Vous vous souvenez : c'est le titre d'un ouvrage visionnaire, voire prophétique de Houellebecq. Eh bien, ça y est, nous y sommes depuis dimanche. Toutes nos valeurs républicaines sont abandonnées par ceux qui les défendaient jusqu'à présent ; à part le PS, mais qu'en reste-t-il depuis le calamiteux dernier quinquennat qui a mis Macron sur orbite ?
On a ainsi pu voir défiler des députés dits « insoumis » derrière une pancarte proclamant : « Le pouvoir veut nous mettre à genoux mais nous ne sommes soumis.es (sic) qu'à dieu ». Je n'ai pas vu brandie la photo de Ahmed MERABET, le courageux policier assassiné au cri de « Allah akbar ». Bientôt la bien-pensance sera d'affirmer que l'équipe de Charlie l'avait bien cherché.
Je me souviens d'avoir eu quelques semaines dans un collège une élève au nom à consonance arabe qui mangeait du jambon. A chaque récréation elle courait se mettre à l'abri dans le bureau de la CPE pour échapper au harcèlement des tenants d'une religion, qui étaient déjà bien embrigadés et pour qui la laïcité était vraiment « liberticide ». Elle a rapidement déménagé (pas à cause de cela) ; j'espère que ce sera mieux passé dans son nouveau collège.
Ce n'est donc pas quelque chose de nouveau, mais insidieusement la République « laïque, une et indivisible » semble se diriger vers un ensemble communautariste à l'image du Québec ou du Royaume-uni, nations basculant d'un catholicisme ou d'un anglicanisme assumés vers une mosaïque où ceux qui crient le plus fort auront le dernier mot.
« En 2004, notre rapport nous a valu d’être taxés d’islamophobes » disait Jean-Pierre OBIN, Inspecteur Général de l'Education Nationale. Ce rapport évoquait « les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires ». Il a été enterré (pas de vagues !).
En dehors de tout souci d'hygiène, des femmes veulent se baigner tout habillées dans une piscine hors de la présence d'hommes. Combien de jeunes élèves n'apprendront-elles pas à nager (un des premiers gestes élémentaires de survie) par interdiction familialo-religieuse de s'afficher en maillot de bain pendant le cours mixte d'EPS laïque ? Combien de femmes décèderont-elles aux urgences parce qu'aucune médecin femme ne sera disponible pour les examiner et les soigner et qu'elles refuseront de rencontrer UN professionnel ?
Est-ce cela que nous souhaitons, nous, dans ce qui fut pendant deux siècles la patrie des Droits de l'Homme ? Est-ce cela que nous proposait Les jours heureux, le programme du Conseil National de la Résistance ?
Pour ceux/celles qui n'ont pu venir à Bacalan samedi, mon intervention.
Et voilà ! Les commémorations du centenaire de la “grande” guerre sont terminées et aucun des deux présidents qui les ont présidées n'a fait avancer d'un pouce ce qui nous réunit aujourd'hui une fois de plus, à savoir la réhabilitation collective de tous les soldats qui furent fusillés pour l'exemple...Comme si cela avait pu accélérer l'avènement de la paix !
Cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu, mais la grève générale contre la guerre votée par le parti socialiste quelques jours avant l'assassinat de Jaurès n'eût jamais lieu. Le 4 août, lendemain de la déclaration de guerre par l'Allemagne, Léon JOUHAUX, secrétaire de la CGT, déclarait : “Cette guerre nous ne l'avons pas voulue, ceux qui l'ont déchaînée, despotes aux visées sanguinaires, aux rêves d'hégémonie criminelle, devront en payer le châtiment.” Affirmation immédiatement démentie par :”Nous serons les soldats de la liberté.” C'était déjà l'Union Sacrée.
Le poète Paul LEAUTAUD, lui, s'insurgea contre cette barbarie, et il n'hésita pas à écrire : “J'aurais eu un fils en 1914 et il aurait été dans mes idées, je l'aurais fait déserter. La première patrie qu'on ait ici-bas, c'est la vie.”
Quant à Lyautey, maréchal de France, il s'écria à propos de cette guerre : "Ils sont fous ! Une guerre entre Européens c'est une guerre civile. C'est la plus énorme ânerie que le monde ait jamais faite. "
Mais de son Maroc, il avait malgré tout une vue partielle de ce qui allait se passer vraiment. Montéhus, célèbre chansonnier du début du siècle dernier en a donné une image plus réaliste dans La butte rouge :
Sur c'te butte là, y avait pas d'gigolette,
Pas de marlous, ni de beaux muscadins.
Ah, c'était loin du moulin d'la galette,
Et de Paname, qu'est le roi des pat'lins.
C'qu'elle en a bu, du beau sang, cette terre,
Sang d'ouvrier et sang de paysan,
Car les bandits, qui sont cause des guerres,
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents.
La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient, roulaient dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains...
Eh oui, accepter de porter une arme, c'est fabriquer du crime !
Il fallut attendre plus d'un an pour que se tienne à Zimmerwald en Suisse, dans le canton de Berne, du 5 au 8 septembre 1915, la première conférence pacifiste. Les délégués étaient venus de toute l'Europe pour voter une motion qui disait :”Nous affirmons que cette guerre n'est pas notre guerre.” Romain ROLLAND, réfugié en Suisse, emboîtera le pas deux mois plus tard en publiant Au-dessus de la mêlée, recueil qui le fit accuser d'anti-patriotisme et de pacifisme !
En 1916, c'est à Kienthal, toujours en Suisse que se tient une autre conférence pacifiste : les socialistes appellent à faire pression sur les gouvernements au moyen de grèves et de manifestations européennes. Ainsi, ils espèrent affaiblir les belligérants et faire arrêter la guerre. Les derniers mots du manifeste soulignent cette idée : « À bas la guerre ! Vive la paix ! La paix immédiate et sans annexions ! Vive le socialisme international ! ».
Les mouvements de grève se développent à l'arrière, notamment chez les femmes ouvrières puisque les hommes sont au front.
Et pourtant, suite à l'irresponsable attaque du Chemin des Dames, ordonnée par le calamiteux général Nivelle en avril 1917, qui eût pour résultat 150 000 morts ou blessés en quelques jours, 115 régiments (soit un sur cinq) entamèrent une mutinerie. Le sinistre PETAIN, appelé à la rescousse, fit vite condamner 554 soldats et exécuter 49. C'est entre autres pour ceux-là que nous sommes ici.
Jeudi 24 octobre 2019, soulignant un trop lourd silence de l’État, le conseil exécutif de Corse et l’Assemblée ont adopté une résolution solennelle déclarant la « réhabilitation des fusillés insulaires pour l’exemple. » Il s'agit de César-Antoine Colonna-Bozzi (24 ans), Joseph Tomasini (21 ans), Joseph Gabrielli (21 ans), Sylvestre Marchetti (22 ans), Virgo Luigi (31 ans) et François Guidicelli (21 ans).
Cette reconnaissance dans l’espoir d’une réaction de l’Etat fait malheureusement preuve d'un optimisme qui paraît bien incompatible avec les prises de position du gouvernement actuel. La France, avec l’Italie, est le pays occidental qui a fusillé le plus de soldats. Mais elle ne semble pas vouloir prendre le chemin du Royaume-Uni, du Canada et de la Nouvelle-Zélande, qui ont déjà acté la réhabilitation collective de leurs fusillés pour l'exemple.
Cependant, le danger se précise chaque jour davantage. Pendant qu'on supprime 1800 postes dans l'Education nationale, on en crée 964 dans l'armée, et l'homme sous l'uniforme ne pense plus, n'a plus à penser : on pense pour lui, ce qui est loin d'être sans danger. Comme le remarquait le général de Gaulle (décidément c'est le deuxième militaire de haut rang que je cite) : “Il est vrai que parfois, les militaires, s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence, négligent de s'en servir...” C'est tout dire ! D'où notre lutte contre le Service National Universel qui vise à l'embrigadement de jeunes mineurs, à qui bien entendu on dénie le droit de vote.
Puisque nous sommes dans son quartier je vais une fois de plus citer le sénateur Marc BOEUF et la proposition de loi qu'il a co-signée en 1993 pour le désarmement unilatéral de la France. Sûrement notre République, qui se dit “sociale”, se grandirait en rejoignant la trentaine de pays sans armée.
Pendant combien d'années encore allons-nous nous rassembler chaque mois de novembre pour réclamer justice ? S'il faut attendre les commémorations du bi-centenaire, nous ne serons plus là. Alors restons mobilisés, amplifions notre pression et continuons de crier “A bas la guerre ! A bas
Comme chaque année nous sommes allés fleurir nos (nombreuses) tombes dans trois cimetières de notre coin de Dordogne. Et pour certaines, heureusement qu'il y avait nous pour perpétrer le souvenir.
Le Service National Universel voulu par M. Macron peut-il répondre aux 3 objectifs qui lui sont assignés?
un enjeu de cohésion sociale et d’appartenance nationale ;
un enjeu de défense et de sécurité par l’acquisition de compétences ;
un enjeu d’affirmation des valeurs de solidarité.
Le SNU a vocation de s’adresser à l’ensemble des jeunes d’une classe d’âge, à partir de leur quinzième année. Durant une période obligatoire d’un mois, dont 15 jours en internat militaire, 800.000 jeunes Français sont sensés acquérir de façon durable des compétences variées et des aptitudes, découvrir des milieux professionnels divers, se fabriquer une nouvelle expérience humaine...tout cela «au profit d'une adéquation, nécessairement évolutive, à l’état de la société».
De nombreux acteurs s’inquiètent d’un tel dispositif. D’une part parce que l’injonction faite à la jeunesse d’un devoir d’engagement méconnaît la réalité de cet engagement dans la société actuelle. D’autre part parce que toute forme d’engagement relève par essence d’une compréhension des questions de société et d’une volonté personnelle d’y prendre sa part dans un choix conscient et réfléchi.
Le projet actuel du SNU ne laisse aucune place aux acteurs actuels, expérimentés, qui ont su construire par le passé une société solidaire.
Cohésion sociale et «vivre ensemble»?
L’Education nationale devrait être le lieu privilégié de la cohésion nationale. Mais le système éducatif est plus que jamais ségrégatif : accroissement des inégalités scolaires, absence de mixité sociale, inégalités dans l’accès aux savoirs, à l’orientation et aux diplômes...Les discours sur la mixité sociale ne font que servir de prétexte à une politique éducative dont la seule fonction est la reproduction d’une élite. ParcourSup, instaurant une politique de sélection pour l’accès à l’université, ou la réforme des lycées en sont des exemples. Le caractère éducatif du métier d’enseignant est nié au bénéfice des seuls savoirs dits fondamentaux. L’école n’est plus cet espace de rencontre et d’échange, d’émancipation, de construction d’un esprit critique.
Valeurs de la République et engagement citoyen?
Le secteur associatif, celui de l’Education Populaire comme celui de l’Economie Sociale et Solidaire, se donne pour objectif la construction d’un projet de vie en société. Les valeurs de la République y sont mises à l’œuvre. L’éducation à la laïcité y est permanente. La solidarité est un des grands champs d’engagement de la jeunesse. Face à ces milliers d’associations qui constituent un véritable maillage territorial, le gouvernement ouvre largement ce secteur à des entreprises lucratives sans but associatif, constituant le mirage de la «start-up nation». Baisse constante des subventions, et multiplication des appels d’offre, affaiblissement de l’emploi associatif et suppression des emplois aidés, les associations et leurs fédérations peinent à jouer leur rôle éducatif.
Sécurité nationale et sentiment d’appartenance à une nation? Les chemins de l’engagement n’ont jamais été si nombreux pour la jeunesse. C’est dans cet engagement que des millions de citoyens se construisent. Par exemple dans les clubs sportifs, là où chacun-chacune se confronte à l’autre selon des règles précises qui s’élaborent petit à petit. La maîtrise de ces règles, leur compréhension, est facteur de cohésion. Il en est de même dans tous les secteurs de la société. Les pratiques culturelles forgent la reconnaissance d’une identité propre.
Elles permettent l’affirmation de soi et la compréhension de l’autre. Les engagements multiples pour un environnement de qualité, pour la préservation de la biodiversité, pour une alimentation saine, locale et biologique...pour le développement de normes environnementales, inversant la courbe du réchauffement climatique... pour le respect des droits des personnes, de leurs identités de genre, de culture...tous ces engagements sont constitutifs d’une appartenance commune et de l’altérité. Investir 2 milliards d’euros pour la jeunesse n’est pas un luxe. Notre société en a les moyens, mais ce ne peut être dans un dispositif militarisé, imposé et finalement impossible à mettre en place. Un vaste projet pour la jeunesse est possible en s’appuyant sur la force et l’expérience du secteur associatif.
Cela passe par une complémentarité entre une Education Nationale renouant avec ses missions d’éducation et un secteur associatif reconnu et valorisé. Ce ne peut être dans un temps court, mais dans une démarche construisant une parole libre et un esprit critique. Ce ne peut être en limitant l’engagement à des champs socialement utiles se substituant au service public, mais en s’appuyant sur toutes les formes d’engagement volontaire, dans les clubs sportifs, les associations d’éducation populaire, les entreprises de l’économie solidaire, ou encore dans la construction de parcours émancipateurs, culturels, artistiques, technologiques, environnementaux, solidaires. Si l’engagement a un sens aujourd’hui, c’est bien dans le cadre d’un engagement volontaire, accompagné par des professionnels (professeurs, animateurs, éducateurs) au sein des établissements scolaires comme des associations reconnues pour leur expérience et leur compétence. C’est en construisant des parcours croisés favorisant la mixité sociale par des pratiques de coopération entre urbain et rural, entre adolescentes et adolescents, entre jeunes mutualisant leurs savoirs. Et c’est en s’appuyant sur la diversité des cultures, des esthétiques, et des pratiques, que se construisent dans des actions collectives les identités, la confiance en soi, et l’esprit de responsabilité. Le SNU ne répond pas à cette orientation, tant il s'inscrit dans un projet de société néolibérale, dans lequel la réussite individuelle prime sur la solidarité propre à l’action collective. Un gouvernement devrait avoir cette capacité à réunir les acteurs d’une politique ambitieuse pour la jeunesse. L’Education Nationale pourrait en être le pilier. Les acteurs associatifs, dans toute leur diversité, peuvent en être la clé de la réussite.
Comme un peu partout en France, les retraités girondins, dans l'unité, ont battu le pavé hier pour se rappeler au bon souvenir du méprisant de la République. Nous étions environ 1 500, résolus à ne pas lâcher le morceau, à réclamer la réévalutation de nos pensions, dont le pouvoir d'achat baisse sans arrêt. N'oublions pas que les premières attaques frontales contre les vieux ont été effectuées sous le précédent gouvernement qui n'avait pas tenu ses promesses. Et comme le gouvernement actuel comporte plusieurs anciens ministres qui se prétendaient par erreur socialistes, ils approfondissent le travail de destruction qu'ils avaient déjà engagé.
Le cortège a été rejoint par des aides à domicile et des employés d'EHPAD en grève : on voit ainsi que le sort des vieux est loin d'être un objectif prioritaire du gouvernement.
La distinction Nansen du UNHCR (Haut Comité des Nations Unies pour les Réfugiés) attribuée à Azizbek Ashurov un avocat kirghize défenseur des droits de l’homme.
L’apatridie touche des millions de personnes à travers le monde, les privant de leurs droits légaux ou des services essentiels et faisant d’eux des marginaux politiques et économiques soumis à la discrimination et hautement vulnérables à l’exploitation et aux abus. « Ces personnes sont vraiment invisibles ». Ils se sont multipliés, notamment au moment de l'éclatement de l'URSS, et il ne se passe pas un mois sans que l'on apprenne que tel ou tel état (un des derniers étant l'Inde) a décidé de retirer leur nationalité à certains de ses habitants.
J'ai connu un apatride lors de ma dernière année de pionnicat ; cela remonte donc à 1973 et le collègue était employé comme maître au pair. Mais ce fut une rencontre intéressante car comme le mot « apatride » ne lui plaisait pas, il se déclarait « Citoyen du Monde ». Il m'a montré sa carte et du coup je l'ai imité et je suis donc immatriculé comme citoyen du monde depuis 1974. Et j'ai demandé à ce que ma carte soit imprimée en espéranto, la langue universelle que je ne pratiquais pas encore. Et depuis ce temps, elle ne me quitte pas !
Samedi 28 septembre à Toulouse, à l'occasion d’une manifestation des Gilets jaunes, les membres de l’observatoire local des pratiques policières, initié par la Fondation Copernic, le Syndicat des Avocats de France et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), ont été à nouveau pris à partie par des représentants des forces de l’ordre. Alors qu’ils remplissaient leur mission d’observation citoyenne, ils ont été volontairement ciblés par des policiers qui ont multiplié les insultes, les menaces, les tirs de gaz lacrymogène et des matraquages blessant sérieusement l’un d’eux, pris en charge par les pompiers. A côté des suites juridiques qui seront données face à ces faits, la LDH dénonce ces agressions inacceptables qui engagent directement la responsabilité du Préfet et du directeur départemental de la sécurité publique de la Haute-Garonne qui doivent rendre des comptes sur les ordres donnés et sur le contrôle des opérations. La LDH saisit parallèlement les ministres de l’Intérieur et de la Justice en vue de garantir la sécurité des membres des observatoires citoyens des pratiques policières et pour que cessent ces tentatives d’intimidation et ces harcèlements policiers et judiciaires.
« Le pouvoir d'achat des retraités en chute libre depuis 25 ans » !
C’est l’instance officielle Conseil d’Orientation des Retraites qui l’affirmait en 2017. Depuis, en 2017/2018, Emmanuel MACRON a foncé tel un rouleau compresseur et a écrasé nos pensions par deux mesures complémentaires, le gel des pensions et l’augmentation de 25 % de la taxe CSG. Pendant le même temps, il supprimait l’ISF et la France devenait championne d’Europe de la distribution des dividendes !
- De plus en plus, internet devient obligatoire, y compris pour prendre rendez-vous chez un médecin. Les services publics doivent être entièrement dématérialisés en 2022, comment faire sans ordinateur (une personne sur cinq, souvent âgée) ?
- Une réforme des retraites arrive et nous concerne directement, le Haut Conseil à la réforme des retraites veut bloquer la part des pensions dans les richesses créées (13,8 % du PIB) alors que 150 000 personnes de plus touchent une pension chaque année. La même part à se partager entre plus de monde, c’est moins de pension pour chacun !
Pire, le gouvernement veut réduire les dépenses de pension d’ici le 1er janvier 2025, jour de l’application de la réforme !
Les retraités ont raison d’être inquiets :
- Le déremboursement des médicaments coûte cher aux retraités qui en consomment plus que la moyenne. Le 0 % de certaines lunettes et certains appareils auditifs, c’est bien, mais il sera payé par l’augmentation des mutuelles, alors que nous ne bénéficions pas de la participation des employeurs, et que le prix de cette mesure risque de se répercuter sur les cotisations.
- Les moyens aux collectivités locales diminuent (fin de la taxe d’habitation) ce qui va accélérer la disparition des services publics de proximité dont nous avons tant besoin chaque jour, et aussi augmenter les taxes foncières et d’enlèvement des ordures ménagères.
Emmanuel MACRON a été stoppé par les fortes mobilisations des retraitées et retraités, jusqu’à 200 000 dans la rue à l’appel de nos 9 organisations, et souvent la moitié des présences sur les ronds-points tenus par les gilets jaunes.
Emmanuel MACRON a cédé en trois fois sur une partie de nos revendications : annulation de l’augmentation de la CSG en 2019 et fin du gel des pensions en 2020 … mais seulement pour une partie des personnes en retraite, pas pour les célibataires ayant plus de 2 000 €, les personnes en couple à plus de 1 500 €, qui cumulent tous les coups et les coûts …
Il promet le retour à une revalorisation des pensions pour tout le monde en 2021, ce qui n'empêchera pas la baisse du pouvoir d'achat des pensions contrairement à l'indexation des pensions sur les salaires que nous demandons.
Nous connaitrons bientôt l’évolution de nos pensions et l’ampleur des reculs du Président Emmanuel MACRON : tout sera dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020 que le Parlement votera en fin d’année.
Le Président Emmanuel MACRON tiendra-t-il ses promesses ? On se souvient que le candidat Emmanuel MACRON s’est fait élire par les retraités en affirmant « Avec moi, le pouvoir d’achat des retraités sera préservé … ».
Le 8 octobre, soyons des centaines de milliers dans la rue, pour que le gouvernement décide enfin de maintenir notre pouvoir d’achat, de rattraper tout ce que nous avons perdu depuis 2013. C’est possible, nous avons déjà fait un peu céder le gouvernement, il nous faut continuer.
Nous avons ouvert la brèche, manifestons tous ensemble pour :
- La suppression de la hausse de la CSG et la fin du gel des pensions pour toutes les retraites et pensions, avec rattrapage des pertes subies au 1er janvier 2020.
- La revalorisation de toutes les pensions en fonction de l’évolution des salaires.
- Un minimum de pension à hauteur du SMIC pour une carrière complète.
- Le maintien et l’amélioration des pensions de réversion.
- L’embauche immédiate de 40 000 personnes comme le demande le personnel des EHPAD et des soins à domicile. La prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la Sécurité sociale et l’ouverture d’un droit universel dans le cadre d’un grand service public de l’aide à l’autonomie.
- Retrait du projet de retraite par points de Delevoye/Macron.
Le 8 octobre en GIRONDE
Rassemblement à 10h devant le Palais de justice
(Rue des frères Bonnie)
Inauguration de la place des droits des retraités
Manifestation par l’Hôpital Saint André et jusqu’à l’Agence régionale de santé (place Rodesse)