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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Musée Cognacq Jay.

13 Décembre 2023, 18:26pm

Publié par Bernardoc

Ce fut une (belle) découverte ; en effet, mes pas ne m'avaient jamais conduit jusqu'à la rue Elzévir dans le Marais. Ce musée est dédié à l'art de vivre au XVIII° siècle, à travers peintures, sculptures et mobilier. Mais d'où tire-t-il son nom ?

D'origine modeste, le couple formé par Ernest Cognacq et son épouse Marie-Louise Jaÿ constitue un remarquable exemple d'ascension sociale liée à l'essor des grands magasins à la fin du XIXe siècle. À 30 ans, Cognacq sous-loue l'arrière salle d'un café qui occupait la pointe de l'immeuble située à l'angle de la rue du Pont-Neuf et de la rue de la Monnaie, qu'il renomme A la Samaritaine.Les affaires prospèrent grâce aux principes de vente novateurs propres aux grands magasins : entrée libre sans obligation d’achat, prix fixes et affichés, possibilités d’échange, vendre beaucoup mais à faible marge, achat à crédit, etc. Les chiffres d’affaires sont exponentiels.

Restauré entre 1986 et 1989, l'Hôtel Donon, demeure du XVIe siècle située au coeur du Marais, accueille dès 1990 les collections d'Ernest Cognacq et Marie-Louise Jaÿ. Ces dernières sont présentées sur trois niveaux dans le corps de logis principal et le niveau de galeries bordant la cour. La muséographie s'articule autour d'un parcours thématique relatif au XVIIIe siècle.

Quelques photos vous en donneront un aperçu et « last but not the least », le musée est GRATUIT !

Et ce n'est pas fini...

Musée Cognacq Jay.Musée Cognacq Jay.
Musée Cognacq Jay.Musée Cognacq Jay.
Musée Cognacq Jay.Musée Cognacq Jay.

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Un léger doute.

12 Décembre 2023, 13:51pm

Publié par Bernardoc

C'est la première pièce que je suis allé voir la semaine dernière. Et à un prix qui n'a rien à voir avec ceux pratiqués dans la métropole bordelaise ! Surprise de voir le spectacle démarrer par le salut des comédiens !

Que devient un acteur ou une comédienne lorsqu’il n’y a plus de public pour faire vivre leurs personnages ? Plus grand chose, ou presque…

Mais lorsque le rideau se relève, s’agit-il de la comédie qui se joue ou de la vie qui reprend ses droits ? Alors entre fiction et réalité, on ne sait plus qui est qui…

Avec ce voyage en absurdie au cocktail détonnant, ce Léger Doute vous emmène dans le monde singulier, mais pluriel de Stéphane De Groodt dont c’est la première pièce.

Etonnant de voir les techniciens venir enlever les différents éléments du décor vers la fin : est-ce le moment de redescendre dans la réalité qui pourtant n'était jamais trop loin ; une belle confusion savamment entretenue.

La pièce est jouée par Eric Elmosnino, Constance Dollé, Berangère McNeese et…Stéphane De Groodt, qui bien entendu viendront saluer avant que le rideau ne se referme définitivement.

Et ce n'est pas fini...

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Oh que ça fait du bien !

11 Décembre 2023, 10:13am

Publié par Bernardoc

Cela nous fait grand plaisir de pouvoir à nouveau nous présenter devant vous. La culture est quelque chose de fondamental dans la vie du citoyen et chanter ensemble en est un des aspects. Il y a quatre ans et demi, lors de notre dernier concert, nous étions beaucoup plus nombreux. Alors n'hésitez pas à nous rejoindre !

En cette période, quoi de plus naturel que de chanter Noël ? Et nous allons vous faire voyager à travers le temps et les régions.

 

C'est par ces deux paragraphes que j'ai introduit le concert que nous offrions (oui, oui, c'était gratuit !) aux Haillanais hier après-midi. Nous étions vraiment heureux de nous produire à nouveau pour la première fois depuis le covid, malgré notre nombre en forte diminution, comme dans la plupart des associations. Et nous étions d'autant plus heureux que l'église était pleine et que le public nous a beaucoup applaudis. Comme à chaque concert, nous avons invité le public à chanter avec nous la dernière chanson, et ils ont bien participé. Cela leur aura-t-il donné envie de nous rejoindre, comme notre chef de chœur Alexandre leur a répété à la fin ? Réponse ce soir.

Et ce n'est pas fini...

 

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Le château de Bratislava.

2 Décembre 2023, 16:53pm

Publié par Bernardoc

Imposant mais pas très beau, haut de 85 mètres, le château de Bratislava est l’un des points de repère de la capitale. Il est situé sur une colline surplombant le Danube, la colline la plus au sud des petites montagnes des Carpates, à 150 mètres d'altitude.

La colline du château a été peuplée dès la fin de l'âge de pierre; cependant, les premiers habitants connus étaient les Celtes, qui avaient fondé ici une colonie fortifiée, appelée "oppidum". La frontière de l'Empire romain, le "Limes Romanus", a traversé la région pendant plus de quatre siècles. Pendant le Grand Empire morave, une forteresse a été construite sur la colline et elle est devenue un centre important à l'époque. Au XVe siècle, sous le règne de Sigismond de Luxembourg, le château a été construit comme une forteresse anti-hussite de style gothique.

En 1811, le château a brûlé complètement et est resté en ruines jusqu'à ce que la reconstruction ait eu lieu en 1953-1968. Après sa reconstruction, le château a servi de résidence à Bratislava au président tchécoslovaque. Il a également accueilli des assemblées du Conseil national slovaque. À l'heure actuelle, le Parlement slovaque, qui se trouve en face, utilise encore des parties du complexe qu'on peut rejoindre par un souterrain.

Nous l'avions vu illuminé lors de notre descente du Danube (voir plus haut), et ce fut une déception car nous n'avions pas le temps de visiter le musée et le temps était complètement bouché. Vue quand même sur le pont suspendu (avec un restaurant en haut de la tour) et sur les jardins à la française.

Et ce n'est pas fini...

Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.
Le château de Bratislava.

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Budapest : quartier juif.

29 Novembre 2023, 14:47pm

Publié par Bernardoc

Le dimanche 12 novembre après-midi, alors que se déroulaient en France de nombreuses manifestations contre l'antisémitisme, nous étions à Budapest, dans le quartier juif. La communauté juive hongroise est une des trois plus importantes en Europe avec celle de France et d'Angleterre.

On ne pouvait s'y tromper : c'est devant la grande synagogue que nous descendons du car. De dimensions colossales, la synagogue de Budapest est la deuxième plus grande synagogue au monde, et sa taille n'est dépassée que par celle de Jérusalem. 

Elle mesure 53 mètres de long et 26 mètres de large et possède des sièges pour accueillir 2 964 personnes, 1 492 hommes et 1 472 femmes.

La synagogue a été construite entre 1854 et 1859, et conçue par l’architecte viennois Ludwig Forster. Le style prédominant de la synagogue est le mauresque, bien que l’on y trouve également un mélange d’influences byzantines, romantiques et gothiques.

Nous allons ensuite déambuler le long des rues, découvrant entre les eutres synagogues (beaucoup plus modestes) cafés « ruinés » et enseignes écrites en hébreu.

Et ce n'est pas fini...

Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
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Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
Budapest : quartier juif.
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Visite panoramique de Budapest.

28 Novembre 2023, 13:31pm

Publié par Bernardoc

Après notre arrivée fluviale sous le soleil, c'est en car que nous avons fait un tour panoramique, entre les collines de Buda et les plaines de Pest. Nous avons ainsi pu voir de près le pont des Chaînes, le plus célèbre pont de la capitale. Il est appelé en hongrois Széchenyi Lánchíd du nom d'István Széchenyi, à l'initiative de sa construction. Construit de 1842 à 1849, il est le premier pont permanent reliant Buda à Pest.

Notre première halte fut la Place des Héros, une des places les plus importantes de Budapest.

Située au bout de l’Avenue Andrássy - l’artère la plus importante de Budapest - la Place des Héros forme un important complexe architectural déclaré Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO.  

Au milieu de la place, se trouve la tombe du Soldat inconnu.
La place est entourée par deux musées : le Musée des beaux-arts et la Galerie d’art.

Aménagée en 1894 pour célébrer les fêtes du Millénaire, elle fut conçue par l’architecte Albert Schickedanz,

Sous le régime communiste, la place des Héros était le siège d’immense rassemblements militaires et de commémorations officielles.

Érigé en 1896, le monument du Millénaire occupe une grande partie de la place. Il célèbre les 1000 ans de l’arrivée des Magyars dans le bassin des Carpates. Il est composé de deux péristyles et d’un obélisque culminant à 36 mètres de haut. Celle-ci est surmontée d’une statue de l’archange Gabriel qui tient la couronne hongroise dans une main et la Croix de Lorraine dans l’autre.

Au pied de la colonne, on peut apercevoir les statues équestres des 7 chefs de tribus qui investirent le territoire en 896. Les deux péristyles étaient autrefois ornés des statues représentant les rois de Hongrie. Après la Deuxième guerre mondial, les statues des Habsbourg ont été remplacées par des figures emblématiques du pays.

Notre deuxième escale fut la Basilique Saint-Étienne, le plus grand édifice religieux de Hongrie. On dit que cette basilique permet d’accueillir plus de 8 500 personnes en son sein.

Le nom de la basilique fait honneur au premier roi de Hongrie, Étienne Ier (975–1038). À l’intérieur de la basilique se trouve l’une des reliques sacrées les plus importantes du pays : sa main droite. Mais nous n'y sommes point entrés.

Les dimensions de la basilique parlent d’elles-mêmes : sa base mesure 55 mètres de large et 87 mètres de long, tandis que sa coupole mesure 96 mètres de haut - il s’agit de la pointe la plus élevée de Budapest avec le bâtiment du Parlement.

La construction de la Basilique Saint-Étienne s’est finalisée en 1905 après plus d’un demi-siècle de travaux. La période de la construction a été prolongée en grande partie à cause de l’effondrement de la coupole en 1868.

C'est l'endroit où nous avons pu faire quelques emplettes et goûter un breuvage local qui est censé tout guérir !

Et ce n'est pas fini...

 

Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
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Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
Visite panoramique de Budapest.
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Les coulisses de l'opéra.

23 Novembre 2023, 10:18am

Publié par Bernardoc

Lors de mon premier séjour, nous avions surtout visité les différents musées de la capitale autrichienne. Donc la visite de l'opéra était une découverte.

L’Opéra fut le premier des grands projets du Ring, et fut construit de 1861 à 1869. Les architectes, August Sicard von Sicardsburg et Eduard van der Nüll, le conçurent dans un style néorenaissance qui subit de violentes critiques. Il est vrai que la proximité du Heinrichshof, un hôtel, nuisait à son caractère monumental, et que le niveau de la rue devant lui avait été relevé d'un mètre après la construction ; il fut qualifié de « Sadowa de l’architecture ». Van der Nüll se suicida, et Sicardsburg mourut d’un infarctus dix semaines plus tard, ce qui empêcha les deux architectes de voir leur ouvrage achevé.

Le nouvel opéra fut inauguré le 25 mai 1869 par une représentation du Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart (en allemand).

Gustav MAHLER recruta un nouveau décorateur, Alfred Roller, qui tourna le dos au style naturaliste et historiciste alors en vigueur pour créer des décors marqués par l’art nouveau.

En 1897, Mahler favorisa la concentration sur l’œuvre en faisant baisser les lumières de la salle pendant la représentation, une innovation qui fut violemment critiquée mais maintenue par ses successeurs.

Cet opéra produit huit cents représentations par an et il est possible d'assister à un spectacle pour des prix défiant toute concurrence (moins de 10 €) en achetant le billet à la dernière minute et en acceptant d'être debout.

Mac visite de l'opéra attire de nombreux curieux, et il n'était pas évident de se croiser dans les différents endroits.

Et ce n'est pas fini...


 

Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
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Les coulisses de l'opéra.
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Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.
Les coulisses de l'opéra.

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Une belle mise en valeur.

18 Novembre 2023, 18:09pm

Publié par Bernardoc

 Comme tous les deux ans, les Arts du CTL montraient à la population les plus belles réussites de leurs seize ateliers. Et la foule était présente, tellement dense ce matin que je n'ai même pas pu y distinguer les représentants de la municipalité.

 Outre les différentes expositions qui pourraient inciter les gens à venir adhérer à l'une des sections du CTL (Centre du Temps Libre pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cet acronyme) il y eut trois spectacles vivants : la danse, le défilé de mode et le théâtre. cette année je ne jouais pas, mais j'ai quand même présenté la section, regretté le trou au niveau adolescents et informé que même si nous ne figurions pas sur le programme de L'Entrepôt, c'est bien nous qui clôturerons la saison les 29 et 30 juin prochains.

 Un copieux buffet clôturait la matinée, cela aussi est une belle tradition (comme la manzana lors des voeux de l'ancien maire !).

Et ce n'est pas fini...

Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
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Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
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Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.
Une belle mise en valeur.

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"La question n'est pas de savoir si le wokisme s'autodétruira, mais quand"

4 Novembre 2023, 17:59pm

Publié par Bernardoc

In Marianne du 3 novembre 2023 (début)

Dans « Comprendre la révolution woke », paru dans la collection « Le Débat » de Gallimard, le jeune essayiste Pierre Valentin livre une synthèse qui rebat les cartes du débat sur le mouvement woke. Aussi bien sur ses origines, ses contradictions, que sur la façon dont cette tendance idéologique risque de finir (mal).

Il y a parfois, en France, une tendance qui consiste à dire que face au retour du tragique, du réel, les militants woke accepteront de laisser de côté leur paradigme intellectuel binaire pendant un certain temps. Cela ne s’est pourtant vérifié ni pour la crise du Covid-19, ni pour la guerre en Ukraine. Avec les agissements du Hamas, les Occidentaux ont découvert avec stupéfaction qu’une part non négligeable de leur jeunesse étudiante – celle-là même qui lutte contre les « micro-agressions » et « la violence symbolique du mégenrage » – irait jusqu’à refuser de condamner des décapitations de nourrissons, retirer des affiches sur les bébés juifs utilisés comme otages, ou encore porter fièrement des autocollants à l'effigie des parachutistes du Hamas.

La grille de lecture « colons dominants contre décolonisateurs dominés » fait que tout ce que feront les seconds pour « résister » face aux premiers se verra justifié. Pour mieux comprendre cette façon de réfléchir, il faut se plonger dans leur logiciel intellectuel. Ce qui compte, c’est l’ennemi et son « système de domination ». C’est cette entité qui permet de faire perdurer l’infâme statu quo. Ceux qui ne le combattent pas en permanence deviennent des « réactionnaires », et ceux qui veulent l’abolir des « révolutionnaires ». Or, chez l’intellectuel allemand Herbert MARCUSE, qui est une de leurs influences premières, la violence « révolutionnaire » n’est pas comparable à la violence « réactionnaire », et afin de lutter contre la société violente, il faudra être violent.

Pierre VALENTIN
Et ce n'est pas fini... 

 

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Le wokisme serait-il un totalitarisme ?

18 Octobre 2023, 11:15am

Publié par Bernardoc

Quel bonheur de lire ce livre de la sociologue Nathalie HEINICH, directrice de recherches au CNRS ! Illustré par un sous-titre dans le bandeau rouge « L'enfer woke est pavé de bonnes intentions », le wokisme engendre parfois des pratiques problématiques qui peuvent mettre en danger les valeurs démocratiques fondamentales : l'universalisme, la rationnalité scientifique, la liberté d'expression, la laïcité. Critiquer le wokisme est donc défendre le modèle républicain.

Le livre se divise en cinq grands chapitres :

      • Identitarisme : du communautarisme à l'identitarisme et au totalitarisme;

      • Idéologisme : préférence pour l'idéologie plutôt que pour la science;

      • Censure : la fameuse « cancel culture »;

      • Un totalitarisme d'atmosphère ;

      • Résister : grâce au bouclier de la laïcité.

« [L'argumentation wokiste] repose sur un retournement pervers, sur une exagération et sur un contresens...Le retournement pervers, c'est celui qui impute azux partisans de la laïcité une stigmatisation des femmes, alors que c'est l'islamisme qui les instrumentalise à travers les injonctions vestimentaires. L'exagération, c'est celle qui fait de l'ensemble des musulmans la cible du combat laïque, alors que celui-ci ne s'en prend qu'à sa frange minoritaire du fondamentalisme islamiste. Et le contresens, c'est celui qui fait de la laïcité une opposition de principe à toute forme de manifestations religieuses ».

L'universitaire nous conseille également quelques lectures : Sylviane AGACINSKI, Hannah ARENDT, Elisabeth BADINTER, Gérard NOIRIEL, Caroline FOUREST, Gilles KEPEL, Rachel KHAN, Catherine KINTZLER, Dominique SCHNAPPER, Mohamed SIFAOUI entre autres : du beau monde en somme.

Et ce n'est pas fini...

 

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