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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

SCANDALEUX !

3 Septembre 2012, 08:18am

Publié par Bernardoc

         Depuis huit jours, une radio nationale nous abreuve de spots publicitaires de la Matmut (vous savez, Chevalier et Laspales), et le thème choisi en cette période de rentrée scolaire (et oui, je sais, il y en a qui travaillent encore) est le racket.

Qu’il y ait une information sur ce fléau est une excellente chose, mais ce qui est révoltant, c’est que cette assurance propose une assurance contre le racket. Mais où va-t-on ? C’est faire bien peu de cas des efforts de l’ensemble des équipes éducatives pour juguler cette pratique. Et les efforts sont souvent payants. Lorsque j’étais en ZEP ou ZUS, le racket durait rarement plus de quinze jours, car les élèves, en confiance, n’hésitaient pas à venir se confier, la plupart du temps d’ailleurs par le biais d’un camarade ou d’un adulte. Et nous n’attendions pas quinze jours de plus pour prendre les mesures nécessaires pour faire cesser ces agissements. C’était plus difficile dans le collège bourgeois où j’ai terminé ma carrière, car là il fallait faire attention à ne pas détériorer l’image, et bien souvent c’est tout à fait par hasard que l’on apprenait des faits délictueux.

         Pis, le fait de proposer une assurance encourage la loi du silence et dissuade les familles de porter plainte puisque tout sera remboursé, donc à quoi bon déranger police ou gendarmerie, qui de toute façon ont d’autres chats à fouetter pour faire baisser la criminalité.

         Cette campagne est donc tout bénef pour le ministère de l’intérieur et c’est sans doute pour cela que son collègue de l’Education nationale laisse diffuser ce clip audio.

         Décidément, je suis bien aise d’entamer ma quatrième année de retraite.

Et ce n’est pas fini…

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Bis repetita.

16 Juillet 2012, 12:14pm

Publié par Bernardoc

         « Le changement, c’est maintenant », mais pas encore dans l’Education nationale. Les profs ont été tellement malmenés par le trio Sarkozy-Fillon-Châtel que les étudiants ont compris et fuient le métier. Ainsi, cette année, alors que les moyens budgétaires étaient là, 706 profs, nécessaires ô combien ! n’ont pas été recrutés que ce soit en lettres, en maths ou en anglais. Bien sûr le doute existait encore avant les élections de savoir si les malfaisants précédents allaient être priés de se reconvertir ou si la destruction de cette belle institution allait être poursuivie et aggravée.

Les nouveaux discours laissent entendre que l’Education allait redevenir un investissement prioritaire. Mais voilà, la mort de Pompidou en 1969 ayant décidé de la date des élections, celles-ci se déroulent juste avant l’été, ce qui rend difficile un bouleversement quelconque pour la rentrée, déjà organisée, sinon finalisée. La volonté ministérielle était donc de redonner un minimum de formation aux élus du concours, tous n’ayant pas la pédagogie infuse, mais souvent, cela allait se traduire par un service de 15 heures + 3 heures supplémentaires. Intéressant financièrement, mais on fait mieux comme incitation pédagogique.

Résultat, comme l’an dernier, alors que le nombre de candidats excédait le nombre de postes à pourvoir, il y a quand même eu des recalés. Mais comme on a besoin de 706 profs, ces recalés pourront toujours postuler pour un poste de contractuel, ce qui fera économiser des heures de formation au gouvernement et qui sera, n’en doutons pas d’un grand bénéfice pour les élèves. Quant à l’entrée dans la fonction publique, ces néo-profs devront attendre une année de plus. D’ailleurs les inscriptions aux concours sont déjà ouvertes.

Et ce n’est pas fini…

        

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Bac.

8 Juillet 2012, 21:57pm

Publié par Bernardoc

         Les résultats viennent d’être publiés : presque 80% des candidats admis, ce qui peut paraître bien, mais qui est encore loin de l’objectif fixé par Chevènement, je crois, lorsqu’il a succédé à Savary comme ministre de l’Education nationale de Mitterrand. Le but à atteindre était le bac pour 80% d’une classe d’âge, or tous les jeunes ne passent pas encore le bac. Pour essayer de permettre à un plus grand nombre d’atteindre ce niveau de culture générale, furent créés les bacs-Pro(fessionnels) que les élèves titulaires d’un BEP (Brevet d’Enseignement Professionnel) pouvaient passer en deux ans…s’ils trouvaient une place dans ces filières, hélas pas assez nombreuses.

         Or, que constatons-nous cette année ? Si les résultats sont stables ou en augmentation pour les séries générales ou technologiques, ils sont en recul pour les bacs-Pro. Comment cela se fait-il ? Et bien nous avons là le résultat de la première série des bacs-Pro 3 ans. En effet, avec la rage du gouvernement précédent de supprimer un maximum de postes dans l’Education nationale, une des solutions trouvées fut de faire passer la durée d’études pour le bac-Pro de quatre à trois ans. Quelle économie de professeurs en raccourcissant de 25% la durée d’études, mais aussi quelles difficultés supplémentaires pour les élèves ! Les élèves orientés vers l’enseignement professionnel à la fin de la 3ème le sont en général car ils éprouvent quelques difficultés en enseignement général, même si, et heureusement, quelques-uns choisissent délibérément, mais avec de moins en moins de facilité, une section professionnelle qui les attire (photo, métiers de la mode,…).

         Or, ces élèves, à qui l’on proposait une pédagogie adaptée et une année supplémentaire pour atteindre le bac, se voient contraints d’accélérer leur rythme d’apprentissage, alors qu’ils découvrent un enseignement nouveau. Résultat : de nombreux abandons en cours d’études et un échec au bout du compte.

         Si « le changement c’est maintenant », puisse le ministre de l’Education nationale prendre en compte la spécificité des élèves de l’enseignement professionnel et leur donner à nouveau toutes leurs chances comme cela était le cas lorsque j’ai commencé ma (longue) carrière.

Et ce n’est pas fini…

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Recruter, embaucher des profs ?

18 Avril 2012, 15:27pm

Publié par Bernardoc

         Le Parisien-Aujourd’hui semble s’émouvoir du fait qu’en Lorraine on recruterait des enseignants par petites annonces, sur une directive du ministre Luc CHATEL. Rien de nouveau sous le soleil, ou plutôt aujourd’hui, sous la pluie. Lorsque j’étais encore en activité, sous le ministre Xavier DARCOS, j’ai dû faire la même chose sur les conseils du rectorat de Bordeaux qui n’avait aucun remplaçant à proposer, les listes qui m’avaient été communiquées contenant des collègues embauchés à l’année dans d’autres établissements…ou, lassés d’attendre, ayant trouvé un autre vrai boulot.

         Deux définitions, d’après Le petit LITTRE :

    -      « recruter » : attirer dans une compagnie, dans un parti.

   -      « embaucher » : attirer des ouvriers dans un nouvel atelier au préjudice du patron pour lequel ils travaillaient.

  On voit bien qu’on assiste là à la disparition de la fonction publique et de son statut. La règle, en effet, qui mettait tout le monde sur un pied d’égalité, était le recrutement par concours anonyme, qui débouchait sur une formation devant conduire à une place au service du public dans les diverses administrations.

  Or, recruter par l’intermédiaire de Pôle-emploi est la négation même de cet état de droit, puisque devant la carence de l’Etat qui n’a pas su prévoir les recrutements nécessaires les recrutements se feront à la tête du client. Et pourtant ce mode a tendance à se généraliser : c’est le cas dans tous les établissements dits « ECLAIR », c’est le cas pour certains postes de nos colonies du Pacifique,…lorsque l’on voit se développer la nécessité de « lettres de motivation » (tu parles !), sans toutefois que ce soit nécessairement écrit dans les fiches de postes.

  Il est décidément vraiment temps de mettre fin à ces pratiques qui ne sont pas à l’honneur de notre République. Mais alors, on passe à la VI° ?

Et ce n’est pas fini…

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Orthographe.

17 Avril 2012, 21:33pm

Publié par Bernardoc

         Ah ! Ça manquait dans la campagne. Après la viande hallal et le permis de conduire il fallait bien trouver quelque chose de nouveau pour distraire les électeurs des problèmes que va devoir résoudre la VI° République (au fait, le futur ministre Montebourg en est-il toujours partisan ?).

         Comme si l’orthographe était un « problème » nouveau.  Je pense que c’est surtout un instrument qui permettait à la bourgeoisie de se reconnaître. Lorsque je prenais des élèves de 1ère année CAP du bâtiment, si je voulais débloquer leur écriture, je n’insistais surtout pas sur l’orthographe avant qu’ils arrivent à me faire une composition française d’au moins une page, ce qui pouvait prendre plusieurs mois ; et c’est à ce moment que nous nous attaquions à l’orthographe. Je vous parle là de la fin des années 1970.

         Jean-Pierre TIMBAUD, célèbre syndicaliste limousin de la métallurgie, fusillé à Châteaubriand en même temps que Guy MÔCQUET, était loin de maîtriser cet outil, ce qui ne l’a pas empêché d’être un meneur d’hommes et un patriote défenseur de la classe ouvrière.

         Mais cette pseudo inquiétude ministérielle ne risque-t-elle pas de se retourner contre celui qui la propage ? En effet, pense-t-on que l’augmentation du nombre d’élèves par classe, la disparition des RASED, et surtout l’absence de formation des maîtres conduira à une amélioration des apprentissages ? Si je n’étais pas passé par une ENNA, je suis sûr que j’aurais éprouvé énormément de difficultés à introduire l’orthographe dans mes cours et d’aboutir à des résultats.

         Mais je pense aussi qu’il peut y avoir un déclic, et que certaines difficultés peuvent s’aplanir au cours de la scolarité, résultat d’un entraînement régulier et non traumatisant et d’une plus grande maturité.

         Bien sûr, je trouve plus agréable de lire un courrier vierge de toute anomalie orthographique, mais à l’époque des correcteurs informatiques d’orthographe, quelle est la part authentique et quelle est la part de l’ordinateur ? C’est pour cela que je n’attache à l’orthographe qu’une valeur toute relative, d’autant que la langue évolue sans cesse et que certains mots ne s’écrivent plus de la même façon qu’il y a 58 ans lorsque j’ai appris à écrire.

Et ce n’est pas fini…

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Palmarès des lycées.

5 Avril 2012, 15:57pm

Publié par Bernardoc

         Ou plus exactement, « indicateurs de la réussite et de l’efficacité ».

         Ils n’ont pas autre chose à faire au ministère ? Sûrement le service chargé d’établir ce classement mériterait bien de participer à l’effort initié par la RGPP et de voir un poste sur deux supprimé, au profit de postes mis en place dans les établissements en face des élèves. Mais peut-être cela poserait problème pour accorder la prime de plusieurs milliers d’euros promise aux proviseurs méritants, car il faudrait trouver un autre moyen de créer la différence entre fonctionnaires faisant le même boulot.

         Mais ce « palmarès », en l’absence de carte scolaire, contribue à augmenter la différence entre établissements, notamment dans le recrutement des élèves…sans compter le nombre croissant de postes dits « à profil », qui permettent de faire une différence entre les profs. Inutile de dire que les parents, qui vont se précipiter sur ce classement, généreusement colporté par l’ensemble des médias, ne se tourneront pas vers le lycée le plus proche de chez eux, mais vers celui qui apparaîtra en tête de liste, quitte à obliger à de longs et fatigants trajets pour leurs ados. Ou alors, et là c’est la sélection par l’argent qui vient se superposer, au mépris de l’égalité républicaine, ils loueront une adresse de proximité : c’est déjà une déviance qui existe à Paris, pour le plus grand profit des…agents immobiliers.

         Au risque de me répéter, je me souviens des deux collèges (ZEP et ZUS) que j’ai codirigés et qui étaient fuis par la population du secteur. A cette époque-là, la carte scolaire existait, et les élèves finissaient néanmoins par arriver. Et lorsque qu’il y avait un frère ou une sœur qui arrivait par la suite, les parents, qui avaient pu se rendre compte de ce qui se passait dans ces établissements, venaient l’inscrire avec enthousiasme. Mais c’était avant ces classements officiels du ministère : à l’époque, l’éducation n’était pas encore devenue une marchandise aux yeux de nos dirigeants.

Et ce n’est pas fini…

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Et si on appliquait la loi ?

26 Mars 2012, 13:33pm

Publié par Bernardoc

         Je croyais que l’interdiction des devoirs à la maison datait de 1972. J’étais loin du compte : dès novembre 1956 les devoirs du soir étaient interdits pour les CE et les CM. Comme les instituteurs n’avaient pas tout compris, ils ont continué à donner des devoirs aux élèves de CP ! Si bien qu’en 1964, le 17 décembre, le ministre de l’Education nationale de l’époque, Christian FOUCHET (celui qui a signé mon diplôme du bac) a rédigé un nouveau texte expliquant que l’interdiction des devoirs s’appliquait à l’ensemble des élèves du primaire.

         56 ans plus tard, les parents d’élèves sont obligés de faire une « grève des devoirs » pour rappeler la loi au corps enseignant. N’y a-t-il pas eu carence de la part de la hiérarchie ou manque d’information lors du passage en IUFM pour que cette aberration persiste plus d’un demi-siècle après la promulgation des textes ? D’autant que l’inutilité de ces devoirs a été maintes fois reconnue.

         Mais qu’en est-il au niveau secondaire ? La plupart des cahiers de textes de classe fournis aux établissements comportaient une page permettant aux professeurs d’indiquer aux élèves le temps qu’ils devaient consacrer à leur discipline à la maison en fonction du soir de la semaine. J’avais fait imprimer une page similaire dans les carnets de correspondance : ce devait permettre aux élèves de planifier leur travail et aux parents de les accompagner. Las ! Je n’ai jamais réussi à convaincre les enseignants d’aider les élèves qui leur étaient confiés en remplissant cette page. La réponse la plus fréquente de ces titulaires de en charge d’enseignement était : « Je ne sais pas ; cela dépend des jours ». Souvent cela se complétait sur les bulletins par : « Manque de méthode ». Il faut dire que tout avait été mis en place pour leur donner les outils d’acquisition d’une méthode !

         Ayant exercé mes talents (si, si !) d’enseignant en lycée professionnel, à part la composition française, il n’existait aucun devoir à la maison, mais des leçons, OUI. Ainsi je suggérais à mes élèves d’anglais de relire le cours de la journée en vidant leur cartable et de faire la même chose en remettant leur cahier la veille du cours suivant. Temps préconisé : 10 minutes. Pour deux heures de cours par semaine, cela faisait 40 mn. Si on multiplie par 36 semaines et par 2 ans (durée d’études de BEP) on arrivait à un total de 48 heures, presque sans s’en rendre compte, mais qui pouvait porter ses fruits.

         Donc, tenez-bon les parents, vous devriez, normalement, avoir le soutien du ministère.

Et ce n’est pas fini…

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LAMENTABLE !

1 Mars 2012, 13:54pm

Publié par Bernardoc

         Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier la prestation du candidat à l’élection présidentielle qui était sur une chaîne de radio nationale ce matin. Sans relever les affirmations mensongères qu’il distille avec le culot qu’on lui connaît, je vais simplement m’attacher aux inepties proférées concernant un monde que j’ai pratiqué de l’$âge de deux ans jusqu’à ma retraite : l’éducation nationale.

         Quelque chose pourrait apparaître comme positif, c’est si rare depuis cinq ans : on remplacera tous les départs en maternelle et primaire. Mais d’un autre côté, on sabote le travail qui aurait besoin d’être mis en place en supprimant les RASED.

         Autre grande proposition dans le cadre du « travailler plus pour gagner plus » : augmenter la présence des profs volontaires dans le secondaire de 8 ou 11 heures (pour les agrégés), soit 44% du temps de travail avec une augmentation de traitement qui serait au mieux de 25% (500 € mensuels, non indexés, et sans doute non inclus dans le salaire, c’est-à-dire dans le calcul pour la retraite). Le candidat prétendait que c’était un moyen à moindre coût d’augmenter la présence d’adultes dans les établissements.

         On voit bien que ce candidat n’a jamais été en charge d’élèves. Lorsque j’ai commencé ma carrière, en tant que PEG de CET (voir articles précédents) nous devions 21 heures de service face aux élèves. Les professeurs d’ateliers avaient un service de 26 heures et les PETT (Professeurs d’Enseignement Technique Théorique) 23 heures me semble-t-il. Les luttes syndicales sont parvenues à obliger les gouvernements à unifier le corps et à réduire le temps de service hebdomadaire à 18 heures, ce qui était un immense pas en avant, y compris pour la dignité des collègues.

         Au cours de mes années d’enseignement, j’ai été contraint d’accepter deux fois une heure supplémentaire, et je dois dire que cette 22ème heure était l’heure de trop. Alors proposer d’un seul coup une augmentation d’au moins huit heures est d’une indicible aberration.

         Au cours des seize années durant lesquelles j’étais en charge partagée d’un collège, j’ai pu voir évoluer la somme des tâches qu’on exigeait des enseignants et la dégradation accélérée de leurs conditions de travail. Et ce n’est pas en chargeant encore davantage le baudet que l’on permettra à l’Education nationale de retrouver un rang honorable dans les classements de l’OCDE.

Et ce n’est pas fini…

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Le nègre de sarko a buzzé.

28 Février 2012, 14:31pm

Publié par Bernardoc

         Le pouvoir est aux abois ; lui qui depuis cinq ans a refusé d’entendre le peuple (« Quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit, hihihi ») et encore moins de l’écouter, est tellement perturbé qu’il ne comprend même plus ce qu’on lui dit. Ainsi quand de façon fort courtoise un élu socialiste a parlé du référendum indigne sur l’identité nationale, M. Guaino a pris ce terme en pleine figure, comme si cela lui était personnellement destiné. Le représentant de la future majorité a eu beau lui répéter sa phrase et lui expliquer ce qu’il avait voulu dire, l’autre a délibérément souhaité provoquer un incident en faisant mine de ne pas comprendre.

         Il est vrai que, dirigé vers une personne, ce terme est une insulte. C’est pourtant celui qui m’a été adressé, et là il n’y avait pas d’erreur sur la personne, par un docile, pour ne pas dire servile, serviteur du pouvoir  sarkozyste qui me reprochait ainsi d’avoir depuis quarante ans combattu pour un service public d’Education nationale de qualité, et ce, quelle que soit la couleur du ministre.

         Moi qui suis issu d’une famille qui n’a pas eu à rougir de son attitude au cours de la deuxième guerre mondiale, ça m’a fait très mal, et j’ai simplement tourné les talons en rétorquant que le matin, moi au moins j’étais fier de me regarder dans la glace. Mais comme départ, après 40 ans au service d’élèves loin d’être parmi les plus favorisés (LP, ZEP, ZUS, porteurs de handicap,…), je m’attendais à un peu moins pire de la part de mon administration. Quoique je me souviens de mon oncle, grand résistant, légion d’honneur,…qui le jour de sa retraite en tant que Directeur d’un Centre d’Enseignement Industriel de la ville de Paris était redevenu l’instituteur Charles SARLANDIE qui avait huit jours pour libérer son logement de fonction. C’est à ce moment-là qu’il s’est lâché, et c’est sans doute à cause de cette attitude méprisable de la part de notre employeur commun que moi j’avais décidé de ne pas attendre ma retraite pour dire ce que j’avais sur le cœur.

         Oui, décidément, Qu’ils s’en aillent tous ! et vite, la Révolution citoyenne.

Et ce n’est pas fini…

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Continuité du service public.

25 Janvier 2012, 13:17pm

Publié par Bernardoc

Article d’Hervé CHASSAIN dans Sud-ouest Dordogne du
jeudi 19 janvier 2012


  Surprise hier matin à l'école primaire d'Antonne et Trigonant dans la grande banlieue de Périgueux. Un enseignant malade n'ayant pu être remplacé, c'est l'inspecteur de l'Education nationale du secteur qui a assuré la classe.
  Devant les élèves de CM2 il a fait des maths et du français. Une action qui a reçu le soutien du maire socialiste de la commune, Daniel Le Mao, ainsi que du syndicat FSU qui a salué le courage de cette action le jour de la visite du recteur d'Académie en Dordogne.

  L’évènement était si particulier que le journal en a rendu compte. Pourtant, quoiqu’aient pu en dire les commentaires postés à la suite de l’article par quelques imbéciles, ce n’est pas le rôle d’un inspecteur de se substituer à un enseignant, pas plus que ce n’est le rôle d’un chef d’établissement de prendre une classe lorsqu’un enseignant est défaillant. Mais ce qui a motivé le collègue était d’abord l’intérêt des élèves et la volonté de donner à ces enfants ce que notre République laïque est censée, non, DOIT, leur apporter.
 Qu’un inspecteur soit amené à abandonner les tâches d’animation et de conseil qui sont son cœur de métier pour tenter de suppléer, provisoirement, à l’absence non remplacée –faute de moyens- d’un professeur des écoles, montre bien l’état de délabrement dans lequel cinq ans de RGPP ont conduit notre système éducatif. Un élu girondin me disait il y a quelques mois que la casse avait atteint un tel niveau qu’une seule législature ne suffirait pas à retrouver le niveau antérieur.
 Refusant d’entendre les voix de la raison, qui vont encore se manifester dans la rue le 31 janvier, le gouvernement sortant poursuit dans la ligne qu’il s’est tracée, à savoir la suppression massive de postes, mettant ainsi gravement en danger l’avenir de notre pays, comme d’autres inspecteurs, généraux ceux-là, l’avaient pointé lors de la rentrée 2010.
Il est vraiment temps qu’on en finisse, mais attendez-vous à voir les retournements de veste de ceux qui depuis cinq ans font du zèle pour mettre en place cette politique désastreuse : les résistants de la 25ème heure vont fleurir.


Et ce n’est pas fini…

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