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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Le militantisme existe encore...

29 Août 2011, 16:50pm

Publié par Bernardoc

…du moins à l’Education nationale (ou ce qu’il en reste !).

         Aujourd’hui avait lieu la journée d’accueil des nouveaux nommés dans l’académie de Bordeaux. Après un accueil dans trois lycées différents le matin, l’après-midi les entrants en Gironde étaient reçus à l’ENSEIRB de Pessac, où le recteur, l’inspecteur d’académie, le secrétaire général et un inspecteur pédagogique devaient informer les entrants sur la manière de fonctionner du département.

         Cette réunion existe maintenant depuis plusieurs années, et c’est une bonne chose ; moi je n’y ai jamais eu droit sauf lorsque j’ai été nommé personnel de direction, quand l’IA d’alors, l’empathique M. LAUREAU nous réunit en petit comité pour nous souhaiter la bienvenue et concrétiser l’entrée dans la deuxième partie, en situation cette fois, de notre formation.

         Les interventions hiérarchiques et pédagogiques, prévues à 14h30, débutèrent avec du retard (la demi-heure girondine ?), alors que les nouveaux mutés étaient invités (pas de convocation, pas de remboursement de frais !) à partir de 14 heures. Mais à partir de 11h30, les syndicats et différentes associations qui gravitent autour de l’école étaient présentes.

         J’y étais au titre de la Mgen, et nous étions beaucoup, mais pas de trop. Certains collègues venaient directement vers nous, car nous étions bien visibles avec nos badges ; d’autres, plus timides, nous répondaient avec bienveillance et n’hésitaient pas à aller consulter nos conseillers mutualistes pour des renseignements plus précis. Une fois de plus nous avons pu constater l’image positive de la mutuelle auprès des personnels de l’Education nationale.

         J’en ai également profité pour discuter avec les militants syndicaux, et pas seulement de la CGT ; les seuls avec lesquels je n’ai pas cherché à entrer en contact étaient ceux du Snetaa-FO, moi qui avait milité pendant 19 ans au Snetaa-FEN, je n’aurais pas eu grand-chose à leur dire.

         Maintenant, je remets cela après-demain à l’Iufm de Mérignac.

Et ce n’est pas fini…

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Le dogme du 1er septembre.

15 Août 2011, 09:58am

Publié par Bernardoc

         Enfant, je reprenais l’école le 1er octobre puis, de grignotage en grignotage, on n’envisage plus maintenant la rentrée au-delà du 1er septembre…pour le moment. Ce serait très bien si tous les enseignants étaient nommés à cette date et présents dans leurs classes pour pouvoir  accueillir les élèves et participer aux réunions de pré-rentrée.

         Or, et à moins que les conditions aient été complètement transformées en mieux depuis que j’ai pris ma retraite, mais permettez-moi d’en douter, c’est loin d’être le cas. Et malgré l’embauche massive de vacataires via Pôle-emploi pour suppléer partiellement aux milliers de postes supprimés, il est très difficile d’obliger ces futurs collègues à venir, BENEVOLEMENT, participer à ce moment capital que constitue la pré-rentrée. Pourtant, et lorsque la pré-rentrée a lieu comme cette année un vendredi, cela laisserait toute une fin de semaine à ces futurs collègues pour se préparer à se jeter dans le bain. En effet, ils auraient pu ainsi prendre connaissance de la (ou des) classe(s) qui leur seront confiées, des manuels utilisés, de leurs collègues, et de la colonne vertébrale que constitue le projet d’établissement.

         Et bien non, cette année, ce sont les personnels titulaires, et eux seuls qui, à part leurs classes, connaissent tout le reste, qui reprendront un vendredi…avant d’aller profiter de leur dernier week-end de vacances. Il m’arrive parfois de penser qu’il s’agit là d’une sorte de provocation ministérielle : obliger les gens à commencer un vendredi, je me demande si cela arrive ailleurs que dans l’éducation nationale, surtout si la rentrée se déroule selon le protocole élaboré du temps où Ségolène ROYAL était ministre de l’enseignement, c’est-à-dire une rentrée en douceur, notamment pour les 6ème ou les 2ndes, afin de leur permettre de s’approprier les nouveaux lieux de vie, les nouvelles méthodes de travail ou de fonctionnement.

         Combien d’élèves sans maître le 4 septembre ? Réponse dans trois semaines.

Et ce n’est pas fini…

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L'Ecole en marche...arrière.

28 Juillet 2011, 09:16am

Publié par Bernardoc

         Tout le monde a entendu parler des suppressions massives de postes de fonctionnaires, notamment dans l’Education nationale. Pour remplacer les 16 000 non renouvelés lors de leur départ en retraite, le ministère recrute donc moins de 9 000 nouveaux enseignants.

         Entre 2007 et 2011, le nombre de candidats inscrits a été pratiquement divisé par deux, passant de presque 116 000 à à peine plus de 64 000. Mais l’inscription est une chose, la participation aux épreuves en est une autre : plus de 60% de présents en 2008, moins de 45% cette année.  C’est dire l’attractivité du métier !

         Mais ce qui est pire, c’est que le nombre d’admis est inférieur au nombre de postes mis au concours, qui existent pourtant budgétairement : de 20 postes non pourvus en 2007, on en arrive cette année à 976 ! Oui, oui, vous avez bien lu, presque 1 000 ; sont concernées les lettres classiques, les mathématiques et plusieurs autres disciplines. Ceci est un véritable scandale et prouve bien l’inanité de la contre-réforme concernant le recrutement des enseignants : moins de candidats, moins de postes et surtout PAS de formation !

         Il est admis que pour qu’un concours, seule voie reconnue d’entrée dans la fonction publique d’Etat et dont l’anonymat est gage d’équité, remplisse son rôle, il faut qu’il y ait au moins trois candidats pour un poste. Malgré la participation de moins de la moitié des candidats, ce taux était largement atteint, et donc tous les postes auraient dû être pourvus. A moins que le niveau ait été jugé insuffisant, mais alors qu’on arrête de nous bassiner avec la masterisation, si malgré deux années supplémentaires d’études avant le concours on n’arrive pas à recruter le nombre, déjà insuffisant, de professeurs.

         Que va-t-il se passer à la rentrée ? Il faudra recruter localement, via Pôle-emploi, environ 3 000 vacataires hors-statut et payés avec un lance-pierres. Et voilà comment l’Etat va faire des économies sur le dos de vos enfants.

Et ce n’est pas fini…

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Il y a une justice !

9 Juillet 2011, 01:25am

Publié par Bernardoc

Prud'hommes

Prud'hommes 2

Et  ce n'est pas fini...

 

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L'esperanto fait-il peur ?

7 Juillet 2011, 08:00am

Publié par Bernardoc

         Lancée au cours de la rencontre méditerranéenne de Pâques à Sète, la pétition, organisée conjointement par les deux plus puissantes associations espérantistes françaises,  afin que les élèves qui le souhaitent puissent choisir l’esperanto en option au bac, semble avoir du mal à décoller, au moins en ligne.

         Lors des dernières régionales, les premières affiches EELV d’Aquitaine comportaient une phrase en occitan, une phrase en basque et une phrase en esperanto, qui a disparu sur les affiches suivantes. Nul Vert n’a été capable de me donner une explication sur cette disparition. Mais je pensais que dans une région qui soutient les deux langues minoritaires qui y sont parlées, j’aurai une écoute favorable.

         Après avoir sollicité bon nombre de personnes de mon carnet d’adresses, j’avais créé un évènement sur Facebook. Je n’y ai pas des milliers d’« amis » (car je tiens à lire la majorité de ce qui y est posté), et pourtant  j’ai été surpris de découvrir que certains refusaient d’y participer, notamment les politiques que je considère quand même ouverts (les autres ne sont pas mes amis !). J’en ai conclu que j’avais mal rédigé le texte et je leur ai envoyé en suivant le 4 pages de présentation ainsi qu’une lettre d’accompagnement, différente pour chacun en fonction de mon degré de proximité avec eux.

         Y aura-t-il davantage de retours que je n’en ai eus après la lettre à mon député et mon conseiller général ? J’espère. Mais il faut dire que l’esperanto est une langue dangereuse : imaginez un peu permettre à un Grec et un Polonais de se parler sans intermédiaire et intégrer un Portugais et un Basque dans la conversation : c’est tout bonnement subversif !

         Heureusement, la pétition écrite fonctionne un peu mieux, et mes nombreuses casquettes m’ont permis de recueillir pas loin de deux cents signatures déjà. Et ça continue !

         Parrainée par Albert JACQUARD (je ne vous ferai pas l’injure de vous le présenter), la pétition a été signée par la plupart des députés du Front de gauche ainsi que par des linguistes (Claude HAGEGE, Henriette WINKLER) et des personnalités qui vont de Michel ONFRAY à Guy BEART en passant par Jacques GAILLOT (l’évêque).

         Je rappelle l’adresse de signature :

www.esperanto-au-bac.fr

Et ce n’est pas fini…

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L'ignominie !

5 Juin 2011, 17:51pm

Publié par Bernardoc

Vous êtes tous au courant de la volonté irréductible du ministre de l’éducation nationale (issu de l’Oréal) de fermer 1 500 classes et de supprimer 16 000 postes à la rentrée prochaine. Or, qu’entend-on depuis plusieurs jours sur les antennes de la radio ? L’Education nationale recrute 17 000 enseignants, inscrivez-vous vite à Pôle-emploi. Moi, qui suis un ancêtre maintenant et qui ai passé trois concours pour entrer puis progresser au sein de l’EN, je ne peux que m’étonner de ce nouveau mode de recrutement. Le concours anonyme, qui met chacun sur un pied d’égalité, n’est-il pas la voie normale pour intégrer la fonction publique ? Mais le concours, qui ouvrait le droit à une formation, a été dévoyé à la rentrée dernière, chaque nouveau recruté se retrouvant devant une (ou plusieurs) classe(s) sans jamais avoir reçu le moindre conseil pédagogique, d’où un nombre de démissions largement supérieur à ce qui était constaté jusqu’à présent.

Mais alors, qui sont ces futurs « enseignants » issus de Pôle-emploi ? Vraisemblablement ce qu’on appelait des « vacataires » lorsque j’étais encore en activité. C’est-à-dire des gens qui ne sont pas « autorisés » à travailler plus de 200 heures par an, qui ne sont pas rémunérés pour les tâches habituelles des enseignants (conseils de classe, suivi des élèves,…), qui, lorsqu’ils sont convoqués à un stage n’ont droit à aucune indemnité de déplacement,…Bref, ce sont de nouveaux serfs, taillables et corvéables à merci.

Comment s’étonner alors de les voir disparaître en cours d’année parce qu’ils ont trouvé un VRAI boulot qui leur permettra, entre autre, de payer un loyer et de manger à leur faim. Je me souviens, il y a quelques années, une de ces vacataires était venue me voir pour remplacer deux heures (une par jour) car sur ces deux jours elle avait été embauchée comme hôtesse dans un congrès et ce travail de deux jours à temps plein lui permettait de doubler le montant habituel de sa rémunération mensuelle. Etait-elle à blâmer ? Sûrement pas : quand on a faim, il s’agit d’un besoin vital et le reste passe ensuite.

Voilà ce que j’ai compris à ce recrutement via Pôle-emploi ; mais peut-être ai-je tout faux et le gouvernement est-il en train de recruter, à temps plein et à l’année, des nouveaux professeurs hors-statut, ce qui ouvre un boulevard vers la privatisation effective de l’Education qui fut nationale.

Et ce n’est pas fini…

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Encore l'Esperanto !

27 Avril 2011, 00:35am

Publié par Bernardoc

  Un bon geste pour la communication universelle : juste une signature !

Sète 2011

Et ce n'est pas fini...

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Pourquoi nous étions dans la rue le 19 mars ?

19 Mars 2011, 22:55pm

Publié par Bernardoc

 Manifecole19311 012 Budget 2011 pour l’Ecole : Encore 16 000 adultes en moins dans les établissements !

Pourtant…

Un pays qui croit en l’avenir est un pays qui investit dans l’éducation !

Manifecole19311 025

Tout est bon pour faire des économies … sur le dos des élèves. Le gouvernement prépare maintenant :

- des classes plus chargées : 2 ou 3 élèves en plus ne feront pas de mal !

- la fermeture des petits établissements de proximité : les voyages forment la jeunesse !

- la prise en charge par les familles de l’aide aux élèves les plus en difficulté par le biais d’officines privées : c’est le chacun pour soi en fonction de ses moyens !

- la fin de la scolarisation des moins de 3 ans : soit plus de 100 000 enfants qui n’auront plus droit à l’école maternelle

- la réduction du nombre d’assistants d’éducation

- la réduction des crédits pédagogiques

Manifecole19311 010

En Aquitaine, ce sont 161 postes supprimés pour 3 550 élèves de plus !

 

Manifecole19311 013Et comme si ce n’était pas suffisant, le gouvernement s’attaque aux fondements avec:

- la fin de la formation professionnelle des enseignants et des CPE

- le remplacement des enseignants et des CPE par des personnels précaires non formés ou mal formés

Le gouvernement dit vouloir « mettre le paquet » sur l’école primaire, mais pour lui, le paquet, c’est supprimer presque 9 000 classes !

Dans ces conditions, comment prendre en charge les élèves en grande difficulté à la sortie de l’école primaire ?

Comment éviter que 150.000 jeunes sortent du système éducatif sans qualification ?

Comment accueillir les 50 000 élèves supplémentaires en 6ème avec autant de postes en moins ?

Comment faire fonctionner notre école, notre collège, notre lycée ?

Comment traiter la grande difficulté scolaire ?

Supprimer des postes, c’est remettre en cause la qualité de l’éducation et la réussite de tous les élèves.

Et c’est la neuvième année consécutive que l’on subit ce régime !

Pendant ce temps-là, les autres pays européens font le choix d’investir dans l’Education comme moyen de sortir de la crise. Depuis de trop nombreuses années, la part de ses richesses que la France consacre à l’éducation ne cesse de baisser.

Manifecole19311 030

Défendons ensemble le service public d’éducation pour la réussite de tous les élèves et exigeons un autre budget pour l’école.

 Manifecole19311 032

Le collectif « Un pays, une école, notre avenir » appelle à une grande mobilisation citoyenne le samedi 19 mars à 13H30, devant le Rectorat à Bordeaux.

_ Parce que nous refusons des classes surchargées

_ Parce que nous refusons des enseignants non formés

_ Parce que nous refusons des absences non remplacées

_ Parce que nous refusons un pays qui anéantit son école

Manifecole19311 042

Parce que nous voulons l’éducation que nos enfants méritent

Et ce n'est pas fini...

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Education et démocratie.

18 Mars 2011, 15:16pm

Publié par Bernardoc

C’est le titre de la conférence régionale organisée par le conseil du même nom les 17 et 18 mars 2011.

Conseil régional 178311 001

Sous la présidence d’Anne-Marie COCULA, du beau monde se pressait pour nous éclairer tour à tour sur le renouvellement des élites (Agnès Van Zanten) ; puis, après le buffet, le décrochage scolaire (Joël ZAFFRAN), les inégalités géographiques (Caro & ROUAULT), les TIC (André TRICOT) et enfin la contribution du CESER sur les ruptures dans les parcours de formation et d’insertion. Voici un jeudi bien rempli !

Conseil régional 178311 004

Devant un public varié : enseignants, personnels d’éducation, sociaux et de santé, personnels de direction actifs ou retraités, militants pédagogiques, syndicalistes, militants associatifs,…partiellement renouvelé sur les deux jours, un remarquable journaliste dessinateur agrémentait l’écran de ses caricatures.

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Le vendredi matin, Vincent MERLE (entre autres ancien directeur de cabinet de Nicole PERRY), nous entretint du projet démocratique aux difficultés d’assurer l’entrée dans la vie active. Enfin François DUBET apportait la dernière touche en développant « Les conditions de l’efficacité de la justice scolaire ». Après avoir pointé que la France, peu inégalitaire socialement était très inégalitaire scolairement, ce qui débouche sur un climat scolaire détestable. Une des solutions que F.DUBET préconise est de faire basculer les moyens du lycée et de l’enseignement supérieur vers la maternelle, le primaire et le collège avec ce qui paraît une évidence aux convaincus qui constituaient la majorité de l’assistance : « Une bonne école est une école qui arme les plus faibles ». Du bon DUBET, fidèle à lui-même.

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En revanche, la conclusion d’Alain ROUSSET m’a fait l’effet d’une bombe, sans doute par ce que je ne suis plus cela d’assez près, mais dès l’an prochain il va proposer que les régions qui le souhaitent puissent prendre en charge totalement les LP et les lycées agricoles, y compris le recrutement des enseignants ! La suppression des sous-préfectures qu’il réclama en suivant pouvait passer comme une broutille à côté !

Et ce n’est pas fini…

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Groupes de parole à l'Espace Socio Culturel du Haillan.

15 Mars 2011, 21:00pm

Publié par Bernardoc

         A peu près deux fois par trimestre, animés par Céline Van den Busch, la psychologue attachée à l’ESC, ont lieu des groupes de paroles ayant trait à la vie familiale, notamment aux relations parents-enfants, mais pas que.

         Afin de toucher un maximum de personnes, ces groupes se déroulent le mardi à deux moments différents : le matin de 10 heures à 11h30 (ce qui permet aux jeunes parents d’aller chercher leurs enfants à l’école), ou bien le soir du même jour de 20h30 à 22 heures (ce qui permet aux gens qui travaillent d’y participer). Je n’ai pu participer qu’à deux cette année et j’y suis toujours allé le matin ; je ne pourrai donc pas faire de comparaison entre les deux publics.

         La première fois, il s’agissait de la thématique de l’autorité. Nous étions environ une demi-douzaine autour de Céline…et j’étais le seul homme…et le seul vieux ! Ce qui était sympa c’était que les jeunes mamans pouvaient venir avec leurs nourrissons puisque, comme dans tout centre social (du moins ceux que je connais), les jeunes enfants avaient leur « espace découverte » rempli de jeux adaptés à leur âge.

         Il y a eu depuis une thématique sur les familles recomposées, une autre sur : « Fille/garçon, homme/femme, sommes-nous si différents ? » et  enfin, aujourd’hui : « Comment éviter à nos enfants et notre entourage les petites vexations quotidiennes ? », ce que parfois on appelle « les douces violences ». Ce matin, nous étions quatorze autour de Céline, dont trois hommes. L’ambiance est excellente, la convivialité présente avec le traditionnel thé ou café, et je n’ai ressenti aucune inhibition chez les participants, quasiment tout le monde ayant pris la parole au moins une fois. L’animatrice a vite fait évoluer la thématique en pointant que « les petites vexations quotidiennes» n’étaient pas uniquement le fait de parents envers leurs enfants, mais pouvaient se produire également à l’école et dans le couple. Je n’ai pas rencontré dans ce groupe les mêmes femmes que la première fois, ce qui constitue une richesse supplémentaire dans les échanges.

         C’est décidément bien d’être à la retraite ! J’ai quand même proposé le titre d’un livre coédité par ATD-Quart Monde qui me paraissait pouvoir éclairer la thématique : Le Principal nous aime pas.

Et ce n’est pas fini…

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