Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

engagements

Le collectif laïque national.

25 Janvier 2021, 10:33am

Publié par Bernardoc

Parce que la sauvegarde de notre loi républicaine de 1905 est un enjeu de tous les jours, le Collectif Laïque s'est créé en 2005, lors du centenaire de la loi de séparation ; depuis 2011 il s'appelle Collectif Laïque National.

Les sept principales obédiences maçonniques en forment le noyau dur, mais vingt cinq autres organisations en font partie. On peut citer parmi celles-ci le Comité Laïcité République, le CNAFAL, les PEP, les DDEN, la LICRA, l'UFAL, l'Union Rationaliste et Viv(r)e la République. Rien que du beau monde oserais-je dire.

Chaque année, en fonction des événements, un certain nombre de communiqués sont publiés, signés par tout ou partie des organisations. Mais aussi un rapport annuel est rédigé qui engage l'ensemble du Collectif.

Le rapport reprend une étude des constantes en lien avec la laïcité :

    • La citoyenneté commence à l'école ;

    • Développer l'école publique laïque, un « devoir » constitutionnel de l'Etat ;

    • Sorties scolaires : pour une loi garantissant le principe de laïcité de l'école publique et la liberté de conscience des élèves ;

    • Appliquer la loi de 1905 sans chercher à la contourner ;

    • Respecter la neutralité religieuse des bâtiments et terrains publics ;

    • Crèches privées : la neutralité religieuse est un choix légitime et conforme au droit !

    • La laïcité, condition de l'égalité femmes-hommes et du respect des droits des femmes ;

    • Laïcité de l'enseignement et de la recherche à l'Université ;

    • Régimes dérogatoires des cultes dans certains territoires de la République ;

    • Le cas particulier de l'Alsace et de la Moselle : Concordat, statut scolaire local, cours de religion ;

    • Poids des comportements communautaristes dans les entreprises ;

    • Laïcité à l'hôpital public ;

    • Sport et neutralité religieuse ;

    • Europe.

Quatorze rédacteurs (et autant d'organisations) ont participé à la rédaction du rapport de 2020. Vous pouvez vous le procurer, pour 8 € sur le site : www.conform-edition.com

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Au sujet de la condition animale.

24 Janvier 2021, 10:49am

Publié par Bernardoc

Il paraît que c'est ce qui va occuper nos députés la semaine prochaine. Il est vrai qu'en ces temps de pandémie, de pénurie de vaccins, de personnels hospitaliers aux abois, cela est d'une extrême urgence.

Déjà on avait pu voir l'état de notre société lors des dernières élections européennes quand un parti dit « animaliste » (qui n'était cependant pas allé jusqu'à présenter comme candidats ânes ou cochons) avait fait presque autant de voix que le PCF.

On va donc s'occuper du chienchien à sa mémère avant de s'occuper de ceux qui passent l'hiver à la rue et qui sont pourchassés par les flics sur ordre des différents préfets. Mais peut-être certains SDF vont-ils s'en sortir grâce à leur chien ?

Quand on parle du bien-être animal, le premier geste symbolique est d'interdire la chasse sous toutes ses formes, mais ce n'est pas la voie qu'a choisie notre méprisant de la République. En même temps, on interdit aussi les corridas.

Ensuite, fin des centres équestres : les cavalier(e)s ne se sont jamais demandé si les chevaux étaient heureux de porter quelqu'un sur leur dos.

Quid des animaux « de compagnie » ? Les chiens n'ont rien à faire enfermés, sinon permettre aux propriétaires de les emmener pisser en période de confinement.

J'ai parlé de « propriétaires » ; mais cela ne s'apparente-t-il pas à une forme d'esclavage ? A part les footballeurs, on n'achète pas les êtres humains. Pour la dignité des animaux, il faudrait interdire tout commerce des animaux vivants.

Quant aux chats, s'ils choisissent de venir partager votre maison avec vous, c'est à vous de vous y habituer.

Ce n'est pas animalement correct ce que viens d'écrire ? Et bien tant pis.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

La France doit adhérer au traité sur l’interdiction des armes nucléaires

21 Janvier 2021, 10:10am

Publié par Bernardoc

L‘entrée en vigueur du TIAN (Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires) le 22 janvier 2021 n’est pas un événement ordinaire dans le climat actuel de tension et de risque pour la sécurité de la planète. 19 associations et organisations (dont 5 anciens Prix Nobel de la paix) lancent un appel solennel au Président de la République pour que la France adhère à ce traité.

Le 22 janvier 2021 restera une date historique : un traité multilatéral, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté par les deux tiers des pays membres de l’ONU en 2017, entre en vigueur et rend les armes nucléaires illégales, que ce soit leur possession, leur fabrication, ou la menace de leur utilisation, c’est-à-dire la stratégie de dissuasion nucléaire. Le TIAN comble un vide juridique et complète l’interdiction des autres armes de destruction massive, biologiques et chimiques, ainsi que de certaines armes classiques condamnées pour leur impact sur les civils. Il aura des effets même sur les pays qui le rejettent. La France, qui s’est toujours voulue le pays porteur des valeurs de respect du droit international, ne doit pas tourner le dos à ce processus de démocratie internationale et doit adhérer au TIAN.

Cet accord est le résultat de dizaines d’années d’efforts persévérants de la société civile, à travers des organisations dont de nombreuses ont été regroupées au sein de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), lauréate du prix Nobel de la paix 2017, et le Comité international de la Croix-Rouge, en convergence avec plusieurs Etats, dont le Saint-Siège, l’Afrique du Sud (ancienne puissance nucléaire) et la Nouvelle-Zélande.

Les organisations, gouvernements, Eglises, syndicats qui soutiennent l’interdiction des armes nucléaires n’ont pas agi seulement par frustration à l’égard des détenteurs d’arsenaux qui n’ont pas tenu leurs engagements, pris notamment dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le TIAN concrétise le rejet d’un système verrouillé par le veto de ces quelques pays et d’un système de sécurité fondé sur la capacité de perpétrer des massacres de masse de civils.

Les puissances nucléaires, dont la France, ont beau déclarer que le TIAN ne leur imposera aucune obligation, elles ne pourront plus désormais affirmer que leurs armes nucléaires sont légitimes. Elles se comportent comme si le TNP leur accordait indéfiniment un droit de possession et de recours à l’arme nucléaire, en contradiction avec l’esprit et le texte de ce traité. Ainsi tentent-elles de justifier l’injustifiable, à savoir les programmes de modernisation et de renouvellement de leurs arsenaux nucléaires, étalés encore sur plusieurs décennies à coup de centaines de milliards d’euros. Pourtant, l’article VI du TNP leur fait bien – depuis un demi-siècle – obligation de négocier en vue de « la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée » et d’un « traité de désarmement général et complet » !

Les autorités françaises, comme celles des autres puissances nucléaires, affirment de manière contradictoire que la dissuasion nucléaire exclut tout recours à l’arme nucléaire, alors même qu’elles incluent dans leur doctrine des scénarios d’emploi de l’arme atomique (le « dernier avertissement ») et investissent dans de nouveaux types d’armes nucléaires plus « utilisables », qui abaissent dangereusement le seuil de la guerre nucléaire.

Les puissances nucléaires affirment que la seule solution réaliste vers le désarmement consiste à cheminer « étape par étape », et fixent comme objectif prioritaire la non-prolifération. En fait, toutes les mesures en discussion (interdiction des essais nucléaires ou de la production de matières fissiles militaires, réduction des arsenaux, non-emploi en premier, etc.) sont actuellement bloquées par ces mêmes puissances. De plus, en continuant d’affirmer que l’arme nucléaire est la garantie ultime de leur sécurité, elles la rendent encore plus attrayante et elles favorisent la prolifération qu’elles prétendent combattre.

Le Président de la République doit sortir de trois contradictions dans lesquelles il s’est enfermé :

  • il a fustigé le « désarmement unilatéral », tout en s’enorgueillissant des mesures de réduction que la France avait prises unilatéralement depuis la fin de la Guerre froide ;

  • il prône le multilatéralisme, tout en rejetant les aspirations d’une majorité d’Etats, dont des membres de l‘Union européenne ;

  • il entend inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution alors qu’une guerre nucléaire, même limitée, serait un crime d’écocide compte tenu de ses conséquences catastrophiques sur la planète, ses habitants et les générations futures, ainsi que l’ont démontré plus de 2000 essais nucléaires dont les effets sanitaires et environnementaux se font aujourd’hui encore ressentir sur les populations concernées.

Il est donc grand temps, trois quarts de siècle après l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki, que la France se joigne au mouvement mondial pour l’élimination progressive et multilatérale des armes nucléaires en adhérant au TIAN.  La France contribuera ainsi, comme elle l’a déjà fait pour les autres armes de destruction massive, à l’élimination de l’arme la plus destructrice inventée par l’être humain.

Abolition des armes nucléaires – Maison de Vigilance ; ADN (Collectif Arrêt du nucléaire) ; AFCDRP (Association française des communes, départements et régions pour la paix) – Maires pour la Paix ; AMFPGN (Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire, affiliée à IPPNW, Prix Nobel de la paix 1987) ; Amnesty International France (affilié à Amnesty International, Prix Nobel de la Paix 1977) ; Artistes pour la paix ; EPP (Enseignants pour la paix, membre de l’Association internationale des éducateurs à la paix – AIEP) ; ICAN France (affiliée à ICAN, Prix Nobel de la paix 2017) ; IDN (Initiatives pour le désarmement nucléaire) ; IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe) ; LIFPL France (Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté) ; Ligue des droits de l’Homme (affiliée à ICAN France) ; Mouvement de la paix (affilié à ICAN et au Bureau international de la paix, Prix Nobel de la paix 1910) ; MIR-France (Mouvement international de la réconciliation, affilié à ICAN France) ; Mouvement national de lutte pour l’environnement ; Observatoire des armements ; PAX Christi France ; PNND France (Parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaire) ; Pugwash-France (affilié au Mouvement Pugwash, Prix Nobel de la paix 1995).


Cette tribune a été publiée dans La Croix le 20 janvier 2021

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Toujours mobilisés.

16 Janvier 2021, 19:11pm

Publié par Bernardoc

Sud ouest parle de 4 000 manifestants ; on peut donc penser qu'on était un peu plus nombreux...même s'il en manquait pour que nous noircissions les Quinconces. Mais ce n'était pas le but puisque après un puissant discours du délégué régional de la LDH nous nous sommes ébranlés le long des quais, pour remonter le cours Victor Hugo et terminer place de la République après un passage par la Victoire.

C'était un défilé à la fois mélangé et unitaire et il n'y avait pas vraiment d'ordre protocolaire. En revanche l'immense majorité des manifestants était masquée.Les marcheurs répondaient bien aux slogans. Les flics étaient très discrets au départ, j'ai vu une petite voiture sur le pont de pierre et la démonstration de force a commencé devant le musée d'Aquitaine.

Tout au long du parcours une équipe de jeunes femmes s'arrêtait un moment pour afficher des slogans féministes, y compris des conneries telles « Ni dieu, ni maître, ni mari ».

Le cortège se terminait par un nombre imposant de jeunes, alors que devant eux c'étaient plutôt des retraités. Bref, comme souvent, hélas, il manquait les quadras...Macron a encore de beaux jours devant lui.

Lorsque j'ai quitté la manif place de la République, tout le monde était arrivé et à ma connaissance il n'y avait eu aucun incident.

Et ce n'est pas fini...

Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.
Toujours mobilisés.

Voir les commentaires

Jamais contents ces vieux !

15 Janvier 2021, 15:53pm

Publié par Bernardoc

Communiqué de 7 organisations syndicales et associatives de retraités

Pandémie et démocratie

Les organisations nationales de retraités soussignées tiennent à manifester leur inquiétude devant les restrictions apportées à l’expression des revendications sociales, en particulier en ce qui concerne la situation des personnes âgées.

Les retraités sont les principales victimes du démantèlement du système de santé et de la crise sanitaire et économique. Alors que les EHPAD ont été en première ligne dès la « première vague » et que près de 50 % des victimes sont des résidents très âgés, il est nécessaire que les pouvoirs publics répondent aux inquiétudes de nos organisations.

Pour cela, il est notamment indispensable que les droits civiques puissent s’exercer librement. Nos organisations constatent que la crise sanitaire sert trop souvent de prétexte à la limitation du droit à manifester, du droit à circuler, etc. Trois décrets votés discrètement permettent un fichage massif des populations avec des éléments sur la santé, les activités sur les réseaux sociaux, les opinions politiques et syndicales.

Comme l’écrit la Ligue des Droits de l’Homme (communiqué du 27 octobre 2020), le projet de loi visant à prolonger l’état d’urgence jusqu’au 16 février 2021 « reconduit des mesures qui portent atteinte aux droits et libertés fondamentaux », « altère l’état de droit », « dégrade la démocratie » et, ajouterons-nous, entrave l’action syndicale et démocratique. Cette Loi suscite aussi de « sérieuses préoccupations » du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU qui craint « des atteintes importantes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ».

Le pouvoir cherche à décourager les salariés, les retraités. Il n’y arrivera pas. Les retraités et les personnes âgées, avec nos organisations, continueront d’exprimer leurs revendications, au besoin par des manifestations sur la voie publique. Nous n’avons pas vocation à être confinés ni assignés à résidence dans les foyers ou les maisons de retraite.

Paris, le 13 janvier 2021

J'espère que nous serons très nombreux dans les rues demain après-midi.

A Bordeaux, 14 heures aux Quinconces

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

On vous attend !

14 Janvier 2021, 14:52pm

Publié par Bernardoc

Samedi 16 janvier 2021 à 14h30

Manifestation

POUR LA DÉMOCRATIE ET LES LIBERTÉS,

RETRAIT DES TEXTES LIBERTICIDES !

Rassemblement 14h00 place des Quinconces, Bordeaux

Nous appelons à une nouvelle Marche pour la démocratie et les libertés, samedi 16 janvier, à Bordeaux. Cette manifestation vise à demander le retrait des articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi dite « Sécurité globale », le retrait du Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO) et de toute autre disposition élargissant la surveillance de masse ou faisant reculer le droit à l’information. 

Dans le cadre de la mobilisation nationale initiée par la coordination #StopLoiSécuritéGlobale, les organisations de défense des droits et des libertés signataires (associations de défense des droits et de l’environnement, syndicats de journalistes et de salariés, mouvements de lutte contre les violences policières…) continueront d’informer sur les conséquences délétères de ces textes. 

Malgré une mobilisation de très grande ampleur le 28 novembre, déployée dans un contexte d’état d’urgence sanitaire et de confinement, le gouvernement et les parlementaires se sont contentés d’effets d’annonce s’agissant de la réécriture de l’article 24 de la proposition de loi « Sécurité globale ». Texte que le Sénat semble vouloir fusionner avec l’article 18 du projet de loi « confortant le respect des principes de la République », précédemment nommée loi « contre le séparatisme ». Ni la commission Delarue sur les rapports entre journalistes et forces de l’ordre ni le « Beauvau de la sécurité » ne sauront nous détourner de notre objectif.

Par ailleurs, notre opposition aux dispositifs de surveillance généralisée instaurés par les drones et les caméras piétons, ou à la sélection des journalistes instaurée par le nouveau SNMO n’a pas été entendue. Des décrets parus le 4 décembre dernier étendent les possibilités de fichage aux groupements et notamment aux opinions politiques ou syndicales, aux comportements et habitudes de vie…

Les pressions politiques de policiers se présentant en uniforme et en plein couvre-feu devant les domiciles d’élu·e·s ou devant des tribunaux confirment nos craintes quant à l’instauration d’un véritable État de police par la combinaison du SNMO, de la proposition de loi « Sécurité globale » et du projet de loi « confortant le respect des principes de la République ».

SIGNATAIRES :

Ligue des Droits de l’Homme – Section de Bordeaux et Fédération de Gironde, Fédération de la Gironde de la Libre Pensée, FSU33 , UD CGT 33, UD FO 33, Union Solidaires 33, Club de la Presse de Bordeaux-Nouvelle-Aquitaine, Réseau Education Sans Frontières, Greenpeace Groupe local Bordeaux, Bienvenue, Union revolte bordeaux, AREVE, UJFP, Palestine 33, Darwin Climax Coalitions, SOS Racisme, Il est encore temps – Bordeaux, Extinction Rebellion Bordeaux, ANV Cop 21 Gironde, Oxfam Groupe local Bordeaux, Macadam Press, AC! Gironde, ASTI, Tchernoblaye, ARTS,La Clé des Ondes.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Le droit au travail, un droit universel pour toutes et tous !

13 Janvier 2021, 11:27am

Publié par Bernardoc

Revendications syndicales

L’année 2020 a été marquée par une grave crise sanitaire liée au virus de la Covid-19, qui a aggravé la crise économique, sociale et envi­ronnementale que nous vivons depuis plusieurs décennies.

Elle est pour de très nombreuses entreprises, notamment les plus grandes, le prétexte pour effectuer des restructurations avec des dizaines de milliers de suppressions d’emplois à la clé. Sans compter les dizaines de milliers de contrats d’emplois précaires (CDD, intérim, sai­sonniers…) qui sont stoppés ou non renouvelés.

Cette situation dramatique frappe en particu­lier les plus jeunes : ceux qui comptaient sur ces emplois pour financer difficilement leurs études ainsi que ceux qui sont en quête d’un premier job et d’une première expérience professionnelle.

Cette situation a des conséquences graves sur la vie quotidienne de nombreux citoyens, la pauvreté se développe et les associations cari­tatives voient exploser les demandes d’aide alimentaire.

Des milliards d’euros d’argent public pour supprimer des emplois : c’est inacceptable !

Chacune et chacun a pu constater la capacité du gouvernement et de l’Union européenne à mobi­liser de l’argent en cas d’urgence. Cela change des discours traditionnels consistant à déclarer qu’il n’y a pas d’« argent magique ». À ce jour, plus de 100 milliards d’euros ont été dégagés en quelques semaines, s’ajoutant aux centaines de milliards du premier plan de soutien « Covid ». Mais à quoi et à qui va servir cet argent public ?

Tous les grands groupes qui en ont bénéficié ont annoncé des suppressions d’emplois, et toutes les catégories professionnelles sont aujourd’hui touchées. La grande majorité des entreprises a saisi l’opportunité d’une baisse temporaire d’activité pour restructurer et accroître le niveau de productivité au moment de la reprise.

Dans la grande distribution – dont le chiffre d’af­faires a augmenté ces derniers mois – le patro­nat cumule licenciements et aides publiques avec le recours au chômage partiel. Et que dire des entreprises du numérique, les tristement célèbres Gafam !

Beaucoup de très petites entreprises, quant à elles, subissent en cascade les décisions bud­gétaires de leurs « donneurs d’ordres », qui sont totalement déresponsabilisés de quelque obligation que ce soit envers elles et leurs salariés.

Il n’y a pas de fatalité au chômage, à la pré­carité. Tout est une question de choix, avant tout des choix politiques et gouvernementaux. C’est pourquoi la CGT propose des solutions concrètes et immédiates, notamment :

  1. - la suspension de tous les plans de suppres­sions d’emploi en cours ou survenus durant l’année 2020 ;

  1. - la conditionnalité de toutes les aides publiques au maintien ou à la création d’em­plois et leur contrôle ;

  2. - la suppression des dividendes versés aux actionnaires des grands groupes pour l’an­née 2020, soit l’équivalent de 60 milliards d’euros qui doivent être réorientés pour le social, l’économie, l’environnement ;

  3. - le développement des services publics sur l’ensemble du territoire par la création de 500 000 emplois dans la Fonction publique, dont près de la moitié dans la santé et l’ac­tion sociale ;

  4. - la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire pour travailler moins, mieux, toutes et tous.

  5. - une autre réforme de l’assurance chômage avec l’ouverture de droits à toutes et tous, y compris pour les jeunes en recherche du premier emploi ;

  6. - une sécurité sociale professionnelle per­mettant un déroulement de carrière pro­gressif quels que soient les aléas de la vie au travail.

Pour une politique de l’emploi conjuguée à une autre politique salariale

Les premiers de corvée, les deuxièmes lignes, salués par le président de la République et ses ministres pendant le premier confinement, ont de quoi être comblés… le Smic va augmenter de 0,99 % !

Le gouvernement suit ainsi les recommanda­tions d’un groupe d’experts (pas payés au Smic) qui n’a même pas eu la décence d’arrondir le savant calcul à 1 %.

Nos gouvernants et le patronat viendront ensuite se plaindre d’avoir des métiers en tension, des problèmes de motivation, d’attractivité, des diffi­cultés pour recruter ou garder des salariés, etc.

La CGT considère que les salaires ne sont pas l’ennemi de l’emploi, bien au contraire, et pro­pose une revalorisation de tous les salaires sur la base d’un Smic à 1 800 euros brut.

Augmenter les salaires, c’est bon pour le pou­voir d’achat. Mais c’est aussi bon pour notre quo­tidien tout au long de la vie, car cela renforce nos cotisations sociales, pilier de notre Sécurité sociale : c’est-à-dire notre santé, nos retraites…

Pour toutes ces raisons, la CGT refuse toute rési­gnation quels que soient la période et le contexte. Elle propose à toutes et à tous de se mobiliser afin de se faire entendre autour de revendica­tions concrètes avec un temps fort unitaire le 4 février 2021.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Une bonne nouvelle pour commencer l'année.

5 Janvier 2021, 12:00pm

Publié par Bernardoc

Extraits (commentés) de libération.fr d'aujourd'hui

Plus de 200 employés californiens de Google se syndiquent. A l'échelle de la silicon valley cela peut paraître un faible nombre, mais vu les pressions exercées sur ces cadres, c'est un bon départ pour quelque chose d'indispensable dans le monde du travail : un syndicat.

Le nouveau syndicat espère pouvoir traiter des questions de salaires, de conditions de travail, mais aussi de problématiques éthiques, informent les fondateurs dans un communiqué. A la CGT nous avons l'UGICT (Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens), et il n'y a rien à redire à ce que se propose de faire ce syndicat, l'AWU (Alphabet Workers Union).

Kara Silverstein, une dirigeante de Google : «On a toujours travaillé dur pour créer un environnement de travail favorable et enrichissant. Bien sûr, nos employés ont des droits que nous soutenons. Mais, comme nous l’avons toujours fait, on continuera de nous engager directement auprès de tous nos employés.» La réponse patronale n'a rien d'étonnant : comme en politique, diviser pour mieux régner ; on va voir chacun individuellement, on l'embobine et après on met l'ensemble des personnes devant le fait accompli.Surtout dans ce milieu et en ce moment où le télétravail fleurit, plus de communication entre les salariés, ce qui ne peut que laisser les mains libres au patron. C'est pourquoi les syndicats revendiquent au moins partiellement le retour sur le lieu de travail, principal moyen de s'organiser collectivement.

Lorsque j'étais sur un poste de direction, j'ai toujours regretté de ne pas avoir de syndicat organisé en face de moi, mais que des râleurs individuels avec lesquels il est difficile de construire quelque chose ensemble, comme ce fut le cas à la Libération lors de la création des grands services publics nationalisés.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

La coopérative Railcoop veut relancer des lignes de train

29 Décembre 2020, 14:35pm

Publié par Bernardoc

Très bon article dans La Croix d'hier. Mais je n'avais pas attendu de le lire pour acquérir des parts sociales de cette coopérative qui, hélas, est obligée de se positionner pour pallier aux abandons de ce qui fut un grand service public issu du front populaire : la SNCF. Je me demande si les deux villes écolos terminus ont adhéré à la coopérative, respectivement pour 1 300 et 2 600 parts sociales (rappelons que dans une coopérative chaque sociétaire a droit à UNE voix, quel que soit le nombre de parts paossédées). Rejoignez-nous !

C’est l’histoire d’un Petit Poucet du rail qui s’immisce au milieu de mastodontes industriels. Alors que seuls de grands groupes étaient attendus pour venir chatouiller les essieux de la SNCF après la fin de ses derniers monopoles, nul n’imaginait qu’une douzaine de personnes réunies en février 2019 dans la salle des fêtes de Blars, un village du Lot de 140 habitants, allaient imaginer une compagnie ferroviaire coopérative.

Neuf mois plus tard, la première société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) française dédiée au chemin de fer, Railcoop, est pourtant née. Son objectif : rouvrir en 2022 la ligne de train à vitesse classique entre Lyon et Bordeaux fermée en 2014 par la SNCF.

Pendant ces neuf mois, l’équipe de Railcoop a construit son modèle économique, étudié d’autres lignes possibles et rencontré le ministère des transports, l’Autorité de régulation des transports et SNCF Réseau, la branche de la SNCF chargée de gérer l’infrastructure et d’attribuer des horaires aux opérateurs ferroviaires…« On nous a reçus avec bienveillance, souvent aussi avec curiosité et amusement », sourit Nicolas Debaisieux, directeur général de Railcoop et l’un des pionniers de Blars.

Ce fonctionnaire du ministère de la transition écologique s’est mis en disponibilité il y a trois ans, préoccupé par la contradiction qu’il dit ressentir entre « l’urgence à agir contre le réchauffement climatique et le temps long du politique. » Il s’installe alors dans le Lot pour réfléchir à de nouveaux modes d’action. C’est là qu’il rencontre des personnes venues de divers horizons : cheminots, militants de l’économie sociale et solidaire (ESS), défenseurs de l’environnement.

« Le train réunit nos convictions, explique-t-il. Nous promouvons un mode de transport vertueux en désenclavant des territoires ruraux. Et l’économie sociale et solidaire nous sert de moteur. » Dans les statuts, 57,5 % des bénéfices doivent être réinvestis et l’échelle des salaires ne doit pas excéder un rapport d’un à sept.

« Le statut de société coopérative d’intérêt collectif est le seul permettant à une entreprise privée d’accueillir au capital des personnes physiques mais aussi des collectivités locales, relève Dominique Guerrée, président du conseil d’administration de Railcoop et acteur expérimenté de l’ESS, qui était lui aussi au début de l’aventure. C’est important que ces dernières accompagnent le projet. » Si la part sociale est de 100 €, Railcoop demande aux collectivités d’en souscrire le nombre nécessaire pour que cela corresponde à une valeur minimale de 50 centimes d’euros par nombre d’habitants.

Pour choisir le Bordeaux-Lyon, Railcoop s’est basé sur des études de consultants. « En regardant les dynamiques démographiques et économiques de ces métropoles, ainsi que les flux aériens qui les relient, nous sommes convaincus du très fort potentiel de cette liaison », assure Alexandra Debaisieux, la sœur de Nicolas, venue apporter son expérience de l’ingénierie financière.

Railcoop mise sur au moins 690 000 voyageurs par an avec 3 allers et retours quotidiens desservant de multiples gares, dont celle de Gannat, dans l’Allier. Cette ville de 6 000 habitants est la première collectivité locale à être devenue sociétaire. « Ce train est une chance pour attirer ou fidéliser les entreprises, séduire les touristes et offrir plus de mobilité aux jeunes pour trouver emplois et stages, se réjouit Véronique Pouzadoux, la maire divers droite. Aujourd’hui, il n’est pas possible d’aller directement en train dans notre capitale régionale, Lyon, à deux heures de voiture. »

Installée dans une pépinière d’entreprises près de Figeac (Lot), Railcoop s’étoffe. Elle vient d’embaucher son responsable de la sécurité ferroviaire. Ancien de la SNCF et de l’Établissement public de sécurité ferroviaire, Jérémy Auguy travaillait à l’activité fret des chemins de fer luxembourgeois quand il a accepté, il y a trois mois, de rejoindre la coopérative. « J’ai été convaincu à la fois par la personnalité des membres de Railcoop et par la possibilité de participer à un projet ferroviaire ayant du sens », dit-il.

Trente-deux sociétaires avaient embarqué au départ du train de Railcoop en 2019 pour un capital social de 53 000 €. Ils sont aujourd’hui 3 000 et le capital atteint environ un million d’euros. Il faudra recourir à d’autres modes de financement, notamment l’endettement. Le Lyon-Bordeaux demandera à lui seul 80 salariés et un fond de trésorerie de 5 millions d’euros nécessaires au lancement. Le coût annuel de fonctionnement est estimé entre 20 à 30 millions d’euros.

L’entreprise peut-elle être rentable ? « Le coût d’exploitation d’un train TER de la SNCF est en moyenne de 25 € par kilomètre, indique l’économiste des transports Yves Crozet, professeur émérite à Sciences-Po Lyon. Railcoop pense arriver à 19 €. » La coopérative compte notamment réaliser ces gains de compétitivité grâce à une utilisation intensive des rames, sans doute louées au début.

« Il leur faudra quand même trouver assez de passagers pour rentabiliser les voyages, ce qui n’est pas certain dans des territoires où prendre la voiture est si facile », dit l’économiste. En outre, le temps du voyage entre Lyon et Bordeaux, sera, avec 6 h 47 de trajet, plus long qu’en TGV avec la correspondance à Paris (moins de 5 heures). « Nous sommes persuadés qu’il y a une forte appétence pour des voyages directs, plus reposants et à des prix compétitifs », assure Alexandra Debaisieux qui évoque un billet Bordeaux-Lyon à 38 €.

Pour aspirer à la licence d’opérateur pour trains de voyageurs, le capital de Railcoop doit atteindre 1,5 million d’euros. Mais elle peut déjà faire rouler des trains de fret et pense ouvrir une ligne en 2021 entre Figeac et Toulouse. Si le « Lyon Bordeaux » tient ses promesses, la coopérative vise ensuite un Toulouse-Rennes et un Lyon-Thionville.

La libéralisation du rail en France

2006. Ouverture complète du fret à la concurrence.

2009. Libéralisation du transport de voyageurs sur des lignes internationales. Un opérateur peut aussi transporter des passagers entre des villes françaises si le voyage est international, par exemple entre Paris et Lyon sur un Paris-Milan.

2019. Possibilité, mais pas obligation, pour les régions ou pour l’État de lancer des appels d’offres pour l’exploitation de leurs lignes subventionnées (TER, Intercités) à la fin du contrat qui les lie à la SNCF. En 2023, l’appel d’offres deviendra obligatoire.

13 décembre 2020. Accès libre aux lignes non subventionnées.

Entre 2023 et 2039. Ouverture progressive à la concurrence des lignes d’Île-de-France.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

On aurait pu être plus nombreux...

17 Décembre 2020, 18:42pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

On aurait pu être plus nombreux...On aurait pu être plus nombreux...On aurait pu être plus nombreux...

Voir les commentaires