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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Quarante ans en arrière.

20 Mars 2011, 15:28pm

Publié par Bernardoc

         C’était les premières élections après le congrès refondateur du PS en 1969 à Epinay, et je me souviens avoir entendu le Président de l’époque, Georges POMPIDOU (initiateur de Beaubourg) dire son agacement lorsque, dans les résultats électoraux, le journaliste avait l’honnêteté d’annoncer : « PS ». Et le Président de s’offusquer : « Jusqu’à présent on parlait de SFIO, de Soc, de radicaux ; mais « PS », qui connaît « PS » ? On tente de tromper les Français en utilisant ce sigle ». Je ne garantis pas les termes, mais c’est ce dont je me souviens.

         Et qu’apprend-on lors de ces élections cantonales, bien peu médiatisées il faut le dire ? Que le Front de Gauche n’existerait pas !

C’est pourtant la troisième élection d’ampleur nationale à laquelle il participe : les européennes d’abord, pour une première implantation, les régionales ensuite, avec le succès que l’on sait, notamment en Limousin. Et voici que maintenant, pour la troisième élection nationale différente, le Front de Gauche est déclaré « inconnu au bataillon » des candidats ! Mais de qui se moque-t-on ? Il s’agit d’une grossière manœuvre, pour ne pas dire magouille, destinée à minorer ses résultats. En effet, le ministère de l’intérieur et des cultes a l’intention de comptabiliser séparément les résultats du PCF, du PG, voire des « divers ou extrême gauche ». Or, dans la pratique du Front de Gauche, les têtes de liste font alterner PCF, PG, GU,… Ce qui veut dire qu’aucune des composantes du Front de Gauche ne présente de candidats dans l’ensemble des cantons. Vous imaginez donc le résultat en pourcentage, qui aura du mal à atteindre un score à deux chiffres dans ces conditions.

         En tripatouillant les chiffres de la sorte, le ministre ne se grandit pas, bien au contraire.

Et ce n’est pas fini…

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Sauvons nos associations !

16 Mars 2011, 22:25pm

Publié par Bernardoc

Défense assos 16311 005

  Défense assos 16311 001      C’est le titre du Manifeste de résistance des associations girondines qui était présenté ce matin à 11h30 place du Palais à Bordeaux. La plupart des associations qui composent la CPAD33 (Conférence Permanente des Associations à caractère Départemental de la Gironde)Boulevard des Potes, Défense des Exclus par la Formation et Défense assos 16311 010l’Information, AD-PEP33, Domicile Santé, Francas, France Libertés Gironde, APAJH, Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles, Comité Départemental des Maisons des Jeunes et de la Culture, CDOS, CDAFaL, Comités Locaux pour le Logement Autonome des Jeunes, Fédération Départementale  des Foyers Ruraux, FCPÉ, Fédération Léo Lagrange, Féminicité, JPA, Ligue de l’Enseignement / FŒL, LDH, OCCÉ, Solidarité Laïque, Travaux Publics – Compagnie Frédéric Maragnani, Union départementale des Délégués de l’Éducation Nationale, SM, Amicale des anciens guérilleros espagnols en France FFI, Animafac, Association Indépendante de la Mutuelle Défense assos 16311 011Assurance Education Solidarité, Migrations Culturelles aquitaine afriques, Ni Putes Ni Soumises, AROEVEN, CEMEA, Compagnie Acteurs du Monde, Compagnie Tiberghien, Drop de Béton, EEdF, Emmaüs Communauté de Bordeaux, Emmaüs 33 Urgence Sociale, Emmaüs Développement, Emmaüs l’Hermitage, Emplois Loisirs Gironde, Fédération des radios associatives, Le Gai saVoir !!! théâtre, Médias-Cité, Musiques de Nuit Diffusion, SOS Racisme, SOS Victimes de la Route, Surf Insertion, Théâtre Nougatine, TNT, Mémorial pour les Républicains Espagnols, Cercle des Poètes, Cercle Condorcet de Bordeaux, Comité Girondin Loisirs Culture étaient

Défense assos 16311 013représentées, ainsi que de nombreux élus de gauche (même si on a pu apercevoir Duchêne, l’ancien anar, vert waechterien avant de devenir l’adjoint du ministre des affaires étrangères), conseillers généraux surtout, mais aussi conseillers régionaux.

Défense assos 16311 017

         Tous nous étions là pour affirmer que « Les associations [sont] un enjeu démocratique, un enjeu républicain ! » et que « Les associations nous concernent tous ! ». « Et pourtant, les associations sont menacées ! ».

Défense assos 16311 012

         Un rassemblement pas très nombreux, mais très animé et fortement militant.

Défense assos 16311 002

Et ce n’est pas fini…

 

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La voie du bédouin.

14 Mars 2011, 15:18pm

Publié par Bernardoc

         Ben Ali : dégagé le 14 janvier 2011 avec 5 milliards.

         Moubarak : dégagé un peu plus tard avec 50 milliards.

         Khadafi : maintenu avec 10 000 ( ?) morts…et quelle fortune ?

         Quid du Yémen ? de Bahreïn ? de l’Arabie ? de la Syrie ? de la Chine ? du Burkina Faso ?...

         L’exemple vient de leur être donné, après que la voie ait déjà été indiquée par la Côte d’Ivoire. En cas de soulèvement populaire, même si des élections existent, seules les armes ont force de loi. Et pourtant  nous sommes au XXI° siècle. Le siècle des Lumières débutait il y a 300 ans. L’abolition des privilèges fut déclarée le 4 août 1789, trois semaines après la prise de la Bbastille. Quel progrès !

         Ayant soutenu Ben Ali et Moubarak jusqu’au bout, la diplomatie française vient à nouveau de faire montre d’une remarquable clairvoyance en décidant l’ouverture d’un consulat (ou d’une ambassade ?) à Benghazi. Quand on se souvient de l’accueil triomphal du cirque (c’est bien ainsi qu’on nomme ceux qui donnent spectacle sous tente, non ?) khadafien à Paris fin 2007, il est permis de se demander si l’honnêteté habite parfois nos dirigeants. Que va-t-il arriver à nos diplomates une fois que Benghazi aura rejoint, comme cela semble évident, le giron khadafien ? Faudra-t-il une opération militaire dont la France a le secret depuis le Rainbow warrior pour aller les exfiltrer ?

         Enfin, on a au moins la preuve que les armes « made in France » sont efficaces lorsqu’il faut tirer sur le peuple !

         Le Japon est à la une en ce moment, mais si cela se calme un jour, c’est-à-dire s’il n’y a pas THE big catastrophe, alors, préparons-nous à découvrir d’autres massacres perpétrés contre les peuples.

Et ce n’est pas fini…

        

        

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Ville en eau trouble.

26 Février 2011, 10:11am

Publié par Bernardoc

         C’est le titre du film qui devait lancer le débat sur l’eau que le collectif « Le Haillan en action ! » avait mis au programme de sa première soirée. En effet, malgré la gifle sur les retraites, nous, c’est-à-dire EE-LV, le NPA, le PCF et le PG, avons décidé de poursuivre l’effort afin de construire ensemble.

Le haillan en action 001

         Des réflexions sont également prévues sur les transports en commun, les solidarités internationales,…Mais pourquoi avoir choisi l’eau pour débuter ce cycle ? Et bien, c’est que le contrat d’affermage avec la Lyonnaise des eaux (GDF-Suez) arrive à son terme au 31 décembre 2012 et que la CUB devra décider du nouveau mode de gestion de l’assainissement au mois de juillet 2011.Le haillan en action 002

         Une bonne trentaine de personnes avaient fait le déplacement, soit environ deux fois plus que pour les ateliers « Agenda 21 », avec un public différent, composé en grande partie d’anonymes.

Le haillan en action 003

         Le film montrait diverses communes dans lesquelles des profits scandaleux (parfois jusqu’à 29% de rentabilité sur un an) avaient été réalisés par les trois compagnies monopolistiques (Lyonnaise-GDF-Suez, CGE-Veolia et Saur-Bouygues). Mais les profits n’étaient pas tout et les voyages offerts à certains élus (révélés par l’étude de la comptabilité des sociétés) participaient également du scandale. Donc, certaines courageuses municipalités se sont attaquées à ce problème, ce qui n’est pas simple lorsqu’on est en cours de contrat car des pénalités sont prévues pour ne pas « léser » les exploiteurs de ce bien commun. Ainsi, une ville de l’est de la France se voyait réclamer plus de 8 millions d’euros pour rupture de contrat ; le tribunal administratif ramenait dans un premier temps cette somme à 1,8 millions et en appel la somme était baissée à 1,1 millions…et tout à l’avenant.

         A Paris, au bout d’un an de remunicipalisation, le bénéfice net pour la ville était de 30 millions d’euros qui allaient être répartis par moitié pour l’entretien du patrimoine et pour l’autre moitié consacrés à une baisse des tarifs.

  Le haillan en action 005       Le débat, qui devait être introduit par le conseiller régional Patrick DUFAU de LAMOTHE, fut assez court, l’intervenant monopolisant la parole pour nous apporter des informations complémentaires sur la CUB. Les militants communistes étaient là pour compléter sa vérité. Un représentant de la direction locale de la Lyonnaise des eaux s’était même invité (ils doivent avoir un service chargé d’éplucher les journaux), il n’a pas été le bienvenu.

         Enfin, les organisateurs (et les présents) semblaient tous convaincus : il est temps de revenir à une gestion en régie. A nous tous, citoyens, de tenter de convaincre nos représentants à la CUB de faire le bon choix pour leurs administrés.

Et ce n’est pas fini…

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D'un comportement ministériel...

7 Février 2011, 06:56am

Publié par Bernardoc

« Je pense que je ne quitterai pas la Dordogne si ça continue comme ça. »

Et ça veut dire quoi cette phrase MAM ? Que signifie ce ton de condescendance obscène pour les Périgourdins ? Depuis que vous avez voulu envoyer nos services policiers mater la révolution tunisienne, ils ne veulent plus de vous outre-méditerranée ? Et d’abord, à quel titre un ministre des affaires qui lui sont totalement étrangères décide-t-il d’envoyer les troupes du ministère de l’intérieur ? N’y a-t-il pas confusion des genres ?

La Dordogne, un des berceaux du peuplement humain, a toujours été animée d’un esprit de résistance. Avez-vous jamais entendu parler de Jacquou le Croquant ? Et cet esprit est resté vivace dans ce pays d’Occitanie. Au cours de la première guerre mondiale, nos villages ont été décimés : il n’y a qu’à voir les monuments aux morts de certains villages : la liste représente jusqu’à 15% de de la population actuelle ; et pourtant, ils allaient au massacre en croyant défendre la liberté alors que c’était pour le profit de gens qui, eux, ne se massacraient pas puisqu’ils se connaissaient. Pendant la guerre contre les nazis,  les croquants n’allaient pas serrer la main des « boches » (comme on disait alors), ils étaient dans les maquis.

La Dordogne est une terre de gauche : voir comment votre « compagnon » (c’est comme ça qu’on dit à l’UMP, non ?) Xavier DARCOS a été remercié à Périgueux, le chef-lieu du département.

Alors, non, Madame ALLIOT-MARIE, vous n’êtes pas bienvenue sur cette terre de résistance et de reconquête. Si vous voulez voir du pays, vous pourrez retrouver votre ami BEN ALI en Arabie Saoudite…à moins que vous ne préfériez l’Iran ?

Mais de grâce, je vous en prie, un peu de respect pour les Périgourdins, sinon la révolution citoyenne française, dans la droite ligne de ce qui se passe en Tunisie et en Egypte pourrait bien partir de Dordogne.

Et ce n’est pas fini…

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Je suis dépassé !

27 Janvier 2011, 00:36am

Publié par Bernardoc

         J’ai bien fait de prendre ma retraite (déclassé de 1ère classe) à 60 balais, car je ne comprends vraiment plus ce qui se passe dans l’éducation qui fut nationale, égalitaire et républicaine.

         Il y eut les primes rectorales (voir ce que j’en pensais plus haut) et maintenant voici les primes aux chefs d’établissements. Ce n’est pas la première fois : j’y avais eu droit une fois lors de ma dernière année d’activité, et le Principal-adjoint avait eu droit à la moitié. Le recteur avait fait des économies (on ne sait au détriment de quoi) et il achetait ainsi la collaboration des rouages intermédiaires de la machine.

         Maintenant, il semble qu’il s’agisse de tout autre chose. En effet, contrairement à ce qui s’était passé antérieurement, cette nouvelle prime ne sera pas répartie de façon équitable, mais, comme les promotions à la hors-classe, à la tête du client. N’allez pas me dire que j’exagère : on sait très bien comment vont être évaluées les performances et le Principal d’un collège défavorisé auquel on refuse des moyens sous prétexte que les élèves ne viennent pas, puisque la disparition de la carte scolaire favorise les évitements, aura du mal à entrer en compétition avec le Proviseur d’un lycée de centre-ville comportant des CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles). Ceux qui iront faire des ronds de jambes pour se faire bien voir de la hiérarchie se verront récompenser, tandis que ceux qui passeront du temps auprès de leurs équipes réduites et qui dénonceront les conditions de travail se verront recalés.

         Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est que trois syndicats (de la FAEN, de la CFDT et de l’UNSA) approuvent largement cette mesure, aucun ne proposant la même somme pour tous, intégrée au salaire sous forme d’augmentation de l’indice. Il est bien désolant de voir que trois mois après la lutte perdue contre les retraites ces syndicats envisagent de contribuer obligatoirement à un fonds de pension : la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) au détriment du financement de la retraite par répartition.

         Je suis décidément bien « archéo », et je continue de raisonner comme au siècle dernier en (ré)clamant : « A travail égal, salaire égal ! »

Et ce n’est pas fini…

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Que devient la SNCF ?

26 Janvier 2011, 00:59am

Publié par Bernardoc

         Il ne vous a pas échappé que, lorsqu’il neige, les trains ont du mal à circuler.

         Il ne vous a pas échappé qu’en cas de canicule les trains ont du mal à circuler.

         Il ne vous a pas échappé que, lorsqu’on prend le train, la destination est parfois aléatoire.

         On se dit alors que tout service public qui se respecte ferait tout pour remédier à ces désagréments. Or, que fait la SNCF ? Et bien, à Bordeaux, elle va supprimer six guichets sur seize, soit une baisse de 37,5% des services offerts au public. C’est une conséquence de la RGPP (pour ceux qui ne connaissent pas encore : Révision Générale des Politiques Publiques) : on supprime des Hommes (j’ai mis un « H » pour montrer que ça inclut aussi les femmes) pour les remplacer par des machines. Est-ce une amélioration du service rendu ? Permettez-moi d’en douter.

         En revanche, Gares et connexions, la branche de la SNCF chargée de l’aménagement, ne va pas laisser perdre l’espace ainsi libéré. Elle va le louer à des boutiques, ce qui, je suppose, contribuera à payer pour l’entretien de la gare. Et il est évident que pour tout voyageur, surtout s’il atterrit dans une gare non prévue, il sera important de trouver dans l’enceinte de la gare : boulangerie, supérette, cours des halles, boutique de téléphone, prêt à porter, carterie,…en plus des traditionnels, et davantage utiles, points-presse-librairie, buffet-bar et sandwicherie.

         Il suffira d’installer un distributeur de tickets de queue, ces dernières ne manquant pas de s’allonger vu la diminution de personnel (heureusement que les trains auront de plus en plus de retard), pour permettre aux gens d’aller dépenser plus (sans pour autant gagner plus) en attendant de pouvoir accéder à un guichet pour acheter leur billet.

         Je ne suis pas persuadé que cette évolution de la gare de Bordeaux constitue une amélioration du service public, et je doute que ce soit l’intérêt de l’usager (pardon pour le gros mot, la SNCF parle de « client ») qui ait guidé les choix de l’entreprise nationale.

Et ce n’est pas fini…

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A propos des statistiques sur la délinquance.

25 Janvier 2011, 00:05am

Publié par Bernardoc

         Hier matin, un journaliste rendait compte de la façon dont le ministre bi-condamné en première instance exposait les statistiques de la délinquance, en mélangeant tellement de paramètres que fatalement, sans que les spectateurs y comprennent quelque chose, le résultat montrait une amélioration.

         Je vais vous narrer quatre expériences que j’ai vécues : deux avec la police nationale, deux avec la gendarmerie.

         Un jour, je trouve dans la boîte aux lettres un colis que notre fille attendait. Je referme la boîte pour lui laisser le plaisir de le trouver lorsqu’elle rentrerait de son centre. Je l’accompagne le soir pour assister à sa joie : la boîte était vide à part de la publicité qui avait été distribuée dans la journée. La boîte n’avait pas été forcée et elle était toujours fermée à clé. Conclusion : c’était le distributeur qui, gêné pour mettre sa pub, avait ouvert la boîte avec « la clé PTT » qu’il possède comme la plupart de ses confrères et avait pris le colis…qui contenait une bouteille thermos cabossée ! Je me pointe au commissariat avec la liasse de pub distribuée, pensant, mais c’est sans doute mes lectures de Sherlock Holmes qui guidaient ma pensée, qu’il serait facile de trouver quelle société avait le marché de distribution, et partant, qui était passé dans ma rue cet après-midi-là. Probablement trop compliqué pour nos braves pandores qui m’ont conseillé de mettre un leurre, de faire le guet, d’attraper le voleur potentiel et de les appeler ensuite. Merci M’sieur, au revoir M’sieur !

Autre affaire, toujours avec le même commissariat, mais j’agissais en tant que Principal, représentant de l’Etat, venu porter plainte pour intrusion. La fliquette prend des notes au brouillon puis me déclare au bout d’un moment que je peux déposer une main courante. Je lui rétorque que je ne me suis pas déplacé pour cela et que c’est une plainte que je suis venu déposer, comme l’exige ma fonction. Elle refuse. J’appelle alors le rectorat qui me demande de joindre le commissaire ou s’il y a barrage d’écrire au procureur. J’ai le commissaire qui m’envoie une équipe pour vérifier les faits au collège. Je raconte une deuxième fois mon histoire et les flics me disent qu’il y a largement matière à une main courante. Je leur répète à nouveau qu’il n’est pas question de cela. Le lendemain, le commissaire m’invite à venir déposer plainte au commissariat. Résultat : à peu près quatre heures de perdues alors que trois quarts d’heure auraient largement suffi.

Dans un autre collège, encore une histoire d’intrusion, mais de la part de quelqu’un se déplaçant sur un scooter immatriculé. J’ai donné le numéro aux gendarmes en leur demandant de me tenir au courant : si le scooter n’avait pas été volé, j’aurais pu porter plainte nominativement et non contre « X ». Jamais eu de nouvelles : ce fut la dernière fois qu’en tant que Principal je m’adressai à cette gendarmerie.

Enfin, toujours avec la même gendarmerie, je viens leur demander de signaler à l’opérateur le numéro IMEI d’un téléphone mobile qui nous avait été dérobé au Portugal. J’avais déjà porté plainte au Portugal, mais le protocole portugais n’implique pas le contact avec l’opérateur. Le simple utilisateur ne peut le faire (trop simple ?) d’où ma tentative au retour en France. La gendarmerie a refusé d’accéder à ma demande puisque je n’avais pas déposé plainte chez eux et qu’il ne m’était pas possible de déposer plainte une deuxième fois pour le même motif. J’écrivis donc au procureur pour demander à ce dernier de m’aider à faire appliquer la loi. Plus d’un an plus tard, au cours de la manif du 1er mai, un gendarme me demandait de passer à la gendarmerie pour déposer plainte pour le vol de téléphone au Portugal !

Courteline ? Ubu ? En tout cas je reste complètement insensible au débat qui existe en ce moment sur les échanges de service entre police nationale et gendarmerie : j’ai testé les deux et vous avez un échantillon du résultat ci-dessus.

Et ce n’est pas fini...

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Laicité ?

24 Janvier 2011, 07:25am

Publié par Bernardoc

Marianne se fait l’écho d’un curé catholique, aumônier militaire (« Gott mit uns ! ») auprès de la légion étrangère en Afghanistan, qui aurait protesté parce qu’une sergente aurait reçu l’ordre de sa hiérarchie de se couvrir les cheveux, non pas avec l’élégant casque réglementaire, mais avec un couvre-chef davantage religieux que militaire.

Qu’est-ce qui est le plus aberrant dans cette constatation ?

Que, pour ne pas effrayer les populations d’un pays que nous envahissons, nous nous pliions aux coutumes vestimentaires de ces régions ?

Que nous envoyions des femmes faire la guerre ?

Que les hommes soumettent les femmes à leurs diktats vestimentaires, continuant ainsi à affirmer leur domination ?

Que ce soit un curé qui proteste ?

Que l’on ose parler de laïcité au cours d’opérations militaires ? Je me suis laissé dire que, durant la première guerre mondiale, les curés des deux bords bénissaient «l’ennemi », quelle que soit sa croyance ou sa liberté de pensée, avant de lui tirer dessus.

Ou bien tout simplement que nous soyons en Afghanistan où nous n’avons rien à faire, à part peut-être déranger les planteurs de pavots (et encore !) ?

         N’oublions pas que nous n’avons rien à faire dans ce pays, sinon soutenir les troupes d’Obama, et que, comme le chantait le grand Francis LEMARQUE : « Quand un soldat s’en va-t-en guerre il a

                                        Dans sa musette son bâton d’maréchal,

                                         Quand un soldat revient de guerre il a

                                         Simplement eu d’la veine et puis voilà. »

Et ce n’est pas fini…

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Un pays, une école, notre avenir.

22 Janvier 2011, 19:09pm

Publié par Bernardoc

 Ecole-avenir 001           

Ecole-avenir 007         C’est une campagne qui dure depuis plusieurs années, depuis que le président de la République a intimé, pour obéir aux ordres du Medef, à son gouvernement de détruire consciencieusement notre école laïque. Parmi les 25 organisations qui appelaient à la réunion publique, je pouvais me réclamer de quatre d’entre elles : la CGT, les PEP, l’AROEVEN et la JPA.

 

Ecole-avenir 004

Ecole-avenir 009Après un premier rassemblement devant le grand théâtre et un défilé – ponctué par de nombreuses haltes allongées - qui emprunta la rue Ste Catherine, nous arrivâmes à l’Athénée municipal où je découvris que ce n’était pas l’amphithéâtre qui nous avait été réservé, mais une minuscule salle au 4ème étage.

 

 

Ecole-avenir 013

De journalistes : point : l’école n’est sans doute pas ce qui leur paraît important à cette époque de l’année. Les intervenants, dont la présence appréciée d’un grand nombre de DDEN (Délégués Départementaux de l’Education Nationale), nous firent part de la situation pour l’année à venir.

Ecole-avenir 014Alors que le nombre d’élèves augmentera à la prochaine rentrée (l’équivalent d’une école primaire et de trois collèges moyens), le Recteur (prime oblige ?) continuera de ne pas remplacer les retraités. Le total d’élèves pour une classe de 5ème passera de 28 à 29 ; économies : 27 postes d’enseignants. Ce qui continuera à aggraver les conditions pour les enseignants ; en EPS, par exemple, les groupes monteront jusqu’à 35 élèves, ce qui pratiquement signifie l’arrêt des séances de natation. Aux parents donc d’apprendre à nager à leurs enfants.

Ecole-avenir 015

Une intervention remarquée fut celle du secrétaire départemental d’un syndicat de chefs d’établissement qui fit remarquer que le(s) rectorat(s) ne respectai(en)t pas les textes officiels pour attribuer les moyens. Il souligna également l’inégalité de traitement entre établissements privés et publics.

Bref, attendons-nous à ne pas voir beaucoup de progrès lors de la prochaine enquête PISA.

Et ce n’est pas fini…

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