Que contient la Convention des droits de l’enfant (CIDE) ?
54 articles, énonçant notamment… Le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité Le droit d’être soigné, protégé des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée Le droit d’aller à l’école Le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation Le droit d’être protégé contre toutes formes de discrimination Le droit de ne pas faire la guerre, ni la subir Le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes Le droit de jouer et d’avoir des loisirs Le droit à la liberté d’information, d’expression et de participation Le droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé
4 principes fondamentaux… La non-discrimination L’intérêt supérieur de l’enfant Le droit de vivre, survivre, se développer Le respect des opinions de l’enfant
3 protocoles facultatifs : Le premier vise à protéger les enfants contre le recrutement dans les conflits armés. Le deuxième concerne la vente d’enfants (à des fins de travail forcé, adoption illégale, don d’organes…), la prostitution ainsi que la pornographie mettant en scène des enfants. Le dernier définit la procédure internationale qui permet à tout enfant de déposer une plainte pour violation de ses droits, directement auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, lorsque tous les recours ont été épuisés au niveau national.
C'était la quatrième fois, me semble-t-il, depuis la rentrée. Gros bataillons de la CGT (comme d'habitude !), forte présence de FO, Sud, outre ses militants, regroupait ceux qui ne savaient pas où se mettre ; il paraît qu'il y avait la FSU (j'en ai vu deux) ; pas vu l'Unef ni les lycéens. Les politiques étaient en nombre très restreint : pas de point fixe du NPA ni du PCF, les traditionnels vocalisateurs de LO et La France Insoumise trois fois plus nombreuse (mais moins que les fois précédentes cependant) avec beaucoup de drapeaux. Malgré la re-naissance du PG départemental, celui-ci n'est pas apparu en tant que tel.
Il faisait beau, L'Internationale a à nouveau résonné à l'arrivée place de la comédie et les flics devaient se demander ce qu'ils faisaient là car il ne serait venu à l'idée d'aucun manifestant de prendre l'assaut de la bourse (du commerce, pas du travail !) qui sonnait la fin de la manifestation.
Mais plutôt que de continuer à marcher, ne faudrait-il pas mieux nous arrêter et arrêter tout en faisant un pas de côté pour inventer et construire quelque chose de nouveau ?
Enfin, s'il y a encore une manif, j'en serai malgré tout.
Je vais commencer par une citation d'un futur condamné à mort qui mourut dans son lit :
“Pour maintenir l’esprit d’obéissance et la discipline parmi les troupes, une première impression de terreur est indispensable. » C'est ce qu'a dit le Général Philippe Pétain en 1915.
De fait, les 2/3 des fusillés pour l'exemple l'ont été entre septembre 1914 et décembre 1915, dont 197 pour les cinq premiers mois de la boucherie. Fusillés "pour l'exemple ", tu parles ! Comme si la peine de mort, car c'est bien de cela qu'il s'agit, avait un effet dissuasif ! L'armée est décidément bien l'école du crime, puisque, non contente de faire la guerre ("un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas", comme l'a si bien dit le poète Paul VALERY ), elle assassine impunément ceux qu'elle a enrôlés de force.
C'est en résistance à celà que 36 anarchistes publièrent à Londres, en anglais, allemand et français, le 12 février 1915 un manifeste contre la guerre dans lequel on pouvait lire : “Il faut faire que le son de la musique guerrière et la vue des uniformes, au lieu de réveiller dans la foule ses instincts sauvages, l'emplissent de terreur et de dégoût. Il faut faire que le militaire professionnel, au lieu de rester un objet d'envie et d'admiration, devienne un objet de mépris, que le soldat arrive à haïr et mépriser lui-même le triste métier qu'on lui fait exercer.”
N'ayons pas peur des mots : ce crime contre l'humanité, c'est à dire contre nos frères humains, n'a jamais été condamné, pis même, reconnu. Sinon pourquoi alors depuis un siècle ce refus du plus élémentaire acte de justice post - mortem : la réhabilitation ? La dernière proposition de loi en ce sens, présentée par le groupe communiste au Sénat, fut rejetée le 19 juin 2014.
Depuis cent ans, les gouvernements se sont succédés, de droite ou de gauche, sans que cette demande de justice pour les victimes de ces assassinats de masse n'ait avancé. Il y a quelques années que le dernier poilu, Lazare PONTICELLI, a disparu. Il était parti la fleur au fusil, et il était revenu (la chance avait été avec lui) profondément antimilitariste.
Vous savez que j'aime toujours faire référence à des chanteurs lors de mes interventions, alors aujourd'hui c'est Francis LEMARQUE qui va illustrer mon propos avec la fin d'une chanson qui date de 1952 :
Quand un soldat s'en va - t - en guerre il a
Des tas d'chansons et des fleurs sous ses pas
Quand un soldat revient de guerre il a
Simplement eu d'la veine et puis voilà.
Pour tous ceux qui n'ont pas eu de veine, non pas face à ceux qu'on appelait "ennemis ", mais face à leurs copains vêtus du même uniforme, nous reviendrons à nouveau réclamer justice l'an prochain. Vous voyez que je n'attends pas grand chose de ce gouvernement ni du chef des armées et de sa ministre Darrieusecq, qui n'a pas répondu aux questions communiste ou de la France Insoumise. En six mois on a déjà tout compris !
Vivent les martyrs de toutes les guerres ! A bas toutes les armées ! Vivent la paix et la concorde universelles !
J'étais invité par le président de la Métropole au vernissage de l'exposition sur les 256 fusillés de Souge dans les locaux d'icelle. Ayant déjà vu cette exposition à Mérignac, j'aurais pu m'excuser, mais il se trouve que je n'étais jamais entré dans ce bâtiment, et donc c'était l'occasion. Je me doutais que c'était une occasion dans laquelle j'aurais l'occasion de rencontrer des camarades, et ce fut évidemment le cas. Mais j'eus l'agréable surprise d'y rencontrer également la toute nouvelle secrétaire du PG33 (à qui je venais d'écrire), qui est par ailleurs membre du bureau de l'association. C'était un jour de conseil métropolitain et j'ai été vraiment surpris de voir qu'aucun élu ne s'intéressait à cette exposition. Comme je suis optimiste, je veux croire qu'ils avaient pris le temps de regarder le témoignage de cette tragédie avant le début du conseil. Donc personne n'était là pour gêner le président Juppé et le préfet lorsque Jean LAVIE leur en a fait la présentation. Un buffet léger arrosé de Lillet me permis de repartir rassasié vers la séance récréative pour les vieux du Haillan.
Comme d'habitude, cela commence par une conférence illustrée, et cette année la conférencière de l'office du tourisme nous a parlé des Landes à travers une collection des photographies de Félix ARNAUDIN qui nous dépeignait la vie à la fin du XIX°, début du XX° siècles. C'était intéressant non seulement à travers les scènes fixées sur la pellicule, mais aussi grâce à l'art du photographe ; ces vues furent aussi accompagnées par des lectures de Mauriac, notre auteur bordelais qui connaissait fort bien sa région.
Puis le film choisi cette année, La vache, ne me disait rien. Mais la lecture du synopsis (un paysan algérien quitte le bled et traverse la France à pied avec sa vache Jacqueline pour concourir au salon de l'agriculture) laissait entrevoir de bons moments. Et nous ne fûmes pas déçus ! La vache m'a sans cesse fait penser au Cochon de Gaza, avec en plus la dimension « road movie » (pardon pour le terme). Ce n'est donc pas étonnant que le film ait remporté les Grand prix, Prix du public et Prix Michel Galabru d'interprétation pour Fatsah Bouyahmed(le co-héros avec Jacqueline) au festival international de comédie de l'Alpe d'Huez l'an dernier.
Une interrogation : cette après-midi gratuite n'a pas réussi à faire le plein de L'Entrepôt ? Faut-il en conclure que Le Haillan est une ville jeune et que les vieux sont si peu nombreux ?
Tout ne finit pas par des chansons (cela devient de plus en plus rare) mais par une abondante collation.
L’ARAC 33 (Association Républicaine des Anciens Combattants), la Fédération de la Gironde de la Libre Pensée, la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), et l’UPF (Union Pacifiste de France), organisent un
Rassemblement pacifiste
Place Jean Jaurès à Bordeaux,
le 10 novembre 2017 à 16h,
avec toutes les organisations qui voudront y prendre part.
Il s’agit d’obtenir que justice soit rendue aux hommes dont le comportement pacifiste pendant la guerre de 1914-18 a entraîné leur mort, qu’ils aient été fusillés pour l’exemple ou transportés en groupe dans le no man’s land et massacrés par l’artillerie des deux camps, et en particulier pour exiger la réhabilitation des 639 fusillés pour l’exemple. La France est le seul pays d’Europe à ne pas avoir fait cette démarche.
Depuis plusieurs années, dans tout le pays, avec la Libre Pensée, l’A.R.A.C., le Mouvement de la Paix, l’Union Pacifiste, de nombreuses sections de la LDH, parfois de la Ligue de l’Enseignement, et de plus en plus fréquemment les syndicats C.G.T. et C.G.T.F.O., des milliers de citoyens se sont ainsi regroupés pour dire non à la guerre.
Lors d’une conférence l’an dernier à Mérignac nous nous sommes également retrouvés pour honorer les Fusillés pour l’exemple, mais aussi les déserteurs, les insoumis, les révoltés, tous ceux et celles pour qui l’Humanité ne peut se conjuguer avec tuerie et barbarie, en particulier à l’heure des politiques nationalistes et guerrières – souvent accompagnées de violences contre ceux qui contestent le pouvoir – qui ont toujours des résultats catastrophiques pour les peuples. À commencer par les sommes énormes consacrées aux armements de toutes sortes… Sans oublier la présence de troupes françaises dans plusieurs pays pour y défendre des intérêts mercantiles, ou soutenir des dictatures.
Ce sont 120 rassemblements qui ont été organisés en France en 2016 autour du 11 novembre pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple : malgré le déploiement médiatique lors des cérémonies officielles de commémoration, malgré la volonté de l’État et de certains historiens autorisés, qui pensaient avoir « réglé» la question en 2013, en réunissant fusillés et fusilleurs dans le Musée des Armées aux Invalides, le problème de la réhabilitation est resté présent et n’a pu être occulté.
Les fusillés pour l’exemple avaient le droit de dire
Le 2 novembre, le jour des morts, est aussi la journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. Mais la délégation girondine avait opté pour le samedi 4, ce qui nous a permis d'y participer, puisque nos tombes périgourdines étaient déjà fleuries.
La manifestation était prévue de 15h30 à 17 heures sur les marches du Grand théâtre. Mais nous étions deux bonnes douzaines à nous restaurer d'abord à La table bordelaise, où nous avons fort bien déjeuné.
Puis, nous sommes allés, hélas sous la pluie, nous déployer sur le lieu de rendez-vous où nous fûmes rejoints par d'autres militants. Nos pancartes étaient parlantes et comme le tram passait à vitesse lente sur la place de la comédie, les voyageurs avaient tout loisir de voir qu'il se passait quelque chose. Quant aux nombreux piétons, ils étaient abordés et ceux qui les acceptaient recevaient un livret de plusieurs pages qui développait les points suivants :
A qui appartient mon corps ?
Nous allons tous mourir un jour, c'est une évidence que nous devons accepter.
Les soins palliatifs ne peuvent pas être la seule réponse à la gestion de la fin de vie.
Toutes les douleurs ne peuvent pas être soulagées.
La société française permet déjà d'aider un patient à mourir, mais dans quelles conditions...
L'aide active à mourir ne sera évidemment jamais une obligation.
Et enfin, bien entendu une présentation de l'association et une invitation à y adhérer.
L'accueil était bon, y compris chez les jeunes qui nous ont cependant suggéré de proposer une animation moins statique et plus vocale ; à réfléchir pour l'année prochaine. Seule une infirmière réfractaire est venue plaider pour la sédation profonde qui prolonge l'agonie de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines.
Profitant d'une accalmie pluviale, nous sommes partis environ une demi-heure avant la fin de la manifestation.