AROEVEN
C’est la dernière association dans laquelle j’ai pris des responsabilités. AROEVEN signifie Association Régionale des Œuvres Educatives et de Vacances de l’Education Nationale ; elle est présidée par le recteur ou son délégué. Pour l’académie de Bordeaux, le Président est Alain LACOURREGE, ancien directeur de cabinet. C’est lui qui m’a sollicité car nous avions travaillé ensemble pendant plusieurs années et il pensait que je pouvais apporter quelque chose à l’association. Je n’y tenais pas spécialement ayant été plus proche des CEMEA, de la Ligue de l’enseignement ou de Léo Lagrange. Mais je cédais à son insistance, au moins pour les deux ans d’activité qu’il me restait à faire, puisque c’était le critère : ils recherchaient un chef d’établissement en activité, progressiste tant qu’à faire et qui puisse les accueillir pour certaines réunions.
L’Aroeven n’était pas une inconnue pour moi : j’en avais entendu parler au LEP de Blanquefort où j’avais même participé à quelques réunions vespérales de réflexions éducatives. Un collègue qui souhaitait prendre sa retraite de directeur me proposa même d’être son successeur, car il pensait que je réussirais bien dans ce cadre. Mais c’était l’époque où je bossais pour la fédération Léo Lagrange de Vaucluse.
J’ai, en revanche été un grand consommateur de l’Aroeven en tant que parent, et bien entendu nos deux enfants qui ont participé à ces colos sont devenus animateurs plus tard.
Lors de la première assemblée générale à laquelle j’ai participé, j’ai rencontré un nombre important de collègues avec qui j’avais eu l’occasion de bosser professionnellement, et je me trouvais donc en terrain accueillant.
Lors du dernier CA de l’année 2008-2009, je fis remarquer que la condition première qui avait motivé ma participation devenait caduque et que je leur faisais mes adieux. La réponse fut : « Mais maintenant que tu vas avoir du temps libre, tu vas pouvoir intégrer le bureau ». Et voila comment au lieu de retirer ma main, j’y ai laissé partir le bras.
Je dois dire qu’après l’altercation avec l’inspecteur d’académie quelques jours plus tôt, cette reconnaissance m’a fait du bien.
Et ce n’est pas fini…
La vie de l’association est rythmée par trois moments essentiels au niveau national : les journées de réflexion d’automne (qui traditionnellement se déroulent maintenant à Avignon – et c’est la galère depuis Bordeaux), la journée du Sénat en janvier (mais cette année elle aura lieu à la mairie du XII°) et le colloque au printemps, qui est pris en charge par les groupes académiques à tour de rôle, l’ensemble des groupes pouvant être amené à proposer des intervenants. Et ce fut une de mes actives participations à la vie de l’association : d’un militant de la LCR au sociologue Georges Felouzis, du secrétaire général de la Ferc/Cgt au Président du Conseil Economique et Social Régional d’Aquitaine, j’ai contribué à renouveler un peu le vivier des intervenants.
Contrairement à d’autres, je n’ai découvert vraiment les PEP (Pupilles de l’Enseignement Public) que
Je m’y suis présenté peu de temps après avoir été élu à l’Autonome. Ce qui m’avait motivé au départ, c’était une volonté de faire vivre la démocratie. En effet, aux élections précédentes, il n’y avait pas plus de candidats que de places vacantes, ce qui réduisait considérablement le choix, et j’avais donc décidé, par ma candidature, d’offrir aux adhérents la possibilité de rayer au moins un nom. Et
Je demandai, en tant que membre du bureau, à faire partie de la délégation à l’assemblée générale. Pour le moment, j’ai participé à trois d’entre elles, dont une extraordinaire en prenant la parole à la tribune. J’avais fait très fort la première fois en déclenchant l’hilarité dans la salle par une suite de quiproquos et d’expressions mal interprétées mais qui cependant ne masquaient pas le sujet abordé. La déception fut qu’au moment du vote, alors que bon nombre de congressistes étaient venus me féliciter pour mon intervention, je me retrouvai bien seul. Mais ce n’était que partie remise, car les propositions que j’avais avancées ont été prises en compte deux ans plus tard.
Le nom complet est Autonome de Solidarité Laïque, souvent qualifiée par certains adhérents d’ «assurance anti-baffes ». C’est une vue très réductrice et qui a heureusement tendance à disparaître. En effet, malgré tous les efforts déployés par nos avocats, les violences à l’égard des élèves qui nous sont confiés sont régulièrement condamnées : la pédagogie de la baffe est bien révolue !