Ca suffit comme ca !
Bel exemple de ce que doit être le service public ce matin, avec
l'invitation nécessaire de Bernard Tapie. Quel raffinement ! Quelle
subtilité de la pensée ! Quel hommage à la langue de la République !
Quelle compassion pour nos compatriotes dans la misère ! Bref, quel
bel exemple de la société que nous concoctent ceux qui sont au pouvoir
! Au moins on se rend compte combien les disparitions de Guillon et
Porte ont apporté un souffle salutaire à la liberté d'expression sur
l'antenne.
Bernard P. SARLANDIE, auditeur de plus en plus intermittent.
Voici la lettre que j’ai envoyée il y a une semaine à France Inter. Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous (boycott oblige) ont entendu les éructations ordurières de ce bateleur méprisant, du haut de sa richesse, pour l’ensemble du peuple qui est en train de se battre en ce moment pour le maintien de quelques années de retraite en bonne santé.
Comment un type comme lui a-t-il pu être un ministre de la République ? Il n’y a pas à s’étonner ensuite que nous ayons maintenant à la tête de l’Etat quelqu’un qui essaie de rivaliser avec lui dans la grossièreté qui veut faire peuple ; tout le monde a en mémoire cette fameuse citation présidentielle qui fleurit dans toutes les manifs : « Casse toi, pov’con ».
Et bien non, Messieurs ! Le peuple n’a pas à être traité ainsi. Il mérite beaucoup mieux que vous et il aspire à maîtriser le langage, source de culture et d’éducation, maillon fondamental pour l’aider dans sa conquête de la liberté. Retrouvez donc vos amis, et jouissez de vos richesses tant qu’il en est encore temps, car le jour où la révolution citoyenne sera en marche, si vous n’avez pas eu le temps de tout planquer dans les paradis fiscaux, sachez que nous procèderons à un partage équitable : nous partagerons les richesses, nous partagerons le travail et nous récupèrerons les biens mal acquis.
Et ce n’est pas fini…




Il est remarquable que ces deux intervenants aient tous les deux cité la même phrase de Denis KESSLER, tirée d’une revue Challenges de 2007, où il parlait de la nécessité de détruire tout ce qui était issu du Conseil National de la Résistance et qui avait été mis en place entre 1946 et 1952. En fait, moi j’aurai tendance à citer une autre de ses idées, en substance : J’ai toujours cru à la lutte de classes, mais j’ai changé de camp. (N’oublions pas que ce monsieur avait été un des leaders de la Gauche Prolétarienne – comme Alain GEISMAR qui, lui, s’était arrêté en route au PS – au début des années 1970). En fait, il nous donne notre feuille de route à nous qui sommes restés du même côté : …Le monde va changer de base, nous ne sommes rien, soyons tout !...











