Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

regards sur le monde

Les plus aisés vivent treize ans de plus que les plus pauvres

16 Décembre 2025, 11:19am

Publié par Bernardoc

In La Croix du 16 décembre 2025

Plus on est riche, plus on vit longtemps. C’est ce que confirme l’Insee dans une étude publiée lundi 15 décembre. Entre 2020 et 2024, les hommes parmi les 5 % les plus aisés atteignent 85 ans d’espérance de vie en moyenne, contre seulement 72 ans pour les 5 % les plus modestes, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, la différence est de 9 ans (88,7 ans contre 80,1 ans). L’écart de mortalité par âge est le plus marqué à 50 ans : les hommes les plus modestes ont un taux de mortalité sept fois supérieur à celui des hommes les plus aisés. Quant aux femmes les plus riches, elles vivent en moyenne 17 ans de plus que les hommes les plus pauvres. Ce sont toujours elles qui vivent plus longtemps que les hommes : dès lors que le niveau de vie est d’environ 1 500 € par mois, leur espérance de vie dépasse celle des hommes appartenant aux 5 % les plus riches. Toutes catégories confondues, l’espérance de vie progresse moins rapidement à mesure que le niveau de vie augmente : autour de 1 200 € par mois, chaque tranche supplémentaire de 100 € est associée à un gain d’espérance de vie de 0,8 an pour les femmes et 1 an pour les hommes. Ce gain tombe à seulement 0,1 an pour les femmes et 0,2 an pour les hommes lorsque le revenu atteint environ 3 000 € par mois.

Surtout, souligne l’Insee, l’écart entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés s’est creusé entre 2012-2016 et 2020-2024, augmentant l’espérance de vie de 0,4 an chez les femmes et de 0,3 an chez les hommes. Globalement, l’espérance de vie des 25 % les plus modestes diminue, tandis que celle des plus aisés continue de progresser. « Cet écart, qui augmente depuis le milieu des années 2010, s’explique en partie par l’épidémie de Covid-19, qui a touché de manière plus dure et plus violente les populations les moins aisées. Mais cela signifie aussi que d’autres causes de décès, encore mal identifiées, sont plus marquées selon le niveau social », explique Nathalie BLANPAIN, chargée d’études à l’Insee. Cet écart peut-il continuer à se creuser ? « Si l’on considère que l’augmentation observée entre 2020 et 2024 est en partie liée à l’épidémie de Covid-19, et que celle-ci fait désormais moins de victimes, il est possible que l’écart se réduise légèrement », répond Nathalie BLANPAIN.

De manière générale, les personnes les plus modestes vivent moins longtemps pour plusieurs raisons. Les difficultés financières peuvent limiter l’accès aux soins : 3,2 % des individus parmi les 20 % les plus pauvres déclarent avoir renoncé à des examens médicaux pour des raisons financières, contre 1,8 % de l’ensemble de la population. Le niveau de vie est également lié à d’autres facteurs socio-économiques qui influencent à leur tour l’état de santé. « On sait par exemple que les personnes aisées sont moins exposées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, tandis que les moins diplômés fument davantage », précise Nathalie BLANPAIN. Par ailleurs, le niveau de diplôme et la catégorie sociale influencent la capacité à accéder à l’information en matière de santé, à la comprendre et à l’utiliser pour préserver sa santé. « Enfin, il ne faut pas oublier que le faible niveau de vie peut être la conséquence d’une mauvaise santé, et non seulement sa cause. Une santé défaillante peut limiter la poursuite des études et la recherche d’un emploi », poursuit-elle.

L’édition 2024 du baromètre de Santé publique France (SPF) permet également de mesurer l’ampleur des inégalités socio-économiques. « Elles pèsent sur tous les indicateurs de santé étudiés, et cela tout au long du gradient social. Plus on a de diplômes, une catégorie socio-professionnelle élevée et de ressources financières, moins on souffre de diabète, d’hypertension artérielle, ou d’insomnies, par exemple », explique Stéphanie VANDENTORREN, épidémiologiste chez SPF. Pour réduire ces inégalités, Stéphanie VANDENTORREN préconise un « universalisme proportionné » : « On applique une politique ou une intervention de santé de manière universelle, mais avec une intensité et des ressources adaptées aux besoins de chacun. » Cette approche est importante dès les premiers jours de la vie, car les inégalités se creusent dès l’enfance. « Plus on intervient précocement, plus le retour sur investissement sera important », ajoute-t-elle, rappelant qu’il est notamment essentiel d’adopter une approche transversale en agissant sur les déterminants sociaux structurels, comme les conditions de logement, d’accès à l’éducation et à l’emploi ou encore aux services de proximité.

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

De fortes inégalités dans l’état de santé des Français

15 Décembre 2025, 17:16pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 13 décembre 2025

Alcool, tabac, sommeil… Santé publique France a publié, jeudi, un baromètre fondé sur 35 000 adultes en 2024

De la naissance à la fin de vie, les inégalités socio-économiques pèsent sur les parcours de soins. On ne compte plus les alertes, de chercheurs comme de médecins, sur ces écarts qui touchent à la santé de la population, entre ses franges les plus aisées et celles qui le sont moins. L’édition 2024 du baromètre de Santé publique France (SPF), rendue publique jeudi 11 décembre, permet d’en mesurer l’étendue.

Au total, 35 000 personnes, âgées de 18 à 79 ans, ont été interrogées, entre février et mai 2024, autour de 20 grands enjeux de santé publique, sur leurs habitudes de vie, leurs connaissances et la perception de leur état de santé.La photographie qui en ressort comporte des « nouvelles encourageantes » mais révèle aussi de « grands défis », ont fait valoir les porte-parole de SPF, jeudi.

« On observe l’existence d’inégalités socio-économiques de façon systématique pour l’ensemble des critères de santé étudiés », a rapporté, devant la presse, Stéphanie VANDENTORREN, épidémiologiste chez SPF. Dans le flot de statistiques diffusées, beaucoup l’attestent : si les personnes interrogées sont plus de deux sur trois (68 %) à déclarer une « bonne » ou une « très bonne » santé générale, le ratio atteint 82,5 % parmi les individus à l’aise financièrement, contre 50,4 % pour ceux qui déclarent une situation financière difficile.

Un changement de méthodologie dans la collecte des données, intervenu en 2024, ne permet pas de mesurer l’évolution dans le temps pour l’ensemble des paramètres. Reste que les inégalités en santé transparaissent, toujours, de manière criante. Tour d’horizon.

La prévalence du tabagisme continue de baisser depuis 2016, avec 24 % de fumeurs chez les 18-79 ans. Ils étaient 32 % à déclarer fumer en 2021, mais sur une tranche d’âge différente (18-75 ans). Quant au vapotage, 7,9 % des personnes sondées déclarent vapoter en 2024 (6,1 % quotidiennement), une tendance qui augmente depuis 2016.

Reste que le gradient social est très prégnant. Ainsi, la proportion de personnes qui fument quotidiennement est 2,1 fois plus élevée parmi les ouvriers que parmi les cadres (25,1 %, contre 11,8 %), et trois fois plus élevée parmi les personnes se déclarant en difficulté financière (30 %) que parmi celles qui se disent à l’aise financièrement (10 %).

A l’inverse, concernant l’alcool, c’est chez les catégories sociales les plus favorisées que la consommation apparaît le plus élevée. La part d’adultes dépassant les repères (pas plus de deux verres par jour, pas plus de dix par semaine et plusieurs jours sans alcool dans la semaine) est de 26 % parmi les diplômés, contre 19,3 % parmi ceux qui ont un niveau inférieur au baccalauréat ou qui sont non diplômés.

Point préoccupant, la sédentarité progresse : plus de 1 adulte sur 4 déclare passer plus de sept heures par jour en position assise, une prévalence supérieure à celle relevée en 2021. Les plus jeunes et les plus favorisés se disent les plus sédentaires.

Les Français dorment, en moyenne, sept heures et trente-deux minutes par vingt-quatre heures en 2024, soit une heure et demie de moins en cinquante ans. Et la qualité du sommeil semble s’être altérée depuis la crise sanitaire de 2020, alors même qu’une durée comprise entre sept et neuf heures pour les adultes est recommandée, rappelle l’agence sanitaire.

Un tiers des adultes souffrent d’insomnie, les femmes et les personnes plus défavorisées étant les plus touchées. Un peu plus d’un cinquième des répondants sont considérés comme de « courts dormeurs » (six heures ou moins). « Plus la situation financière déclarée est difficile, plus le sommeil semble se dégrader, tant en quantité qu’en qualité », souligne le baromètre. Autant de facteurs qui augmentent le risque de maladies et pèsent sur la santé mentale.

Sur la santé mentale, déclarée « grande cause nationale » en 2025, priorité politique reconduite en 2026, les enseignements rejoignent, sans surprise, ceux des nombreuses enquêtes préexistantes. En 2024, « 16 % des adultes ont vécu un épisode dépressif caractérisé, 1 adulte sur 20 a eu des pensées suicidaires », a rapporté Jean-Baptiste Richard, responsable des enquêtes chez SPF.

Là encore, les inégalités sont marquées : les personnes en difficulté financière sont trois fois plus nombreuses à déclarer ce type d’épisode que celles qui sont à l’aise financièrement (28,3 %, contre 9 %). Les femmes, les jeunes adultes et les personnes précaires ou isolées sont les plus ­concernés. Ainsi, souligne SPF, « une femme en contrat précaire (CDD, missions d’intérim, vacation, contrat d’apprentissage) sur dix déclare une tentative de suicide au cours de sa vie ». C’est un enchevêtrement de facteurs qui mène jusqu’aux idées ou tentatives de suicide. Parmi ceux qui sont évoqués,les contextes géopolitique, climatique, économique, le poids des réseaux sociaux…

Sur le sujet de la vaccination, qui revient régulièrement dans le débat public, notamment depuis le Covid-19, les données diffusées permettent des comparaisons dans le temps : en 2024, 80 % des personnes participant au baromètre se sont dites favorables à la vaccination. Le ratio peut sembler élevé, mais la baisse est marquée par rapport au début des années 2000 : ils étaient alors 90 % à se positionner en ce sens. Le recul s’observe quel que soit le niveau social, même si le gradient socio-économique pèse : l’adhésion vaccinale est plus élevée parmi les personnes diplômées ou aisées financièrement.

Autant d’éléments qui incitent de plus en plus à « des politiques ciblées, des actions de prévention », insiste Caroline SEMAILLE, directrice générale de SPF.

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Handicap et emploi

21 Novembre 2025, 14:48pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 19 novembre 2025 (extraits)

Laurine, 23 ans, a des problèmes de dos et cherche un premier emploi de juriste. « Dans un forum spécialisé, c’est plus simple, car on sait que les entreprises sont handi-accueillantes. Quand j’ai fait des stages, j’attendais d’avoir signé le contrat pour demander un siège ergonomique et un peu plus de télétravail. »

Car le handicap peut faire peur aux recruteurs, comme le raconte Gabrielle, 22 ans, qui veut devenir animatrice en Ehpad et qui choisit de mentionner sa RQTH lors de ses candidatures. « J’ai eu quatre entretiens sans suite. Une fois, on m’a dit que je ne saurais pas gérer le stress des personnes âgées, c’est de la discrimination. »

La 29e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, du 17 au 23 novembre, est l’occasion de rappeler leurs difficultés dans le monde du travail. Mardi 18 novembre, les services statistiques du ministère du travail (Dares) et du ministère de la santé (Drees) publient une étude sur l’emploi s’appuyant sur trois définitions du handicap.

Les personnes déclarant au moins une limitation connaissaient un taux de chômage de 13 % en 2022, contre 8 % pour l’ensemble de la population. Ce taux montait à 17 % pour les personnes ayant une reconnaissance administrative (RQTH, invalidité…) et à 19 % en cas de restriction forte et durable dans leurs activités. Comme 85 % des handicaps se déclarent au cours de la vie, les jeunes de 15 à 24 ans ne représentent que 4 % des 3,2 millions de personnes ayant une reconnaissance administrative. Mais leur taux de chômage s’élève en moyenne à 28,2 % entre 2021 et 2024, contre 18,1 % pour l’ensemble des jeunes,selon des données de la Dares.

Patrick MAINCENT, vice-président de l’Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis), chargé de l’emploi, estime que « la première difficulté est que très souvent, les jeunes en situation de handicap ont un niveau de formation moins élevé, a fortiori ceux que nous suivons ». Selon une note d’analyse publiée en septembre par France stratégie, les moins de 36 ans en situation de handicap ont 1,8 fois moins de chance d’être diplômés du supérieur que les jeunes « valides ». Cette enquête déplore une « mobilité sociale entravée », en espérant que la situation s’améliore sous l’effet du triplement du nombre d’élèves handicapés scolarisés depuis 2005.

Trouver sa voie prend du temps. Ainsi, Damien, 29 ans, a dû abandonner un CAP cordonnerie à cause de son hémiplégie. Orienté dans un établissement d’aide par le travail (Esat), il peinait à réaliser certains gestes en blanchisserie, ou à mémoriser toutes les procédures. Depuis avril 2024, il est employé polyvalent, en prestation dans une entreprise, encadré par un moniteur de l’Esat. « Le milieu protégé ne me convenait pas, car ça me faisait remonter mon handicap. Ici, je suis à ma place », affirme-t-il.

Si les Esat ont un statut particulier, dépendant du secteur médico-social, de nombreux dispositifs d’insertion existent. Les entreprises adaptées reçoivent des aides si elles embauchent plus de 55 % de personnes handicapées. Et les structures de plus de 20 salariés ont l’obligation d’en employer au moins 6 %, sous peine de verser une contribution, gérée par l’Association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) et son équivalent pour public, le Fiphfp. En 2024, les entreprises privées n’en étaient qu’à 4 %, contre 5,9 % dans le public.

Ces fonds financent des adaptations de poste, du matériel, des accompagnements humains, des aides à l’apprentissage. « On constate une problématique d’accès aux droits : certains jeunes ne savent pas qu’ils sont en situation de handicap, comme les dyslexiques, d’autres ne veulent pas être stigmatisés, explique la directrice de l’Agefiph, Caroline DEKERLE. Sur les dispositifs, il n’y a plus rien à inventer, mais il faut une meilleure coordination pour savoir qui fait quoi. »

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Réalisme...hélas !

31 Août 2025, 11:36am

Publié par Bernardoc

in Sud ouest dimanche du 31 août 2025

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Mauruuru / Dankon

18 Août 2025, 16:06pm

Publié par Bernardoc

 Merci à tous les amis, hommes ou femmes, qui m'ont encouragé à m'engager plus profondément dans la découverte de ce dernier quart de siècle !

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Les jeunes exilés invisibles du centre de Paris

1 Mars 2025, 09:07am

Publié par Bernardoc

In Street Press du 20 février 2025 (extraits)

Des femmes, des enfants et des ados, tous exilés, font la queue sous le parvis du BHV Marais, en face de l’Hôtel de Ville. Il est 20h30 et les vitrines irradient de lumière dans la nuit de cette fin janvier. Ibrahima jette un œil aux luxueux vêtements portés par les mannequins. Lui n’a rien, juste une doudoune et quelques vêtements restés dans sa tente. Lorsqu’il est arrivé de Guinée Conakry il y a un an, il s’est présenté au département de Paris pour faire valoir sa minorité et être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Selon la loi française, tout enfant isolé, sans parents ou représentant légal sur le territoire, doit être protégé et pris en charge. Le garçon dit avoir 15 ans. Mais après une série de tests – dont la fiabilité est régulièrement contestée – il est déclaré majeur. Depuis, son quotidien se résume à la rue et à l’errance :

Tous les soirs, comme des dizaines de jeunes hommes venus d’Afrique subsaharienne, il vient ici, devant la mairie de Paris, dans l’espoir de récupérer un peu de nourriture ou une couverture. Des denrées distribuées par Utopia 56, une association d’aide aux étrangers en situation irrégulière. Ibrahima a fait un recours auprès du juge pour enfants, pour contester la décision et réaffirmer sa minorité. Environ 3.800 jeunes exilés seraient dans la même situation. Le Guinéen attend depuis une date d’audience, dont les délais s’étendent entre six et neuf mois en moyenne. Selon une étude, 60% des jeunes sont finalement reconnus mineurs à la suite de leur recours en France. Le pays a d’ailleurs été sanctionné par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU en 2023 pour son manquement à assurer la protection d’un mineur isolé non accompagné (MNA) durant la période de son recours.

Sous la pluie battante, un ado se démène avec sa couverture, sa tente et son sac pour ne pas les faire tomber sur le béton mouillé. Les Parisiens comme les touristes, armés de parapluies, passent vite sans le remarquer. Le garçon, comme Ibrahima, traîne pourtant souvent dans le quartier : après les distributions, ils filent retrouver leur tente du côté de Pont Marie, celui qui relie l’île Saint-Louis au quai de l’Hôtel-de-Ville, à moins de 800 mètres. La journée, ils trouvent un peu de chaleur à la bibliothèque du Centre Pompidou, à 20 minutes à pied. De Paris, ils ne connaissent pas grand-chose de plus que ces quelques rues du 4e arrondissement. Les jeunes hommes n’en sortent que pour se rendre dans le parc de Belleville, devenu un lieu de rendez-vous et de sociabilité entre personnes migrantes. Ils n’ont jamais vu la tour Eiffel. Visiter la capitale n’est pas leur priorité, explique Mohamed :

« On m’a volé ma tente ! », appelle désemparé un jeune homme. Derrière l’Hôtel de ville, dans la rue qui longe les quais pour arriver au Pont Marie, des dizaines d’exilés ont installé leur campement sous les arches de la Cité internationale des Arts, au niveau de la galerie marchande. Ils y passent la soirée en groupe, puis rejoignent leurs tentes jusqu’au petit matin, avant l’ouverture des magasins. « Il faut tout ranger avant 7 heures parce qu’il y a des gens qui travaillent », explique, sérieux, Abdou, l’un des locataires sans-abris. Si les familles – femmes et enfants – sont orientées chez des habitants bénévoles ou dans des locaux de l’association Utopia 56, les ados, eux, dorment dehors. Il n’y a pas assez de place pour tout le monde, alors il faut prioriser, expliquent, dépités, les militants.

Et ce n’est pas fini..

Voir les commentaires

Communiqué de la fédération CGT des Services publics

26 Février 2025, 09:11am

Publié par Bernardoc

La fédération CGT des Services publics exprime son soutien total à la famille de la personne victime d’un attentat terroriste ainsi qu’aux policiers municipaux de la ville de Mulhouse blessés.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte barbare.
À cette heure, il apparaît que le fanatisme, quelle qu’en soit l’origine, a frappé notre pays.

Celles et ceux qui assurent au quotidien les missions de service public de sécurité publique en sont les premières victimes.

Nos pensées vont à la famille du défunt ainsi qu’aux policiers municipaux blessés.

En ces moments difficiles, nous affirmons notre solidarité envers les forces de sécurité et réitérons notre engagement en faveur de la protection et du respect de celles et ceux qui œuvrent au service du public.

L’heure n’est pas à la polémique, ni à la récupération politicienne.

La fédération CGT des Services publics, attachée à l’état de droit, a confiance en la justice de notre pays.

La fédération CGT des Services publics restera toujours mobilisée contre toute forme de violence et pour une société de solidarité, de paix et de justice.

Et ce n’est pas fini...
 

Voir les commentaires

Salon de l'agriculture 2025 : pourquoi de nombreux départements ont renoncé à participer cette année

21 Février 2025, 11:14am

Publié par Bernardoc

In Franceinfo du 21 février 2025

Le Gers, la Haute-Garonne, le Lot, l'Hérault, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne, la Dordogne... Tous ces départements ont renoncé à s'offrir un stand lors du Salon de l'agriculture qui débute samedi 22 février. La raison ? Cette vitrine géante pour les producteurs fait bien souvent les frais des coupes budgétaires demandées par l’État aux collectivités territoriales.

Il faut dire que les sommes à dépenser pour participer à ce rassemblement incontournable du monde agricole français sont parfois vertigineuses. Entre la location et la fabrication du stand, le personnel, le transport et les animations, l'addition peut s'envoler à plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d'euros, selon les collectivités.

Le conseil départemental du Lot déboursait ainsi environ 100 000 euros pour participer au salon, rapporte France 3 Occitanie. C'était 130 000 euros pour la Haute-Garonne, 200 000 pour le Gers et la Dordogne et même 300 000 euros pour les Pyrénées-Atlantiques, selon "ici Béarn Bigorre". "Il faut faire des choix, assurer l'essentiel, notamment l'installation des jeunes ou l'équipement sur les exploitations agricoles", justifie le président du conseil départemental, Jean-Jacques LASSERRE. Dans l'Ain, le Conseil départemental a annoncé qu'il ne participerait plus qu'une année sur deux à l'événement, selon Le Progrès.

Face à ces difficultés, les organisateurs assurent ne pas rester les bras croisés. "Ces désistements doivent nous interroger pour l’avenir, car tous les exposants ont des problématiques de budget", souligne Valérie LEROY, directrice du Salon de l’agriculture, à Ouest-France. Elle précise qu'un travail est mené depuis l'année dernière pour "contenir les coûts" pour la location d’une surface ou les prestations techniques nécessaires.

Plusieurs départements montent cependant au créneau contre les conditions jugées "trop restrictives" imposées par le Salon. "Aujourd'hui, l'exigence des organisateurs ne correspond plus à nos valeurs", tacle Serge RIGAL, président du conseil départemental du Lot, sur la radio Totem. En cause : de nouvelles règles qui permettent de faire la promotion des brebis de race Caussenarde dans le Hall 1, consacré aux animaux, mais plus, selon lui, d'y proposer par la même occasion du Rocamadour. Avant ce fromage phare, ce sont les noix ou la truffe qui avaient déjà dû être remisées depuis plusieurs années afin de se concentrer sur l'élevage. Or, ce sont les ventes de ces produits qui permettaient de réduire la facture. Un équilibre économique précaire aussi pointé du doigt en Dordogne. "On s'est rendu compte qu'on était très généreux de donner à manger toute la journée à tout le monde pour des retombées assez faibles", assume Germinal PEIRO, le président du conseil départemental, à "ici Périgord".

Il y a fort à parier que la place laissée par ces stands soit investie par de grandes entreprises de l'industrie alimentaire, bien mieux dotées financièrement. "Aujourd’hui, dans le Hall 1, pourtant réservé aux animaux, on voit arriver quelques enseignes internationales comme Jeep, Lidl ou les poulets de Loué", fulmine le président du département du Lot, Serge RIGAL, sur Actu Lot.

Cette année, les visiteurs pourront découvrir les stands géants de McDonald's ou de Lidl. Le distributeur allemand est pourtant visé par une plainte pour "complicité de mauvais traitement envers des animaux" et "tromperie du consommateur" déposée par L214. Elle s'appuie sur des enquêtes de l'association de défense des animaux dans deux élevages porcins situés dans la Sarthe et dans le Finistère, soutenus par Lidl France dans le cadre d'une campagne censée récompenser le bien-être animal.

D'autres absents font également beaucoup de bruit. C'est le cas de Lactalis, le géant des produits laitiers, qui ne sera pas représenté au Salon de l'agriculture 2025, après quatre années de participation, rapporte Le Figaro. En 2024, du fumier avait été déversé sur son stand. Et l'annonce, en septembre, de la réduction de la collecte de lait de l'entreprise en France laissait augurer de nouvelles turbulences contre le numéro un mondial du secteur.

Si des départements ont donc renoncé à afficher leur logo en gros sur un stand, les producteurs de leurs territoires ne seront pas tous absents pour autant. Les concours agricoles organisés à l'occasion du salon permettent notamment à des agriculteurs et éleveurs de pouvoir se faire une place dans les allées du parc des expositions sans devoir payer un stand.

D'autres collectivités et groupements de territoires permettent également de représenter leurs couleurs locales à Paris. C'est le cas des stands régionaux, comme celui du conseil régional de l'Occitanie, qui pallie l'absence de plusieurs de ses départements, ou celui du Groupement européen de coopération territoriale, qui représentera notamment les Pyrénées-Atlantiques aux côtés des provinces espagnoles d'Aragon et de Navarre. Des associations, comme Excellence Gers, permettront aussi de présenter au public les noisettes, l'armagnac et le foie gras du Gers, même en l'absence du département.

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

Personne ne devrait mourir au travail !

19 Février 2025, 16:36pm

Publié par Bernardoc

Aujourd’hui un travailleur est mort. Tombé du 3e étage d'un bâtiment en construction à Aubervilliers.

Il a basculé dans le vide quand les étais ont lâché pendant qu'il montait une balustrade à installer.

Il était gérant associé dans la société Silvas metal, sous-traitant de Sogeprom, donneur d'ordre du chantier. Des militants de la CGT informés de cet accident se sont rapidement rendus sur place, et ont constaté un certain nombre d’anomalies, s’agissant notamment de la mise en sécurité des abords du chantier pour les piétons. Le procureur de la République s’est déplacé sur le site et la CGT étudie d’ores et déjà les moyens de suivre la procédure qui s’ouvre.

Toutes nos pensées vont en premier lieu à la famille et aux proches de cet ouvrier mort au travail.

Avec plus de 1 000 morts par an, la France est le pays de l’Union européenne qui compte le plus d’accidents et de décès au travail.

Tous les jours en France, un ouvrier du secteur de BTP meurt sur un chantier de construction, et toutes les cinq minutes, il y a un accident du travail.
Selon les derniers chiffres publiés par Eurostat en 2022, notre pays se traîne à l’avant-dernière place des pays européens en matière de sécurité au travail avec près de 4 morts pour 100 000 travailleurs, tous secteurs confondus.
Ce sont les professions de la construction qui payent le plus lourd tribut.

Dans le BTP, la sous-traitance est l’une des causes majeures de ces accidents, souvent mortels

Les gouvernements doivent agir !

La CGT continue de revendiquer :

La Prise en compte obligatoire du mieux disant social dans les appels d’offres, publics et privés ;

L’Interdiction de la sous-traitance à plus de deux niveaux et de la sous-traitance de capacité ;

De limiter le recours à l’intérim et aux salariés détachés (en fonction d’un pourcentage maximum du chiffre d’affaires du chantier) pour mettre fin à la précarité ;
• Le Doublement des effectifs moyens interministériels pour contrôler et lutter contre le travail non déclaré, le renforcement de l’Inspection du travail et des services de prévention, et la création un service d’assistance psychologique, administrative et juridique pour les familles des victimes ;

La création d’un Observatoire national des accidents au travail.

Et ce n’est pas fini...


 

Voir les commentaires

Bilan démographique 2024 de l'Insee.

14 Janvier 2025, 10:43am

Publié par Bernardoc

La population française continue de croître

Au 1er janvier 2025, la France compte environ 68,6 millions d'habitants, dont 66,4 millions dans l'Hexagone et en Corse et 2,3 millions (aux arrondis près) dans les départements d'outre-mer, selon une estimation de l'Insee. En un an, le pays a vu sa population grimper de 0,25%, avec un gain de 169 000 personnes, soit la plus faible progression de ces dernières années.

La quasi-totalité de cette croissance s'explique par le solde migratoire, qui mesure l'écart entre le nombre de personnes s'installant en France et le nombre de départs à l'étranger (+152 000 habitants). La France demeure le deuxième pays le plus peuplé de l'Union européenne, derrière l'Allemagne.

Les décès sont presque aussi nombreux que les naissances

Il y a 60 ans, la France, en plein boom démographique, enregistrait presque deux fois plus de naissances que de décès chaque année. Les temps ont changé. En 2024, les courbes n'ont jamais été aussi près de se croiser : 663 000 bébés sont nés, tandis que 646 000 personnes sont mortes, soit un écart minime de 17 000. Ce solde naturel a ainsi atteint "son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale", souligne l'Insee.

Ce rapprochement inédit des deux courbes s'explique d'une part par une natalité au plus bas depuis l'après-guerre, avec une baisse de 2,2% des naissances en un an. Ce recul est près de deux fois plus rapide que la moyenne des années 2010, mais demeure moindre que le plongeon observé en 2023 (-6,6%). D'autre part, la mortalité a rebondi de 1,1% en 2024, selon les estimations de l'Insee. Cette hausse, parfaitement prévisible, s'explique par "le vieillissement de la population", avec l'arrivée "à des âges de forte mortalité" des générations nées entre 1946 et 1974.

La fécondité au plus bas depuis plus d'un siècle

En France, le nombre de femmes âgées de 20 à 40 ans est en légère hausse depuis 2016. Si les naissances reculent, c'est donc parce qu'elles ont de moins en moins d'enfants. En 2024, avec 1,62 enfant par femme, l'indicateur conjoncturel de fécondité a continué de reculer pour atteindre un niveau jamais vu depuis 1919 et la fin de la Première Guerre mondiale. Les 30-34 ans affichent le taux de fécondité le plus élevé, devant les 25-29 ans, détrônées depuis une quinzaine d'années déjà.

En comparaison avec les autres pays de l'Union européenne, les Françaises restent les championnes du "réarmement démographique" cher à Emmanuel Macron. Selon les dernières données, elles devançaient les Roumaines, les Bulgares et les Tchèques en 2022, tandis que les Maltaises fermaient la marche, derrière les Espagnoles et les Italiennes. Cette situation permet à la France de conserver l'une des parts de moins de 15 ans les plus importantes d'Europe (17,3% en 2023), derrière l'Irlande et la Suède.

L'espérance de vie des hommes s'élève à 80 ans pour la première fois

Après une hausse remarquée en 2023, l'espérance de vie des Français se stabilise en 2024 "à un niveau historiquement élevé", souligne l'Insee. Les femmes restent à 85,6 ans, tandis que les hommes poursuivent leur rattrapage et atteignent pour la première fois le seuil des 80 ans d'espérance de vie à la naissance. "L'espérance de vie des femmes est une des plus élevées de l'UE", derrière l'Espagne, tandis que "celle des hommes est en 11e position", loin derrière le champion, Malte, mais au-dessus toutefois de la moyenne européenne, constate l'Insee à partir de données comparatives de 2023.

Les mariages progressent, les pacs reculent

Pour la quatrième année consécutive, le nombre de mariages célébrés a augmenté de 2% en 2024, pour atteindre un total jamais atteint depuis près de quinze ans (247 000 couples mariés, dont 7 000 de même sexe). Les pacs, après avoir atteint un niveau record en 2022, ont reculé de 3% en 2023 (204 000 unions, dont 10 600 entre personnes de même sexe). A ce stade, les données pour 2024 demeurent inconnues.

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>