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Le blog de Bernard SARLANDIE
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Imagi'scène.

9 Juillet 2012, 08:41am

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Publié par Bernardoc

         C’est le festival de théâtre de rue de Terrasson. N’oublions pas que cette ville du Périgord possède également des « jardins imaginaires ». Nous y étions samedi, d’abord sous un soleil écrasant à 18 heures pour un spectacle de la troupe Burattini. Comme pour un cirque, il fallait faire la queue au guichet pour obtenir un ticket, mais gratuit.

         Composée de deux personnages, un fils et sa mère handicapée, cette troupe nous a conté une fable à la fois surréaliste et profondément humaniste qui, à travers l’histoire d’un oiseau extraordinaire, a prôné au public de vivre selon les principes républicains qui figurent depuis plus de deux cents ans sur le fronton des édifices publics, notamment celui de Fraternité. Le public a plusieurs fois été sollicité et les retardataires ont tout de suite été mis dans le bain. Vers la fin du spectacle, une machinerie absolument ahurissante nous a été dévoilée avant de laisser place à un moment très émouvant entre la « mère » et le « fils », à tel point que je me suis demandé jusqu’à quel point nous étions encore dans le jeu ou si nous étions revenus dans la réalité.

         Après un repas dans la vieille ville, nous nous sommes installés sur les marches qui montent à l’église, jusqu’à ce que nous en soyons chassés par la pluie. Au bout d’un moment, la pluie ayant cessé, nous sommes revenus mouiller nos fesses sur ces gradins naturels pour assister au spectacle d’Immo. Cet artiste allemand est bourré de talents : il jongle, il joue de la musique, il fait l’acrobate, il joue la comédie, il fait des tours de magie, voire des actions mentalistes, et surtout il sait remarquablement faire participer les spectateurs à son jeu. S’il passe par chez vous (voir sur son site www.coulissimmo.fr ), précipitez-vous pour l’applaudir, car vous pourrez difficilement faire autrement !

         Enfin, la soirée aurait dû se terminer par une déambulation pyrotechnique, mais la pyrotechnie venait du ciel et nous avons préféré regagner nos pénates.

         Quelques photos du spectacle en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Spectacles?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNHD9f7SouHCGA&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Bac.

8 Juillet 2012, 21:57pm

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Publié par Bernardoc

         Les résultats viennent d’être publiés : presque 80% des candidats admis, ce qui peut paraître bien, mais qui est encore loin de l’objectif fixé par Chevènement, je crois, lorsqu’il a succédé à Savary comme ministre de l’Education nationale de Mitterrand. Le but à atteindre était le bac pour 80% d’une classe d’âge, or tous les jeunes ne passent pas encore le bac. Pour essayer de permettre à un plus grand nombre d’atteindre ce niveau de culture générale, furent créés les bacs-Pro(fessionnels) que les élèves titulaires d’un BEP (Brevet d’Enseignement Professionnel) pouvaient passer en deux ans…s’ils trouvaient une place dans ces filières, hélas pas assez nombreuses.

         Or, que constatons-nous cette année ? Si les résultats sont stables ou en augmentation pour les séries générales ou technologiques, ils sont en recul pour les bacs-Pro. Comment cela se fait-il ? Et bien nous avons là le résultat de la première série des bacs-Pro 3 ans. En effet, avec la rage du gouvernement précédent de supprimer un maximum de postes dans l’Education nationale, une des solutions trouvées fut de faire passer la durée d’études pour le bac-Pro de quatre à trois ans. Quelle économie de professeurs en raccourcissant de 25% la durée d’études, mais aussi quelles difficultés supplémentaires pour les élèves ! Les élèves orientés vers l’enseignement professionnel à la fin de la 3ème le sont en général car ils éprouvent quelques difficultés en enseignement général, même si, et heureusement, quelques-uns choisissent délibérément, mais avec de moins en moins de facilité, une section professionnelle qui les attire (photo, métiers de la mode,…).

         Or, ces élèves, à qui l’on proposait une pédagogie adaptée et une année supplémentaire pour atteindre le bac, se voient contraints d’accélérer leur rythme d’apprentissage, alors qu’ils découvrent un enseignement nouveau. Résultat : de nombreux abandons en cours d’études et un échec au bout du compte.

         Si « le changement c’est maintenant », puisse le ministre de l’Education nationale prendre en compte la spécificité des élèves de l’enseignement professionnel et leur donner à nouveau toutes leurs chances comme cela était le cas lorsque j’ai commencé ma (longue) carrière.

Et ce n’est pas fini…

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La réjouissance.

7 Juillet 2012, 07:40am

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Publié par Bernardoc

         On n’allait tout de même pas quitter l’Irlande sans visiter une distillerie et goûter le whiskEy ! J’aurais espéré que l’on s’arrête à Tullamore pour voir d’où venait le « Tullamore dew », mais nous nous sommes arrêtés à Kilbeggan, dans le comté de Westmeath, pour visiter une des dernières distilleries indépendantes ; en fait elle a été rachetée par les Américains il n’y a pas très longtemps, et lorsqu’elle fonctionne, quelques fois par an, le whiskey n’en sort qu’après une double distillation (comme le whisky écossais). Alors que l’originalité du whiskey est une triple distillation, tandis que le bourbon américain, lui, n’en subit qu’une seule.

         Après la visite complète des installations, nous avons bien entendu eu droit à une dégustation, mais sans pouvoir acheter de bouteille, car il est interdit de vendre de l’alcool le dimanche avant midi (messe oblige ?).

         Rien de bien intéressant avant l’arrivée pour le déjeuner à Dublin, et le soir, après le repas à l’hôtel, en route pour The merry ploughboy pub, à une demi-heure de route, en pleine campagne mais toujours à Dublin. Là aussi c’était une usine à touristes et il y avait plusieurs centaines de convives qui y étaient venus pour dîner. Nous nous sommes contentés de boire et nous avons pu apprécier le groupe, qui était bon, ainsi que les cinq danseurs. J’ai tenté quelques secondes de film mais je n’arrive pas à les mettre en ligne. Le concert s’est achevé sur des chansons prônant l’unité de l’Irlande, et, comme à l’habitude, par l’hymne irlandais. Je pense que si nous avions entonné La Marseillaise, cela aurait été apprécié.

         Le lendemain, même si le vol se déroulait au moment du repas, Aer Lingus, comme à l’aller, vendait tout ce qu’on pouvait consommer. Dommage qu’ils tentent de s’aligner sur Ryanair, car cela fait tâche dans la qualité de l’accueil.

         Voici le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/DistillerieSpectacle?authuser=0&authkey=Gv1sRgCIKO14juqcixywE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Le Connemara.

6 Juillet 2012, 07:17am

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Publié par Bernardoc

         Ça sent la fin : demain nous rentrons sur Dublin. Nous allons donc faire notre étape la plus nordique, avec un circuit qui nous fera découvrir les lacs et la côte de cette terre sauvage.

         Le premier tronçon nous emmène de notre hôtel de Limerick jusqu’à Galway où nous visitons la majestueuse et imposante cathédrale ornée de beaux vitraux et avec du marbre omni présent tant au sol que dans différentes parties décoratives. Pourtant, de l’extérieur, elle ne paie pas de mine : c’est une massive construction de grès très récente (1965), construite sur le site de l’ancienne prison.     Avant d’y pénétrer, quelques photos sur le pont Salmon Weir qui enjambe le Corrib pour immortaliser les pêcheurs de saumon. Mais comme nous étions partis pour 300 km de trajet, nous n’avons pas eu le temps de nous promener dans cette ville jumelle de Lorient. Intéressant de se souvenir que c’est ici, dans le quartier de Claddagh, qu’est née la fameuse bague au cœur couronné.

         Ensuite nous longeons par sa rive sud le plus grand lac jusqu’à Maam Cross, carrefour au milieu des tourbières autour duquel se déroulait un marché aux bestiaux (entre autres) et siège d’une chaumière où avait été tourné par John Ford, en 1952, L’homme tranquille, dont les stars étaient John Wayne et Maureen O’Hara. Des personnages en cire sont à l’intérieur, mais pas très ressemblants.

         Après cette halte, nous tournons à droite pour nous diriger vers Leenaun, au fond d‘un fjord, étape restauratrice, où nous avons eu la surprise de nous faire servir par un lycéen toulousain en stage dans cet hôtel.

         Un petit détour vers le site de l’abbaye de Kylemore, où seule la boutique nous était accessible avant de prendre la route vers la côte  sud puis retour par Maam Cross et transport via Galway jusqu’à l’hôtel Carlton de Ballinasloe, ville qui a fourni le cheval préféré de Napoléon !

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Connemara?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOrvrcrajOrdrAE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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County Clare.

5 Juillet 2012, 12:25pm

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Publié par Bernardoc

         C’est dans ce comté, dont le chef-lieu est Ennis, que j’avais enseigné au début de l’année 1983. Nous sommes effectivement passés près de l’endroit où j’avais habité (Crusheen), près de mon ancienne école (Tulla), à côté d’Ennis…sans rien voir sinon les sorties d’autoroute : tu parles d’un changement ! Il est bien fini le temps où les conducteurs se saluaient chaque fois qu’ils se croisaient.

         Le Co Clare est célèbre pour deux phénomènes géologiques : le Burren et les falaises de Moher. Cela allait-il avoir un aspect différent trente ans après ?

         Après le repas traditionnel (devinez quoi ? mais oui, saumon !) nous arrivons aux falaises. Effectivement, ça a beaucoup changé. Le site a été aménagé avec boutiques, restos, exposition, chemins goudronnés,…mais aussi sécurisé, et si les barrières ne suffisaient pas, une pancarte donnant le numéro des Samaritains, toujours prêts à dialoguer avec les désespérés qui auraient envie de se jeter dans l’océan depuis le sommet. J’avais hâte de la découverte maritime qui devait succéder à cette visite terrestre. Las ! Lorsque nous sommes arrivés au port, le capitaine, qui rentrait d’une excursion, avait décidé de ne pas ressortir vu les conditions climatiques.

Dommage, mais cela allait nous laisser davantage de temps pour les deux arrêts suivants : l’abbaye de Kilfenora, enfin ce qu’il en restait, car depuis le XII° siècle le temps avait fait son œuvre et le dolmen de Poulnabrone bien mieux conservé quoique beaucoup plus ancien (4 000 ans avant notre ère). Nous avons, ici aussi, expérimenté le temps irlandais lorsque, arrivés avec le soleil, nous sommes retournés précipitamment au car sous la pluie. Ce dolmen situé en plein milieu du Burren, nous a donné l’occasion de pouvoir nous rendre compte de l’aridité de cette région rocailleuse, mais également de découvrir la végétation qui se nichait dans le moindre trou. Cette région a la particularité d’abriter, si l’on peut dire, des plantes que l’on trouve normalement soit dans les régions arctiques, soit dans les régions alpines, soit dans les régions méditerranéennes.

         Quelques photos en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/CoClare?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLeWj5imj9DGdg&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Bunratty : château et parc folklorique.

4 Juillet 2012, 22:46pm

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Publié par Bernardoc

         Nous devions nous présenter à 9 heures pour visiter le château, mais il y avait déjà plusieurs groupes devant nous. Nous nous sommes donc joints à un autre groupe de Français pour suivre la présentation effectuée sans aucun accent par une guide habillée à la mode moyenâgeuse. J’avais suggéré que l’on puisse participer au banquet médiéval qui a lieu tous les soirs, mais sans doute cela aurait trop alourdi le budget, car c’est loin d’être donné.

         Le grand hall est richement décoré, même si ce n’est pas le mobilier original, car les meubles qui l’occupent datent de la même époque et ont été importés de différents pays pour recréer l’atmosphère.

         Nous avons ensuite gravi les escaliers de la tour, sans oublier de jeter un œil par le trou de l’espion qui permettait d’observer tout ce qui se passait dans le grand hall. Vue imprenable du haut de la tour : on pouvait voir les ennemis arriver de loin.

         Ensuite débuta la visite du parc folklorique attenant. Et nous voici replongés trente ans en arrière, puisque nous l’avions visité lorsque je travaillais en Irlande, mais en réalité à la fin du XIX° siècle.

         Contrairement à certaines autres attractions similaires, ce parc folklorique continue de vivre : il s’étend sur une très vaste surface et des fermiers continuent de faire de l’élevage et de cultiver la terre, sûrement avec des instruments plus récents que ceux que nous avons vus exposés.

Ce parc, dont l’idée est venue lors de la construction de l’aéroport international de Shannon, près de Limerick, mêle à la fois des maisons reconstruites pierre par pierre pour éviter leur disparition, soit des bâtiments reconstruits à l’ancienne. Dans la rue principale de ce village reconstitué voisinent des boutiques à l’aspect XIX°, mais qui vendent des articles tout à fait contemporains.

Chose curieuse également, les gardiens sont habillés, l’un en instituteur, l’autre en policier. Le premier que nous avons croisé fut l’instituteur qui nous a expliqué comment l’école fonctionnait avec une vingtaine de filles dans une classe, une soixantaine de garçons dans l’autre classe, et…un seul maître ! Sur un tableau figurait « Bonne journée » traduit en de nombreuses langues. Le « maître » nous a fait répéter la phrase en gaëlique, et comme il était content de nous, nous n’avons pas eu droit à un bon point, mais à un bonbon.

En nous dirigeant vers le pub, nous croisâmes le policier qui agita son bâton mais ne fit pas mine de vouloir nous interpeler. Le pub était vraiment un « public bar » avec tout cela signifie comme inconfort ; nous avons vainement cherché le « lounge bar », plus cossu, mais nous ne l’avons pas trouvé.

En quittant la rue du village, nos pas nous ont portés vers l’église (transportée depuis le comté de Tipperary), qui ressemble davantage à une église protestante que catholique. Un détail intéressant mérite d’y être relevé : la petite cheminée, alimentée par la tourbe bien entendu, à côté des fonts baptismaux afin que le bébé n’ait pas froid.

Après un passage par « la collection Talbot », qui rassemblait un nombre élevé d’outils agricoles datant du XIX°, mais qui étaient encore couramment utilisés à la fin des années 1950 dans nos campagnes de France, un tour par les deux moulins, l’un vertical, l’autre horizontal, actionnés par le débit de l’eau d’une petite rivière qui traverse le parc, il était temps de reprendre notre car pour nous diriger vers le « Burren ».

Les images en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Bunratty?authuser=0&authkey=Gv1sRgCK7v89fThqLM5AE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

 

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La péninsule de Dingle.

3 Juillet 2012, 17:26pm

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Publié par Bernardoc

         Quatrième jour de notre périple irlandais, avec un temps similaire aux jours précédents : les quatre saisons défilent en une heure, et on remet ça.

         Nous sommes partis directement vers le sud, et notre premier arrêt fut sur l’immense plage d’Inch. S’il y a un été en Irlande, je serai curieux de voir le taux d’occupation ! En tous cas, cela paraît tout à fait indiqué pour faire du char à voile : il y a de la place !

         Nous reprenons notre route vers Slea Head, l’extrémité la plus occidentale de l’Europe et nous pouvons apercevoir des « clochans » (ruches) de pierres sèches qui servaient de greniers à nourriture pour les bergers. Nous ne paierons cependant pas les 2 € pour nous en approcher davantage : les téléobjectifs ont du bon !

         Nous arrivons ensuite sur un site célèbre et superbe, qui a abrité en 1970 le tournage du film « Ryan’s daughter » (très) librement inspiré de Madame Bovary.

Après notre habituel repas irlandais dans un pub, nous faisons une halte pour visiter la jolie ville de Dingle avant de foncer tout droit vers notre étape du soir à Limerick. Nous ne prendrons pas la « Connor’s Pass » qui traverse la montagne, mais la route plus carrossable pour notre car.

Dernier stop « en route » : Adare ; de jolies chaumières, une belle église et…un centre commercial ! Nous ne verrons pas les paroissiens qui étaient partis le matin même pour le pèlerinage à Lourdes, un voyage très prisé chez les vieux Irlandais catholiques.

Quelques photos en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Dingle?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPu9v9WVqPexnAE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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La Kompanoj denove sur la vojo.

2 Juillet 2012, 08:03am

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Publié par Bernardoc

         Hier nous nous sommes donc retrouvés à notre siège social, le Château Palmer à Cenon, pour une nouvelle séance de répétitions. Nous bénéficions de la salle du théâtre pour nous exprimer, même si nous n’avons pas (encore) utilisé la scène et de notre salle habituelle pour les « à-côtés ». Quelques-uns s’étaient excusés, mais malgré cela nous avons bien travaillé.

         Nous avons commencé par revoir le plan des textes et les différents interprètes, puis Thierry nous a présenté ses recherches musicales et Gloria, la première intéressée, a pu faire une bonne première approche.

         Puis, avec l’arrivée de Lino, qui s’est improvisé chef de cœur, le travail fut beaucoup plus collectif, car la plupart des chansons sont à plusieurs voix alternativement.

         La matinée était terminée, et c’est toujours un grand plaisir que de partager un repas « tiré du sac », chacun ayant apporté un bout du menu.

         Après le café, et malgré lui, nous avions du mal à tenir nos yeux ouverts (et oui, nous ne sommes plus tout jeunes !) et Lino nous offrit une pause musicale en direct des Balkans, après quoi Marcel nous guida pour des exercices théâtraux qui s’achevèrent par ce que les Anglais appellent « tongue-twisters », c’est-à-dire des phrases destinées à améliorer notre prononciation.

         Vint ensuite, et pour nous ce fut la fin, horaire oblige, la mise en voix, et un peu la mise en scène de la chanson américaine « Casey Jones », traduite en esperanto, que nous avons chanté à quatre voix. Et pour la deuxième fois dans une chorale, je me suis retrouvé dans le pupitre des basses, ce qui n’est pas le plus facile pour moi. Mais en m’appuyant sur Yannick, ce devrait aller.

         Prochain rendez-vous en automne.

         Quelques photos de cette journée en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20120701Kompanoj1712?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMy2wMK-vPCsxgE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Ring of Kerry.

1 Juillet 2012, 07:54am

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Publié par Bernardoc

         Notre troisième jour : après un copieux petit-déjeuner irlandais, nous partons pour une excursion de deux cents kilomètres.

         Premier arrêt au Kerry bog village qui nous fait revivre l’ambiance d’un village agricole entre le XVIII° et le XIX° siècles. Nous nous laissons tenter par notre premier Irish coffee, préparés à la chaîne pour satisfaire un maximum de visiteurs car, et nous le constaterons tout au long de notre voyage, les circuits et les haltes semblent vraiment très bien rôdés.

         Nous faisons une courte halte près d’un estuaire d’où St Brendan était parti vers l’Amérique sur une coquille de noix, bien avant Colomb. C’était aussi la patrie de Daniel O’Connell, le premier militant pour la libération de l’Irlande.

         En continuant par la route nord de l’anneau du Kerry, nous avançons jusqu’à Cathair Saidhbhin (Cahersiveen en anglais) d’où nous avons une vue magnifique, non pas sur l’Amérique mais sur les îles Skellig.

         Nous reprenons notre périple jusqu’à Waterville, étape du déjeuner, village longtemps fréquenté par Charlie CHAPLIN, honoré comme il se doit.

         En remontant par la côte sud, nous faisons une halte à Sneem, où une stèle écrite en français nous rappelle que c’est là que De Gaulle digérait sa défaite de juin 1969.

         Enfin, notre dernière halte de la journée nous conduira, au sein du Killarney national park, aux magnifiques jardins de Muckross House, avec le regret d’être arrivés quelques jours trop tard pour la pleine floraisonrhododendrons ( ?).

         Nous retraversons ensuite Killarney, dont les constructions n’ont rien à envier à celles de la Côte d’azur, pour aller rejoindre, comme des centaines d’autres pélerins touristes, notre hôtel à Tralee.

         Le reportage photos en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Kerry?authuser=0&authkey=Gv1sRgCK2boY6kzvOtaA&feat=directlink

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Petite enfance.

30 Juin 2012, 09:06am

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Publié par Bernardoc

         Les « autorités » viennent de fermer une crèche sauvage, c’est-à-dire illégale, à Marseille. S’y trouvaient environ deux douzaines de bambins dans un appartement d’une vingtaine de m² dans des conditions précaires. Quelques femmes entouraient la responsable, une infirmière. Bien sûr, normalement c’aurait dû être une puéricultrice, mais vu la pénurie, Pôle emploi fait régulièrement appel à des infirmières pour diriger une crèche.

         Bien entendu les familles, qui avaient fini par trouver quelqu’un pour accueillir leur enfant au cours de la journée, défendent la directrice de cette crèche. Mais comment a-t-on pu en arriver-là ? Il s’agit d’une carence des responsables de la petite enfance. Mais « petite enfance », qu’ès aco ? C’est tout un ensemble de services mis en place avec plus ou moins de bonheur selon leur orientation politique par les municipalités, ce qui est quand même un progrès par rapport à ce que nous avons vécu lorsque nous étions jeunes parents.

         Dans son programme L’Humain d’abord, le Front de Gauche prévoyait, dans le cadre de l’extension des services publics, un grand service de la petite enfance. Les Français ont fait un autre choix : celui de la réduction des services publics de 2,5% par an pendant cinq ans. Ça commence par la plupart des ministères, mais gageons que sous peu nous assisterons à l’officialisation contraignante de la diminution des services à la population dans les municipalités, les  départements et les  régions, services qui souvent avaient été mis en place pour remplacer ceux dont l’Etat avait décidé, dans le cadre de la centralisation, de se séparer.

         Nous pouvons donc nous attendre à une vague de désengagement public et un transfert vers le privé dans le cadre européen de la « concurrence libre et non faussée ». Ne nous étonnons donc pas si de tels faits semblables à ceux de Marseille se multiplient, mais nous garderons notre AAA !

Et ce n’est pas fini…

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