En soutien au peuple tunisien.
A quinze heures, samedi, j’étais sur le parvis des Droits de l’Homme à Bordeaux, à l’appel d’au moins trois associations dont je suis adhérent, la Ligue des Droits de l’Homme, le Parti de Gauche et la CGT.
Le parvis commençait à se remplir, les drapeaux de la LDH étaient là, bien entendu un grand nombre de drapeaux tunisiens, des drapeaux en masse du NPA, de Lutte Ouvrière, c’est habituel, et même, et c’est la première fois que je les voyais, plusieurs drapeaux du POI. Nous étions au moins une demi-douzaine du PG, mais sans drapeau, et j’étais le seul avec un drapeau de la CGT : celui de la Ferc.
Je me suis senti bien seul et mal à l’aise dans cette manif qui a rassemblé environ 500 personnes à son zénith, quelque part entre le parvis des Droits de l’Homme et l’annexe du ministère de la guerre, pardon, la mairie qui abrite épisodiquement Alain JUPPE, après un passage par la Victoire.
Cela a commencé par des invectives de la part de quelques jeunes excités qui prétendaient interdire toute prise de parole aux associations qui avaient appelé à manifester. J’ai cru un instant que certains allaient en venir aux mains. Il nous a même été dit que depuis 23 ans nous n’avions rien fait. En tant que militant de la LDH, je me suis senti blessé, car s’il y a une association qui a milité, avec la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), pour le respect de ces droits en Tunisie, c’est bien la LDH. J’ai été à deux doigts d’abandonner le rassemblement, mais je suis finalement resté pour renforcer la délégation haillanaise. Si nous sommes à nouveau appelés à manifester pour soutenir le peuple tunisien, j’y regarderai peut-être à deux fois.
Et ce n’est pas fini…




