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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Le Président.

15 Septembre 2025, 15:06pm

Publié par Bernardoc

Hier soir, j’ai dégusté une partie de mon dernier cadeau de Noël. Mais non, il ne s’agit pas de camembert, mais d’un film (encore en noir et blanc) tiré du coffret consacré à Jean GABIN, sorti en 1961.

Quel film ! Quelle force ! Quelle modernité ! Quelle actualité !

Ancien président du Conseil, Émile BEAUFORT consacre une large partie de son temps à l'écriture de ses mémoires. Retiré des affaires publiques, il ne garde pas moins un regard attentif sur l'actualité politique nationale. Écoutant la radio pour suivre l'évolution d'une crise ministérielle en cours, Beaufort apprend que le député Philippe CHALAMONT, président du groupe des Indépendants républicains à la Chambre serait pressenti par le chef de l'État, pour former le prochain gouvernement. La nouvelle perturbe Beaufort et il s'interrompt le temps de songer à l'époque où comme président du Conseil, il a travaillé avec Chalamont, son directeur de cabinet.

Ce qui est remarquable, c’est que Beaufort, admirateur de Clémenceau, place l’intérêt de la nation au dessus des intérêts particuliers qu’il ne cesse de dénoncer.

On assiste à une séance à l’Assemblée ; quand je pense que certains dénoncent l’attitude certains députés, ces derniers n’ont rien inventé.

Simenon, l’auteur du livre dont Verneuil a tiré le film était un visionnaire. Il est impossible de ne pas faire le rapprochement avec ce à quoi on assiste en ce moment dans notre pays.

Ma DVDthèque a du bon !

Et ce n’est pas fini...

 

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Un p’tit truc en plus.

7 Septembre 2025, 20:05pm

Publié par Bernardoc

Séance de cinéma en plein air hier soir sur la terrasse de L’Entrepôt.

Une petite assistance mais plus importante que celles lors de certains films à l’intérieur est venue s’ajouter aux 11 millions de spectateurs français.

Le film suit Paulo et la Fraise qui sont en cavale après un braquage. Ils trouvent refuge dans une colonie de vacances pour personnes en situation de handicap où ils se font passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé.

Aucune marque de luxe n'a souhaité habiller les acteurs du film pour la montée des marches du Festival de Cannes 2024. Selon le réalisateur, les marques ont déjà prêté tous leurs costumes, et ajoute « que c’est toujours plus élégant pour une marque d’habiller Brad Pitt que d’habiller […] Artus et encore plus des acteurs en situation de handicap ». Ceci ne les a pas empêchés d’obtenir le César du premier film quelques mois plus tard.

C’est un film très émouvant, à la fois réaliste et poétique, mais qui maintient un certain suspense jusqu’à la fin. D’ailleurs Maeva, qui était avec nous, nous a demandé pourquoi la police arrivait à la fin. Elle avait oublié le hold-up du début.

J'ai cependant eu du mal à imaginer Clovis CORNILLAC  en père d'Artus (c'est pourtant possible puisqu'ils ont 19 ans de différence).

Une belle soirée de fin d’été avec le temps idéal pour passer ces 99 minutes.

Et ce n’est pas fini...

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Délicieuse nostalgie.

29 Août 2025, 11:14am

Publié par Bernardoc

Hier soir, T18, une des nouvelles chaînes de la TNT, diffusait Diabolo menthe, un film de Diane KURYS que nous avions vu à notre retour du Ghana, et qui commençait à la rentrée scolaire 1962 au lycée (de filles!) Jules FERRY de Paris.

Deux sœurs, Anne qui rentre en 4èmeM1 (M pour « moderne », c’est à dire sans latin) et Frédérique qui arrive en 2nde en sont les principales héroïnes. En ‘62, je rentrais en 3èmeM au lycée mixte Jean AICARD à Hyères, après avoir fait ma 6ème (M7) et le premier trimestre de 5ème au lycée (de garçons!) Jacques DECOUR, pas très loin d’ailleurs de Jules FERRY. C’est dire si ce film tout en délicatesse me parle.

Dès le départ la pauvre petite pied-noir oubliée dans la cour révèle un monde de l’éducation renfermé sur lui-même et insensible au monde alentour. La surveillante générale (?) est à peine caricaturale, comme la prof de dessin découverte un peu plus tard dans une salle de dessin très similaire à celle que j’avais connue. Moi j’avais des hommes, mais leur comportement était très semblable. Ne parlons pas de la prof de maths, j’ai connu des profs aussi malheureux.

La discussion dans une famille montre qu’à cette époque, seule une minorité de privilégiés avait accès au lycée, prête à dénoncer les profs d’histoire communistes.

Le moment le plus émouvant du film est le récit-témoignage d’une élève qui a assisté au massacre de Charonne mais qui ne débouchera sur aucun commentaire ou débat pour cause de sonnerie. On assiste aussi à la naissance d’une prise de conscience politique, qui mettra fin à des années d’amitié entre filles, mais en initiera de nouvelles, et son corollaire : les attaques de lycéens fascistes et antisémites (les filles s’appellent Weber) contre les sympathisants de gauche.

On assiste aussi au cours de cette année à l’évolution des deux sœurs, tant dans leurs rapports entre elles qu’avec les autres, notamment l’autre moitié du monde.

Ce film avait obtenu le prix Louis DELLUC, et c’était amplement mérité.

Et ce n’est pas fini...

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Meurtre au camping

17 Août 2025, 17:32pm

Publié par Bernardoc

Quoi de plus attirant que ce titre, en été, au camping, qui plus est naturiste ? C'est un gros pavé de 378 pages mais facile à lire.

Il se déroule donc sur la côte atlantique dans un camping qui s'appelle Hargenivet. Ce n'est pas Euronat, même si certaines phrases pourraient s'y rapporter (« Ce n'est plus à ma portée vu mon salaire actuel »), mais sans doute un amalgame entre plusieurs lieux : Arna ? Monta ? Je ne les connais pas.

Si le roman se déroule sur une semaine, il y a sans cesse des références au passé, qui a donné naissance à la récrimination du sous-titre : Golbert doit mourir, Golbert étant la francisation transparente de Goldberg.

Mais le plus intéressant est la description de la découverte du naturisme par quatre personnages et leurs réactions parfois surprenantes. Un passage hilarant apparaît lorsque Yasmine, qui s'est très vite adaptée, reçoit un appel en visio de son frère Karim qui est prêt à venir la chercher pour la remettre dans le droit chemin.

L'ambiance internationale de ces lieux est bien rendue avec notamment une prédominance de gens du nord pour qui la nudité collective est beaucoup plus commune que dans certaines régions méridionales pas encore dégagées de l'emprise de religions. (Pour mémoire, rappelons que les missionnaires débarquant à Tahiti un 5 mars (jour férié là-bas) ont commencé par faire habiller les vahine.)

Donc, si vous ne recherchez pas une Série noire avec son lot d'hémoglobine, vous ne serez pas déçu à la lecture de ce livre.

Et ce n'est pas fini...

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L’Egypte des pharaons.

8 Août 2025, 14:54pm

Publié par Bernardoc

C’est la dernière exposition que nous sommes allés voir aux Bassins des Lumières (l’ancienne base sous-marine nazi de Bordeaux).

Comme d’habitude, la projection est ordonnée selon un certain nombre de thèmes, depuis la genèse divine jusqu’à la découverte de trésors engloutis, en passant, entre autres, par la vie sur les bords du Nil et la construction des pyramides (pouvait-on oublier ce passage obligé?).

Jusqu’à présent je n ‘avais aucune appétence pour ce pays, eh bien je dois dire qu’après ce spectacle, si l’occasion se présente, je me laisserais peut-être tenter.

La petite projection était consacrée aux orientalistes Ingres, Delacroix et Gérôme (à ma grande honte, je dois dire que je ne connaissais pas du tout le troisième) et complétait de façon très heureuse le spectacle.

En quittant les bassins, nous sommes passés par le Cube, où la projection qui nous a le plus impressionnés était The giants, consacré à la forêt primaire de Tasmanie en Australie. C’était un plaidoyer contre la déforestation, le podium de cette atteinte aux richesses de la terre étant composé du Brésil, du Congo et de l’Australie (et dire que je pensais que l’Australie était un désert!)

je ne l’avais jamais vue, mais en retournant à la voiture j’ai découvert une plaque rendant hommage aux Bacalanais mort autour de cette base.

Et ce n’est pas fini...

L’Egypte des pharaons.
L’Egypte des pharaons.L’Egypte des pharaons.
L’Egypte des pharaons.L’Egypte des pharaons.

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Le saviez-vous ?

2 Août 2025, 14:24pm

Publié par Bernardoc

Au Haillan il existe une grande association de culture populaire : le Centre du Temps Libre. Parmi ses 17 sections qui vont des « Loisirs créatifs » au « Bridge » en passant par la « Photo », il y a la section « Théâtre ».

Celle-ci propose, selon les années, entre quatre et six ateliers, depuis les écoliers de CE2 jusqu’aux adultes, sans oublier collégiens et lycéens. Au bout d’une année de pratique, chaque atelier offre un spectacle à L’Entrepôt (la salle de spectacle municipale) avec l’aide des intermittents du spectacle que sont les trois techniciens qui nous accompagnent pour notre plus grande réussite. Depuis une douzaine d’années, je n’ai pas vu de spectateurs qui aient regretté leur soirée (ou leur matinée). L’année prochaine ce sera les 4 et 5 juillet (attention, comme cette année, ce sera le début des vacances d’été.)

Chaque atelier comporte entre 6 (minimum) et 12 (maximum) comédiens. Pour les adultes ils se déroulent le mardi de 20h30 à 22h30 ou le mercredi de 20 heures à 22h30 à La Sablière ; les cours pour les jeunes ont lieu le mercredi après-midi au même endroit.

Nous serons présents au Forum des associations le samedi 30 août à Bel air de 10 à 13 heures. Alors, si vous vous voulez participer à la vie culturelle haillanaise, venez nous rencontrer. Mais si vous désirez des renseignements avant, n’hésitez pas à contacter le responsable de la section :

Bernard SARLANDIE au 0 683 294 013.

 

N’hésitez pas à faire tourner ce message, il n’est pas nécessaire d’habiter au Haillan pour nous rejoindre.

Et ce n’est pas fini...

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Meurtre en Médoc.

22 Juillet 2025, 09:39am

Publié par Bernardoc

J’ai acheté ce bouquin sur les conseils de la marchande de journaux d’Euronat. J’aime bien les livres dont les histoires se déroulent près de chez nous. C’est un livre assez épais (342 pages) et qui aborde différents sujets : on se demande parfois pourquoi toutes ces digressions ?

Tout d’abord une première partie nous entraîne dans les vignes médocaines, et il faudrait parfois un dictionnaire (ou un vigneron!) pour expliquer certains termes très techniques. C’est l’héroïne qui nous fait revivre son enfance.

Ensuite s’entremêlent histoires de couples, compliquées bien entendu, et différents coups de fusils.

Survient un autre personnage, déjà entrevu, mais qui maintenant va nous plonger au cœur de la deuxième guerre mondiale, et notamment dans la partie sombre illustrée par la spoliation des biens juifs.

La dernière partie va nous faire comprendre le pourquoi de tous ces méandres pour aboutir à une fin, malgré tout quelque peu téléphonnée.

Un agréable livre de vacances que j’ai bien apprécié.

Et ce n’est pas fini...

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Matisse et Marguerite.

8 Juillet 2025, 14:44pm

Publié par Bernardoc

Deuxième expo de la matinée, changement de siècle et de musée : le MAM (Musée d’Art Moderne de Paris), sis au Palais de Tokyo. En fait je me suis laissé tenter par un billet combiné qui permettait de visiter deux expositions, la seconde étant consacrée à une artiste allemande dont je n’avais jamais entendu parler : Gabriele MÜNTER. C’est d’ailleurs par cette dernière que j’ai commencé. L’artiste, née en 1877, est considérée comme une des plus éminentes représentantes de l’expressionisme allemand. Ce qui m’a frappé , c’est son évolution depuis la photographe des débuts, son premier séjour à Paris où elle reviendra dans les années 1920 après un passage par Munich avant de terminer sa vie à Murnau en 1962.

Je poursuis donc par l’exposition consacrée à la relation forte entre Matisse et sa fille, qui sera un de ses modèles favoris et qu’il représentera régulièrement de 1899 à 1923. A cette date (celle de son mariage), elle deviendra l’agent de son père. Elle ne réapparaîtra sur les tableaux qu’en 1945, après avoir été torturée par les nazis et avoir échappé de peu à la déportation.

J’ai pris quelques photos des œuvres des deux peintres, et n’ai pas revisité la collection permanente, car je voulais visiter une troisième exposition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ce n’est pas fini...

Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.
Matisse et Marguerite.

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La culture à l’honneur.

7 Juillet 2025, 18:07pm

Publié par Bernardoc

Hier soir, bien que L’Entrepôt soit officiellement fermé depuis deux jours, comme le spécifiaient les affiches collées sur les portes, Les Tamalous (une des deux troupes haillanaises adultes du CTL) présentaient leur création de cette année 2025 : Petit déjeuner compris. Espérons que ce ne soit pas la dernière.

Dans une mise en scène de Philippe DUBUCQ et devant une salle bien remplie, la troupe a donné le meilleur d’elle-même, accompagnée par une remarquable équipe d’intermittents (Hervé, Guillaume et Captain) avec qui nous travaillons avec bonheur depuis des années et qui connaissent la valeur de nos productions. L’accueil discret et bienveillant d’Aurore était un plus apprécié. L’implication du bureau du CTL a également largement contribué à la réussite de la soirée.

Un merci également à Sud ouest et à son correspondant local qui avait annoncé nos spectacles dans un bel article il y a quelques semaines, ainsi qu’à l’agence locale du CMSO qui imprime gracieusement nos affiches que les commerçants locaux ont la gentillesse d’accepter.

Après ce beau succès, imaginons ce qu’il aurait pu être si L’Entrepôt n’avait été déclaré fermé que le 7 juillet et si nous étions reconnus comme acteurs culturels à part entière.

 

 

 

 

 

 

 

Imaginons que nous puissions apparaître au Haillan comme nous le faisons ailleurs, je suis sûr que les sièges sur les côtés de la salle seraient remplis eux aussi.

Enfin, je l’ai fait hier soir, mais je le réitère, merci aux gens d’avoir décalé leur départ en vances pour venir passer un bon moment en notre compagnie.

Et ce n’est pas fini...

 

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Bourse de commerce – Pinault collection.

6 Juillet 2025, 17:02pm

Publié par Bernardoc

Ce n’était pas très loin du théâtre Essaïon (voir plus haut) et j’ai profité du temps que j’avais avant la représentation pour aller visiter ce lieu. Je n’étais pas particulièrement fier d’aller augmenter la fortune du milliardaire, mais après tout j’ai bien visité deux fois le monument historique qu’est la Bourse du commerce de Porto, donc j’avais envie de voir le bâtiment. J’ignore à quoi il ressemblait avant, mais il me semble que la transformation a été réussie en conservant le cachet original datant de la fin du XIX° siècle.

En entrant, je découvre une pièce d’eau recouverte d’assiettes mouvantes : je l’avais déjà vue au Pompidou-Metz il y a bien longtemps. Mais c’est une attraction très populaire, et propice au repos avant (ou après) la visite des différentes galeries. Cette œuvre de Céleste Boursier-Mougenot est en place jusqu’au 21 septembre.

L’exposition “Corps et âmes“ se trouve jusqu’au 25 août dans une galerie qui fait le tour du bâtiment. Elle sonde, à travers les œuvres d’une quarantaine d’artistes, la prégnance du corps dans la pensée contemporaine. Libéré de tout carcan mimétique, le corps qu’il soit photographié, dessiné, sculpté, filmé ou peint ne cesse de se réinventer, conférant à l’art une organicité essentielle lui permettant, tel un cordon ombilical, de prendre le pouls du corps et de l’âme humaine.

Une visite intéressante malgré tout.

Et ce n’est pas fini...

 

Bourse de commerce – Pinault collection.
Bourse de commerce – Pinault collection.
Bourse de commerce – Pinault collection.
Bourse de commerce – Pinault collection.
Bourse de commerce – Pinault collection.
Bourse de commerce – Pinault collection.
Bourse de commerce – Pinault collection.
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Bourse de commerce – Pinault collection.
Bourse de commerce – Pinault collection.
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Bourse de commerce – Pinault collection.
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