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Le blog de Bernard SARLANDIE

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Stop au mépris des agents publics

26 Novembre 2024, 10:37am

Publié par Bernardoc

L’Union Fédérale des Syndicats de l’État s’adresse aux fonctionnaires.

MACRON, Barnier et Kasbarian, leur ministre de la liquidation de la fonction publique, portent une politique violemment régressive et méprisante à l’encontre des agents publics. Trois jours de carence, diminution du taux d’indemnisation des arrêts maladie, non-reconduction de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA), gel du point d’indice, casse des missions publiques, de l’emploi public, du Statut général des fonctionnaires et des droits des contractuels : la liste des attaques est longue.

L’austérité budgétaire du gouvernement est décomplexée. Il programme 40 milliards d’euros de baisses des dépenses publiques. Au lieu d’aller chercher de nouvelles recettes pour financer le haut niveau d’action publique dont la société a besoin, il veut priver les usagers des services publics de pleine compétence et de proximité. Pour les agents aussi, c’est l’impossibilité de disposer des moyens et des ressources nécessaires à l’exercice de leurs missions.

À l’opposé de telles évolutions, la CGT porte l’exigence de budgets construits sur d’autres bases.

Outre le financement des politiques publiques, il s’agit d’améliorer significativement les conditions de vie et de travail des agents.

Cela passe notamment par :

L’abandon définitif du projet de loi Guérini, de toute forme de rémunération au mérite, la défense et l’amélioration du statut général des fonctionnaires, de leurs statuts particuliers, des droits des contractuels ;

L’abrogation de la réforme des retraites, la revalorisation immédiate du point d’indice de 10 %, son indexation sur l’inflation, l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, la refonte des grilles indiciaires garantissant des carrières linéaires intégrant la revalorisation des filières à prédominance féminine, le versement de la GIPA ;

L’abandon des jours de carence, le maintien à 100 % de l’indemnisation des arrêts maladie, l’investissement massif dans une réelle politique de santé au travail, intégrant aussi la question du handicap.

Le « fonctionnaires bashing » du gouvernement est insupportable et repose sur des mensonges et des données tronquées. Il n’y a pas « d’absentéisme » des agents publics : à caractéristiques sociodémographiques égales (âge, qualification, pénibilité), le taux d’arrêt maladie est équivalent dans le public et dans le privé et la soi-disant « explosion » des arrêts maladie n’est pas une réalité. Le ministre attaque in fine le système de protection sociale des agents publics et c’est une pierre supplémentaire de la remise en cause générale de la sécurité sociale !

En félicitant Elon MUSK d’être chargé du démantèlement de l’État fédéral et en lui proposant de partager les bonnes pratiques de « débureaucratisation » de la fonction publique, Guillaume KASBARIAN insulte, de fait, les agents publics et nos services publics. Ne disposant d’aucune légitimité politique, un personnage qui affiche un tel mépris des agents ne peut en être le ministre et doit démissionner !

Dans un tel contexte, l’UFSE-CGT appelle les agents à s’inscrire massivement dans la première journée de grève et de manifestation unitaire du jeudi 5 décembre prochain.

L’UFSE-CGT appelle les agents à se réunir en assemblées générales pour échanger, préparer la grève, sa reconduction et les suites immédiates de la mobilisation. L’UFSE-CGT a déposé un préavis de grève qui court
jusqu’au 31 décembre.

Et ce n’est pas fini...

 

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Invitation de BLOOM

18 Novembre 2024, 16:57pm

Publié par Bernardoc

BLOOM continue de se mobiliser contre les navires-usines et particulièrement contre l’Annelies Ilena, le plus grand chalutier pélagique du monde mesurant 145m de long. Nous nous sommes rendus à IJmuiden la semaine dernière afin de documenter son arrivée au port. Notre vidéo exclusive a été publiée sur Instagram samedi 16 novembre et approche déjà le million de vues.

En mai dernier, nous avions réussi à empêcher ce navire de l’enfer de s’accaparer du quota français mais le changement de gouvernement a rebattu les cartes. Après avoir menti au Sénat, le Ministre de la mer et de la pêche Fabrice Loher assume désormais pleinement avoir accordé des quotas à l’Annelies Ilena. Ce navire étant immatriculé en Pologne et ce pays n’ayant pas de quota à lui attribuer, il ne lui serait pas possible de pêcher dans les eaux européennes sans cette intervention de la France. M. Loher espère que l’affaire sera classée mais nous n’allons rien laisser passer, bien au contraire.  

Les 19 et 20 novembre sont organisées les Assises de l’économie de la mer à Bordeaux. M. Loher y sera présent pour détailler à 12h30 la feuille de route de l’Année de la Mer, en vue de la conférence des Nations Unies en juin prochain. Nous avons décidé de nous y rendre mais surtout, nous organisons un contre-événement à Bordeaux !

Rejoignez les “Assises de l’Amer” pour rappeler les 15 points de la coalition et dénoncer les actions destructrices du gouvernement.

Mardi 19 novembre  

  • À 8h30 : Rassemblement devant l’Hôtel de ville pour une photo avec la banderole « Désarmons la pêche industrielle ». Nous posterons sur les réseaux sociaux pour notifier à M. Loher que nous assisterons à son discours à 12h30 et que nous attendons des mesures fortes.

  • À 18h30 : Rassemblement à Darwin, un tiers-lieu très connu à Bordeaux.

    • Diffusion de la vidéo sur l’Annelies Ilena sur grand écran

    • Prises de parole de BLOOM, Seastemik, Défense des milieux aquatiques

    • Action collective : Interpellation de M. Loher sur les RS avec photos et pancartes

Mercredi 20 novembre

  • À 19h : Projection du documentaire sur les aires marines protégées, réalisé par JP Canet aux Chantiers de la Garonne, suivie d’échanges avec le public

    Et ce n’est pas fini...

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Fonction publique : Mobilisation le 5 décembre

17 Novembre 2024, 11:34am

Publié par Bernardoc

Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP appellent les agents de la Fonction publique à une journée d’action, de rassemblements, de manifestations et de grève sur l’ensemble du territoire le 5 décembre 2024.

Répondant à la demande de l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la Fonction publique, Guillaume KASBARIAN, ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action
publique̶, a été contraint de nous accorder une audience le jeudi 7 novembre dernier.
Les organisations syndicales ont obtenu l'abandon de la suppression des catégories C, B et A de la fonction publique envisagée au titre du projet de loi dit « Guerini ». Le ministre s'est aussi engagé à rediscuter de son projet « d'agenda social ».

Force est de constater que Guillaume KASBARIAN n’a pas répondu à la plupart des autres propositions et revendications portées par les organisations syndicales.

C'est pourquoi nous en appelons à une première journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire, le 5 décembre 2024, y compris par la grève et la manifestation.

Une journée pour que le ministre renonce :

- aux 3 jours de carence dans la fonction publique,

- à la diminution de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie,

- au non-versement de la Gipa.

Dans le même temps, nos organisations syndicales appellent les agents de la fonction publique, fonctionnaires et contractuels, à se mobiliser pour notamment :

- des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques publiques,

- des créations d'emplois partout où c'est nécessaire et l’accès à l’emploi titulaire des agents contractuels,

- l'augmentation de la valeur du point d'indice au titre de l'année 2024 et des années suivantes et des mesures salariales générales,

- la refonte des grilles indiciaires,

- l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes,

- l'abandon des orientations du projet de loi dit « Guerini ».

Nos organisations syndicales conviennent de se revoir après cette journée de mobilisation et de grève.

Et ce n’est pas fini...
 

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Novembre et ses commémorations.

15 Novembre 2024, 11:49am

Publié par Bernardoc

Hier, comme chaque 14 novembre, nous étions au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux pour commémorer le décès de Flora TRISTAN, commémoration importante pour cette paria, grand-mère de Paul GAUGUIN, puisque c’était le 180ème anniversaire de sa mort.

Comme d’habitude il y avait les deux piliers de cette cérémonie : le consul honoraire du Pérou et l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT. Avec deux camarades de l’IHS, nous avons commencé par rendre visite au tombeau de raymond LAVIGNE, initiateur du 1er mai. On notait également la présence de la Maison des Femmes, de l’association « Pourquoi pas ? », de la mairie de Bordeaux (qui a rappelé qu’il existait une bibliothèque Flora TRISTAN sur la commune), et pour la première fois la présence de l’Union Compagnonique dont les membres étaient reconnaissables grâce à leur cordon et à leur canne.

Chacun y est allé de son discours et sans concertation préalable les discours étaient cependant complémentaires, chacun insistant sur un aspect différent de la vie de cette pionnière de l’émancipation des femmes et de L’union ouvrière (le titre d’un de ses livres).

Après le dépôt des gerbes, un trio de musiciens péruviens a honoré la mémoire de cette grande dame, qui fut accompagnée lors de ses obsèques par des milliers d’ouvriers qui ont construit la colonne grâce à une souscription.

Peut-être une délégation des lycéens de Camblanes l’année prochaine ?

Et ce n’est pas fini...

 

Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.
Novembre et ses commémorations.

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Notre 11 novembre.

11 Novembre 2024, 17:00pm

Publié par Bernardoc

Pour la paix , contre la guerre.

Je vais commencer par une citation d'un futur condamné à mort qui mourut dans son lit :

“Pour maintenir l’esprit d’obéissance et la discipline parmi les troupes, une première impression de terreur est indispensable. » C'est ce qu'a dit le Général Philippe Pétain en 1915 avant de commencer à fusiller « pour l’exemple ».

Cette guerre n'aurait jamais dû avoir lieu. Jaurès écrivait dans son dernier papier, paru dans L'Humanité le 31 juillet 1914, c'est à dire le jour de son assassinat : « Le plus grand danger à l'heure actuelle...est dans l'énervement qui gagne, dans l'inquiétude qui se propage, dans les impulsions subites qui naissent de la peur, de l'incertitude aigüe, de l'anxiété prolongée. A ces paniques folles les foules peuvent céder et il n'est pas sûr que les gouvernements n'y cèdent pas. » Mais la grève générale contre la guerre votée par le parti socialiste quelques jours avant l'assassinat de Jaurès n'eût jamais lieu.

Pourtant, à l'origine, socialisme ne rimait-il pas avec pacifisme ?

Quant à Lyautey, maréchal de France, il s'écria à propos de cette guerre : "Ils sont fous ! Une guerre entre Européens c'est une guerre civile. C'est la plus énorme ânerie que le monde ait jamais faite. "

Mais de son Maroc, il avait malgré tout une vue partielle de ce qui allait se passer vraiment. Montéhus, célèbre chansonnier du début du siècle dernier en a donné une image plus réaliste dans La butte rouge :

Sur c'te butte là, y avait pas d'gigolette,
Pas de marlous, ni de beaux muscadins.
Ah, c'était loin du moulin d'la galette,
Et de Paname, qu'est le roi des pat'lins.

C'qu'elle en a bu, du beau sang, cette terre,
Sang d'ouvrier et sang de paysan,
Car les bandits, qui sont cause des guerres,
N'en meurent jamais, on n'tue qu'les innocents.

La Butte Rouge, c'est son nom , l'baptême s'fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient, roulaient dans le ravin
Aujourd'hui y a des vignes, il y pousse du raisin
Qui boira d'ce vin là, boira l'sang des copains...

Eh oui, accepter de porter une arme, c'est fabriquer du crime !

Fusillés "pour l'exemple ", tu parles ! Comme si la peine de mort, car c'est bien de cela qu'il s'agit, avait un effet dissuasif ! L'armée est décidément bien l'école du crime, puisque, non contente de faire la guerre ("un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas", comme l'a si bien dit le poète Paul VALÉRY ), elle assassine impunément ceux qu'elle a enrôlés de force. 727 victimes sont toujours considérées comme des parias. A commencer par Frédéric Henri Wolff : officier décoré de la Légion d'honneur. Le 25 août 1914 il est à la tête du 4e bataillon du 36e régiment d'infanterie coloniale. Il tente de se rendre pour épargner ses hommes. Il est condamné par le conseil de guerre le 1er septembre 1914 à la peine de mort avec dégradation militaire. Il avait 45 ans. Ce fut le premier fusillé pour l'exemple. Une demande de réhabilitation est déposée en 1933. Aujourd'hui, il n’est toujours pas réhabilité.

44 hommes ont été assassinés en septembre 1914, 57 en octobre, 200 au cours des 5 premiers mois du conflit, sans compter les "disparus ", victimes d'exécutions sommaires, sans même un simulacre de jugement.

C'est en résistance à cela que 36 anarchistes publièrent à Londres, en anglais, allemand et français, le 12 février 1915 un manifeste contre la guerre dans lequel on pouvait lire : “Il faut faire que le son de la musique guerrière et la vue des uniformes, au lieu de réveiller dans la foule ses instincts sauvages, l'emplissent de terreur et de dégoût. Il faut faire que le militaire professionnel, au lieu de rester un objet d'envie et d'admiration, devienne un objet de mépris, que le soldat arrive à haïr et mépriser lui-même le triste métier qu'on lui fait exercer.”

Cela fut suivi sept mois plus tard à Zimmerwald en Suisse, dans le canton de Berne, du 5 au 8 septembre, par la première conférence pacifiste. Les délégués étaient venus de toute l'Europe pour voter une motion qui disait :”Nous affirmons que cette guerre n'est pas notre guerre.” Romain ROLLAND, réfugié en Suisse, emboîtera le pas deux mois plus tard en publiant Au-dessus de la mêlée, recueil qui le fit accuser d'anti-patriotisme et de pacifisme !

En 1916, c'est à Kienthal, toujours en Suisse que se tient une autre conférence pacifiste : les socialistes appellent à faire pression sur les gouvernements au moyen de grèves et de manifestations européennes. Les derniers mots du manifeste soulignent cette idée : « À bas la guerre ! Vive la paix ! La paix immédiate et sans annexions ! Vive le socialisme international ! ».

On a pu dire que plus l’état-major est incompétent, plus il y a de fusillés.

Il existe pourtant des militaires de haut rang, des officiers généraux, qui ont pris conscience des horreurs que l’État leur demandait de commettre. Ainsi, le général Jacques de BOLLARDIERE, trop jeune pour avoir participé à la première guerre puisqu’il n’avait que 11 ans à l’armistice, a-t-il remarqué :

« La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie...Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain. »

Mais il était bien seul dans sa démarche.

N'ayons pas peur des mots : ce crime contre l'humanité, c'est à dire contre nos frères humains, n'a jamais été condamné, pis même, reconnu.

Sinon pourquoi alors depuis un siècle ce refus du plus élémentaire acte de justice post - mortem : la réhabilitation ?

Les fusillés pour l'exemple demeurent encore les parias de la nation. Leur crime ? Avoir voulu rester dignes et éviter la boucherie entre frères humains. Même les amateurs d'évangiles, ceux qui rabâchent « Tu ne tueras point », devraient reconnaître que ce commandement a été bafoué par la sainte alliance du sabre et du goupillon.

Et cette réhabilitation est pourtant nécessaire, pour faire émerger la Vérité. Des milliers de soldats, d'hommes, ont refusé cette boucherie, des centaines furent passés par les armes pour avoir exprimé des sentiments d'humanité. Et tous ces réfractaires à l’armée, qu’Albert EINSTEIN qualifiait de « véritables pionniers d’un monde sans guerre », ne sont toujours pas entrés dans la mémoire collective. Pour des milliers de rues dédiées au massacreur Joseph JOFFRE, combien de plaques bleues au nom de Louis LECOIN, insoumis à toutes les guerres ?

Depuis plus de cent ans, les gouvernements se sont succédés, de droite ou de gauche, sans que cette demande de justice pour les victimes de ces assassinats de masse n'ait avancé. Il y a quelques années que le dernier poilu, Lazare PONTICELLI, a disparu. Il était parti la fleur au fusil, et il était revenu (la chance avait été avec lui) profondément antimilitariste.

Jean GIONO a survécu à la grande guerre, mais dans quel état ? Voici ce qu'il en dit : « Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore. Et j'ai peur. » 900 morts par jour pendant quatre ans, plus du tiers des jeunes gens entre 19 et 22 ans décimés, 600 000 veuves et autant d'orphelins, et bien sûr les centaines de martyrs fusillés « pour l'exemple. »

Qu'attend-on pour les réhabiliter, afin que justice leur soit rendue ?

D’autres pays ont acté la réhabilitation : la Nouvelle – Zélande en 2 000, le Canada en 2001, le Royaume – Uni en 2006. Rien ne justifie la honteuse position des autorités françaises qui, avec plus d'un un siècle de retard, refusent la réhabilitation de ceux qui ont été fusillés et qui ne se sont pas déshonorés.

A l’initiative de LFI, l’assemblée nationale avait voté une loi de réhabilitation qui malheureusement fut retoquée au sénat.

Si la réhabilitation est nécessaire, n’oublions cependant pas que ce n’est qu’un pis-aller après ces hécatombes inutiles et néfastes, car comme le disait Louis LECOIN :

« S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une SOCIETE HUMAINE sur des monceaux de cadavres. »

 

En guise de conclusion, alors qu’en ce début du XXI° siècle aucune leçon ne semble avoir été retenue, quelques vers du regretté Francis LEMARQUE :

 

Quand un soldat s'en va - t - en guerre il a

Des tas d'chansons et des fleurs sous ses pas

Quand un soldat revient de guerre il a

Simplement eu d'la veine et puis voilà.

Et ce n'est pas fini...

 

Notre 11 novembre.
Notre 11 novembre.
Notre 11 novembre.
Notre 11 novembre.
Notre 11 novembre.

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Pour la paix maintenant !

9 Novembre 2024, 09:09am

Publié par Bernardoc

Mon intervention du 8 novembre, au titre de l'UPF.

État des lieux :

- les dépenses d’armement représentent 963 milliards pour l’OTAN, 61 pour la Russie ;

- la Françafrique a disparu (ce n’est pas un mal), mais elle est remplacée par la Russafrique (ce qui n’est pas mieux) ;

- la Pologne opère un rapprochement militaire avec la France et consacre 4 % de son PIB au budget de guerre ;

- chaque année les USA envoient 4 milliards de dollars à Israël pour l’achat de matériel guerrier ;

- à la fin du premier semestre, Dassault a enregistré 41,2 milliards d’euros de commandes ;

- au 1er trimestre Thalès a vu ses commandes augmenter de 46 % ;

- la France va livrer des Mirage à l’Ukraine (sûrement des armes « défensives ») ;

- en Turquie les objecteurs sont toujours traités comme des criminels ;

- en Israël trois objecteurs ont été condamnés ;

- ils subissent le même sort en Ukraine ;

- 500 déserteurs russes sont réfugiés en Arménie ou au Kazakhstan et craignent d’être renvoyés en Russie ; je vous laisse imaginer ce qui les attend…

 

Assez de politique terrifiante, je vais donc vous lire un conte de Marwil HUGUET, une écrivaine locale, intitulé « Guerres ». Malgré son titre, vous verrez, il se termine sur une lueur d’espoir.

Et ce n'est pas fini...

 

 

 

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On est dans le journal !

6 Novembre 2024, 10:36am

Publié par Bernardoc

Sud ouest du 6 novembre 2024

Et ce n'est pas fini...

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Toussaint 2024

4 Novembre 2024, 19:05pm

Publié par Bernardoc

Cette année, c'est le jour des morts que nous sommes allés aux cimetières. Nous avons été étonnés de voir que nous étions les premiers à fleurir certaines tombes.

Et ce n'est pas fini...

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On continue dans le cinquantenaire.

3 Novembre 2024, 19:01pm

Publié par Bernardoc

50 ans !

 

 

 

 

 

 

 

Même si on n’a pas connu les dinosaures, on peut quasiment y être assimilés.

Tout a commencé par un enlèvement deux jours après notre mariage : non pas l’enlèvement des Sabine, mais l’enlèvement de Rose. Hyères-Nantes via Las Brunhas : un peu plus de 1 000 km.

 

Hyères – Nantes via Las Brunhas : quel voyage pour moi ! Attendre le mari à la maison, quel programme ! J’ai dû commencer à m’émanciper. J’ai alors fait plusieurs remplacements en comptabilité dans divers établissements de Nantes et alentours.

 

Mais ce n’était que le début de nos migrations.

Dès août suivant, nous nous envolons pour le Ghana ; c’était la première fois que nous prenions l’avion et nous nous serrions très fort les mains pendant ce vol UTA. Pas mal d’hésitations et quelques visites d’écoles dans différentes régions avant d’aboutir à Mampong / Ashanti pour deux ans,qui nous permirent de visiter les pays alentour : Togo, République Populaire du Bénin, Haute-Volta, Niger et Côte-d’Ivoire.

 

Voyage plus loin encore : l’Afrique. Là aussi j’ai enseigné le français. Tous mes élèves avaient l’accent du sud, je me demande bien pourquoi...Deux années où nous essayons de devenir parents, mais rien de concret.

 

Retour en France : j’avais demandé tout poste dans l’académie de Bordeaux et je me retrouve à Blanquefort, le poste vacant le plus près de Bordeaux. Nous habitons un HLM de Lormont et nous nous investissons beaucoup dans la commune. Naissance d’Estelle, élection de Mitterrand et échange poste pour poste avec une Irlandaise, Kathleen de janvier à avril 1983. Nous continuons à encadrer des colonies de vacances.

 

Retour en France ; je passe le concours pour devenir infirmière, avec Estelle en préparation. Enfin ça a marché. Maman je suis, infirmière je le suis aussi.

 

De retour, je fuis Blanquefort et nous nous envolons pour un long voyage (séparément) jusqu’à BoraBora. Nous y resterons 6 ans , visiterons quelques îles, dont la Nouvelle Zélande (avec Guilhem dans son couffin et Maeva « en laisse).

 

Re-grand voyage : BoraBora. Sur les six ans j’ai travaillé trois ans et j’ai vraiment tout fait, appris à mettre des points de suture, faire naître des enfants (42 dont 3 s’appelleront Rose), mais entre temps Maeva est née, puis Guilhem.

 

De retour à Lormont (par hasard), j’avais droit à six mois de congé administratif ; c’était l’occasion de tester notre entente quotidienne 24 h / 24.

Nous avons résisté, c’était de bon augure.

Dernier 6 mois de prof, au LP des Menuts. Rose passe le concours d’infirmière EN et sera nommée à Aiguillon (Lot et Garonne). Je réussis à la rejoindre comme CPE stagiaire au Lycée Stendhal.

 

Retour en France ; je passe le concours d’infirmière EN et je fais naître un bébé à l’internat du lycée d’Aiguillon. Nous étions LE couple improbable du lycée. Bernard me fait me syndiquer. Une nouvelle carrière pour moi était alors lancée.

 

Une année scolaire puis retour à Bordeaux.

Au bout de deux ans je passe le concours de chef et après rude négociation avec le ministère, je suis nommé au collège Goya, le collège de St Michel. Très bonne expérience, quoique un peu longue (je n’étais pas au bon syndicat pour espérer être muté).

 

Bernard au collège Goya, moi au lycée St Louis-Beau de Rochas et je travaille avec Claude. Le syndicalisme s’installe dans ma vie, mais aussi la sclérose en plaques.

Donc il y a Maeva et son syndrome à gérer, pas simple, Estelle qui passe son bac, Guilhem qui doit suivre le mouvement et leur maman hémiplégique. Et Bernard toujours là au poste.

 

Ensuite, collège Paul Langevin de Mérignac (gros boulot dans ce bahut de ZUS dont j’avais demandé la fermeture au nom de l’égalité républicaine et qui fermera 4 ans après mon départ) et fin de carrière à Zola, le seul collège du Haillan à l’époque. J’y suis recruté par le maire pour faire partie de sa future équipe et j’ai donc fait de la figuration pendant un mandat, mais j’ai eu le grand plaisir de célébrer une douzaine de mariages et un parrainage civil, mes meilleurs souvenirs.

La retraite arrive, à 60 ans, il y a donc quinze ans et je me remets à chanter et à faire du théâtre. Ne me demandez pas de chanter, la coqueluche m’a grandement amoché ma voix.

 

Je suis moi aussi sollicitée, après Bernard pour faire partie de l’équipe municipale, toujours en poste. Non comme PS, mais faisant partie du groupe Front de Gauche. J’ai aussi célébré cinq mariages et cinq parrainages civils dont celui de Jade en 2018, hors commune mais dans les règles de l’art avec tous les symboles républicains.Je prends ma retraite un an après Bernard. J’arrête donc de travailler et de gérer la trésorerie nationale de mon syndicat. Mais je chante toujours dans la chorale Chœur et musique et du théâtre avec Bernard.

Nous avons quatre petits enfants qui font notre bonheur.

Et nous sommes heureux de retrouver une famille qui a su se déplacer, ainsi que nos amis glanés tout au long de notre vie ensemble. Certains n’ont pu être là pour x raisons, et bien sûr nos parents qui restent dans nos cœurs et nos pensées.

 

BON APPÉTIT !

Et ce n'est pas fini...

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50 ans

1 Novembre 2024, 15:50pm

Publié par Bernardoc

 Juste quelques photos de notre journée anniversaire d'hier.

 

Et ce n'est pas fini...

 

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