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Le blog de Bernard SARLANDIE

regards sur le monde

Qu’est-ce que l’horloge de l’apocalypse ?

29 Juin 2026, 17:32pm

Publié par Bernardoc

Souvent évoquée lors des crises internationales, l'horloge de l'apocalypse inquiète plus que jamais. Ce compte à rebours symbolique avertit les humains sur les conséquences dramatiques de ses actions. Voici ce qu'il faut savoir sur l'horloge de l'apocalypse.

L'horloge de l'apocalypse, ou Doomsday Clock en anglais, est une horloge métaphorique. Elle a été inventée en 1947 par le Bulletin of the Atomic Scientists, un groupe de scientifiques ayant participé au projet Manhattan. Illustrée par l'artiste Martyl LANGSDORF, l'horloge de l'apocalypse estime le temps qu'il reste à l'humanité avant une catastrophe mondiale. Chaque année, les aiguilles avancent ou reculent en fonction de la situation mondiale. Plus elles se rapprochent de minuit, plus l'humanité se rapproche de la fin du monde. L'heure indiquée à la création de l'horloge de l'apocalypse était 23h53, soit 7 minutes avant la catastrophe.

En 1947, l'horloge de l'apocalypse évaluait la possibilité d'une guerre nucléaire mondiale. Depuis, de nouvelles menaces ont été prises en considération : les changements climatiques (comme le réchauffement climatique), les tensions géopolitiques (comme la guerre en Ukraine), les risques biologiques (comme la pandémie de COVID-19), les nouvelles technologies (comme les biotechnologies et l'intelligence artificielle), les actes de terrorisme, les attaques informatiques, la désinformation, etc. L'objectif de l'horloge de l'apocalypse n'est pas de prédire précisément la fin du monde, mais de pousser l'humanité à agir avant qu'il ne soit trop tard.

Après les tests des engins thermonucléaires par les États-Unis et l'URSS, l'horloge de l'apocalypse indiquait 23h58 en 1953, un record à l'époque. Si la crise des missiles de Cuba en 1962 alertait à propos d'une guerre nucléaire, les aiguilles ont reculé l'année suivante jusqu'à 23h48 après le Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires. Après le retour des tensions entre les États-Unis et l'URSS, elle a affiché 23h57 en 1984. Après la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, l'horloge de l'apocalypse a atteint son point le plus bas en 1991, soit 23h43. Depuis les années 2000, les aiguilles ont souvent avancé à cause de crises majeures, comme les attentats du 11 septembre 2001, le réchauffement climatique et la crise du Covid-19.

En 2026, l'horloge de l'apocalypse ne s'est jamais autant rapprochée de minuit. Elle indique 23h58 min 35 s, soit 85 secondes avant la fin du monde. Cette statistique fait écho à plusieurs crises mondiales : la poursuite de la guerre menée par la Russie en Ukraine, la guerre en Iran, le conflit israélo-palestinien, les menaces de la Chine envers Taïwan, les affrontements frontaliers entre l'Inde et le Pakistan, les menaces de l'usage militaire de l'IA, les cyberattaques, la désinformation massive, la hausse des températures mondiales et la menace pandémique. D'après l'horloge de l'apocalypse, le monde pourrait s'autodétruire dans un futur proche.

Et ce n’est pas fini...

 

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La dégénérescence d’un service public .

17 Juin 2026, 12:02pm

Publié par Bernardoc

Je veux parler de La Poste, pour qui nous ne sommes pas des usagers, mais des clients.

J’ai connu un service public très performant avec une double distribution quotidienne quand j’étais petit à Paris. Maintenant j’ai l’impression que le courrier est distribué au mieux une fois tous les deux jours, quant au samedi, ça remonte à très longtemps la dernière fois où j’ai eu du courrier dans ma boîte.

Eh oui, le nombre de fonctionnaires est résiduel maintenant (s’il en reste ! ) et la poste est devenue une entreprise qui doit être rentable et elle organise donc des compressions de personnel, ce qui met en péril le service public qui lui a été délégué.

Trois contacts que j’ai eu cette dernière quinzaine.

- La filiale Chronopost m’avertit de la livraison d’un pli (d’une valeur de 80 €) contre demande d’un code entre 11 heures et midi. Comme en début d’après-midi j’attendais toujours, je vais sur le site où je découvre que le pli a été remis à 11h25. J’ai dû batailler pendant vingt minutes pour savoir à qui il avait été remis, quelqu’un qui n’avait pas le code bien sûr. Alors ce code, qui est censé être un gage de sécurité, est vraiment du pipeau.

- Le magazine que je reçois en principe le jeudi, quelquefois le vendredi, n’était toujours pas là le lundi. Les « recherches » effectuées par les services de la poste n’ont rien donné et on me conseille de contacter l’expéditeur.

- Mon relevé de compte mensuel de La Banque Postale n’arrive toujours pas à la moitié du mois suivant. Je contacte un gestionnaire, quelqu’un qui aurait pu être fonctionnaire vu son amabilité et les explications qu’il m’a apportées, me confirme qu’il a bien été expédié. Donc re-réclamation et un robot, qui ne connaît pas le genre des prénoms, me répond que pour mes envois il faudrait que j’utilise le service « suivi ». Foutage de gueule !

Pour remonter à quelques mois, nous devions recevoir, mon épouse et moi, une convocation recommandée pour le tribunal. Les trois voisins concernés par la même affaire l’ont bien reçue, et rien pour nous. Réclamation ; réponse : le courrier a bien été distribué : « retour à l’envoyeur ».

Mise à jour : ce matin est arrivé mon hebdomadaire du 4 juin et j'ai reçu une lettre postée le 1er juin. La réponse devait parvenir avant le 19 ; le courrier est passé et comme le délai de 24 heures n'existe plus, je suis privé de ma participation à l'enquête.

Mais où sont les services publics d’antan ?

Et ce n’est pas fini...

 

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Scop-Ti et 1336 en force pour abreuver d’idées les délégués

3 Juin 2026, 11:41am

Publié par Bernardoc

In La Marseillaise du 2 juin 2026

Quatre salariés et anciens salariés de l’usine de thé de Gémenos et coopérative ouvrière Scop-Ti sont venus présenter leurs produits aux congressistes de la CGT. Et rappeler leur lutte toujours d’actualité.

Un stand a peut-être plus de saveurs que d’autres dans le parc des expositions de Tours. C’est celui des ouvriers de Scop-Ti, alias les Fralib, qui expose la myriade de produits de leur marque de thé 1336.

« On est en résistance permanente, c’est la solidarité qui nous a permis de gagner et c’est la solidarité qui nous permet de continuer l’histoire », campe Cynthia SANCHEZ, chargée de promotion du modèle économique de la coopérative. Et Scop-Ti propose un vrai soutien aux congressistes : « Tous les congressistes ont un bon dans leur sacoche du congrès pour venir choisir une boîte de thé offerte par la confédération et sur les stands de la plénière, tous ont une boisson fraîche 1336 », explique Dominique Basset, retraité bénévole de Scop-Ti et ancien délégué CGT du site.

Un cadeau bienvenu et qui implique toute une logistique : « On a fait livrer une palette à part la semaine dernière, et nous, on est venu de Gémenos vendredi avec le camion pour préparer le stand.» Cynthia SANCHEZ abonde : « L’objectif c’est de proposer à ceux qui veulent nous soutenir de populariser la marque au plus grand nombre.» Et de prendre pour exemple : « Créer des points de vente, ventes groupées, proposer des bons cadeaux, des remises à des comités d’entreprise...». Plus que du thé de qualité, c’est aussi un message envoyé à leurs « camarades ». « Dans ce monde capitaliste, on montre qu’on peut faire autrement: sans hiérarchie, sans patrons », explique Gérard CAZORLA, président de l’association Fraliberthé. Avant de conclure : « Ce congrès, c’est chez nous, tout comme l’usine appartient à toute la CGT. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Quels sont les pays les plus heureux du monde en 2026 ?

12 Avril 2026, 15:14pm

Publié par Bernardoc

In Geo le 19 mars 2026

Voilà 9 ans que la Finlande se place en tête du podium des pays où il fait bon vivre, suivi de l'Islande et du Danemark. C'est tout du moins ce que révèle le classement de la quatorzième édition du Rapport mondial sur le bonheur relayé par CNN.

Afin d'établir son classement des pays les plus heureux du monde, le Gallup Wolrd Poll s'est adressé aux populations de 147 pays du monde. Leur mission ? Évaluer leur vie sur une échelle -communément appelée "échelle de Cantril"- de 0 à 10 (10 étant la meilleure note, et 0 la pire). Les Finlandais ont ainsi attribué une note moyenne de 7,764 pour évaluer leur satisfaction à l’égard de leur vie.

Parallèlement à cela, les chercheurs analysent de leur côté différents facteurs, dont :

  • le PIB par habitant

  • l'espérance de vie

  • la générosité

  • la liberté

  • la corruption

Pour John F. HELLIWELL, professeur d'économie à l'Université de Colombie-Britannique, et rédacteur en chef Rapport mondial sur le bonheur, dont les propos ont été relayés par CNN, le secret du bonheur des Finlandais semble résider dans leur solidarité :

"Les sociétés qui réussissent coopèrent face à l’adversité (...) Les Finlandais le savent bien. Et dès lors que l’on a le sentiment d’être tous dans le même bateau, il n’y a pas de limites à ce que l’on peut accomplir"

Autres arguments cités : le système de santé et l'éducation, qui en Finlande et les pays d'Europe du Nord en général, offrent des garanties essentielles face aux aléas de la vie moderne.

Classement des pays les plus heureux du monde en 2026 :

Pour la deuxième année consécutive, aucun des pays anglophones que sont les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande, l'Australie, le Canada ou le Royaume-Uni ne figurent dans le top 10.

Toujours selon John F. HELLIWELL, ce constat ferait notamment écho à la dégradation du bien-être des jeunes générations, et plus particulièrement à leur utilisation des réseaux sociaux. Ou plus exactement, leur mauvaise utilisation.

Car si en Amérique Latine, l'utilisation des réseaux est en hausse, le bien-être des jeunes, lui, serait également en progression.

"Il semble y avoir un juste milieu (...) On ne veut pas être déconnecté, mais on ne veut pas non plus être trop connecté (...) Avec Internet, l’excès est néfaste"

La France, quant à elle, se retrouve à la 35e place du classement.

En bas du classement : le Botswana (143e), le Zimbabwe (144e), le Malawi (145e), la Sierra Leone (146e), et enfin l'Afghanistan, à la 147e place. Des pays où règnent hélas d'importants conflits géopolitiques.

Et ce n’est pas fini...


 

 

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Ah ! La campagne bucolique…

11 Mars 2026, 14:42pm

Publié par Bernardoc

Hier matin, notre balade à vélo quotidienne, que nous avons reprise après plusieurs mois d’interruption suite aux intempéries hivernales, nous a conduits vers le « chemin nature » entre Mérignac et St Médard en Jalles. Le sol était bien égoutté, mais avant l’été il serait utile, pour ne pas dire indispensable, de reboucher les trous pour éviter des accidents.

C’était une balade fort agréable...

jusqu’à ce que nous arrivions près de la déchetterie de St Médard : visiblement certains ignoraient ( ? ) la présence de ce lieu et pensaient que les bois allaient intégrer leurs déchets et les faire disparaître. Malheureusement ce n’est pas le cas.

J’ignore si cet endroit est situé sur Mérignac ou St Médard, mais il mes semble que le traitement des déchets relève de la Métropole et les contrevenants, de la justice. Encore faut-il les retrouver. Je fais confiance à la police/gendarmerie pour que nos espaces verts ne soient pas transformés en dépotoirs.

Et ce n’est pas fini...

 

Ah ! La campagne bucolique…Ah ! La campagne bucolique…

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Incendies de batteries de vélo, de cigarette électronique ou de téléphone

8 Mars 2026, 20:24pm

Publié par Bernardoc

In Libération du 7 mars 2026

Selon la Fondation Maif pour la recherche, le nombre d’incendies impliquant des batteries au lithium a été quasiment multiplié par six en France entre 2017 et 2024.

Alors que les départs de feu liés aux batteries au lithium se multiplient ces dernières années, France Assureurs a mené vendredi 6 mars, dans l’Eure, un test grandeur nature afin d’alerter sur les risques.

Un petit point jaune apparaît au centre de l’écran de la caméra thermique. A peine plus de 10 °C ambiant, pas de danger imminent pour les quelques batteries en lithium de vélos électriques disposées au centre d’un entrepôt de Vernon, dans l’Eure. Mais en quelques minutes seulement, le mercure s’emballe. La plaque chauffante préalablement installée pour le test fait effet. Le point devient une tâche. Le dégradé à l’écran passe du rouge au bleu. Il fait plus de 200 °C. Un léger panache de fumée, une explosion, puis une colonne de flammes se propage irrémédiablement. Le feu se répand batterie par batterie, comme inarrêtable. Un effet domino.

«L’emballement thermique est en marche, décrit Ronan Jezequel, directeur innovation et développement au Centre national de prévention et de protection (CNPP). C’est d’abord une évolution de la température exponentielle, des flammes, un boum, et enfin une torchère, c’est-à-dire un dégagement gazeux enflammé. Tout cela se déroule en à peine quelques secondes, d’où cette incapacité à intervenir et ces drames qui s’ensuivent.»

Et ce n’est pas fini...

 

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Catastrophes climatiques: pourquoi la France est si vulnérable ?

4 Mars 2026, 14:42pm

Publié par Bernardoc

In GEO

Entre 1900 et 2025, en Europe, la France est le pays qui a connu le plus grand nombre de catastrophes naturelles. En février 2026, le Service des données et études statistiques (SDES) constate une hausse des événements naturels très graves en France sur la période entre 2001 et 2024 par rapport à la seconde moitié du 20e siècle.

Inondations, tempêtes, feux de forêt… La France présente des risques naturels variés. Ces dernières années, le nombre d'événements naturels très graves a sensiblement augmenté, par rapport à la période allant de 1950 à 2000. Selon le Service des données et études statistiques (SDES), qui publie un rapport, "entre 2001 et 2024, la France en a connu en moyenne quatre par an, contre un seul par an dans la seconde moitié du 20e siècle".

Pour rappel, on parle d’événement naturel très grave lorsqu'il provoque au moins dix décès ou plus de 30 millions d’euros de dommages matériels, explique le site Notre Environnement, le portail gouvernemental sur les enjeux de l’environnement. Au niveau européen, la France est le pays le plus touché par ces événements. Entre 1900 et 2025, elle en a recensé 202, devançant l'Italie (185) et l'Espagne (122).

Comme l'explique le site Notre Environnement, différents facteurs peuvent expliquer cette hausse, parmi lesquels la diversité des événements, tels que les "inondations majoritaires, mais aussi les tempêtes, feux de forêt ou mouvements de terrain".

Le site pointe aussi une "plus grande exposition des régions françaises", notamment du fait de "la construction dans les zones inondables, l’étalement urbain, l’imperméabilisation des sols ou la concentration des activités sur les littoraux accentuent l’ampleur des dommages".

Le changement climatique joue également un rôle dans l'apparition de ces événements. "Les pluies intenses, les sécheresses ou les incendies, peuvent aussi être amplifiés par les effets du changement climatique, renforçant la fréquence ou la sévérité des épisodes", notent les auteurs.

Les inondations sont un défi majeur pour la France et sa population. En effet, selon le portail Notre Environnement, un Français sur quatre est exposé au risque d’inondation. En cause ? La présence d'environ 11 millions de logements en zones potentiellement exposées à l’inondation par débordement de cours d’eau, cela représente près de 18 millions de personnes. Les zones côtières sont également l'un des enjeux des événements climatiques majeurs. En effet, "1,5 million de personnes sont exposées au risque d’inondation par submersion marine".

Face à ce défi, différents leviers sont mis en place pour anticiper ou prendre en charge les zones sinistrées. Ainsi, "près de 6 000 communes font en moyenne l’objet d’une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle chaque année, soit environ une sur six en France", pour un coût estimé à 1,7 et 2 milliards d’euros, selon la Caisse Centrale de Réassurance. Les inondations (51,5 %) et la sécheresse (42,2 %) en représentent les neuf dixièmes.

Pour anticiper ces événements, mais aussi pour rendre les communes plus résilientes, plus de 12 500 d'entre elles sont couvertes par au moins un plan de prévention des risques naturels. "Ces documents précisent les zones où l’on peut construire, celles où des règles strictes s’appliquent et les mesures à respecter pour limiter les dégâts", notent les auteurs.

Et ce n’est pas fini...

 

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Amazon accusé de toutes parts de se livrer à de la répression syndicale

22 Février 2026, 20:34pm

Publié par Bernardoc

In Mediapart 19 février 2026 (extraits)

Licenciements, pressions, discriminations : des militants CGT et Solidaires du géant de la logistique affirment être ciblés en raison de leur mandat. Ces derniers jours, élus syndicaux et militants de gauche ont dénoncé la situation prévalant dans plusieurs entrepôts.

Anthony SMITH était accompagné de la secrétaire de l’union départementale CGT de l’Oise ainsi que de militantes et militants locaux de LFI. Si le député européen avait bien reçu l’accréditation nécessaire pour entrer et était attendu, ce n’était pas le cas du reste de la délégation – Mediapart inclus. Pour elles et eux, pas d’entrée sur le site, « en raison de délais [de prévenance] trop courts ».

Anthony SMITH a préféré renoncer à sa visite et aller poursuivre l’échange avec les militantes et militants syndicaux dans leur local. « À Senlis comme sur les autres sites du groupe, nous sommes face à une omerta sur des relations sociales, gérées de manière très violente. Des situations de harcèlement et de discrimination syndicale m’ont été rapportées, je suis ici pour apporter mon soutien à des militants syndicaux courageux », explique le député européen.

Il rappelle que les lobbyistes d’Amazon, depuis 2024, sont interdits d’entrée au Parlement européen, faute d’avoir envoyé des responsables de niveau suffisant pour parler des conditions de travail dans ses entrepôts.

Interrogée par Mediapart, la firme de Jeff BEZOS affirme « respecter le droit de chaque salarié d’adhérer ou non au syndicat de son choix et traiter l’ensemble de [ses] collaborateurs de manière juste et équitable ». Comme l’a néanmoins raconté Mediapart plusieurs fois, pour les 25 000 salarié·es en CDI en France, mieux vaut ne pas s’engager dans une organisation syndicale considérée comme trop revendicative. Mieux vaut aussi ne pas s’approcher des militants, particulièrement quand on est cadre.

C’est ce que Mehdi* a vécu. Embauché en 2023 en tant qu’acheteur sur le site de Senlis, il a déjeuné peu après son arrivée avec Yassine BOUHADDA, secrétaire de la section CGT, qu’il connaît depuis le lycée. « Un de mes managers m’a dit que je ne devais pas “m’afficher avec des représentants du personnel”, ni montrer d’affinités avec eux », raconte-t-il.

Fin 2023, il est mis à l’épreuve par le biais d’un « plan de performance », technique managériale en vogue dans l’entreprise : il dispose de six mois pour démontrer qu’il a amélioré sa « communication verbale et non verbale ». Dans l’intervalle, il rate une promotion.

En mars 2024, son poste est supprimé. Après avoir écarté un licenciement économique, sa hiérarchie envisage un licenciement disciplinaire. Des échanges de courriels à différents niveaux hiérarchiques, que Mediapart a pu consulter, montrent une volonté d’accélérer la procédure car les élus CGT et CFDT ont alerté sur sa situation. La direction, qui qualifie le salarié de « proche des syndicats », craint qu’il prenne un mandat syndical et soit légalement protégé.

Le licenciement n’a pas lieu cette fois-là et, un an plus tard, Mehdi obtient la promotion qu’il sollicitait. Mais un responsable des ressources humaines du site indique alors à son manager qu’il devra signer un contrat avec une autre entité juridique, car il est « trop proche des RP [représentant·es du personnel – ndlr] ». « Au moins, en changeant d’entité, il ne pourra plus voter pour eux, donc ils arrêteront de [lui] tourner autour », peut-on lire dans un mail.

Finalement, Mehdi a été licencié en octobre 2025. Il conteste son licenciement aux prud’hommes, accusant Amazon de discrimination. Il a été débouté en première instance, mais son appel sera examiné en juin.

Un véritable plafond de verre se dessine aussi pour les représentant·es du personnel. Ali*, embauché en 2020 à Senlis et devenu cadre en 2021, a été élu de 2021 à 2024 suppléant au comité social et économique (CSE) pour la Confédération autonome du travail (CAT). Il est aussi proche de Karim BELKESSA, très actif secrétaire adjoint du CSE, passé de la CAT à la CFDT.

Ali affirme que lorsqu’il a postulé pour une promotion, la direction lui a demandé d’abandonner son mandat d’élu. Après des mois d’hésitation, il a accepté en septembre 2024. Sa promotion a lieu dans la foulée. Il a été licencié pour faute en décembre 2025, notamment en raison de « comportements managériaux inappropriés ».

Les syndicalistes encore en activité racontent aussi des pressions. Le 18 juin 2025, Yassine BOUHADDA a fait un malaise. « Celui-ci est intervenu après des échanges avec le directeur des ressources humaines, qui m’avait pris à part en amont d’une réunion, raconte le syndicaliste CGT. La veille, j’avais lancé une procédure pour danger grave et imminent (DGI) dans une zone de l’entrepôt et subi des pressions pour le lever. » Le caractère professionnel de l’accident, contesté par Amazon, a été reconnu par l’assurance-maladie. Le syndicaliste a été arrêté cinq mois.

À la suite de l’accident du travail de Yassine BOUHADDA, le CSE a participé à une enquête conjointe avec la direction portant sur des faits de discrimination syndicale et de harcèlement le visant. Les élus du personnel ont conclu que ces faits ont existé. La direction d’Amazon France a, elle, réfuté ces accusations. Le 12 février, le syndicaliste a saisi le conseil des prud’hommes, notamment pour discrimination syndicale et harcèlement discriminatoire en raison de son appartenance syndicale.

L’attitude hostile d’Amazon envers les syndicats ne se limite pas au seul site de Senlis. Jeudi 12 février, un rassemblement s’est tenu à l’initiative de l’union syndicale Solidaires devant le siège d’Amazon France, à Clichy (Hauts-de-Seine), pour dénoncer la répression subie par les membres du syndicat dans plusieurs entrepôts.

Tatiana CAMPAGNE était sur place. Secrétaire du CSE de l’entrepôt de Lauwin-Planque (Nord) et élue au CSE central, elle a été licenciée en août 2025 pour faute grave, en raison de propos tenus sur une messagerie. Son licenciement a été validé par l’inspection du travail. Elle a saisi le ministère du travail pour le contester.

En 2020, en pleine pandémie de covid, Tatiana CAMPAGNE avait obtenu en justice la restriction de l’activité des entrepôts aux seules marchandises essentielles. « Après la crise sanitaire, j’ai vécu une véritable mise au placard. Avant de m’engager dans le syndicat, j’avais un poste à responsabilité, avec des tâches variées. J’ai été ensuite cantonnée au seul rangement d’articles, témoigne-t-elle. Après 2020, cette pression s’est accentuée. On m’a par exemple reproché des absences injustifiées, alors que j’étais sur le site. »

D’autres adhérents font l’objet de procédures de licenciement. « J’ai assisté l’un d’eux dans le cadre d’un entretien disciplinaire que les ressources humaines ont annulé par manque de faits le justifiant. Le salarié a tout de même reçu une lettre de licenciement pour faute grave, alors que l’entretien préalable n’a pas eu lieu et qu’aucun fait n’a été décrit », dénonce Rita, ex-élue Solidaires à Brétigny-sur-Orge (Essonne).

Et ce n’est pas fini...

 

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Voeux

1 Janvier 2026, 11:03am

Publié par Bernardoc

BONA ANNADA

plan granada.

Si siam pas mai, que siguen pas mens !

Et ce n'est pas fini...

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Triste réalité

30 Décembre 2025, 13:34pm

Publié par Bernardoc

Sud ouest dimanche du 28 décembre 2025

Et ce n'est pas fini...

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