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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Lascaux.

20 Mars 2013, 08:34am

Publié par Bernardoc

         A l’occasion de la venue d’Annie et Philippe, nous avons excursionné en Périgord, « le pays de l’homme ». C’était la deuxième fois que nous visitions la grotte, la première fois remontant à 1989, à notre retour de Polynésie. Beaucoup moins de monde hier, la saison en étant à son tout début. Mais il y avait cependant plusieurs classes primaires et un bus entier de collégiens anglais. Nous suivîmes la visite avec des petits écoliers, en compagnie d’un guide qui visiblement prenait un grand plaisir à faire découvrir toutes les richesses de la grotte, et avec un talent pédagogique certain. En sortant, un tour à la boutique s’imposait, mais je fus bien déçu de ne pas voir exposé La sekreto de la arbaro de Lasko.

         Nous avions pris des billets couplés avec Le Thot, et son musée de la préhistoire, mais nous avons traversé ce dernier très rapidement, préférant passer plus de temps dans le parc animalier attenant afin de découvrir les animaux qui avaient servi de modèles aux peintres de Cro-Magnon, qui alliaient « la main de l’artiste à l’œil du chasseur » : bouquetins, bisons, aurochs reconstitués, chevaux (les animaux les plus nombreux de la grotte).

         Enfin, à Limeyrat, nous avons pu visiter l’exposition « Les dits du sable – Poésies sonore et photographique » qui était la participation annuelle au Printemps des Poètes. Nous avons d’ailleurs appris que la bibliothèque municipale serait baptisée le 15 mai, puisque le village a reçu le label « Village en poésie ».

         Journée très riche donc, avec quelques photos du Thot sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20130319LASCAUX2013?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNmK2OmH2v6LowE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Merci France ô !

10 Mars 2013, 07:44am

Publié par Bernardoc

         Quelle bonne idée d’avoir programmé la veille de la journée internationale des femmes le film de 2008 consacré à Louise Michel ! C’est Sylvie TESTUD qui incarnait cette grande communarde anarchiste. Le film commence par un gros plan de l’actrice qui est en train de répondre à ses juges à la fin de son procès, puis c’est l’arrivée en Nouvelle Calédonie. Merveilleux paysages, très bien filmés, mais aussi caractères finement brossés en deux coups de caméra…

         Deux moments très forts vers le début du film : lorsque trois Kanaks arrivent et répondent en chantant aux chansons de la Commune que chantaient les déportés. Puis, un peu après l’enterrement d’une femme dont le cercueil, avant d’être recouvert de terre, sera enseveli sous des morceaux de chiffons rouges que jetteront ceux qui restent. Tentative d’intrusion du curé qui sera fermement repoussé. Tout cela sur fond de tir de carabines : on fusillait beaucoup.

         Et la vie continue d’être très dure ; le premier gouverneur, qui possédait une once d’humanité, est remplacé par un autre beaucoup plus dur, et la cohésion du groupe s’effrite. Alors que les tribus kanak se révoltent, il va même se trouver des déportés pour faire front avec l’armée pour les combattre. Ce qui donnera lieu à deux scènes poignantes où des cadavres des deux camps joncheront le sol. Pourtant, Louise continue inlassablement d’écrire en France, notamment à Clémenceau, pour réclamer l’amnistie.

         Finalement, Louise, dont les combats ont fait blanchir les cheveux,  sera appelée comme institutrice à Nouméa, lieu propice pour éduquer ses élèves, filles d’Européens, à la générosité et aux valeurs de fraternité portées par la Commune.

Et ce n’est pas fini…

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Février cubain au Haillan.

23 Février 2013, 11:01am

Publié par Bernardoc

         En effet, ce ne sont pas moins de trois manifestations qui viennent de se dérouler sur notre commune à l’initiative de l’association France -Cuba 33.

         Il y a d’abord eu l’assemblée générale annuelle de l’association avec cette année l’universitaire Jean ORTIZ comme conférencier : une sacrée personnalité qui se présente, maintenant qu’il est en retraite professionnelle, comme « chauffeuse de salle », et il le fait bien ! Bien entendu, comme à l’accoutumé, un concert nous permettait de siroter nos mojitos en attendant le repas.

         Puis, ce fut le « mercredi du Haillan » proposé par l’association qui nous permit d’entendre et d’apprécier le Terceto Galera, dans son interprétation du poète cubain Nicolàs GUILLEN. Ils étaient venus l’an dernier pour l’AG, mais l’intimité du hall de l’Entrepôt donnait une tout autre ambiance.

         Enfin, une autre initiative culturelle : la rencontre à la bibliothèque avec la belle Karla SUAREZ, qui nous présenta son dernier livre La Havane année zéro, et nous parla, sans langue de bois et avec humour, de son enfance cubaine et de l’amour qu’elle continue à porter à son île natale, alors qu’elle vit actuellement à Lisbonne.

         Et comment se termina la soirée d’après vous ? Vous avez gagné ! Par le traditionnel mojito de l’amitié.

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/CubaFevrier2013?authuser=0&authkey=Gv1sRgCO6zjYvInaabKQ&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

 

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Le bleu est une couleur chaude.

28 Janvier 2013, 16:04pm

Publié par Bernardoc

 

  BD de Julie MAROH, prix du public à Angoulême en 2011.

   Je l’ai pris un peu par hasard à la bibliothèque samedi, la veille de la manifestation parisienne pour l’égalité des droits. Et c’était un bon choix ! C’est l’histoire de Clémentine, depuis sa classe de 2ndeen 1994 jusqu’à 2008, alors qu’elle est prof d’anglais.

   Comme beaucoup d’adolescent(e)s, elle est en train de se chercher. Elle répond aux avances d’un élève de terminale, mais n’ira pas jusqu’au bout, car entre temps, elle aura découvert les bars gays de Lille avec Valentin, un de ses camarades qui, lui, assume son homosexualité. Et c’est au cours de cette soirée qu’elle croise, pour la deuxième fois, Emma, jeune étudiante des Beaux-arts aux cheveux bleus, dont elle tombera éperdument amoureuse. C’est un amour réciproque, mais Emma, qui vit en couple avec Sabine, fait de la résistance et engage même Clém’ à tomber amoureuse d’un beau jeune homme. Mais pendant ce temps, Clém’ a été rejetée par la majorité de celles qui se disaient ses amies : le combat contre l’homophobie dans les établissements scolaires n’avait pas encore été pointé comme nécessaire.

   L’histoire se précipite lorsque Emma, qui a été invitée chez Clém, provoque un scandale en descendant nue, en pleine nuit jusqu’au frigo. Toutes deux sont immédiatement mises à la porte, et à 17 ans, Clém commence sa vie commune avec Emma.

   Mais un jour…Clém’ couche avec un collègue prof et se fait alors jeter par Emma. Elle devient alors accro à des médicaments qui ruineront sa santé. Et il est trop tard lorsqu’Emma se rend compte que leur amour était indestructible « till death us do part ».

  Très bel album, dont la seule couleur apparente est le bleu. A lire d’urgence si vous ne faites pas partie des fachos qui voudraient empêcher certains d’avoir les mêmes droits qu’eux.

Et ce n’est pas fini…

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Nager sans se mouiller.

26 Janvier 2013, 12:52pm

Publié par Bernardoc

         Titre provocateur et intrig(u)ant pour ce polar de Carlos SALEM, paru en Espagne en 2008 et offert en France dans la collection Babel noir en septembre 2011.

         Le héros, Juanito Pérez Pérez, est une sorte de James Bond envoyé camper par « l’Entreprise », avec ses enfants, dont il a la garde alternée, pour une mission non définie. La première surprise est qu’il s’agit d’un camping naturiste, la deuxième est que son ex-épouse est juste à côté de lui avec son nouvel amour.

         Toujours aux aguets, Juanito finit par se demander si en fait, ce n’est pas lui, le tueur à gages, qui est la cible.

         De nombreux portraits de personnages, tantôt nus, tantôt habillés se croisent dans différentes postures et endroits tout au long du roman. Ce qui n’est pas le moins intéressant dans ces mises en scène est l’évolution des enfants qui retrouvent leur père et grandissent d’un coup lors de ce séjour.

         L’auteur nous promène avec son héros et nous échafaudons bien entendu les mêmes (parfois) hypothèses que Juanito. Tromperie ! En fait, on se rend compte, après la fin, en lisant l’épilogue, que Juanito avait très tôt pris la mesure de ce qui l’attendait.

Alors surtout, ami lecteur, ne t’arrête pas à la fin du séjour dans ce camping naturiste, et tu te rendras compte en lisant l’épilogue comment toi aussi tu as été un jouet dans ce roman écrit par l’auteur de « Aller simple, premier roman de Carlos Salem, auteur inconnu et extravagant » !

Et ce n’est pas fini…

Na

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Catch de dessins polar.

20 Janvier 2013, 19:18pm

Publié par Bernardoc

         Soirée originale proposée par la bibliothèque hier soir. Christophe DUPUIS, libraire spécialiste du polar bien connu parmi les lecteurs haillanais, venait nous présenter une série de romans, pas forcément nouveaux, loin de là. S’y mélangeaient auteurs étatsuniens, argentins, français,…, tous livres disponibles à la bibliothèque.

         Mais le plus de cette soirée était l’intervention de trois dessinateurs caricaturistes de l’atelier Croc en jambes, qui, à partir de mots retenus des œuvres présentées devaient en une dizaine de minutes créer un tableau qui regroupait l’ensemble des mots proposés, et ce n’était pas évident lorsque l’on proposait des mots comme « art contemporain » ou « H+6 » !

         Le match se déroulait en trois manches, malheureusement des contraintes horaires m’ont obligé à quitter la rencontre au bout de la deuxième. Le Crayon d’or était en jeu, et les votes se faisaient à l’applaudimètre. Si chaque dessinateur gagnait une manche, je suppose qu’il a dû y avoir une quatrième manche pour déterminer le gagnant, mais je vous laisse le soin de faire des recherches pour savoir comment cela s’est terminé.

         Petite déception d'un habitué : le public aurait pu être plus nombreux pour profiter de cette sympathique ambiance dont la noirceur des présentations était déridée par nos caricaturistes.

         Un des auteurs présentés, l’Argentin Carlos SALEM, avait également écrit « le seul » polar qui se déroulait dans un camp naturiste. J’ai alors discrètement dit à Fabien que je lui donnerai au printemps les coordonnées d’un autre roman de la sorte ; du coup il m’a proposé d’emprunter Nager sans se mouiller, dont je vous parlerai bien sûr dès que je l’aurai terminé.

         Quelques mauvaises photos prises avec mon nouveau téléphone que je ne maîtrise pas encore totalement sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/CatchPolar?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLKmo6CosKO26AE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…  

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L'amour à la page.

18 Janvier 2013, 10:02am

Publié par Bernardoc

         Avec ses vœux, Marie-Hélène SAINTON, m’envoyait une invitation pour une conférence qu’elle allait donner à la bibliothèque du Grand Parc. Voici la présentation qui en était faite :

"Aimer c'est plus que vivre"

Romantiques, lyriques, amoureuses, passionnées, sont les lettres de Juliette Drouet fervente épistolière à Victor Hugo.

Marie Hélène Sainton,professeur de Lettres Modernes vous propose de retracer les évènements marquants de la destinée extraordinaire de Juliette Drouet dans l'ombre du "grand petit homme".
Cette évocation sera illustrée, avec la complicité de Marie-Jeanne Bourhis, par la lecture d'extraits puisés dans les milliers de lettres que Juliette a adressées au poète, durant les cinquante années de leur liaison amoureuse.
 

L’horaire étant compatible, je me suis fait une joie d’y aller. Et bien entendu, j’y ai retrouvé d’anciennes collègues, dont Martine de Langevin, toutes à la retraite, qui étaient venues écouter leur amie dont elles connaissaient le grand talent. Parmi les personnes connues se trouvait un seul homme avec qui j’avais eu plaisir de travailler un an à Zola.

         Il y avait effectivement une écrasante majorité de femmes pour venir découvrir l’amour de Juliette DROUET pour Victor HUGO à travers les milliers de lettres qu’ils ont échangé. Non sans une certaine malice gourmande, Marie-Hélène nous a révélé que si Hugo s’était lancé dans cet amour adultère, il ne faisait que rendre la monnaie de sa pièce à Adèle, sa légitime, qui le trompait avec Sainte Beuve.

         Pendant presque deux heures la conférencière a captivé l’auditoire en retraçant les tumultes amoureux que la verdeur du poète entraînait, et la façon dont Juliette s’en accommodait avec plus ou moins de bonheur, et ce, quel que soit l’endroit, notamment pendant les longues années d’exil ou lors du retour en France.

         Hugo ne survivra que deux ans à son amour, deux ans pendant lesquels il n’écrira plus.

         Une excellente après-midi qui mériterait d’être dupliquée en d’autres lieux.

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/JulietteHugo?authuser=0&authkey=Gv1sRgCJ_lvK7mgvK-cA&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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BONNE ANNEE !

1 Janvier 2013, 00:06am

Publié par Bernardoc

BONAN NOVJARON !

 

HAPPY NEW YEAR !

 

FELIZ AŇO NUEVO !

 

KALI  CHRONIA !

 

IA ORANA I TE MATAHITI API !

 

BLWYDDYN NEWYDD DDA !

 

FROHES NEUES JAHR !

 

BONA ANNADA !

Et ce n’est pas fini…

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Encore du théâtre.

6 Décembre 2012, 07:11am

Publié par Bernardoc

         …Mais contrairement à la veille, je n’étais pas acteur, mais spectateur. Deux acteurs de l’Ecume Compagnie, invités par le CTL Théâtre : Antoine DEVOUCOUX et Dominique MOREAU, interprétaient la pièce de Jean-Claude GRUMBERG : Moi je crois pas.

         D’après moi, c’est un texte qui ne passera pas à la postérité : la trivialité des propos, leur grossièreté n’étaient absolument pas nécessaires pour faire passer le message de l’incompréhension dans ce vieux couple. Le titre lui-même indique sur quel plan l’auteur désire se situer. Et je pense que cette pièce, qui aborde pourtant des sujets « universels » : l’importance des fayots dans le transit intestinal, l’immaculée conception, la taille du pénis, les programmes télé,…vieillira aussi mal que la pièce d’Edward ALBEE : Who’s afraid of Virginia WOOLF ? décidément trop connotée années ’60. Eh oui, c’était déjà le siècle dernier…Qui aurait envie de la monter de nos jours ?  

         La fin de la pièce est sûrement le point le plus fort et le plus émouvant, avec l’homme qui non seulement ne croit plus, mais ne se souvient plus : cette conne de maladie allemande  (Alzheimer, dont le nom n’est jamais prononcé) l’ayant rattrapé et quasiment « légumisé ».

         La performance des acteurs fut longuement saluée par une salle si comble qu’il aurait presque fallu en pousser les murs.

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121205MoiJeCroisPas?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNr4mKDf0pnXMQ&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Panik Scenik.

5 Décembre 2012, 07:01am

Publié par Bernardoc

         C’est le nom d’un des groupes théâtraux du CTL (Centre du Temps Libre – je suppose que le nom remonte au temps où André HENRY était ministre de la chose -) du Haillan. Et c’est ce groupe qui vient de se créer et que je viens de rejoindre. Nous nous voyons régulièrement certains mardi soirs et samedi pendant la journée pour pratiquer des exercices théâtraux, qui ne sont pas sans rappeler nos réunions hebdomadaires à BoraBora il y a 25 ans, lorsque nous avons commencé à nous intéresser à cette forme d’art avec comme nom de baptême Te moe moea (il nous reste d’ailleurs encore des tricots de cette époque).

         Plus tard, de retour en métropole, il y a eu le général Cambronne, dans la pièce de GUITRY « Le mot de Cambronne ».

         Et enfin, avec La Kompanoj, nos différents spectacles en esperanto, de Brassens à la Commune, les seuls spectacles que nous ayons joués plusieurs fois.

         Avec Panik Scenik, je ne sais pas encore ce que nous allons produire, mais pour le moment, ce sont de grands moments de plaisir partagés entre les sept femmes et deux hommes de notre groupe, sans oublier notre animateur : Yasmin.

         Ce soir les exercices demandés nous ont permis d’exprimer la joie, la colère et la tristesse : des représentations qui nécessitent quelques longues secondes de repos avant de passer de l’une à l’autre.

         Autre « épreuve » : tenter de rester concentré alors que quatre autres acteurs essaient de distraire le cinquième.

Ouaouh ! Quelle soirée ! Elle avait commencé pour moi par une courte intervention à la veillée de La Rouilleuse, qui pour la première fois depuis trois ans n’avait pas attiré les foules, et c’est bien dommage. Bonne chance à eux pour leur deuxième veillée, à laquelle je ne pourrai pas participer.

Et ce n’est pas fini…

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