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Le blog de Bernard SARLANDIE

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Des augmentations de salaire, pas une prime !

4 Avril 2021, 14:17pm

Publié par Bernardoc

Lundi 15 mars, à l’issue d’une troisième table ronde entre patronat et syndicats, le Premier ministre a concédé un micro coup de pouce pour les bas salaires en renouvelant la prime Macron.

Réservées, en 2019 et 2020 aux salariés qui gagnaient moins de trois fois le SMIC, la version 2021 cible en priorité les salariés dits "de deuxième ligne" même si elle reste ouverte à l’ensemble des bas salaires.  Comme les versions précédentes, cette prime, allant jusqu’à 1000 euros, versée au bon vouloir du patronat, sera défiscalisée et exonérée de cotisations sociales.

Une prime au mauvais vouloir du patronat

Si cette prime, pour ceux qui vont la toucher, permettra de mettre du beurre dans les épinards, elle occulte le fond de la question salariale. D’abord parce qu’elle est inégalitaire. Elle se fera au bon vouloir du patronat. "Tant que ce n'est pas obligatoire, […] pour l'instant c'est un mauvais vouloir", a réagi Philippe Martinez.

Les salariés du groupe Carrefour peuvent en témoigner. Malgré des bénéfices record en 2020, le groupe ne veut rien lâcher. « Certaines personnes, avec des anciennetés de 18 ans, gagnent 1100 euros net par mois » témoigne un délégué syndical CGT Carrefour mobilisé pour exiger des revalorisations salariales.

De plus, une prime ne constitue pas un élément du salaire.

Les salariés sont perdants sur le long terme. En effet, la défiscalisation et les exonérations de cette prime, sont autant de rentrées d’argent en moins dans les caisses de l’Etat et de la Sécurité sociale.

Dans la logique d’austérité du gouvernement, ce manque à gagner sera probablement répercuté sur de nouvelles coupes budgétaires dans les services publics et dans les prestations de la Sécurité sociale.
Ainsi, le montant de cette prime ne rentre pas en compte dans l’ouverture des droits au chômage ou à la retraite.

Pour la CGT, il faut commencer par revaloriser le SMIC

Cette solution est d’autant plus inacceptable que tous les salariés en bas de l’échelle salariale sont généralement rémunérés en dessous des grilles des conventions collectives qui démarrent … en dessous du Smic.

Aussi, en refusant d’augmenter le SMIC, comme le demande la CGT, le gouvernement donne satisfaction au patronat qui s’exempte ainsi des négociations de branche.

Et ce n'est pas fini...

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Bons anniversaires !

1 Avril 2021, 08:33am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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300 / 1800

31 Mars 2021, 19:19pm

Publié par Bernardoc

Oui, ce n'était pas exactement les revendications, mais j'en ai ressorti de vieilles qui réclamaient 300 € tout de suite et pas une pension en dessous du Smic revalorisé à 1 800 €. 

Mais nous n'étions pas beaucoup, quelques centaines, à réclamer  une amélioration de notre pouvoir d'achat à nous les retraités. 

Deux autres revendications étaient également au programme :

 - des services publics (en particulier les hôpitaux et l'école) qui répondent aux besoins de tous ;

 - des vaccins disponibles partout et pour tous immédiatement (n'oublions pas que nous les vieux sommes considérés comme personnes à risque).

 On nous verra encore dans les rues, j'espère plus nombreux, car c'est loin d'être gagné.

Et ce n'est pas fini...

 

 

300 / 1800
300 / 1800
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300 / 1800
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Chez McDo, il n'y a pas que la malbouffe.

10 Mars 2021, 09:41am

Publié par Bernardoc

Extrait de L'Humanité du 9 mars 2021
Les McDroits à l’assaut du sexisme chez le géant du fast-food

Le collectif a recensé 165 témoignages de salariées victimes de discriminations ou d’agressions. En ce 8 mars, il a appelé McDonald’s à vite changer les choses.

Au pied du restaurant, des phrases entendues par des salariées de McDonald’s ont été méticuleusement retranscrites sur une dizaine de petites affiches.« De toute façon, elle se maquille toujours comme une pétasse »,peut-on lire sur l’une d’entre elles. Lundi matin, devant le fast-food de Denfert-Rochereau, plusieurs dizaines de militantes du collectif McDroits et leurs soutiens sont venus dénoncer la politique de sexisme « systémique » de McDonald’s, avant de se joindre à la manifestation féministe parisienne.

« Dans certains restaurants, le port de la jupe était obligatoire pour les hôtesses qui accueillaient les clients. Dans certains autres, seules des femmes étaient embauchées à ce poste, pour que les consommateurs soient soi-disant mieux accueillis »,détaille Sarah, membre du collectif.

Mis sur pied par des salariées et ex-salariées du géant de la restauration rapide, le collectif a recensé en tout 165 témoignages d’employées (l’écrasante majorité d’entre eux proviennent de femmes) discriminées à l’embauche, victimes de comportements sexistes et homophobes, ou encore d’agressions sexuelles de la part de collègues ou de supérieurs. Si les militantes ont obtenu, en novembre dernier, un rendez-vous avec la direction française du groupe qui leur a octroyé quelques maigres avancées, elles appellent McDonald’s à agir plus fortement pour protéger les salariées. Les membres de McDroits réclament notamment la création d’une cellule d’écoute et de lutte contre les violences sexistes ainsi que la formation du personnel encadrant aux questions de discriminations et de sexisme.«  Nous venons de déposer un dossier auprès du Défenseur des droits en y joignant tous nos témoignages, en espérant qu’il s’autosaisisse sur la question »,explique Sarah.

par  Marie Toulgoat

Et ce n'est pas fini...

 

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Je suis un « racisé » blanc.

22 Février 2021, 09:47am

Publié par Bernardoc

Si j'avais imaginé qu'un jour je sois obligé de me définir ainsi !...Je n'en tire ni gloire ni fierté. Je n'ai jamais fait d'analyse ADN pour savoir quelle était la part africaine dans mes gènes, mais je suis sûr qu'elle existe. Eh oui, j'ai du sang noir (rouge ?) dans mes veines, tout ça autour de mes os blancs (on ne nous a pas proposé d'autre couleur encore pour notre squelette).

Occitan, je me suis élevé entre Barbès et Château-rouge, quartier cosmopolite s'il en est. Et à l'époque il n'était pas question de participer à des réunions « racialisées ». Je me souviens d'avoir été invité chez un copain qui avait la télé pour assister à un match Sochaux-Le Havre (je crois que c'était une finale de coupe de France), et nous étions là, joyeusement mélangés, juifs, musulmans, baptisés-athées,...sans aucune discrimination et sans aucun problème.

J'ai toujours fait abstraction de la couleur de peau ou de l'origine, et c'est ainsi que nos enfants ont été élevés : notre fille aînée nous montrait un de ses copains de maternelle en le qualifiant par la couleur de ses chaussettes, pas de sa peau.

Je me souviens une fois avoir dit à un élève soupçonné de racket, que si l'accusation se révélait fausse, il serait blanchi. Je me suis rendu compte après qu'il était noir ; mais comme il maîtrisait la langue française il n'y a rien vu de sous-entendu.

En revanche j'ai dû défendre une élève qui portait un prénom arabe et à qui des élèves musulmans voulaient interdire de manger ce qu'elle souhaitait.

Même si cela fait vieux jeu, je crois encore à la lutte des classes et je me souviens de ce slogan du siècle dernier : « Travailleurs français, immigrés, même patron, même combat ». Eh oui, un syndicat c'est ça aussi et organiser des stages dans lesquels une partie des syndiqué(e)s n'est pas admise, soit à cause de son genre, soit à cause de son aspect physique, est une aberration qui, n'en doutons pas, réjouit le patronat : « tant que les syndicats s'occupent de créer du racisme au sein de la classe ouvrière, on a de beaux jours devant nous pour continuer à les exploiter.»

Et ce n'est pas fini...

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Drôle d’anniversaire...

13 Février 2021, 18:07pm

Publié par Bernardoc

Un an déjà que la Covid-19 a envahi nos vies.  (newsletter CGT du 12 février 2021)

 Suspendus aux annonces gouvernementales, notre quotidien est chamboulé, étirant jusqu’à la fracture le lien social, confinant la rencontre et les échanges. 

Un an déjà que nous apprenons à « vivre avec » mesurant, chaque jour un peu plus, les conséquences des choix économiques et sociaux qui nous ont justement conduit à cette situation. 

« Vivre avec » ce n’est pas se laisser infantiliser par un gouvernement qui refuse de reconnaître ses erreurs pour poursuivre sa politique libérale.  

Ce n’est pas renoncer à nos libertés, sacrifier nos conditions de travail, se résigner à se serrer la ceinture et abandonner toutes perspectives de changement.

 « Vivre avec » au contraire c'est : 

  • trouver les moyens de prendre la parole plus fort encore ;

  • multiplier les actes pour donner confiance ;

  • réinvestir le quotidien, pour que chaque salarié ait droit à une pause déjeuner, ait la possibilité, sans contrainte, d'aménager son temps de travail, d’être mieux protégé du virus...

  • refuser les fausses solutions : celle de l’austérité au service du profit, celle de l’argent public offert aux entreprises sans contrepartie...

  • trouver les ressorts pour tourner la page et impulser des initiatives favorisant le développement d’anticorps aux politiques libérales ;

  • faire en sorte que chaque travailleur devienne acteur du changement dès aujourd’hui et pour demain.

    Et ce n'est pas fini..

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Les raisons d'une manif.

4 Février 2021, 21:51pm

Publié par Bernardoc

Ce que fait le gouvernement :

    • rien pour les petits salaires ;

    • rien pour les premiers de corvée ;

    • rien pour le personnel hospitalier ;

    • rien pour l'ensemble des fonctionnaires actifs ou retraités ;

    • rien pour les personnels de l'éducation nationale.

       

Ce que nous souhaitons :

    • un emploi pour toutes et tous ;

    • une augmentation de tous les salaires avec un Smic net à 1800€ ;

    • une réduction du temps de travail à 32 heures par semaine ;

    • un contrôle social des aides publiques ;

    • des contreparties à l'argent public versé aux entreprises ;

    • une industrie respectueuse de l'environnement ;

    • des services publics adaptés aux besoins des usagers.

 

On aurait pu être un peu plus de 2 500 pour réclamer tout ça.

Même si FO n'avait pas appelé à la manif, j'ai tout le temps pensé à mon camarade Jo SALAMERO, emporté ce matin, le lendemain de son 90ème anniversaire, par la covid.

Et ce n'est pas fini...

 

Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.
Les raisons d'une manif.

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Tous ensemble !

1 Février 2021, 10:27am

Publié par Bernardoc

LE 4 FÉVRIER APPEL À LA MOBILISATION DES RETRAITÉS

A BORDEAUX 11H30 PLACE DE LA REPUBLIQUE

Des moyens pour la santé

En premier lieu, dans le secteur de la santé où le gouvernement refuse de prendre les mesures indispensables réclamées par les soignants pour éviter l’engorgement des services de réanimation et de créer des emplois en nombre suffisant dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou pour l’accompagnement des malades et des personnes en perte d’autonomie.

Un plan de relance du pouvoir d’achat

Alors que le redémarrage de notre économie exige une augmentation du pouvoir d’achat des salariés comme des retraités, le gouvernement annonce pour 2021 une revalorisation du SMIC en dessous de 1%. Ce faisant, il prive la Sécurité sociale de ressources supplémentaires pour financer la protection sociale et les retraites. Les pensions ne seront augmentées que de 0,4 % après des années de blocage. Or, de nombreux retraités ont des pensions mensuelles égales ou inférieures à 1 000 euros et sont contraints à de grandes privations pour boucler leurs fins de mois.

Stopper la privatisation de l’énergie et la casse des services publics

La libéralisation rampante du marché de l’énergie a conduit à une augmentation du prix de l’électricité de 50 % en 10 ans, pénalisant durement les ménages et particulièrement les retraités disposant de petites pensions. Pourtant, le gouvernement envisage de livrer au privé les secteurs rentables d’EDF et laisser au service public les activités coûteuses en investissements. Nous avons besoin de services publics de proximité dans les villes et les villages.

Des emplois pour les jeunes

La situation faite à la jeunesse leur est également insupportable. Leurs enfants et petits enfants se voient plongés dans une grande précarité. Selon un récent sondage, 47% des jeunes s’inquiètent pour leur emploi et le taux de chômage des jeunes a dépassé les 20%.

Les étudiants vivent les difficultés à suivre les cours à distance, la peur de l’échec et une détresse psychologique forte.

De l’argent il y en a, beaucoup…

Alors que les actionnaires des entreprises du CAC 40 reçoivent 30 milliards de dividendes, le gouvernement a dégagé 300 milliards de prêts garantis, 100 milliards de plan de relance, 110 milliards de plan d’urgence, 31 milliards pour le chômage partiel.

Et ce, sans aucune contrepartie en matière d’emplois et d’investissements !

Mobilisons-nous pour un état d’urgence sociale

L’UCR-CGT fait siennes les revendications des syndicats et des organisations de jeunesse. Elle appelle l’ensemble des retraités à se joindre aux initiatives engagées le 4 février, pour exiger 300 € d’augmentation des pensions en 2021.

Et ce n'est pas fini...

 

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Arnaud ? Pinault ? Bolloré ?

30 Janvier 2021, 16:56pm

Publié par Bernardoc

Que nenni !

Je suis heureux de pouvoir contribuer, à ma modeste échelle, aux belles actions du Secours Populaire.

Et ce n'est pas fini...

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Ne jouons pas avec la République

28 Janvier 2021, 10:09am

Publié par Bernardoc

Tribune collective à l’initiative de la LDH, concernant le projet de loi « confortant le respect des principes de la République », publiée dans Le Monde

 

Nous sommes profondément attachés aux grands principes qui fondent notre République - la liberté, l’égalité, la fraternité - avec les droits et les libertés qui en découlent, traduits dans nos textes constitutionnels, nos normes juridiques et nos engagements internationaux. La laïcité, telle que la loi de 1905 l’organise, est un des cadres qui permet de mettre en œuvre ces principes. En ce sens, elle fait partie de notre patrimoine commun.

L’Etat en est le garant et c’est à ce titre que nous sommes exigeants pour que soient, partout, pour toutes et tous, combattues et corrigées les injustices et les inégalités qui frappent une large partie de la population vivant en France. La responsabilité des pouvoirs publics est première face aux carences et aux défaillances constatées qui perdurent et s’accroissent. Le président E. Macron a lui-même reconnu que l’Etat a été insuffisant dans l’application et le contrôle des textes existants et ne remplit pas pleinement ses promesses. Cette situation alimente des sentiments d’abandon, de la défiance et des replis avec des tensions sociales fortes qui nous inquiètent. L’ensemble met en péril la paix civile et l’unité de la communauté nationale. 

En dépit de son titre, le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » présenté par le gouvernement, ne retient dans son texte aucune mesure positive en faveur de l’égalité des droits. 

Le pouvoir en place cherche au contraire à imposer sa vision de la République dans une approche exclusivement sécuritaire et répressive. La philosophie politique qui sous-tend cette logique s’inscrit en rupture avec l’approche démocratique de la République. Il ne s’agirait plus d’obéir aux lois et de les respecter, mais d’y adhérer sans réserve, sans esprit critique ni distance possible. 

Présentée par le Premier ministre comme une loi de liberté, elle n’impose que des interdits, de nouveaux délits pénaux et des contrôles de toute la population. Ce projet, dans la lignée d’autres tout aussi liberticides dont celui relatif à la sécurité globale, est dangereux car il franchit une ligne rouge en prenant le risque de rompre l’équilibre historique trouvés des grandes lois laïques de 1882, de 1901 et de 1905.

Les principes fondamentaux posés de liberté d’instruction, de liberté des associations, de liberté de culte et de conscience seraient substantiellement modifiés par de nouvelles restrictions pour toutes et tous, salarié-e-s, parents, adhérent-e-s associatifs… Seraient aussi restreintes la libre administration des collectivités territoriales, avec un retour d’une tutelle de l’Etat central, ainsi que la liberté d’expression et de la presse par une entorse à la loi de 1881, la création d’un délit d’intention et d’une responsabilité collective pour les associations. Nous ne pouvons imaginer que soit imposée à ces dernières l’obligation générale d’agir pour la « sauvegarde de l’ordre public » comme envisagée dans la charte d’engagement dont la signature conditionnerait toute subvention publique et qui est de nature à brider le rôle de contre-pouvoirs qui leur revient dans une société démocratique. 

De nombreuses voix de tous bords s’élèvent pour s’inquiéter de ce projet de loi qui est loin de faire consensus. Des institutions nationales et internationales alertent également sur ces graves reculs possibles. 

Les mesures envisagées par le flou des obligations qui seraient créées ou par les contraintes posées ouvrent à l’arbitraire, aux discriminations et aux tensions. En dépit de précautions formelles, ce projet porte en lui les germes de la division avec la stigmatisation de l’islam et de ses pratiquants. L’exposé des motifs est explicite en visant « un séparatisme » et « un entrisme communautaire » « pour l’essentiel d’inspiration islamiste » et en ciblant en conséquence les structures d’exercice du culte et toutes les personnes de confession musulmane partout où elles sont. 

Le risque est grand d’ouvrir une boite de Pandore à tous les extrémismes. Déjà, nombreux élus et parlementaires annoncent leurs intentions de le durcir encore et de rajouter des mesures clairement défiantes envers une partie de la population en raison de sa religion. 

Nous considérons que l’arsenal juridique aujourd’hui en vigueur est largement suffisant pour lutter efficacement contre le terrorisme, contre les intégrismes de tous ordres lorsqu’ils invoquent un motif religieux pour s’affranchir des lois de la République qui s’imposent à toutes et tous, qu’elles punissent ou qu’elles protègent. 

L’engagement de l’Etat pour le respect des principes de la République passe par un redéploiement des services publics qui ne laissent aucun territoire, aucun quartier, aucune population de côté et une action concrète globale contre les ghettos urbains qui enferment et assignent à résidence. Il n’y aura pas de mobilisation réelle contre les dérives sectaires sans une lutte contre les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, contre toutes les exclusions, les discriminations et le racisme. Elles reposent sur une justice et une police qui traitent chacune et chacun de manière égale avec des efforts de formation conséquents. Elles imposent des actions fortes et des moyens pour un égal accès à l’éducation, à la culture, à l’emploi et un soutien accru aux acteurs associatifs et sociaux qui interviennent au quotidien pour accompagner et développer des projets individuels et collectifs qui aident à faire société dans la diversité de ses composantes.

Nous croyons en la force de la République et de la démocratie, en la puissance de l’Etat de droit et de la laïcité. Plutôt que de les dévoyer et de les affaiblir, nous appelons solennellement le gouvernement à retirer ce projet de loi et à agir vite et fort pour rétablir la confiance et les ambitions de notre idéal républicain dans les faits. 

Paris, le 27 janvier 2021

Premiers signataires : LDH ; CGT ; FSU ; Saf ; SM ; Unef ; SUD ; Acort ; Attac ; Crid ; CRLDHT ; FCPE ; FTCR ; Fondation Copernic ; Libre pensée ; Mémorial 98 ; (Mrap) ; Planning familial ; SOS Racisme.

Et ce n'est pas fini...

 

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