Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
engagements
Journée internationale des Droits de l'Homme.
Les droits de l’homme doivent être au centre du monde d’après la COVID-19.
La crise de la COVID-19 a été alimentée par l’aggravation de la pauvreté, par l’augmentation des inégalités, par la discrimination structurelle et profondément ancrée ainsi que par d’autres lacunes dans la protection des droits de l’homme. Seules des mesures visant à combler ces inégalités et à faire progresser les droits de l’homme nous permettront de nous rétablir pleinement et de reconstruire un monde meilleur, plus résilient, plus juste et plus durable.
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Mettre fin à toute forme de discrimination : La discrimination structurelle et le racisme ont alimenté la crise de la COVID-19. L’égalité et la non-discrimination sont des exigences fondamentales pour la reconstruction du monde après cette pandémie.
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Lutter contre les inégalités : Pour sortir de la crise, nous devons également nous attaquer à la pandémie des inégalités. Nous devons pour cela promouvoir et protéger les droits économiques, sociaux et culturels. Il nous faut un nouveau contrat social pour une nouvelle ère.
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Encourager la participation et la solidarité : Nous sommes tous dans le même bateau. Des individus aux gouvernements, de la société civile et des communautés au secteur privé, chacun a un rôle à jouer dans la construction d’un monde d’après la COVID-19 qui soit meilleur pour les générations actuelles et futures. Nous devons faire en sorte que les voix des personnes les plus touchées et les plus vulnérables soient prises en compte dans les efforts de relèvement.
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Promouvoir le développement durable : Nous avons besoin du développement durable, pour les peuples et pour la planète. Les droits de l’homme, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris constituent la pierre angulaire d’un relèvement qui ne laisse personne pour compte.
Et ce n'est pas fini...
En décembre, c'est le SIDACTION !
Depuis sa création, Sidaction a instauré des procédures efficaces, rigoureuses et validées par le Conseil d'État et la Cour des Comptes, toujours en vigueur.
Sidaction a mis en place une organisation structurée garantissant clarté et efficience dans l’action. Le Conseil d’administration, formé de 25 membres bénévoles impliqués de longue date dans la lutte contre le sida, est constitué de trois collèges : associatif, scientifique et de personnalités qualifiées, reconnues pour leur connaissance ou leur apport à la lutte contre le sida.
Il est seul décisionnaire des financements alloués. Ses décisions se font selon les recommandations des comités d’experts.
Un comité scientifique et médical
Il est composé de 23 membres : cliniciens en activité dans des services de maladies infectieuses ou d’immunologie clinique, chercheurs investis dans des travaux de recherche fondamentale, appliquée ou en sciences sociales et de deux représentants d’associations de personnes vivant avec le VIH.
Ces experts apportent au conseil d’administration l’éclairage scientifique nécessaire à une bonne étude des demandes, évaluent les résultats obtenus par les programmes soutenus par Sidaction et collaborent aux activités d’information et de vulgarisation scientifique de l’association.
Un comité associatif
Il est composé de 23 personnes qualifiées : acteurs du secteur sanitaire et social aux profils variés, choisis pour leur expertise, tous œuvrant au sein d’associations françaises locales ou nationales. Ces experts étudient les demandes de financement faites par les associations françaises de lutte contre le sida et formulent des propositions au Conseil d’administration.
Un comité international
Il est composé de 19 membres, experts des programmes de lutte contre le sida internationaux. Ils sont chargés d’instruire les demandes de financement faites à Sidaction dans le cadre des appels à projets internationaux. Pour l’appel à projets « Formation », un comité spécialisé s’adjoint au comité international.
Et ce n'est pas fini...
Mon mari est parti .
Mon mari est parti un beau matin d'automne parti je ne sais où
Je me rappelle bien la vendange était bonne et le vin était doux
La veille nous avions ramassé des girolles au bois de Viremont
Les enfants venaient juste d'entrer à l'école et le temps était bon
Mon mari est parti un beau matin d'automne le printemps est ici
Mais que voulez-vous bien que le printemps me donne je suis seule au logis.
Mon mari est parti avec lui tous les autres maris des environs
Le tien Éléonore et vous Marie le vôtre et le tien Marion
Je ne sais pas pourquoi et vous non plus sans doute tout ce que nous savons
C'est qu'un matin d'octobre ils ont suivi la route et qu'il faisait très bon
Des tambours sont venus nous jouer une aubade j'aime bien les tambours
Il m'a dit : "je m'en vais faire une promenade" moi je compte les jours.
Mon mari est parti je n'ai de ses nouvelles que par le vent du soir
Je ne comprends pas bien toutes ces péronnelles qui me parlent d'espoir
Un monsieur est venu m'apporter son costume il n'était pas râpé
Sans doute qu'en chemin il aura fait fortune et se sera nippé
Les fleurs dans son jardin recommencent à poindre j'y ai mis des iris
Il le désherbera en venant me rejoindre lorsque naîtra son fils.
Mon mari est parti quand déjà la nature était toute roussie
Et plus je m'en défends et plus le temps me dure et plus je l'aime aussi
Marion m'a-t-on dit vient de se trouver veuve elle pleure beaucoup
Eléonore s'est fait une robe neuve et noire, et jusqu'au cou
Pour moi, en attendant que mon amour revienne je vais près de l'étang
Je reste près du bord, je joue et me promène je parle à mon enfant
Mon mari est parti un beau matin d'automne, parti je ne sais quand
Si les bords de l'étang me semblent monotones j'irai jouer dedans.
Anne Sylvestre (1961)
Et ce n'est pas fini...
Non au SNU !
Protégeons la jeunesse du militarisme et du bourrage de crâne ! Pour le rétablissement du droit aux études et de toutes les libertés publiques !
Jeunes gens de seize ans livrés à la propagande de la hiérarchie militaire ou policière, entraînés à des pratiques militaires agressives, intoxiqués par le culte du chef et de l’unité de combat, promis à la perte de tout esprit critique, nos organisations ont eu, depuis deux ans, à dénoncer la volonté du gouvernement Macron d’imposer les nouveaux « chantiers de jeunesse » que représentent les sessions, déjà commencées, du SNU.
Ces stages (bientôt obligatoires) soumettent déjà de très jeunes gens, à l’âge où leur personnalité est en pleine évolution, où ils cherchent leur voie tant sur le plan philosophique que sentimental, à un emploi du temps de type militaire, confrontés aux rudoiements des officiers, à un langage étranger à leur sensibilité, à la bêtise et à l’inculture de la caserne. Ce stress et ce lavage de cerveau sont inacceptables pour qui est attaché à la Paix dans le Monde. Ce n’est pas un avenir pour la jeunesse.
Un autre aspect non négligeable du SNU est la possibilité d’employer gratuitement ces jeunes dans des institutions, des associations. Nous nous opposons au travail gratuit, à l’exploitation de la jeunesse.
Les lycéennes et les lycéens aspirent à la connaissance, pas à une connaissance tronquée et caviardée, comme le texte de Jean Jaurès censuré (la phrase sur la liberté pédagogique de l’enseignant) et tripatouillé (le mot fierté remplacé par celui de fermeté) par le ministre de l’Éducation Nationale, Monsieur Blanquer. C’est la raison pour laquelle ils manifestent et bloquent leurs lycées pour exiger, face au danger sanitaire réapparu, des dédoublements de classes avec les postes d’enseignants qui doivent les accompagner. En cela, ils sont solidaires de leurs professeurs en grève.
Les étudiants aspirent eux aussi à la connaissance pleine et entière, donc à la liberté de recherche, telle qu’elle a été maintenue jusqu’à présent, et que la loi LPPR et ses derniers amendements liberticides remettent gravement en question. Et ce serait à ces jeunes, déjà confrontés à une situation d’abandon éducatif pendant la pandémie, désireux d’apprendre, d’être libres de penser, désireux de former des projets professionnels intéressants, à l’inverse du prêt à penser voulus par le ministre, ce serait à ces jeunes gens qu’il faudrait, de surcroît, imposer la camisole de militarisme ?
Nos organisations se tournent vers la jeunesse et ses organisations pour dire : tous contre le SNU ! Construire une paix durable, une véritable compréhension entre les peuples passe par l’abandon du militarisme.
Nous sommes conscients qu’en nous adressant à la jeunesse, en lui témoignant notre solidarité, nous apportons notre soutien à l’ensemble de la population victime de mise en résidence surveillée et de suppression des libertés publiques.
Les lycéens ont osé manifester, malgré le confinement et l’interdiction de rassemblement. Ils ne sont plus les seuls à présent. Les prochains jours verront probablement surgir de nouveaux faits de résistance.
Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, ASSO-Solidaires, Solidaires Lycéen·nes région parisienne, Fédération Solidaires Étudiant·e·s, Fédération SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération SUD Collectivités territoriales, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, CNT Santé, Éducation, Social et Territoriale de Lorraine, Fédération éducation recherche de la CNT-SO, Émancipation tendance intersyndicale, Les Jeunesses Syndicalistes, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Réseau des Centres de Recherche, d’Etude et de Formation à l’Animation et au Développement, Mouvement de la paix, ATTAC-France, Stop Fuelling War, Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance, Mouvement de l’Objection de Conscience (MOC – Nancy), Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne ML, Unité Communiste de Lyon, Groupe libertaire Jules Durand, Radio-Libertaire, Revue Silence, Arc en ciel théâtre réseau coopératif. Collectifs locaux unitaires Non au SNU Nantes, Lyon, Bordeaux, Angoulême, Nancy, Chambéry...
Vous remarquerez que LFI n'est pas signataire ; normal, ils sont pour le rétablissement du service militaire (je ne sais pas si c'est avec effet rétroactif pour nos jeunes député(e)s qui y ont échappé).
Et ce n'est pas fini...
L'indécence.
C'est ainsi que l'on peut qualifier l'attitude d'un ancien ministre de l'intérieur (et des cultes!). Non, je ne veux pas parler de Valls, même si, comme lui, il a fait ses classes au PS avant de se tourner vers la droite extrême, mais d'un de ses successeurs aujourd'hui déchu, Castaner.
Il a osé se déclarer solidaire de la victime des brutes en uniforme qui pensaient casser du black impunément. Gageons que si la scène n'avait pas été filmée (article 24!) il aurait pris fait et cause pour les « forces de l'ordre », puisque, selon le méprisant de la République, il est inconvenant de parler de violences policières au pays des Droits de l'Homme : ça n'existe pas !
On aurait aimé que cet ancien ministre ait eu la même sollicitude pour tous ceux qui ont perdu un œil pendant qu'il se déclarait « le premier flic de France », sans compter les mutilés comme en témoigne un élu municipal de Bordeaux.
Mais ce n'est pas étonnant : je me souviens (voir plus haut dans le blog) lui avoir écrit pour dire qu'il avait menti au poste au sujet de l'augmentation de la CSG ; il m'avait répondu qu'il avait calculé trop vite, mais il n'a jamais apporté de correction ni d'excuses sur le média dans lequel il était régulièrement invité.
C'est pour cela que la manifestation de demain après-midi est indispensable, et que j'y serai. J'espère qu'on sera nombreux !
Et ce n'est pas fini...
Marche des libertés
Un vent mauvais souffle sur les libertés
La proposition de loi Sécurité globale vise à empêcher la dénonciation des violences policières que les images professionnelles et amateures ont permis de révéler ces dernières années. Elle portera atteinte au droit d’informer, que ce soit de journalistes, d’observateurs et observatrices ou tout témoin de violences policières. Ces vidéos sont pourtant particulièrement nécessaires, comme l’ont montré les violences à l’encontre des migrants Place de la République à Paris ce lundi 23 novembre.
Les modifications apportées lors de l’examen du vote de l’Assemblée nationale ne sont pas des garanties suffisantes. Ce texte doit être retiré.
Au-delà de cette loi, on assiste à un recul généralisé des libertés.
Nous affirmons notre attachement profond à celles-ci et notre engagement à nous battre pour les défendre.
Samedi 28novembre
14 h
Place de la Bourse
BORDEAUX
(lieu à confirmer)
Les gestes barrières et règles sanitaires devront être respectées dans le but de protéger tout le monde.
Signataires de l’appel :
Observatoire girondin des libertés publiques
Ligue des droits de l’Homme – Section de Bordeaux et fédération de Gironde
Libre Pensée Fédération de la Gironde
FSU33
UJFP-Aquitaine
Club de la presse de Bordeaux- Nouvelle-Aquitaine
ATTAC33
Syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT)
La Clé des Ondes
Ste Catherine
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Et ce n'est pas fini...
Je m'autorise
Attestation de déplacement dérogatoire
En application du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
Je soussigné(e),
Mme/M. :
Né(e) le :
Demeurant :
Certifie que mon déplacement est lié au motif suivant, autorisé par l’article 3 du décret n°2020-1310 du 29 octobre prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, qui autorise les « manifestations sur la voie publique mentionnées à l'article L. 211-1 du code de la sécurité intérieure » pour lesquelles leurs organisateurs ont adressé à l’autorité administrative compétente « une déclaration contenant les mentions prévues à l'article L. 211-2 du même code, en y précisant, en outre, les mesures qu'ils mettent en oeuvre afin de garantir le respect des dispositions de l'article 1er du présent décret » :
Déplacement dérogatoire afin de me rendre depuis mon domicile et pour en revenir, à la manifestation déclarée qui se déroulera ce jour, à
Fait à :
Le à
Signature
NB : le Conseil d'Etat a rappelé que le modèle d’attestation sur le site du ministère était facultatif et la mention de l’heure n’est obligatoire que pour certains cas de déplacement dérogatoire (CE 20 octobre 2020, n°440263)
Lettre ouverte au sommet de l'Etat.
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Emmanuel Macron, Président de la République
Palais de l’Elysée,
55 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 PARIS
Paris, le 16 novembre 2020
Objet: L’effectivité des droits de l’enfant en France et dans le monde nécessite une ambition affirmée et une gouvernance renforcée.
Monsieur le président de la République,
Le contexte dans lequel vous lisez ce courrier est difficile pour l’ensemble de notre pays, et risque de durer encore plusieurs mois. Dans vos récents discours, vous avez appelé à l’unité de la Nation en réponse aux épreuves que nous traversons. Nous pensons que cette unité doit se faire en préservant et en préparant un avenir commun, au centre duquel les jeunes générations doivent être mieux prises en compte, valorisées et écoutées. Pour ce faire, leurs droits,consacrés il y a près de trente-et-un ans par la Convention relative aux droits de l’enfant,doivent plus que jamais être garantis à chaque enfant. Il y a un an, à l’occasion du trentième anniversaire de ce texte international, vous aviez délivré à l’Unesco un discours engagé sur l’enfance, et énoncé les nombreux défis à relever afin de passer “De la Convention aux Actes”. L’année écoulée n’a pas apporté les progrès attendus en France et dans le monde dont nous voulons rappeler l’urgence à la veille de ce nouvel anniversaire.Monsieur le Président, vous le savez comme nous, la crise sanitaire en cours est sans précédent. Elle bouleverse notre société, exacerbe la précarité et renforce la vulnérabilité des enfants et des jeunes. Les enfants sont d’ores et déjà parmi les plus affectés par les conséquences sociales de cette pandémie : au niveau mondial, plus d’1,5 milliard d’enfants ont été concernés par des fermetures d’écoles dont 463 millions qui n’ont pu bénéficier de la continuité éducative1; des millions d’autres n’ont plus d’accès à la santé2, parfois à l’alimentation ou encore aux loisirs, condition sine qua non de leur épanouissement. Et la crise va continuer d’affecter les enfants dans les temps à venir : au total, ce sont 150millions d’enfants supplémentaires3qui risquent de se retrouver en situation de pauvreté dans le monde à l’horizon fin 2020 en raison des conséquences économiques de la pandémie de laCOVID-19. En France, la scolarité des enfants a été bouleversée exacerbant souvent des inégalités préexistantes.De nombreux enfants ont été exposés aux violences dans le cadre intrafamilial, le confinement ayant notamment empêché que leur situation soit signalée. D’autre part, les enfants relevant de l’Aide sociale à l’enfance, comme ceux en situation de handicap, ont pu souffrir de la suspension des droits de visite et d’hébergement ou de la fermeture des structures médico-sociales. Cette crise révèle des faiblesses préexistantes mais elle peut être l’opportunité pour changer, évoluer, s’améliorer. En novembre 2019, nous avions remis à plusieurs décideurs publics une série de 12 actes, portant 69 recommandations, dont l’objet était d’améliorer l’effectivité des Droits de l’enfant en France et à l’international. Parmi ces propositions, l’une concernait plus spécifiquement la gouvernance de l’enfance. La création d’un secrétariat d’État à la protection de l’enfance et la nomination d’Adrien Taquet début 2019, montrent une attention renforcée concernant les thématiques touchant à l’enfance. Depuis, des avancées concrètes ont eu lieu à travers la stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, et le pacte pour l’enfance. Dernièrement, l’allongement du congé paternité est apparu comme une évolution déterminante pour les premiers jours de la vie des tout-petits, et pour plus d’égalité entre femmes et hommes. Monsieur le Président, il faut sans tarder aller plus loin. Nos associations vous demandent de porter une véritable ambition pour l’enfance et la jeunesse. Environ 16 millions d’enfants vivent aujourd’hui en France; près de 2,2 milliards à l’échelle mondiale. Pour autant, l’enfance n’occupe aujourd’hui qu’une place secondaire parmi les priorités de notre pays, tant sur le plan national que dans notre action internationale et diplomatique. Nous pensons donc que la gouvernance de l’enfance doit être renforcée et qu’un secrétariat d’État en fin d’ordre protocolaire ne peut ni représenter, ni porter les politiques publiques qui concernent plus d’un quart de la population -si l’on ne s’en tient qu’aux enfants et non aux familles -, tant en termes d’influence que de moyens humains et financiers. Un ministère indépendant ou un rattachement auprès du Premier ministre permettrait de réaffirmer le caractère pluridimensionnel des politiques de l’enfance.Cette vision rénovée et intégrée des droits de l’enfant permettrait que les enfants d’aujourd’hui ne soient pas laissés de côté, et deviennent des jeunes et citoyens actifs de demain. 10 ans avant la fin des Objectifs de Développement Durable, l’aide au développement et l’aide humanitaire doivent gagner en efficacité et en cohérence via l’approche par les droits de l’enfant, aujourd’hui quasiment absente des orientations stratégiques de sa politique de coopération internationale, comme l’atteste le projet de loi relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Enfin, l’ambition pour l’enfance doit s’accompagner d’une action forte sur l’amélioration de la participation des enfants et des jeunes aux décisions et politiques publiques qui les concernent. Ainsi, la France doit soutenir davantage les organisations d’enfants et de jeunes existantes dans les pays partenaires, qui sont souvent porteuses de changement vers des sociétés plus justes et plus durables.
Monsieur le Président, dans cette période difficile, nous pensons qu’investir pour les enfants et la jeunesse et l’effectivité de leurs droits et affirmer une ambition claire en faveur des droits de l’enfant est un cap qui participerait à l’unité que vous appelez de vos vœux. Nous vous appelons donc, à l’occasion du trente-et-unième anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, à passer de la Convention aux Actes et à impulser une véritable politique transversale pour les Droits de l’Enfant. Avant la fin du quinquennat, il est encore temps de graver des actes, mais il faut agir maintenant.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos salutations respectueuses.
Pour la Dynamique «De la Convention aux Actes ! »
Isabelle Moret, Directrice générale de SOS Villages d'enfants
Et ce n'est pas fini...
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