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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Continuité du service public.

25 Janvier 2012, 13:17pm

Publié par Bernardoc

Article d’Hervé CHASSAIN dans Sud-ouest Dordogne du
jeudi 19 janvier 2012


  Surprise hier matin à l'école primaire d'Antonne et Trigonant dans la grande banlieue de Périgueux. Un enseignant malade n'ayant pu être remplacé, c'est l'inspecteur de l'Education nationale du secteur qui a assuré la classe.
  Devant les élèves de CM2 il a fait des maths et du français. Une action qui a reçu le soutien du maire socialiste de la commune, Daniel Le Mao, ainsi que du syndicat FSU qui a salué le courage de cette action le jour de la visite du recteur d'Académie en Dordogne.

  L’évènement était si particulier que le journal en a rendu compte. Pourtant, quoiqu’aient pu en dire les commentaires postés à la suite de l’article par quelques imbéciles, ce n’est pas le rôle d’un inspecteur de se substituer à un enseignant, pas plus que ce n’est le rôle d’un chef d’établissement de prendre une classe lorsqu’un enseignant est défaillant. Mais ce qui a motivé le collègue était d’abord l’intérêt des élèves et la volonté de donner à ces enfants ce que notre République laïque est censée, non, DOIT, leur apporter.
 Qu’un inspecteur soit amené à abandonner les tâches d’animation et de conseil qui sont son cœur de métier pour tenter de suppléer, provisoirement, à l’absence non remplacée –faute de moyens- d’un professeur des écoles, montre bien l’état de délabrement dans lequel cinq ans de RGPP ont conduit notre système éducatif. Un élu girondin me disait il y a quelques mois que la casse avait atteint un tel niveau qu’une seule législature ne suffirait pas à retrouver le niveau antérieur.
 Refusant d’entendre les voix de la raison, qui vont encore se manifester dans la rue le 31 janvier, le gouvernement sortant poursuit dans la ligne qu’il s’est tracée, à savoir la suppression massive de postes, mettant ainsi gravement en danger l’avenir de notre pays, comme d’autres inspecteurs, généraux ceux-là, l’avaient pointé lors de la rentrée 2010.
Il est vraiment temps qu’on en finisse, mais attendez-vous à voir les retournements de veste de ceux qui depuis cinq ans font du zèle pour mettre en place cette politique désastreuse : les résistants de la 25ème heure vont fleurir.


Et ce n’est pas fini…

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"Le principal, il nous aime pas".

10 Décembre 2011, 08:02am

Publié par Bernardoc

...Ou L’École à l'épreuve de la mixité sociale. Livre de Régis FELIX, co-édité par les éditions Quart Monde et Chronique sociale, mars 2011, 14,5 €.

   Je viens de terminer ce livre, que j'avais déjà conseillé : un vrai bonheur. Le Principal, Victor MESNIL, y décrit au jour le jour sa dernière année d'activité, qui est aussi sa septième année à la tête du collège Wresinski, du nom du curé fondateur du mouvement ATD-Quart Monde.

   Pas de langue de bois, pas de faux-semblant, mais une chronique au cours de laquelle il nous fait partager ses enthousiasmes, mais aussi ses moments de doute, jamais bien longs, car sinon ce ne serait pas la peine d'avoir choisi ce métier. On le voit travailler avec les personnels non-enseignants, surtout l'assistante sociale, même si on voit de temps à autre l'ouvrier professionnel et à la fin seulement l'apparition de l'infirmière. On assiste également aux encouragements qu'il prodigue aux jeunes enseignantes « qui en veulent » parce qu'elles n'ont pas encore été broyées par le « mammouth », et dont l'indispensable travail hors la classe est superbement ignoré par les inspecteurs pédagogiques (et oui, il en reste encore des comme ça, quoique de moins en moins me semble-t-il). On râle avec lui quand il assiste, témoin impuissant aux délires de certains profs qui croient bien faire mais qui ne se sont jamais remis en question. Nous compatissons avec Victor lors de l'incendie de la demi-pension du collège et l'assourdissant silence de la hiérarchie.

   Je me suis revu quelques années en arrière lorsqu'on m'avait imposé l'inscription d'un élève, inscription vouée à l'échec vu les circonstances et qui a abouti, comme pour Raphaël, à une exclusion définitive après un conseil de discipline.

   Si Victor avait fait partie de ma Zone d'Animation Pédagogique, je pense que nous aurions pu avoir de fructueuses relations de travail. J'ai essayé, en tant que chef, de m'inspirer des idées d' Education & Devenir, et je reconnais une grande similitude de méthodes entre celles que j'ai essayé de mettre en pratique et les siennes, (trop?) souvent malgré, voire contre, une partie des enseignants.

   Un livre dont je conseille la lecture aux pédagogues et à ceux qui voudraient connaître le fonctionnement d'un collège de l'intérieur. A déconseiller cependant à ceux qui n'ont pas évolué depuis leur réussite au CAPES ou à l'agreg il y a trente ans : ceux-là risqueraient de se reconnaître et de le prendre mal.

Et ce n'est pas fini...

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Ouf !

23 Novembre 2011, 00:26am

Publié par Bernardoc

         C’est le cri que j’ai envie de pousser chaque fois qu’un incident grave se produit dans un établissement scolaire. J’ai angoissé pendant des années sur ces évènements imprévisibles et qui peuvent se produire quelles que soient les mesures de prévention mises en place par l’équipe éducative.

         J’ai eu l’occasion de discuter dans des manifestations avec des collègues profs qui avaient pris leur retraire avant moi et beaucoup m’ont dit que plus le terme de leur carrière approchait, plus ils redoutaient un incident, eux pour qui toute leur vie professionnelle s’était déroulée sans heurt avec les élèves.

         Ma hantise à moi c’était de découvrir un élève qui se serait suicidé dans un coin du bahut. Pourtant, chaque fois que j’allais à la rencontre des parents de CM2 ou que je recevais collectivement des parents d’élèves du collège, j’insistais toujours sur l’importance du dialogue avec les adultes…n’importe lequel. Un élève dans la peine pouvait se trouver en confiance et se confier à un agent, comme avec un surveillant, l’infirmière,…Le travail en équipe impliquait le partage – discret - de ce genre d’informations et la possibilité de mise en place d’un suivi personnalisé pour aider cet élève en détresse.

         Dans le collège ZEP où j’ai passé sept ans, ce sont même les élèves qui servaient parfois de caisse de résonnance et nous alertaient sur les difficultés, heureusement bien souvent passagères, de certains de leurs camarades. Avec une telle confiance dans les personnels d’encadrement, inutile de vous dire que, plus de dix ans plus tard, lorsqu’il m’arrive d’en croiser, ils ne détournent pas le regard et sont même fiers de venir me saluer et me raconter leur parcours. C’était décidément une de mes plus belles expériences dans l’hexagone.

         Mais vive la retraite à 60 ans !

Et ce n’est pas fini… 

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Enfumage.

20 Novembre 2011, 18:37pm

Publié par Bernardoc

         Dernière trouvaille de l’UMP : proposer de généraliser le port de l’uniforme à l’école, «un  des éléments forts de l’intégration républicaine », selon François FILLON, le premier ministre sortant. 

         Mais de qui se moque-t-on ? Pendant ce temps-là on continue de démembrer l’école laïque en supprimant des dizaines de milliers d’emplois. On augmente insidieusement le nombre d’élèves par classe dans l’espoir que cette dégradation des conditions d’étude des élèves se fasse en douceur, voire passe inaperçue. Une tentative de changement dans la notation des enseignants, motivée essentiellement par un souci d’économies mal placé, essaie de se frayer un chemin d’ici la fin de la législature. Alors que, souvenons-nous, le recteur MONTEILH avait en son temps rédigé des propositions pour une autre manière d’évaluation, restée au placard car elle aurait nécessité, elle, au moins le doublement, sinon le triplement des corps d’inspection.

         Et donc, pour tenter de faire oublier les 60 000 postes disparus en cinq ans on parle de « gommer les inégalités sociales » en imposant un « vêtement commun ». Comme si cela suffisait à lutter contre le désastre de la suppression de la carte scolaire et la ghettoïsation des établissements « mal situés » géographiquement : c’est vraiment nous prendre pour des imbéciles, pour utiliser un mot de plusieurs syllabes.

         J’ai eu l’occasion au cours de ma carrière de travailler plusieurs années dans des écoles anglaises ou fortement inspirées de la tradition britannique : je n’ai jamais remarqué que le fait de porter un uniforme ait aboli les classes sociales. Il suffisait de voir à la rentrée qui arrivait avec un blazer neuf ou qui arrivait avec la veste élimée de son aîné pour se rendre compte que les difficultés ou l’aisance familiale rejaillissaient sur les vêtements, fussent-ils standardisés.

         En revanche, de même que je ne suis pas choqué de voir imposer une tenue spécifique pour l’EPS, le port d’une blouse pour certaines disciplines peut être une nécessité : ce n’est plus un uniforme, mais un vêtement de protection pour éviter projections et taches.

         Laissons l’apanage de l’uniforme au privé, le jour où les fonds publics seront réservés à l’école publique !

Et ce n’est pas fini…

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Etre collégien aujourd'hui.

26 Octobre 2011, 00:17am

Publié par Bernardoc

         L’observatoire de la violence à l’école vient de donner une nouvelle photographie de la vie au collège. Il en ressort que 93% des collégiens sont heureux d’aller en classe et que 86% d’entre eux s’y sentent en sécurité.

         Or que met en avant France 2 et France Inter ? Le fait qu’un élève sur dix souffre des violences de ses camarades, allant même jusqu’à interroger la famille de l’un d’entre eux.

         Ceci m’a furieusement rappelé ma première année au défunt collège Paul Langevin de Mérignac, alors que j’essayais de mobiliser l’ensemble de l’équipe éducative et que les parents d’élèves de la FCPE (ou du moins certains d’entre eux) s’appliquaient à me savonner la planche sous les pas afin que le collège puisse continuer à « bénéficier » de l’image désastreuse qui lui avait été affublée.

         Quelques années plus tard, j’ai eu droit à une enquête de l’observatoire de la violence où tous les élèves et les enseignants qui le souhaitaient pouvaient répondre à un questionnaire en toute liberté et anonymat. Quelques mois plus tard, le résultat de cette enquête fut proposé à la communauté éducative. J’ai eu droit à la primeur, et j’étais bien déçu, car le bureau du Principal était le deuxième endroit que les élèves souhaitaient éviter après les toilettes. Je fus heureusement détrompé par les enquêteurs qui me dirent qu’au contraire, c’est parce que je représentais l’autorité, le cadre et la discipline qu’une convocation dans mon bureau était mal ressentie par les collégiens.

         Pour être honnêtes, les médias devraient compléter leurs reportages par des entretiens avec des chefs d’établissement qui pourraient leur expliquer les moyens mis en place pour lutter contre la violence et notamment l’absolue nécessité de faire confiance aux adultes en refusant la loi du silence qui ne peut que conduire à des extrémités non désirées.

Et ce n’est pas fini…  

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A S S E Z !

15 Octobre 2011, 22:00pm

Publié par Bernardoc

         Deux jours, deux drames dans l’éducation nationale : une prof s’immole devant ses élèves dans la cour de récréation, un autre va tuer une policière dans une préfecture.

         Faits divers ? Je n’en suis pas sûr, bien au contraire. Si deux enseignants en arrivent à ces extrémités fatales, c’est bien que quelque chose ne tourne pas rond dans ce mammouth auquel il ne va bientôt plus rester que la peau et les os. La droite a bien réussi à faire ce qu’avait promis un ministre qui se disait de gauche à l’époque et qui s’était mis à dos tous ses administrés.

         Se suicider sur son lieu de travail, d’une façon aussi horrible, n’est pas une action neutre. Rappelons-nous, nous autres Girondins, qu’un cadre de France-Télécom avait commis le même geste il y a quelques mois à Mérignac. Dans les deux cas la hiérarchie se retranche derrière des problèmes personnels, alors que c’est la qualité du boulot qui ne fait que se dégrader, et qu’il y a un refus de vouloir prendre en compte cette dégradation des conditions de travail, car cela coûterait trop cher. Et comme le gouvernement n’arrête pas de clamer l’état déplorable des finances vers lequel il a conduit notre pays, il préfère voir disparaître du personnel plutôt que d’embaucher, notamment des médecins du travail, par exemple.

         Souvenons-nous, il y a quelques années c’était le syndrome Guyancourt, avec des cadres de Renault se suicidant à intervalles réguliers devant une charge de travail devenant de plus en plus insupportable. Puis ce fut « la mode » des suicides chez France-télécom, comme avait osé dire un ignoble PDG de cette entreprise privatisée.

Comment donc s’étonner que des enseignants craquent devant des conditions de travail qui ne correspondent plus à celles qui étaient en vigueur lors de leur réussite au concours. Le « toujours plus » qui est exigé n’est pas une philosophie qui vise la réussite des élèves et le bonheur d’aller en classe. Non, décidément, l’éducation n’est pas une marchandise et on ne doit pas la gérer comme on gérerait…l’Oréal par exemple. C’est quand même l’investissement majeur pour l’avenir de la Nation, et il est temps de lui donner tous les besoins humains qu’elle mérite, seul moyen d’éviter la catastrophe annoncée, non seulement par les syndicats, mais aussi par l’Inspection Générale.

Et ce n’est pas fini…

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Allumage de feux.

28 Septembre 2011, 22:39pm

Publié par Bernardoc

         Entendu cet après-midi chez Mermet : « Former un Homme – avec un « H » pour ne pas être obligé de rajouter un « E » féminin, comme on a tendance à le trouver de plus en plus – ce n’est pas remplir un vase, mais allumer un feu. »

         Eh bien, hier, nous étions environ 4 000 dans les rues de Bordeaux à vouloir allumer des feux, ces feux que notre gouvernement en voie de sortie s’obstine à vouloir éteindre. En effet, l’éducation n’est pas du gavage, mais c’est donner les outils nécessaires à toutes pour qu’elles se les approprient et puissent agir après en connaissance de cause sur le monde qui les entoure, et essayer de l’améliorer pour le plus grand nombre, et non, comme depuis un peu plus de quatre ans, pour le seul bénéfice des possédants.

 

Eo33 + manif 27911 021

         Enseigner c’est influencer une vie pour toujours, et comme l’avait dit en substance le grand Victor HUGO : « Ouvrez une école, vous fermerez une prison » : nous voyons bien que nous sommes en opposition totale avec ce qui se pratique actuellement. Moins on donne à réfléchir, plus on a des sujets (et non des citoyens) aptes à obéir. Et c’est un général que j’ai eu l’occasion de côtoyer qui disait que dans l’armée, « réfléchir, c’est déjà commencer à désobéir ».

         Pourtant, dans cette manifestation unitaire, j’ai trouvé qu’il manquait les jeunes. Et je me souviens que lorsque nous étions parents d’élèves, un jour de grève nous emmenions nos enfants manifester avec nous, même si aucun prof ne faisait grève dans leur école, et quand le CPE se permettait de nous envoyer une demande d’explication, il avait droit à une réponse argumentée. Mais il faut dire que dans certains bahuts ces personnels subissent des pressions pour venir au boulot, et même pour pointer les profs grévistes !

         Deux catégories avaient sorti leur banderole et étaient reconnaissables : les DDEN (tous retraités) et les chefs d’établissements de l’Unsa : costume, cravate et chemise blanche. C’est vraiment révélateur du fait que tout va mal, car lorsque j’étais en activité, c’est bien souvent que je me retrouvais seul de ma catégorie dans les manifestations qui n’avaient pas lieu le week-end.

Et ce n’est pas fini…

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Tous à la manif pour l'école.

26 Septembre 2011, 07:57am

Publié par Bernardoc

Ci-dessous : texte de la CGT-Educ'Action

 

STOPPONS LA CASSE DE L'EDUCATION NATIONALE !

Non Monsieur CHATEL, la rentrée ne se passe pas bien.

 

   Le travail de sape se poursuit méthodiquement dégradant toujours plus les conditions d’accueil des jeunes dans les écoles, collèges, lycées et université rendant chaque fois un peu plus difficile l’exercice de nos métiers. Malgré les tours de passe-passe du ministre, expert en manipulation des chiffres, la triste réalité nous la vivons tous les jours dans nos classes, dans les établissements. Après les 16 000 suppressions de cette rentrée on nous annonce déjà la couleur pour la suivante, cela sera 14 000.

Depuis 2007, 80 000 emplois ont été supprimés et toutes les catégories de personnels sont touchées : personnels enseignants et d’éducation, COP, Aed, AVS, ATSS... La conscience professionnelle et l’implication des personnels ne peuvent pas tout. Aujourd’hui c’est une éducation nationale au rabais que l’on propose et que notre cher ministre essaye de nous vendre à grand renfort de mesures gadgets. Monsieur le ministre gardez donc pour vous vos leçons de morale ce n’est pas de cela dont la jeunesse à besoin !

 

Seule une réaction collective et déterminée peut inverser la tendance, la CGT Educ’Action est partie prenante de l’appel à la grève du 27 septembre pour dire non à cette politique néfaste dont nous constatons tous les résultats. C’est une journée qui doit servir à montrer notre colère, il faut que le gouvernement sache que nous ne sommes ni résignés ni abattus. A nous de réfléchir aux conditions d’une réaction d’ensemble des enseignants mais plus largement du monde du travail pour imposer d’autres choix politiques. C’est dans la rue que tous ensemble nous pourrons construire une alternative qui place l’éducation au  cœur des préoccupations de la société. L’expérience du mouvement contre la réforme des régimes de retraites doit nous guider dans l’élaboration d’une riposte enfin victorieuse. A l’approche des présidentielles la tentation est forte de s’en remettre aux promesses mais il serait vraiment illusoire de croire que sans notre intervention collective les choses s’arrangeront d’elles-mêmes. Actuellement la crise du capitalisme se cristallise sur la question de la dette, nouveau prétexte pour  imposer toujours plus de coupes sombres dans les budgets sociaux et les dépenses publiques. Ce n’est pas aux travailleurs de solder la facture des spéculateurs !

Nous ne paierons pas une dette qui n’est pas la nôtre !

 

Alors que la précarité se développe dans nos établissements, que chaque année des milliers de jeunes collègues débutent leur carrière sans véritable formation, que les classes à 35 élèves deviennent la norme les déclarations de notre ministre sonnent à chaque fois comme une nouvelle provocation. Alors oui la CGT  t’appelle à manifester et faire grève le 27 septembre et dans la perspective d’une réaction d’ensemble du monde du travail nous nous prononçons pour une journée de grève interprofessionnelle le 11 octobre.

 

La CGT Educ’Action exige :

·         Une augmentation salariale immédiate pour tous les salariés de l’Education Nationale d’au moins 300 euros et pas de salaire en dessous de 1 700 ;

  • Une augmentation de 2 % de la part de PIB consacrée à l’Education ;
  • L’arrêt des suppressions d’emplois, leur restitution et la création de postes à la hauteur des besoins sociaux ;
  • La création d’un nouveau corps de fonctionnaires pour les emplois de vie scolaire
  • La titularisation sans concours ni condition de nationalité de tous les précaires qui le souhaitent et l’arrêt du recours à la précarité;
  • L’abrogation des réformes type RGPP, LOLF, loi dite de mobilité ;
  • L’abandon des contre réformes qui détruisent l’école publique (socle commun, livret de compétence, ECLAIR, lycée, bac pro 3 ans, nouveaux programmes du primaire, dispositif des 60 heures qui justifient la destruction des RASED …) ;
  • Une véritable formation des enseignants avec une reconnaissance d’un niveau bac + 5 à l’issue de cette formation ;
  • La réduction du temps de travail ;
  • Un déroulement de carrière identique pour tous, au rythme le plus rapide, non soumis aux critères de mérite.

 

Manifestation UNITAIRE le 27 septembre à 11H30 devant le rectorat de BORDEAUX

Et ce n'est pas fini...

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Kiu parolas esperanton ?

10 Septembre 2011, 01:42am

Publié par Bernardoc

         C’est la question que j’aimerais poser aux amis grecs de Kalambaka, notre ville jumelle, que nous accueillons ce week-end.

Le couple que nous hébergeons ne parle pas français, seul le mari dispose de quelques mots réduits de langue anglaise. Nous ne pouvons donc, malheureusement, guère échanger avec Elias et Christie, fort sympathiques au demeurant.

Je répète donc, comme je l’avais fait chaque fois que je participais à un stage européen, que si les participants de l’échange, de part et d’autre, étudiaient l’esperanto deux heures par semaine dans les six mois qui précèdent la rencontre, les échanges seraient bien plus fructueux.

J’invite donc tous mes lecteurs qui ne l’ont déjà fait à se rendre sur le site www.esperanto-au-bac.fr et à signer la pétition dont je vous donne les arguments ci-dessous.Esperanto1

 

Esperanto2

 

Esperanto3

 

Esperanto4

Et ce n’est pas fini…

 

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22 élèves par classe ?

6 Septembre 2011, 08:46am

Publié par Bernardoc

         Samedi matin je visitais la ville, en compagnie des nouveaux habitants et d’une enseignante de maternelle. Naïvement je lui posais la question pour savoir si sa classe comportait 22 élèves, moyenne nationale que le ministre CHATEL annonçait sur les antennes nationales la semaine dernière. « Tu rigoles, me répondit-elle, j’en ai 27, et au chef- lieu de canton certaines montent jusqu’à 30 ». Quant à bordeaux, dans certaines écoles, c’est 39 en grande section !

         Je ne me permettrai pas d’accuser le ministre de mentir, mais je me contenterai, en utilisant les exemples que j’ai pratiqués, de montrer la manipulation scandaleuse des chiffres, aboutissant à une moyenne qui ne veut rien dire, un peu comme la tentative européenne de faire du rosé en mélangeant vin blanc et vin rouge.

         Ainsi, au collège, la moyenne serait de 25 élèves par classe, ce qui, en passant, est une (très) vieille revendication syndicale. Dans le département de la Gironde, ce nombre était le nombre maximum retenu pour les collèges situés dans ce qui était encore les ZEP, les autres collèges ayant 28 élèves en 6ème et 5ème et 30 en 4ème – 3ème. C’est en fonction de ces chiffres que le conseil général de Gironde fournissait le mobilier. Avec mon bac philo et mes études littéraires, je ne suis pas capable d’arriver à 25 en faisant la moyenne entre 28 et 30. Il y a donc une autre façon.

         Certaines disciplines, telles la technologie, les SVT doivent être enseignées en groupes. D’autres sont des options (langues rares ou langues anciennes par exemple) et ont donc des effectifs inférieurs à celui du groupe-classe. Dans certains collèges il y a aussi une SEGPA (effectif 16 par classe), voire une UPI (effectif 10). Donc, si l’on fait une moyenne indifférenciée, on a quelque chance d’arriver au chiffre énoncé par le ministre, mais le professeur de lettres, d’histoire, d’anglais, de mathématiques ou de disciplines artistiques se retrouvera bien lui avec ses 28 ou 30 élèves devant lui…et 5 élèves en plus, on les sent peser dans une classe.

         Le calcul est le même pour l’enseignement professionnel où les groupes d’atelier, pour des raisons de sécurité, tournent autour de 12 élèves, alors que l’enseignement général, discipline où cette catégorie d’élèves a en général des difficultés, se déroule en classe entière.

         Donc, lorsque les syndicats contestent les chiffres du ministre, ils parlent d’expérience, eux. Je propose donc aux parents dont les enfants seraient dans des classes qui n’entreraient pas dans la moyenne chatelienne d’en avertir le ministre.

Et ce n’est pas fini…

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