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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Bravo Education & Devenir !

14 Février 2011, 11:57am

Publié par Bernardoc

Primes aux chefs d’établissement : Education et Devenir dénonce une décision "imbécile " de Luc Chatel

samedi 5 février 2011 par webmestre

Prime aux chefs d’établissement : une décision imbécile

Imbécile parce que décider d’attribuer une prime sans fixer au préalable les critères de son attribution, c’est courir le risque d’en faire une « prime de servilité ». C’est mettre les chefs d’établissement aux ordres de leurs autorités hiérarchiques directes, c’est renforcer les tendances naturelles à la prudence excessive et surtout limiter leur capacité d’initiative. Elle est donc contre productive au regard des objectifs de performance de l’Ecole. Faire réussir le plus grand nombre d’élèves implique la prise en compte de la diversité, l’adaptation des politiques d’établissement au contexte local. En conséquence, cela requiert le développement de la capacité d’initiative, la mise en place de solutions innovantes aux problèmes qui se posent, la prise de risques… Au lieu de quoi, nous risquons d’avoir des chefs d’établissement soucieux de la conformité ; et quand ils ne le seront pas, ils seront soupçonnés de l’être !

Imbécile parce qu’elle est antinomique de la spécificité du rôle du chef d’établissement, qui porte dans son établissement la double casquette de chef de l’exécutif des décisions prises par son conseil d’administration et de représentant de l’Etat. Par l’existence de cette prime, les acteurs de l’établissement ne verront plus en lui qu’une courroie de transmission des décisions ministérielles.

Imbécile parce qu’elle prétend renforcer l’autorité du chef d’établissement alors qu’elle l’affaiblit puisqu’elle isole le chef d’établissement des personnels en ouvrant la voie du soupçon. Chacun sait que les chefs d’établissement qui parviennent à une certaine efficacité sont ceux qui savent établir la confiance, organiser un travail d’équipe. Jouer l’autorité des chefs d’établissement contre les enseignants représente une grave erreur de management, illustrant une fois de plus à quel point le ministère ignore les réalités du niveau local. Imaginez un chef d’établissement prenant la décision, à l’issue des conseils de classe, de faire passer tel ou tel élève en classe supérieure. Il est déjà difficile, aujourd’hui, dans certaines salles des professeurs, de faire passer ce type de décision en avançant des arguments pédagogiques. Demain, quoiqu’il dise dans ce genre de situation, le chef d’établissement sera soupçonné d’être guidé par l’appât de la récompense… Bonjour l’ambiance et les dégâts collatéraux !

Imbécile aussi parce qu’elle est une grossière erreur de pilotage du système éducatif : après la prime aux recteurs, elle renforce la capacité de contrôle de l’Etat central sur les unités de formation, alors qu’on attend plutôt de celui-ci qu’il donne le sens de l’action à conduire. On attend qu’il impulse celle-ci en faisant accompagner les acteurs du terrain par ses échelons intermédiaires. Au lieu de quoi, on fait de l’Etat et de ses services des instruments de contrôle et on « enrégimente » à tout-va !

Plus grave encore : cette prime est un lourd obstacle à la mise en œuvre d’un « pilotage pédagogique partagé » dans les établissements. Il s’agit pour nous de la seule forme de pilotage susceptible de faire progresser l’Ecole dans sa mission de démocratisation : elle vise à développer le travail d’équipe, au sein de l’équipe de direction certes, mais aussi au niveau de l’ensemble d’un établissement, en d’autres termes à développer « le jeu collectif ». Le pilotage pédagogique partagé permet en particulier d’attribuer des rôles spécifiques au plus grand nombre d’enseignants, pour en faire les cadres qu’ils doivent être. Au lieu de quoi, la prime revient au seul chef… On ne travaillera plus avec lui, on roulera pour lui !

A cet égard, il faut bien voir dans cette décision un forte dimension politique : elle est la marque d’une droite autoritaire, soucieuse de contrôle et de formatage des esprits, moins préoccupée par le souci d’une réelle performance que par l’affichage d’un volontarisme qui ne recule devant rien. Droite qui donne à l’argent des vertus, à l’envers des valeurs que nous avons la mission d’inculquer.

Autant il est dérisoire de parler de récompense ou de reconnaissance des mérites dans ce langage si éloigné de la culture de l’enseignement, autant il serait courageux et juste de donner, dans la clarté, les moyens techniques aux établissements, de rémunérer les personnels engagés dans des actions innovantes qui demandent inventivité, formation personnelle, engagement différent… Il serait courageux et juste de rémunérer les personnels qui prennent en charge de nouvelles missions : orientation, aide, projets transversaux, formation à l’interne, vie dans l’établissement… Il serait courageux et juste de rémunérer les chefs de projets, coordonnateurs, responsables d’échanges de pratiques, référents culturels... Aujourd’hui, il est impossible de reconnaître le travail de toutes ces personnes qui vont bien au-delà de leur simple service, impossible de verser des heures supplémentaires aux AED, aux CPE, aux professeurs-documentalistes[1]. Difficile de verser aux enseignants des heures correspondant à une mission sans faire un exercice d’équilibrisme administratif. Ne parlons pas des obstacles pour rémunérer des intervenants ou des formateurs extérieurs, pour les rembourser de leurs frais de déplacement, etc.

Il ne faudrait pour régler tous ces problèmes que du bon sens administratif, une vraie connaissance des difficultés et surtout une réelle volonté politique. Il suffirait d’un peu de souplesse et d’autonomie aux établissements, dans un cadre national fermement affirmé pour trouver des solutions et redonner confiance à des équipes d’enseignants pour la plupart animées d’une vocation généreuse. Au lieu de quoi, on nous propose d’ignorer le dévouement des enseignants, on laisse penser que les chefs d’établissement seraient seuls les artisans de l’atteinte des objectifs. Et pour le leur prouver, au moment où l’ensemble des personnels de direction estimeraient juste d’obtenir une revalorisation de leur salaire, on voudrait, avec un peu de l(i)ard(s) accordé aux « meilleurs des meilleurs », retirer à tous les moyens d’être légitimement entendus de leurs équipes !

Education & Devenir

Françoise Clerc, Professeur honoraire, université Lyon II Marie Claude Cortial, Professeur d’histoire et géographie, Verneuil sur Avre, Présidente d’E&D Isabelle Klépal, Proviseur du lycée André Malraux, Montataire Claude Rebaud, Proviseur honoraire ancien Président d’E&D José Fouque, Proviseur du lycée Vauvenargues, Aix en Provence, ancien Président d’E&D

1] Les AED n’ont droit à rien. Les CPE et documentalistes ne peuvent toucher que des HTS très faiblement rémunérées. Cependant le nombre total d’heures accordées aux établissements est en nombre fini quel que soit le montant correspondant à l’heure versée.

Et ce n'est pas fini...

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5 février 2011 : 2ème Fête du jeu au Haillan.

5 Février 2011, 21:10pm

Publié par Bernardoc

  Pour sa deuxième édition, la Fête du jeu avait déménagé : le succès ayant été tel l'an dernier, il était à craindre que la ludothèque et l'Espace Socio Culturel soit trop petit, et c'est donc la salle des sports Georges RICART qui avait été "réquisitionnée".

  Petits et grands de l'ensemble des quartiers du Haillan s'y sont retrouvés pour des jeux surdimensionnés qui permettaient à chacun de se mesurer soi à lui même, soit à un adversaire, et une taille supérieure ne conduisait pas obligatoirement à la victoire.

 Voici quelques vues de cet après-midi récréatif où chacun a pu avoir un avant-goût des vacances d'hiver qui ne vont pas tarder à arriver.

Jeu 2011 004

Tenter d'aller à un endroit précis au coeur d'une boule ne semblait pas toujours évident.

Jeu 2011 005

Les joutes au soleil.

 

Jeu 2011 006

Comme d'habitude, les jeux de société étaient présents.

 

Jeu 2011 007

Un supporteur d'avant-match. On a gagné !

 

Jeu 2011 008

Classique : le château gonflable.

 

Jeu 2011 011

Une partie de la salle.

 

Jeu 2011 012

Le stand de l'ESC avec sa machine à remonter le temps.

 

Jeu 2011 014

Y a-t-il une fête du jeu sans tir à la corde ?

Et ce n'est pas fini...

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Assemblée générale du CLAM.

30 Janvier 2011, 13:25pm

Publié par Bernardoc

  Assemblées générales 003 

      Elle a eu lieu salle Castelldefels samedi matin. Affluence peu nombreuse et composée en majorité de ceintures noires et des enseignants des trois disciplines : judo, aïkido, karate. C’est quand même fort encourageant de voir que les élèves ayant réussi grâce au CLAM continuent de s’intéresser à la gestion de leur club.

Assemblées générales 006

         Comme toutes les AG, il y eut rapport moral, rapport d’activités, c’est-à-dire pour notre club rapport sportif, puis rapport financier.

Assemblées générales 007

          Le rapport sportif fut laissé à la discrétion des enseignants qui tous nous ont fait part de leur satisfaction quant aux progressions et aux excellents résultats de leurs élèves.

         Tous les rapports furent adoptés à l’unanimité ; je fis, comme à mon habitude, une remarque sémantique concernant le rapport financier, disant qu’il serait préférable d’utiliser « cotisations » plutôt que « charges » sociales.

         Avant l’apéro qui se doit de conclure toute AG, il fut procédé au toilettage des statuts, afin de les mettre en conformité avec la loi et au vote du règlement intérieur qui devrait être remanié au cours de l’année à venir.


Assemblées générales 005

Et ce n’est pas fini…

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C'est donc possible ?

18 Janvier 2011, 12:19pm

Publié par Bernardoc

Dans un communiqué, le ministère de l'Education informe que le groupe scolaire de Vaiaau-Fetuna de Raiatea, représenté par Lovaina Teaniniaitemoana, se rend en Turquie, dans le cadre de la préparation d’un projet pédagogique ayant pour thème ''Etre bien dans son corps, bien dans sa tête'', à inscrire au programme Comenius. Un projet que le groupe scolaire polynésien élabore avec 6 autres écoles de la communauté européenne (La Belgique, l’Italie, la Pologne, l’Espagne, la Grèce et la Turquie). L’objectif du programme Comenius est de favoriser le développement personnel et les compétences, notamment linguistiques, tout en développant les notions de citoyenneté européenne et de multiculturalisme. Ce déplacement a été rendu possible grâce à une subvention accordée par l’agence Europe Education Formation France couvrant les frais de transport et de séjour.

Agence Tahiti Presse

Lu cette dépêche ce matin. Je la trouve particulièrement réjouissante. Depuis l’archipel des îles sous le vent en Polynésie, des échanges vont avoir lieu avec d’autres écoles primaires de six pays européens, y compris la Turquie. Quelle belle occasion de s’ouvrir au monde quand on habite sur une île de moins de 100 km de tour ! Et quel travail obligé quand on sait que le français n’est pas la langue maternelle des petits Polynésiens !

Quand on sait les contraintes pour remplir les dossiers, contraintes qui font reculer beaucoup de candidats potentiels, on ne peut que féliciter les enseignants de Raiatea d’avoir osé se lancer dans l’aventure. C’est quelque chose que j’avais mis en place au collège Francisco Goya de Bordeaux, mais sans pouvoir y participer puisque j’avais muté au moment du lancement. C’est néanmoins un programme qui a fonctionné pendant plusieurs années.

En arrivant à Mérignac, j’ai essayé plusieurs fois avec l’équipe enseignante et en m’appuyant sur le dynamique comité de jumelage, mais il a toujours manqué un partenaire : nos projets ont chaque fois été validés par l’agence française, mais la validation d’un pays européen au moins a toujours fait défaut. Le plus incompréhensible fut la Slovaquie, qui avait financé une semaine de préparation à un collègue pour venir mettre en place le projet, et qui ne l’a pas validé ensuite.

Quant à Zola, au Haillan, cela faisait partie des objectifs du projet d’établissement, mais rien de concret n’a abouti.

Et malheureusement je constate, dans le cadre de mes fonctions électives, que s’engager dans des projets européens n’est pas encore dans les objectifs des comités de jumelage. Il nous reste deux ans et demi pour tenter d’essayer de les convaincre.

Et ce n’est pas fini…

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Petits bonheurs

11 Janvier 2011, 18:03pm

Publié par Bernardoc

         Il est des choses comme ça, qui depuis un mois m’ont aidé à porter à nouveau un regard positif sur une administration que j’ai servie pendant quarante ans et que le déplaisir que j’ai eu à terminer ma carrière en côtoyant certains fonctionnaires m’avait conduit à haïr.

         Il y a environ un mois, une professeure de lettres classiques à la retraite se voyait remettre la Légion d’Honneur, et bien que j’aie quitté l’établissement où nous nous étions rencontrés depuis plus de dix ans, elle n’avait pas oublié d’inviter le Principal-adjoint que j’avais été pour cette cérémonie. Là, je croisais aussi une autre collègue, devenue inspectrice depuis, et qui me raconta combien elle avait été surprise, lorsqu’elle était venue se présenter, de voir affiché sur la porte de mon bureau : « Bernard SARLANDIE sera toujours jeune ». Elle avait fait demi-tour et était redescendue à l’accueil pour redemander où se trouvait « l’administration ». Je dois dire que c’est un épisode que j’avais complètement oublié. Et dire que je suis devenu Principal l’année suivante…Certains auraient sans doute trouvé cela rédhibitoire. Merci à la personne du ministère qui m’avait reçu et s’est souvenue de moi !

         Il y a eu ensuite notre « repas solsticial » des anciens de Langevin, une coutume qui perdure depuis plusieurs années, mais qui cette année n’a rassemblé que des retraités. Là aussi, c’est un plaisir sans cesse renouvelé : évoquer les souvenirs communs est le ferment d’une bonne soirée.

         Vinrent ensuite les vœux d’une autre collègue, enseignante de lettres dans un autre collège et qui m’avoue combien elle a hâte de prendre sa retraite ; quand je me souviens de l’enthousiasme qu’elle manifestait en classe et de la façon dont elle avait ébloui l’inspectrice, on ne peut que constater combien l’institution, par les conditions de travail de plus en plus dégradées qu’elle impose, arrive à briser ses plus fidèles et talentueux serviteurs.

         Enfin, et ça date de ce midi, je suis allé manger dans un restaurant asiatique à côté du collège Francisco Goya, où il nous était arrivé de faire des repas de pré-rentrée. Lorsque le patron est venu me servir, je lui ai demandé des nouvelles de sa fille, que nous avions eue comme élève. Il a eu du mal à me reconnaître, mais sa fille est arrivée peu après et il lui a demandé si elle savait qui j’étais : elle n’a pas hésité et nous avons discuté un moment des années passées et de son nouveau métier de professeure d’anglais. Elle m’a révélé que pendant les vacances de Noël, ils s’étaient retrouvés une quinzaine d’anciens élèves pour faire une photo devant le collège. La ZEP, ça forme !

Et ce n’est pas fini…

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Mes stages en entreprises (2)

5 Janvier 2011, 10:24am

Publié par Bernardoc

         Donc, au printemps 1993, j’ai passé un mois à la SNCF, en allant dans pratiquement tous les services. J’avais une mission : étudier les relations entre la SNCF et l’Education nationale. En effet, un accord-cadre avait été signé au niveau national, décliné par une convention au niveau régional. Les personnes avec lesquelles je m’entretenais me demandaient si elles pouvaient être honnêtes, ou si elles devaient édulcorer, ma réponse était : « Pas de langue de bois ». Dès le départ, je n’étais pas dans le moule d’un futur chef dont le principal objectif doit être : « Pas de vagues ! ». Donc je rédigeai un rapport, dont j’ignore s’il a été lu, et dont la conclusion était : « Ça ne marche pas…sauf avec un seul lycée de Bordeaux ». Mais il y a bien longtemps, et je suis sûr que maintenant tout fonctionne bien !

         J’ai rencontré de nombreux chefs d’établissement (train, fret, voyageurs,…) qui m’ont associé à certaines de leurs activités comme par exemple la rencontre avec les délégués du personnel, fonction qui n’existe pas dans l’E.N., ou qui ont répondu à mes questions. L’une d’entre elles a été : « Mais je vous empêche de faire votre travail avec mes questions ; comment allez-vous faire ? ». Et la réponse, qui m’a beaucoup marqué, fut : « Je reste après votre départ pour me mettre à jour pour la journée. » J’ai pu me rendre compte plus tard que c’était ce qui m’arrivait très souvent aussi, car j’ai toujours accueilli les gens quels qu’ils soient, parents, étudiants, élèves, enseignants, partenaires,…puisque c’était une des parties de mon travail que je considérais comme capitale. Et après, et bien j’avais bien du mal à rentrer dans les 48 heures hebdomadaires (5 jours x 11 heures) selon le protocole signé par un syndicat.

         Donc, depuis vingt ans, je reste pour le moins dubitatif sur l’utilité des stages en entreprise.

Et ce n’est pas fini…

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Mes stages en entreprises (1)

4 Janvier 2011, 09:20am

Publié par Bernardoc

         Il m’a été demandé de faire quinze jours de stage lorsque j’étais CPE stagiaire,  40 ans. J’étais au lycée Stendhal, à Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne. Dans ce département existe un journal quotidien : Le petit bleu, qui possède également une imprimerie de labeur pour toutes sortes de publicités. Je leur avais proposé un canevas de stage pour les deux semaines : une serait consacrée au cheminement de l’information : son recueil, son traitement, sa publication ; l’autre à la partie commerciale : recherche de marchés, négociations commerciales,…Le petit bleu n’avait rien contre et il se proposait de m’accueillir…dix-huit mois plus tard ! Je me retrouvai donc pendant deux semaines au comité du tourisme de Lot-et-Garonne, qui avait bien voulu m’accueillir, mais sans trop savoir que me faire faire. Merci à eux ; j’espère que je ne les ai pas trop dérangés.

         Deux ans plus tard, en formation de personnel de direction, c’était un stage d’un mois que je devais effectuer. L’Inspecteur d’Académie nous avait recommandé de ne pas aller « buller » à la Mgen ou à la Maif, mais plutôt de nous tourner vers des entreprises privées. La seule entreprise qui ne m’ait pas répondu par la négative était la CGFTE (les bus bordelais). Je les appelais régulièrement, leur faisais parvenir les documents qu’ils me demandaient, leur parlais de mon projet de stage (éducation et sécurité dans les transports en commun) jusqu’à ce que deux semaines avant la date de début ils me déclarent qu’ils n’avaient nullement l’intention de m’accueillir. Patatras ! Je fis remarquer à mon interlocutrice, Nadia K., qu’elle aurait pu me le dire plus tôt au lieu de me mener en bateau pendant deux mois. Heureusement, dans le lycée que je venais de quitter, une prof d’espagnol était l’épouse du n°2 de la région SNCF de l’époque, et en huit jours le service formation de la SNCF m’avait monté un stage qui tenait la route.

Et ce n’est pas fini…

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Stages en entreprises ?

3 Janvier 2011, 16:11pm

Publié par Bernardoc

         C’était un des sujets du journal de France2 hier soir. Le journaliste parlait de la difficulté pour les jeunes de 3ème d’arriver à trouver une entreprise qui veuille bien les prendre pendant une semaine et on nous montrait une jeune fille en train de manier la fourche et de tirer la brouette. Curieuse façon d’« observer », car en 3ème il ne peut s’agir d’autre chose…à moins que le code du travail ait été révisé sur ce point pour les jeunes de moins de 15 ans. Cette jeune fille avait donc eu la chance de trouver un stage dans un centre hippique. D’après mon expérience c’est quasiment le souhait d’une jeune fille sur trois de travailler avec les animaux, le deuxième tiers se tournant vers les jeunes enfants, le reste se partageant entre la vente et la coiffure. Mais quel bénéfice pour l’orientation ? Cela va-t-il les aider à choisir les options en 2nde ? Je me souviens d’une élève pour qui le stage avait été utile : après avoir balayé les cheveux pendant une semaine dans un salon de coiffure, elle avait définitivement abandonné l’idée de jamais devenir coiffeuse !

         Il y a quand même une utilité à ces stages : c’est de pointer l’inégalité flagrante qui existe au « pays des droits de l’homme » en fonction du nom  et du quartier d’habitation : François ou Martine trouveront beaucoup plus facilement un stage que Mohamed, Sekou ou Karima. De même, à Bordeaux, les portes s’ouvriront plus facilement si vous habitez le centre-ville plutôt que Le Grand Parc.

         J’ai rarement vu un élève de 3ème revenir davantage motivé pour le travail scolaire après sa semaine de stage, et il m’est parfois arrivé de me demander ce que son stage avait pu lui rapporter et ce qu’il avait compris vu la pauvreté de son rapport et les difficultés orales qu’il avait à présenter son expérience.

         Mais (hélas ? ) les stages ne sont pas réservés aux seuls élèves de 3ème et je vous ferai part de mon expérience demain.

Et ce n’est pas fini…

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L'Inspection Générale se mouille.

23 Décembre 2010, 08:43am

Publié par Bernardoc

         Trois Inspecteurs Généraux de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche ont lancé un véritable cri d’alarme au mois de juillet dernier (rapport 2010-95). C’est donc que, contrairement aux assertions du ministère, nous ne sommes pas vraiment dans la voie du progrès. Jugez-en par les titres des différents chapitres du rapport.

1.   Des restrictions budgétaires qui ne font pas peser de risques sur la rentrée (2010), mais qui vont créer des tensions et préparent assez peu l’avenir.

2.   Une gestion des ressources humaines sous tension dans les services administratifs et dans l’enseignement secondaire, confortable dans l’enseignement primaire.

3.       L’accueil et la formation des enseignants stagiaires : des conditions de mise en œuvre différentes dans le 1er et le 2nd degré et des difficultés dans le processus engagé.

4.   La déconcentration du pilotage du système éducatif se poursuit (pour le meilleur et pour le pire).

5.   Les académies s’efforcent de mettre en œuvre les réformes de l’école et du lycée.

S’ensuivent deux annexes : l’une concernant la mise en place des dispositifs d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants et personnels d’éducation stagiaires, l’autre la mise en œuvre de la rénovation de la voie professionnelle.

Les IGAENR sont les collaborateurs directs du ministre ; quand on voit ce qui se prépare pour la prochaine rentrée on peut remarquer que leur travail n’a pas vraiment été pris en compte, la seule chose importante étant les économies financières. Et tant pis pour les prochains résultats PISA.

Et ce n’est pas fini…

 

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A l'éducation nationale, tout va bien !

14 Décembre 2010, 18:08pm

Publié par Bernardoc

C’est ce que j’ai cru comprendre ce matin en entendant le ministre sur une radio du service public. Et une fois de plus il est permis de se demander quel rôle joue la radio nationale. En effet, alors que le ministre a répété un certain nombre de fois que la moyenne par classe était de 22 élèves, et qu’il pourrait citer un grand nombre de classes avec à peine 10 élèves, les seuls appels qui passaient à l’antenne étaient ceux d’enseignants travaillant dans des classes à trois niveaux avec plus de 30 élèves, de la seule et unique CPE d’un collège de plus de 750 élèves,…Il est alors permis de se demander si une censure a été opérée pour empêcher certains témoins de venir conforter le ministre dans ses assertions.

La formation des nouveaux enseignants est une réussite : un DVD leur a été remis en début d’année avec l’indispensable résumé de ce qu’ils auraient pu apprendre au cours de leurs deux années d’Iufm, voire d’Ecole Normale pour les plus vieux. Et il y a même des nouveautés dont les retraités comme moi, au cours de trois formations professionnalisantes, n’avions jamais entendu parler, même par le prof de psychopédagogie : comment ramener le silence dans la classe en appuyant deux doigts sur une table du premier rang ! Et dire que je suis passé à côté de ça !!

Reçu par différents canaux (et vérifié auprès d’un responsable syndical en activité qui m’a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’un canular) plusieurs témoignages sur la formation des néo-recrutés dans l’académie de Bordeaux, le même scénario s’étant déroulé dans un grand lycée de gironde et dans un grand lycée des Landes : le matin : comment fonctionne un rectorat, l’après-midi les rapports entre le MEN et le Ministère de la Défense.

Et les élèves ? Voyez cela avec vos tuteurs bénévoles et qui, eux non plus, n’ont reçu aucune formation leur permettant de jouer ce rôle.

Et ce n’est pas fini…

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