un seul coup se retrouvaient « petits » sixièmes : nouvel environnement, nouvelle manière de vivre sa scolarité, nouvelle échelle d’établissement,…De nouvelles habitudes devaient donc être prises, l’établissement devait être apprivoisé, afin que l’année de 6ème se déroule au mieux.

         Le premier jour de classe était réservé aux 6èmes  : « Le collège est à eux ». Moment privilégié avec l’équipe éducative, même si certains profs râlaient car ce jour-là ils n’avaient que trois heures de cours, et non pas une journée. Découverte des lieux : CDI, infirmerie, vie scolaire, salles spécialisées, demi-pension,…repas pris en commun avec les adultes : tout pour établir la confiance entre ces nouveaux élèves et leur entourage.

         Le lendemain, alors que rentraient les 5èmes et les 4èmes , une demi-journée chacun, les 6èmes étaient en excursion, plus ou moins loin, afin de permettre soit de lancer des projets, soit tout simplement de voir les élèves comme des enfants, hors d’un environnement scolaire.

         Enfin, quand rentraient les 3èmes, les « petits » pouvaient souffler un jour avant d’entamer leur véritable emploi du temps, en même temps que l’ensemble des élèves.

         Oh bien sûr, ce n’était pas toujours l’enthousiasme généralisé, et certains collègues regrettaient cette perte de temps, comme ils n’appréciaient pas ces « heures de vie de classe », pourtant insuffisamment nombreuses à mon goût.

         Cela me rappelle mes courtes années de CPE lorsque, avec l’équipe des surveillants, nous avions réussi à convaincre la direction du lycée que l’accueil des 2ndes serait sans doute plus efficace et moins impersonnel si les profs principaux accueillaient leur classe et ne laissaient pas cette tâche aux surveillants ! J’étais à l’époque sidéré de voir le nombre de profs défiler dans mon bureau pour me demander ce qu’ils devaient faire pendant cette demi-journée.

         Souvenirs, souvenirs…Vous comprenez que j’apprécie ma retraite.

Et ce n’est pas fini…  

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Plaisir.

4 Septembre 2012, 07:26am

Publié par Bernardoc

         Au moment où j’entame ma quatrième année de repos, et où des centaines de milliers d’anciens collègues ou de petits jeunes qui y croient encore reprennent le chemin de l’école, il me plaît de faire appel à des souvenirs immédiats ou un peu plus anciens.

Au cours de mes journées militantes MGEN de rentrée, j’ai rencontré d’anciennes collègues de Zola qui m’ont dit tout le bien qu’elles pensaient du dernier adjoint (un « faisant-fonction») qui avait codirigé le collège pendant deux trimestres au cours de la dernière année scolaire. Ce collègue a d’ailleurs été reçu au concours et se retrouve maintenant dans l’académie d’Orléans-Tours. Mais pourquoi cela me fait-il plaisir ? C’est que ce collègue avait pris contact avec moi suite à la lecture de mon blog pour me dire que je l’avais peut-être aidé à accomplir au mieux sa tâche.

Un tel témoignage me fait énormément de bien, moi qui ai été massacré en fin de carrière, et je ne peux manquer de le rapprocher de celui d’une autre collègue qui est devenue chef d’établissement après avoir travaillé avec moi, et qui aurait même souhaité que je puisse être son tuteur. Mais j’étais déjà à la retraite et il aurait fallu passer le barrage du département, car si au niveau de l’académie on me reconnaissait certaines modestes compétences, il n’en était pas de même au niveau départemental, sauf peut-être au niveau politique.

C’est avec plaisir aussi que j’entends des camarades me rapporter des éloges fait par d’autres profs que j’ai dirigés : cela aide à effacer mes trois dernières années de lutte pour affirmer ma dignité de serviteur de l’Etat, ce qui n’avait rien à voir avec la veulerie que l’on aurait bien aimé me voir afficher.

A l’IUFM j’ai croisé une responsable, collègue qui avait travaillé « sous mes ordres » pendant trois ans. En prenant connaissance de la nouvelle ( ?) épreuve d’admission aux concours (notée 6 points) : « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable », je lui ai suggéré que sûrement j’aurai échoué à cette épreuve ; elle m’a regardé et m’a affirmé le contraire. Quel dommage que d’autres ne s’en soient pas aperçu !

Et ce n’est pas fini…

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