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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

A l'éducation nationale, tout va bien !

14 Décembre 2010, 18:08pm

Publié par Bernardoc

C’est ce que j’ai cru comprendre ce matin en entendant le ministre sur une radio du service public. Et une fois de plus il est permis de se demander quel rôle joue la radio nationale. En effet, alors que le ministre a répété un certain nombre de fois que la moyenne par classe était de 22 élèves, et qu’il pourrait citer un grand nombre de classes avec à peine 10 élèves, les seuls appels qui passaient à l’antenne étaient ceux d’enseignants travaillant dans des classes à trois niveaux avec plus de 30 élèves, de la seule et unique CPE d’un collège de plus de 750 élèves,…Il est alors permis de se demander si une censure a été opérée pour empêcher certains témoins de venir conforter le ministre dans ses assertions.

La formation des nouveaux enseignants est une réussite : un DVD leur a été remis en début d’année avec l’indispensable résumé de ce qu’ils auraient pu apprendre au cours de leurs deux années d’Iufm, voire d’Ecole Normale pour les plus vieux. Et il y a même des nouveautés dont les retraités comme moi, au cours de trois formations professionnalisantes, n’avions jamais entendu parler, même par le prof de psychopédagogie : comment ramener le silence dans la classe en appuyant deux doigts sur une table du premier rang ! Et dire que je suis passé à côté de ça !!

Reçu par différents canaux (et vérifié auprès d’un responsable syndical en activité qui m’a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un canular) plusieurs témoignages sur la formation des néo-recrutés dans l’académie de Bordeaux, le même scénario s’étant déroulé dans un grand lycée de gironde et dans un grand lycée des Landes : le matin : comment fonctionne un rectorat, l’après-midi les rapports entre le MEN et le Ministère de la Défense.

Et les élèves ? Voyez cela avec vos tuteurs bénévoles et qui, eux non plus, n’ont reçu aucune formation leur permettant de jouer ce rôle.

Et ce n’est pas fini…

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A propos d'un fait divers dramatique

6 Décembre 2010, 14:01pm

Publié par Bernardoc

         Il y a plusieurs semaines un lycéen s’est immolé par le feu dans un couloir de son établissement. Une telle horreur a traumatisé non seulement les témoins, mais également toute la ville de Bordeaux. Comment un élève, que les journaux disaient sans problème, a-t-il pu arriver à commettre l’irréparable ? Faut-il qu’il se soit senti abandonné, sans porte à laquelle frapper, sans oreille bienveillante pour entendre sa détresse !

         Pourtant, le chef d’établissement a fait état des commissions de suivi régulières censées détecter et suivre les « cas difficiles ». Rien n’y a jamais transpiré concernant la victime.

         Dans les établissements que j’ai dirigés, j’avais mis en place de telles commissions auxquelles participaient régulièrement les  partenaires qui voyaient nos élèves en dehors du collège et dont le témoignage pouvait nous éclairer sur des comportements que nous avions certaines difficultés à analyser. C’est une instance indispensable pour arriver à réguler, canaliser puis éradiquer les dérapages qui pourraient mettre en péril la collectivité.

         Cependant, malgré toutes les procédures mises en place et l’implication de l’ensemble des membres de la communauté éducative, j’ai toujours été angoissé par la possibilité qu’un tel évènement puisse se produire à l’intérieur (ou à l’extérieur) du collège.

         J’ignore si le ministre, qui a fait le déplacement jusqu’à Bordeaux, a proposé des gens en uniforme pour améliorer l’encadrement. Mais ce n’est pas de policiers dont les établissements scolaires ont besoin, mais d’assistants d’éducation (en insistant sur le deuxième terme), de CPE, d’assistantes sociales, de médiateurs formés (tels qu’ils existaient du temps des aide-éducateurs)…C’est en répondant aux besoins en personnels et en multipliant les espaces d’écoute que l’on peut espérer que ce fait divers ne reste qu’une dramatique et triste exception.

Et ce n’est pas fini…

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Le GAPP

17 Mai 2010, 10:03am

Publié par Bernardoc

         En bon français : Groupe d’Analyse de Pratiques Professionnelles.

         Il y a une dizaine d’années j’ai participé à une université d’automne consacrée à ce thème. Jospin était encore premier ministre et ce dispositif reconnu faisait partie des priorités du ministère.

         Ce n’était pas mon premier stage national et je ne m’attendais pas à ce que cela débouche davantage sur quelque chose de concret que les précédentes fois. Mais nous nous sommes retrouvés une demi-douzaine de l’académie de Bordeaux, et sous l’impulsion de Claudine CORMIER un groupe académique fut mis sur pied. Il fallait continuer notre formation et recruter, l’objectif étant de former un animateur par ZAP. Je suggérai Christophe, mon vieux complice CPE, qui rejoignit le groupe avec enthousiasme.

         Tout en continuant notre auto-formation, nous effectuions à la demande l’animation d’ateliers, que ce soit en collège ou à l’Iufm, que ce soit en formation initiale ou pour les stagiaires 18 heures, jusqu’à ce que l’Iufm, sans un mot, nous fasse disparaître…

         J’avais proposé un AAPP au collège Paul Langevin, et il a fonctionné pendant un an, avec profit j’espère ; à cet atelier ont pris part la CPE, plusieurs professeurs du collège de différentes disciplines, une enseignante de Segpa, l’infirmière, ce qui donnait l’opportunité à ces différentes catégories de personnel de s’écouter, de se parler et de réfléchir ensemble, dans le prolongement des nombreux stages d’équipe que nous avions partagés. Bien entendu, afin de garantir la libre circulation de la parole, je n’y participais pas et je n’avais pas de compte-rendu après chaque séance. J’ai proposé ce type d’atelier à Zola, où les problèmes de communication étaient un élément majeur qui prévenait la mise en place d’un fort projet d’établissement, mais en vain. Donc, je me suis abstenu la dernière année.

         Je viens de prendre contact avec le GREF (Groupement des Retraités Educateurs sans Frontières), et je me dis que, si j’adhère au mouvement, ce sera peut-être une des compétences que je pourrai proposer.

SNB10930

Et ce n’est pas fini…

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La santé chez les enseignants

20 Mars 2010, 11:34am

Publié par Bernardoc

         Lorsque j’étais étudiant, pour pouvoir s’inscrire au Capes, il fallait fournir un certificat médical délivré par un médecin agréé, attestant que l’on n’était pas atteint d’une maladie incurable et que l’on était apte à intégrer la fonction publique d’état.

         Quelques années plus tard, ce certificat était demandé après la réussite au concours théorique. Je fus dans ce cas-là ; nous étions en 1974.

         VSNA au Ghana, j’eus droit à deux visites : une avant mon départ et une à ma « démobilisation » : l’armée voulait se couvrir.

         Lors de mon premier poste, j’eus droit à une radio pulmonaire en 1978. Et ce fut tout !

         Les personnels techniques, en intégrant les collectivités territoriales, auront au moins gagné la prise en compte de leur surveillance médicale par la médecine du travail, sans compter la participation de l’employeur à la souscription de la mutuelle complémentaire santé, la MGEN pour la majorité d’entre eux.

         Mais, deux ans avant le départ en retraite, une enquête est faite auprès des personnels du ministère de l’éducation nationale pour connaître les contacts avec l’amiante que nous aurions pu avoir au cours de notre carrière. J’ai dû lourdement insister pour obtenir le retour de cette enquête, et j’obtins des réponses alambiquées jusqu’au résultat final : « vous n’avez pas été en contact de façon dangereuse avec l’amiante. » J’ai quand même des doutes (comme j’en avais eu pour l’enquête de la Halde concernant les discriminations dont j’ai été victime) sur le sérieux de cette enquête, quand on sait que les bâtiments dans lesquels j’ai travaillé ont été depuis restructurés, et donc désamiantés, ou détruits (je pense notamment à « mon » préfabriqué du LEP de Blanquefort. Mais j’ai eu une réponse : l’état est couvert : circulez, y a rien à voir.

Et ce n’est pas fini…

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Colloque Education & Devenir

2 Février 2010, 09:40am

Publié par Bernardoc

viewerE&D - COLLOQUE DE ROUBAIX (ACADEMIE LILLE)
XXVI e Colloque national
Les 12, 13, 14 mars 2010
INSCRIPTION
NOM ……………………………………………………………………………. PRENOM ………..…………………………………………………………….
ADRESSE …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
CODE POSTAL……………………………………... VILLE ……………………………………………………………………………………………...
N° TEL …………………………………………………………………….... EMAIL …………………………………………………………………………...
FONCTION ……………………………………………………. ETABLISSEMENT ………………………………….………………………….
ACADEMIE …………………………………………………………….
COLLOQUE
Colloque complet Prix normal 40 €
Colloque complet Personnel stagiaire et étudiant 25 €
Conférences du vendredi 15 €
Conférences du samedi 15 €
Conférence et table ronde du dimanche 15 €
REPAS ET HEBERGEMENT
Forfait 4 repas 62 €
Musée La Piscine et buffet dinatoire vendredi soir 10 €
( subventionné par la MAIF)
Repas du samedi midi 10 €
Repas festif du samedi soir 30 €
Repas du dimanche midi 12 €
Hébergement : réservation par vos soins (liste des hôtels ci-joint)
Déplacements Roubaix (cf document ci-joint)
Souhaitez vous participer à la visite de Roubaix ? Oui Non
Montant total à régler …………………………………………………………………….. €
RAPPEL : Élections Régionales dimanche 14 mars, mode d’emploi vote par
procuration (cf document ci-joint)
INSCRIPTION AUX ATELIERS (samedi après midi)
Veuillez exprimer deux choix (votre préférence sera respectée dans la mesure du possible)
Retour de la fiche : le plus rapidement possible et pour le 1er mars 2010
Accompagnée de votre règlement libellé à l’ordre de Education & Devenir
Adresse : Education & Devenir
Collège Jean Jaures
rue Marguerite Yourcenar
62 300 LENS
educationetdevenirlille@orange.fr
ATELIER—THEMES DE REFLEXION CHOIX 1 CHOIX 2
Atelier 1 Qu’attendent les parents de l’école ?
Atelier 2 Qu’attendent les élèves de l’école ?
Atelier 3 Qu’attendent les politiques de l’école ?
Atelier 4 L’école et les attentes du monde économique
Atelier 5 Performance scolaire et intégration/performances
scolaires et Exclusion
Atelier 6 La notion de réussite scolaire

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Pion

25 Janvier 2010, 07:28am

Publié par Bernardoc

         Depuis l’Angleterre, j’avais demandé à mon copain Lazlo (Michel CHATELAIN), qui était déjà pion à Jean Aicard, de m’envoyer un dossier puis de le déposer au rectorat de Nice. En rentrant de Newport, je passais au rectorat pour demander s’ils avaient bien reçu mon dossier ; la secrétaire regarda la pile de dossier, trouva le mien et le posa sur le dessus du paquet ; deux jours plus tard, j’étais affecté au lycée Jean Aicard ! Je me présente quelques jours avant, et le censeur m’embauche dès le lendemain, soit trois jours avant le début de mon contrat, date que bien entendu je n’ai jamais pu faire valider comme début des services ; s’il m’était arrivé quelque chose, je suppose que les autorités hiérarchiques auraient dit, comme elles en ont l’habitude, que j’étais seul en tort.

         Le bahut avait bien changé depuis trois ans que je l’avais quitté : mai 68 était passé par là. Les garçons et les filles étaient mélangés dans les cours de récréation, il était devenu habituel de tutoyer les pions et de les appeler par leur prénom, ce qui ne me dérangeait pas, car ce n’est pas cette attitude qui empêchait d’établir la distance nécessaire. En revanche, ce qui était peut-être un peu plus difficile, c’est que des élèves (et pas des post-bacs –il n’y en avait pas à l’époque) étaient plus âgé(e)s que moi.

         Au bout d’un an, ma licence en poche, je pris conseil auprès de mon ancien prof. d’anglais, qui était toujours là, pour lui demander son avis concernant une éventuelle non-présentation au CAPES pour pouvoir repartir outre-manche. Il me dit « Oui, à condition de préparer un doctorat. » Pour moi, il s’agissait d’une maîtrise que je comptais rédiger sur le nationalisme gallois (Mon pote Geraint n’y était pas étranger). M. ROLLAND me dit de tenter, à condition de devenir lecteur en université. Je déposai donc un dossier en ce sens, et ne fut pas trop déçu de voir qu’il me manquait quatre points pour être admissible au CAPES. Je me dis qu’en travaillant le concours l’année suivante il ne devrait pas y avoir de problème.

         Mais aucun poste ne me fut proposé. J’entamais donc ma troisième année de surveillant d’externat. Fin septembre je reçus une lettre me demandant si j’accepterais un poste dans le secondaire. Réponse : « Oui, à condition que ce soit au Pays de Galles. »

         En toute logique je fus donc nommé à Preston, dans le Lancashire, c'est-à-dire au nord de l’Angleterre, mais comme j’en avais ras le bol d’être pion, je suis quand même parti, en ayant perdu un mois de salaire car j’avais démissionné trop tôt de mon poste.

Et ce n’est pas fini…

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Le Recteur est parti

5 Janvier 2010, 18:01pm

Publié par Bernardoc

         J’ai même été invité à son départ, invitation que j’ai déclinée bien entendu ; de même que ma contribution à son départ sera à hauteur de la sienne lors de mon départ à moi.

         Aura-t-il répondu au recours gracieux du collègue qui avait refusé de siéger sous un crucifix dans le cadre de ses obligations de service d’enseignant laïque et républicain en annulant la retenue sur salaire qu’il avait ordonnée ? Je n’en sais rien, et pour dire le fond de ma pensée, cela m’étonnerait, ce n’est pas son style.

         Chaque fois que je lui ai écrit, il ne m’a jamais répondu, y compris pour des faits graves, à savoir la modification des avis que j’avais émis sur le passage à la hors-classe des personnels. Mais même le service juridique du rectorat était resté muet sur ce cas. J’en conclus donc que le fonctionnaire du rectorat qui avait la main sur le logiciel a agi sur ordre. Nous qui nous engageons à être loyal (l’enthousiasme est facultatif), nous aimerions bien que la loyauté fonctionne à double sens.

         Pour ma dernière rentrée, dans le cadre des transformations d’heures-poste en heures supplémentaires, le Conseil d’administration, qui est censé être souverain, avait voté, puisque le poste d’allemand avait été fermé, pour transformer les heures d’allemand en vacations, d’autant que la vacataire (la troisième prof de l’année) avait fait un boulot remarquable pour redresser un enseignement qui partait à la dérive et qu’elle souhaitait poursuivre au collège. Lorsque je l’avais assurée que, les heures poste n’existant plus, j’aurai besoin d’une vacataire, elle s’était mise à travailler un projet avec les autres professeures de langue. Quand un collègue m’appelle pour me dire que nous partagions un prof d’allemand, je lui affirmai que c’était une erreur puisque je ne disposais pas des heures. Je dus pourtant me rendre à l’évidence : sans concertation aucune, la décision du conseil d’administration avait bel et bien été bafouée. C’est sans doute ce qu’il est convenu de nommer « l’autonomie pédagogique ». Là encore, aucune excuse ni explication et la satisfaction pour la hiérarchie de faire apparaître le chef d’établissement, qui s’était engagé auprès d’une collègue, comme un menteur.

         J’ai parlé de mon absence de promotion avant la retraite. J’ai donc déposé auprès de la HALDE un dossier pour discrimination syndicale (je revendique haut et fort mon appartenance à la CGT) et politique (je suis élu sur une liste d’union de la gauche qui va jusqu’au NPA – la seule ville en France). Dans ces cas-là, c’est à la personne mise en cause de prouver qu’il n’y a pas eu discrimination. Et bien, la réponse est arrivée pratiquement par retour de courrier : il n’y avait pas eu de discrimination à mon égard. Je n’ai pas été entendu et je me demande qui est l’enquêteur de la HALDE qui est venu enquêter au rectorat. « Selon que vous serez puissant ou misérable… ». Inutile de vous dire que l’idée positive que je me faisais de la HALDE en a pris un sacré coup ce jour-là, et que c’est une instance vers laquelle je n’enverrai personne.

Et ce n’est pas fini… 

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Ouf ! Plus de ça !

10 Décembre 2009, 16:14pm

Publié par Bernardoc

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1969 : Entrée dans l’Education nationale en tant que « pion » (surveillant d’externat).

2009 : Enfin la retraite (en tant que Principal).

 

40 ans d’évolution dont je ne suis pas sûr qu’elle ait été positive.  Ce fut  une des surprises du Haillan que des parents osent me demander en toute franchise : « Je souhaite rencontrer Monsieur Untel (ou Madame Unetelle) pour l’«engueuler », mais comme je n’ai pas envie qu’il (elle) me réponde, je souhaite votre présence ». Et ils s’étonnaient que je ne me prête pas au jeu.

         Il a quand même fallu que j’attende ma dernière année d’activité pour que je reçoive des services académiques un soutien écrit par le biais d’une lettre qui demandait aux parents de laisser les professionnels que nous étions faire leur travail sans s’immiscer dans une sphère qui n’était pas la leur. Du coup j’ai téléphoné à l’auteur de la lettre pour le remercier. Je me demande encore comment mon supérieur hiérarchique a pu signer ce courrier, vu les rapports qu’il entretenait avec moi et que j’aurai l’occasion de développer plus tard.

Et ce n’est pas fini…

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