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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

L'occitan au Telhan.

6 Novembre 2016, 18:52pm

Publié par Bernardoc

Depuis cinq ans se déroule au mois d'octobre (en débordant un peu avant et après) Mascaret, hestenau occitan de Bordèu. J'essaie chaque année de participer à au moins un événement de ce festival qui mêle dans différents lieux de la métropole (et même au-delà puisque cette année il y a eu une séquence à Cadilhac) expositions, concerts, bals, contes, cinéma,...Cette année, mon choix s'est porté sur une « Caminada gourmande » au Taillan, une ville voisine, dont j'avais vu une transformation apparaître : un panneau en occitan en dessous du panneau en français à l'entrée de la ville, à l'instar de ce qui existe en Bretagne ou en Euskadi, ou dans d'autres départements occitans (je pense, entre autres, à la Dordogne) qui n'ont pas honte de la langue qui fut pendant des siècles la langue de tous les jours.

Cette conférence, qui a attiré une quarantaine de personnes, était animée par Christian COULON (professeur émérite à Sciences Po). Il a commencé par nous affirmer que la cuisine gasconne n'existait pas avant le XX° siècle : il existait une cuisine paysanne, mais c'était une cuisine « pauvre ». Mais la poule au pot me direz-vous ? Eh bien, c'était en résistance à la cuisine italienne importée par les Médicis, et ce plat n'avait rien de véritablement gascon.

Autre fait intéressant : le magret, ce plat qui fait un tabac dans tous les restaurants, ne se développa qu'au début des années 1970, et c'est André DAGUIN, un cuisinier étoilé gersois qui initia ce mets dès 1959. Quand au foie gras...non, il n'est pas originaire de chez nous.

En revanche, le « grenier médocain » (estomac de porc) fut bien inventé par un charcutier de Lesparre et de St Estèphe ; mais le mystère demeure quant à son appellation.

Bien entendu on ne pouvait oublier la garbure, dont la recette nous fut lue en occitan et au début il s'agissait d'une soupe pauvre, avant que haricots, pommes de terre,...fussent importées.

Après la caminada, nous pûmes goûter celle qui avait été fabriquée le matin par l'atelier cuisine, avec d'autres spécialités, et nous terminons par les desserts présentés (les pastis).

Comme tout se termine par des chansons, je partis après « Se canto », non sans avoir acquis auparavant La fada multicarta de Micheu CHAPDUELH, dont un bon nombre de poèmes avaient été chantés par Joan-Pau VERDIER.

Et ce n'est pas fini...

L'occitan au Telhan.

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10 ans de mariage.

3 Novembre 2016, 15:29pm

Publié par Bernardoc

Cela ne nous concerne plus, mais c'est le titre de la pièce que nous sommes allés voir hier soir au Trianon (l'ancien cinéma Jean VIGO pour ceux qui auraient des doutes). Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que Rose avait gagné une place lors d'un tirage au sort, et je n'allais quand même pas la laisser y aller seule ! Nous fûmes accueillis par Stephan (à l'entrée) et Gilles (à la caisse), deux vieilles connaissances.

Cette comédie d'Alil VARDAR était mise en scène par Roger LOURET.

Deux personnages en scène donc, Alec et Lisa. Le premier, amant de la meilleure amie de sa femme, a choisi ce jour anniversaire pour lui annoncer sa volonté de divorcer.

C'est ensuite une succession de flash-back au cours desquels chacun vide son sac et où l'on assiste à différents épisodes depuis leur rencontre en boîte, jusqu'à ce dixième anniversaire, en passant par la phase de l'attente du bébé.

Les deux acteurs, Larra MENDY et Julien BOISSIER DESCOMBES semblaient visiblement prendre beaucoup de plaisir à être devant nous. Je me suis demandé si certains sourires de Larra étaient prévus au scénario ou révélaient simplement l'appréciation jubilatoire du jeu du partenaire.

On a vraiment pu apprécier la qualité du jeu des acteurs lors de la dernière scène, lorsqu'ils arrivèrent transformés en vieux, qui célébraient leurs 51 années de mariage, moment très émouvant, très longuement applaudis et pas seulement parce que c'était la fin de la pièce.

Spectacle divertissant à recommander donc (24 €).

Et ce n'est pas fini...

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Toussaint

1 Novembre 2016, 14:34pm

Publié par Bernardoc

Texte légèrement remanié de planet.fr

Les jours fériés en France sont au nombre de 11 dans le calendrier. Religieux ou historiques, chacun est destiné à une célébration bien précise.

Le 1er novembre est directement lié à la fête de la Toussaint. Cette fête catholique, serait hypothétiquement liée à la fête des Lémures – spectres errants et malfaisants – de la Rome païenne, mais un lien a également été établi avec la fête des morts celtique Samain.

La fête précède d’un jour la Commémoration des fidèles défunts, ou Commémoration des morts, le 2 novembre, date à laquelle les fidèles viennent se recueillir sur les tombes de leurs aimés disparus. Cependant, l’établissement du 1er novembre comme jour férié a progressivement créé l’amalgame entre les deux fêtes, le recueillement se faisant souvent à l’occasion du jour férié. Ainsi les fidèles célèbrent-ils souvent leurs morts à cette date plutôt qu’à celle mentionnée dans la Bible.

Les jours fériés en danger ?

A la suite de la canicule meurtrière de l’été 2003, le gouvernement Raffarin vota une loi instituant la Journée de solidarité envers les personnes âgées, stipulant que le lundi de pentecôte, bien que restant un jour férié, ne serait plus chômé. La mesure, qualifiée de degré 0 de l'économie par ATTAC à l'époque, perdurera de 2004 à 2008.

En effet, il semble que, d’une manière générale, les jours fériés ne soient pas les amis des politiciens, qui, comme chacun le sait, « travaillent » beaucoup plus que les enseignants qui, eux, ne travaillent que six mois par an ! En témoigne le débat qui, chaque année, fait rage à l’occasion des nombreux jours fériés du mois de mai. Faut-il, ou non, dans ce contexte de crise, supprimer certains de ces jours de fête ? La question divise, d’autant plus que les économistes estiment que la croissance n’en serait que peu relancée.

Pour mémoire, rappelons que le 5 mars est férié dans cette partie de la France, laïque, une et indivisible, je veux parler de la Polynésie dite « française » : on y célèbre en effet l'arrivée de l'évangile à Tahiti.

Et ce n'est pas fini...

 

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Joyeux Noël !

14 Octobre 2016, 15:19pm

Publié par Bernardoc

 Bizarre ce titre à cette époque-là de l'année, non ? Eh bien, c'est que hier soir nous avons profité du cadeau offert à Noël dernier par nos enfants : une soirée au Café-théâtre des beaux-arts.

Nous arrivons donc une heure avant le spectacle pour un dîner à base de salades, avec apéro, vin à volonté et café. Notre table était déjà retenue, avec notre nom sur un cavalier. Accueil très sympa, décor adapté au thème de la pièce : quatre survivants après le naufrage du Titanic : Les femmes et le ténor d'abord.

Dès avant le début de la pièce proprement dite, deux des acteurs, habillés en marins, font chanter le public, à qui on a distribué auparavant les paroles, Ah le petit 'Tanic, sur l'air du petit vin blanc, et chacun s'en est donné à cœur joie pour cette mise en train.

Ensuite ce fut un spectacle complètement déjanté, à mi-chemin entre une revue de cabaret et une comédie musicale, fort bien enlevé, avec des trouvailles linguistiques et des enchaînements musicaux bien amenés.

Le répertoire musical était très varié et entraînant. Le final nous fit revivre l'ensemble de ces pièces musicales, enfin en raccourci, afin qu'au bout d'une heure et demie nous quittions la salle la tête pleine de ces refrains populaires et intergénérationnels.

Pour ceux qui seraient intéressés, le spectacle se poursuit jusqu'à la fin de l'année.

Ce fut une bonne soirée, augmentée par la place gagnée par Rose au tirage au sort d'un spectacle au Trianon.

Donc, un grand merci à nos « petits » !

Et ce n'est pas fini...

 

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Jour du génie.

18 Septembre 2016, 19:54pm

Publié par Bernardoc

C'est aujourd'hui d'après le calendrier républicain, et comme nous sommes dans les Journées Européennes du Patrimoine, voilà une belle référence. J'en avais d'ailleurs parlé il y a quelques années lorsque j'avais célébré un mariage à ce moment.

Pas de mariage aujourd'hui, mais la visite guidée de la Bourse du Travail de Bordeaux. J'avais pris en charge celle de l'après-midi, et pour représenter l'association Pétronille, c'était Corinne de Thoury. Comme d'habitude lorsque nous sommes à deux, je m'occupe de l'histoire sociale et l'autre guide s'attache à la partie artistique et architecturale. On ne prépare rien en commun à l'avance, mais chacun intervient pour des compléments ou lorsqu'il en éprouve le besoin.

En arrivant à la Bourse, je demandai pourquoi il y avait des chaises dans le hall ; c'était pour accueillir les gens en attendant le début de la visite ; C'est vrai que ce sont des moments où on n'arrête pas de courir pour essayer de profiter au maximum de ces journées et les chaises ont bien servi.

Sur les quatre visites de cette fin de semaine, ce fut celle qui accueillit le plus de candidats:110 ! Nous n'allions pas nous effrayer pour autant, après tout la Bourse est faite pour accueillir beaucoup de monde.

Contrairement à certaines fois, il y eut peu de questions pendant la visite, mais lorsque nous avons terminé sur le patio, nous fûmes longuement applaudis : la visite avait été appréciée ! L'enthousiasme, pour ne pas dire la passion, la sincérité de notre engagement emportent l'adhésion des visiteurs. Un élu UMP de ma commune que j'avais convié à la visite il y a quelques années, alors qu'il s'apprêtait à ressortir, m'en parle encore avec plaisir.c'est d'ailleurs ce que m'ont dit plusieurs visiteurs avant de quitter la Bourse.

Rendez-vous l'an prochain.

Et ce n'est pas fini...

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JEP

17 Septembre 2016, 21:15pm

Publié par Bernardoc

Pour ceux qui n'auraient pas percuté, ça veut dire Journées Européennes du Patrimoine, comme la Fête de la Musique, une autre initiative de Jack LANG.

Si certains de mes lecteurs ne connaissent pas ce superbe monument historique, à la fois Palais du peuple et Maison des syndicats, qu'est la Bourse du travail de Bordeaux, je vous invite à venir la visiter demain dimanche à 15 heures ; je guiderai une visite en compagnie de l'association Pétronille.

Pas besoin de réserver, venez juste à l'heure dite au 44 cours Aristide Briand à Bordeaux.

Et ce n'est pas fini...

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Marre de l'aliénation !

13 Septembre 2016, 09:32am

Publié par Bernardoc

Une publicité sur le service public de la radio me hérisse. Déjà, je pense que la publicité n'est pas une bonne chose, et j'ai eu l'occasion de le signaler à ma mutuelle. Pour le moment la pub semble se cantonner autour de l’heure, et pas toutes les dix (cinq ?) minutes sur les radios privées. Mais il est des espaces de réclame particulièrement irritants. Je ne parle pas de Matmut, qui a donné vendu son nom au stade de notre magnifique équipe du FCGB (Football Club des Girondins de Bordeaux), mais de la réclame pour un laboratoire pharmaceutique : Mylan. Un bon Français, en toute logique, le prononce « milan » et il se fait reprendre par une nana qui lui explique qu'il faut dire « maillelanne ». Mais qu'est-ce que c'est que c'est que cette mode ? Va-t-on nous obliger à parler d'« Ivraille sur Seine » ou de « Choisaille le roi », ces deux communes qui faisaient partie de la ceinture rouge de Paris ?

Restons Français, nom de dieu ! Je me bats aussi depuis des années contre le terme « phlayeurt » (je ne suis pas sûr de l'orthographe) que, pour faire moderne, certains préfèrent au mot « tract» ou « prospectus ». Ce sont vraiment des tics de langage que je considère comme une atteinte à la langue française, comme la féminisation forcenée qu'on trouve de plus en plus dans les textes syndicaux. Je milite depuis plusieurs décennies à la LDH (Ligue des Droits de l'Homme). Et « Homme » avec un « H » signifie la totalité du genre humain. J'espère que le nom de cette vénérable association ne sera jamais altéré en LDH/FBT (pour Femme, Bi et Trans). Et je n'ai pas l'impression d'être particulièrement sexiste lorsque je parle de la LDH.

Mais peut-être que j'ai tout faux et que je suis un vieux con radoteur, mais je ne changerai pas à mon âge.

Et ce n'est pas fini...

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Mascaret.

10 Septembre 2016, 08:00am

Publié par Bernardoc

Mascaret.

Malgré la disparition (provisoire ?) de l'occitan dans la revue régionale, le mascaret tient bon et vous invite à venir apprécier ses initiatives.

Et ce n'est pas fini...

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It's World Beard Day.

4 Septembre 2016, 16:50pm

Publié par Bernardoc

It's World Beard Day.

So let's celebrate !

Et ce n'est pas fini...

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Trafic d'art : les fausses chaises qui valaient 3 millions.

3 Septembre 2016, 16:57pm

Publié par Bernardoc

Panique chez les antiquaires. Alors que leur biennale s’ouvre samedi prochain au Grand Palais, une vaste fraude éclabousse la profession : du faux mobilier certifié XVIIIe siècle a été réalisé à la demande d’un spécialiste renommé, puis acquis au prix fort par le château de Versailles.

Lu sur liberation.fr : c'est le style d'info qui me fait hésiter entre la franche rigolade et le gros doute concernant tous ces « professionnels » qualifiés.

Ce n'est pas facile de travailler autour du patrimoine : un concours à bac+3 doit conduire à l'école du Louvre suivie par un nouveau concours. On pourrait donc penser qu'aucun recrutement n'est laissé au hasard et que les fausses antiquités sont facilement détectées. Or ce ne fut pas le cas et Versailles s'est obstiné à nier ce fait pendant des années.

Alors, toutes mes félicitations aux habiles faussaires : ils ont réalisé des copies conformes parfaites. Ce sont indéniablement de formidables artisans, mais le problème est qu'ils vendent leur œuvre comme s'il s'agissait de meubles conservés depuis 300 ans, et qui ont donc pris de la valeur en vieillissant suffisamment (s'ils avaient 50 ans, ils auraient perdu de la valeur par rapport à leur état neuf ; mais s'ils ont résisté 300 ans, leur valeur a explosé).

Mais ce qui est choquant, c'est le prix : environ 150 ans de SMIC, et payés avec des fonds mis à la disposition d'un établissement public. Alors, je n'ai plus envie de rire ou de douter, mais de hurler !

Et ce n'est pas fini...


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