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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Élisa LEMONNIER (1805 – 1865)

21 Février 2023, 08:57am

Publié par Bernardoc

Née le 24 mars 1805 à Sorèze (Tarn), morte le 5 juin 1865 à Paris. Initiatrice de l’enseignement professionnel féminin.

Pendant que les frères ainés suivaient les cours du collège, Élisa, en compagnie de son jeune frère Émile, fréquentait les classes élémentaires et mixtes d’un pensionnat de demoiselles où l’on enseignait non seulement la lecture, l’écriture et la grammaire, mais un peu d’arithmétique, un peu de géographie, un peu d’histoire, un peu de dessin

De vieille souche protestante, Élisa GRIMAILH rencontra le jeune professeur Charles LEMONNIER, en 1827. Elle l'épousa en 1831.
Élisa suivit ensuite son mari à Bordeaux où il allait exercer sa seconde profession, celle d’avocat. C’est dans cette ville qu’en 1844, le couple recueillit Flora TRISTAN, qui, malade et épuisée par sa propagande en faveur de l’Union ouvrière, mourut à leur domicile. Élisa revint avec Charles à Paris lorsqu’il fut nommé d’abord directeur du contentieux de la Compagnie du chemin de fer du Nord, puis secrétaire du Crédit mobilier.

En 1848, Élisa LEMONNIER, s’intéressa aux ateliers féminins créés pour combattre le chômage et créa elle-même un atelier de couture, qui fit vivre 200 mères de famille pendant deux mois. En juin 1848, elle publia les statuts de l’Union fraternelle des travailleuses, organisation qu’elle venait de créer avec douze autres militantes féministes. Sa formule préférée, qu’elle ne se lassait pas de répéter aux femmes était : « N’attendez pas que les hommes agissent pour vous ; agissez donc vous-mêmes, et quand ils vous verront à l’œuvre, ils commenceront à vous prendre au sérieux. »

Constatant que certaines manquent de notions élémentaires de couture, elle décide de se consacrer à l’éducation professionnelle des jeunes filles.
En 1856, Élisa LEMONNIER créa une Société de Protection maternelle (devenant en 1862 Société pour l’enseignement professionnel des femmes).
En 1862, avec l’appui notamment des frères Péreire (Arcachon), elle ouvrit à Paris, rue de la Perle, le premier cours d’enseignement professionnel féminin. Il fallut bientôt trouver de plus vastes locaux, rue du Val-Sainte-Catherine.
Le cours d’Élisa LEMONNIER était un externat, bon marché et laïque, qui accueillait les élèves de 8 à 18 heures. Protestante, Élisa n'a jamais caché sa foi, mais cette exigence de laïcité correspond d'abord, pour elle, à une attitude de respect et de tolérance à l'égard de toutes les confessions. Elle considère que c'est au sein des familles, non dans les écoles, que doit éventuellement s'enseigner et se cultiver la foi religieuse. Élisa prépare elle-même les programmes et fixe les rythmes scolaires. Les élèves sont issues de la petite bourgeoisie et de la classe ouvrière aisée. La scolarité s'étale sur trois ans ; les familles participent au financement de l'école à raison de douze francs par mois et par jeune fille inscrite. Des bourses peuvent être accordées aux élèves, leurs montants calculés en fonction des ressources familiales. On y donnait un enseignement général (français, histoire, géographie, arithmétique, physique et chimie, dessin, écriture et hygiène), un enseignement professionnel commun (travaux ordinaires des ménagères) le matin, et un enseignement spécialisé ou plutôt six enseignements spécialisés : couture, lingerie, dessin sur étoffe, gravure, commerce (tenue des livres de comptes, droit civil et commercial, anglais), peinture sur porcelaine, l'après-midi. Après examen de sortie, les anciennes élèves étaient placées par le cours lui-même qui avait plus de demandes d’emploi que d’offres à proposer.

500 jeunes filles suivent ses enseignements et il fallut donc ouvrir une seconde école, rue Rochechouart (métro).

Le nouvel enseignement répondait si bien à l'une des nécessités de l'ordre social contemporain que l'exemple fut suivi ; à l'étranger, d'abord en Suisse, en Belgique, en Italie. Plusieurs municipalités françaises ouvrirent, dans quelques grandes villes de province, des écoles professionnelles de jeunes filles. L'Exposition universelle de 1878, où les écoles Élisa LEMONNIER obtinrent une médaille d'or, mit au jour nombre de tentatives heureuses, nombre d'efforts consciencieux, et la loi sur les écoles manuelles d'apprentissage, promulguée le 11 décembre 1880, vint enfin pourvoir officiellement à l'organisation de ce nouveau degré de l'enseignement...

Mais le budget des deux écoles imposait à la Société une charge financière des plus lourdes ; certaines des ressources qui lui permettaient de la supporter vinrent à s'affaiblir, et l'alternative de laisser péricliter des établissements en pleine prospérité, ou de les remettre en des mains qui pussent assurer leur avenir, se posa devant le conseil d'administration. La cession des écoles à la ville de Paris fut résolue, et elle se réalisa au 1" octobre 1906. L'une d'elles, celle de la rue Duperré, est devenue une école spéciale d'art appliqué à l'industrie ; celle de la rue des Boulets a conservé son organisation et ses programmes. Les deux écoles gardent le nom d'écoles Elisa LEMONNIER. Élisa LEMONNIER aura préfiguré le combat victorieux des républicains pour la laïcité de l'enseignement public.

Et ce n'est pas fini...

 


 

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Foules

19 Février 2023, 19:01pm

Publié par Bernardoc

Le titre d'une exposition qui m'a attiré à la Cité des sciences à La Villette. Je ne pensais pas y rester plus de deux heures et aller ensuite au musée de la musique, mais finalement j'y suis resté jusqu'à 14 heures et j'ai même profité d'un des restaurants.

Comprendre les phénomènes de foule était une exposition interactive fort intéressante et on ne s'y bousculait pas en ce jeudi matin.

En revanche, dans la cité il y avait de nombreux groupes scolaires de tous niveaux. Il faut dire qu'il y avait de quoi voir et se documenter, que ce soit par une (petite) expo sur la recherche sur le cancer, en parallèle avec une plus grande exposition que je n'ai pas visitée, par les robots qui manœuvraient tous seuls grâce à leur programmation, ou par le carrefour numérique.

Une intéressante animation sur la progression du nombre d'humains sur la terre m'a captivé un moment avant que je descende au sous-sol pour découvrir l'aquarium, petit mais avec d'étranges poissons que j'ai pu continuer d'admirer pendant le repas.

C'est bien tout ce qu'on trouve à Paris !

Et ce n'est pas fini...

Foules
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Le Montespan.

18 Février 2023, 14:43pm

Publié par Bernardoc

Ce fut mon deuxième spectacle lors de mon dernier séjour à Paris, en bonne place, au premier rang du balcon du Théâtre du gymnase, sur les grands boulevards ; donc possibilités nombreuses de se restaurer avant ou après la séance. Il s'agit de la mise en scène d'une œuvre de Jean TEULE, qui venait de décéder.

France, 1663. Croulant sous les dettes, le marquis de Montespan intègre les forces armées du royaume pour s’attirer les bonnes grâces de Louis XIV et se réjouit qu’en son absence, sa femme soit introduite à la cour.

Mais lorsqu’il apprend qu’elle est devenue la nouvelle favorite du monarque, il se lance dans une guerre folle et sans limite contre le Roi-Soleil, prêt à tout pour retrouver l’amour de sa vie…

Une multitude de personnages dans cette pièce, mais seulement trois acteurs : deux hommes et une femme qui se partagent les différents rôles et incarnent les personnages à différentes étapes de la vie, de la jeunesse, lorsque les deux amants se rencontrent, jusqu'à la mort, d'où un gros effort fait sur les habits et le maquillage.

Un début surprenant et original avec une tête qui apparaît en hauteur au milieu du rideau accompagnée d'un jeu de mains sans qu'on ne voit davantage le corps du personnage.

Salomé VILLIERS avait reçu l'an dernier le Molière de la révélation féminine, mais ce soir-là, c'était la première d'une nouvelle actrice qui maîtrisait parfaitement les rôles.

Si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à aller voir « l'histoire du plus célèbre cocu de France ».

Et ce n'est pas fini...


 

 

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La fabuloserie

2 Février 2023, 09:09am

Publié par Bernardoc

La Fabuloserie est un "musée d'art hors-les-normes /art brut" ouvert dans l'Yonne en 1983 pour mettre à disposition du public les oeuvres accumulées pendant des années par l'architecte Alain BOURBONNAIS et son épouse.  Et ce musée s'est installé pour sept mois à la halle St Pierre. J'y suis passé le jour de l'ouverture, le 25 janvier, mais pas eu droit au vernissage !

Le mieux est de vous laisser découvrir l'expo à travers les images ci-dessous.

Et ce n'est pas fini...

La fabuloserie
La fabuloserie
La fabuloserie
La fabuloserie
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La fabuloserie
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Un lieu à voir

1 Février 2023, 10:31am

Publié par Bernardoc

Quand j'étais petit, entre Barbès et Château rouge, nous allions souvent avec ma mère dans les jardins du Sacré-coeur, au pied de la butte Montmartre, dans un lieu qui n'avait pas encore été nommé "Louise MICHEL". A cette époque la Halle St Pierre était un marché. Je l'ai redécouverte il y a quelques années, un peu par hasard et depuis, j'y vais à peu près deux fois par an, chaque fois qu'il y a une nouvelle exposition. C'est ce que j'ai fait la semaine dernière, mais je vous en parlerai demain sans doute. Aujourd'hui voici donc la présentation générale du lieu.

Et ce n'est pas fini... 

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Tout va bien se passer.

29 Janvier 2023, 12:22pm

Publié par Bernardoc

Samy et Manon se marient dans 24 heures, les deux mariés ont décidé de fêter leur enterrement de vie de célibataires avec leurs amis.

Ils ont loué deux belles suites dans un hôtel, l'une exclusivement réservée aux filles et l'autre aux garçons.

Tout semble aller pour le mieux jusqu'à ce qu'une jolie inconnue frappe à la porte des garçons et que Samy en tombe fou amoureux. Tomber fou amoureux, c'est pas grave, mais la veille de son mariage avec une autre c'est plutôt compliqué...mais rassurez-vous, tout va bien se passer !

Tel est le thème de cette comédie d'Alil VARDAR que je suis allé voir à La grande comédie mardi dernier, comme beaucoup d'autres : la salle était comble et a été secouée de rires pendant toute la représentation.

Les acteurs, dont le co-auteur, prenaient un plaisir évident à nous divertir, et à se créer des surprises mutuelles et multiples mais qui n'arrivaient pas à les déstabiliser, preuve de leur professionnalisme.

Si vous voulez vous divertir, allez-y les yeux fermés, d'autant que les prix parisiens sont nettement inférieurs aux prix de province.

Quelques dizaines de mètres plus haut, il y a le restaurant « Chez Papa » où vous serez très bien accueillis, avant ou après le spectacle.

Et ce n'est pas fini...


 

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Nouvelle visite au Père Lachaise.

28 Janvier 2023, 12:59pm

Publié par Bernardoc

Ce n'était pas prévu à l'origine. Je me rends au 104, lieu que je ne connaissais pas, pour les derniers jours d'une exposition ; malheureusement, l'expo n'était pas ouverte le mardi et il n'y avait de place que pour le jeudi )à 14 heures. Mais le 104 m'a semblé être un lieu très populaire auprès de la jeunesse.

Je me rends donc au Père Lachaise avec un plan détaillé ; eh bien malgré cela, je me suis à nouveau perdu et ma visite s'est terminée au hasard. J'ai découvert la tombe de Chopin, mais n'ai pas vu celle de Pierre DESPROGES, qui apparemment était juste à côté.

La prochaine fois je viendrai avec le plan de la visite n°3 et j'essaierai de ne pas me perdre.

En sortant, j'ai marché jusqu'à Gambetta et pris quelques photos de mon chemin.

Et ce n'est pas fini...

Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
Nouvelle visite au Père Lachaise.
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Un magnifique concert.

22 Janvier 2023, 18:31pm

Publié par Bernardoc

C'était hier, suite à l'assemblée générale de France-Cuba. Pendant une heure et demie, le duo Wayra, composé de Jean-Pierre JOLICARD et d'Eric GALERA (qui n'est autre que notre secrétaire général) nous a fait voyager dans diverses régions d'Amérique latine, et bien entendu de Cuba.

Tous les deux multiinstrumentistes nous ont enchantés par les différents rythmes joués par une multitude d'instruments. C'était un voyage également très pédagogique au cours duquel nous avons pu apprendre que les jésuites, non contents d'avoir importé les instruments à cordes, ont aussi formé les amérindiens à la construction de violons très réputés.

Nous n'avons pas vu le temps passer, et les spectateurs non-adhérents n'ont certainement pas regretté leurs 5 €, d'autant que pour ce prix était inclus le mojito traditionnel de l'association.

Vous aurez un aperçu musical d'ici quelques semaines sur la future page FB de France-Cuba-Gironde, mais en attendant les photos pour vous montrer l'utilisation des différents instruments par nos artistes.

Après l'AG nationale de 2023, nous envisageons de proposer la candidature du Haillan pour celle de 2024. Nous aurons besoin de bras ! Prêts à retrousser vos manches ?

Et ce n'est pas fini...

Un magnifique concert.Un magnifique concert.Un magnifique concert.
Un magnifique concert.Un magnifique concert.
Un magnifique concert.Un magnifique concert.Un magnifique concert.

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Collector.

14 Janvier 2023, 14:50pm

Publié par Bernardoc

Offert par une professeure émérite d'anglais à l'université Bordeaux-Montaigne.

Ege dankon mia karega fratino Cécile !

Et ce n'est pas fini...

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L’histoire du rhum cubain Havana Club

5 Janvier 2023, 16:13pm

Publié par Bernardoc

In La lettre hebdo Cuba Coopération France du 5 janvier 2023

 

Cuba est connue dans le monde pour ses cigares et son rhum.

Il existe beaucoup de marques de rhum, fabriquées avec un savoir-faire remarquable.

Le rhum Havana Club est un des rhums les plus connus de Cuba.

L’histoire de sa création et de son développement international est particulièrement intéressante pour comprendre comment il est devenu aussi célèbre, sachant qu’il doit toujours être consommé avec modération

C’est la culture de la canne à sucre qui est à la source de ce qui est considéré dans la Grande Île comme un art : l’art du ron cubano.

Un peu d’histoire va permettre de comprendre pourquoi ce rhum est aujourd’hui un des plus connus dans le monde.

En 1878, José Arechabala, né en Espagne et arrivé à Cuba en 1862 à l’âge de 15 ans, commence à produire du rhum à Cardenas, dans la province de Matanzas.

Devenu un magnat cubain de l’industrie sucrière, il lance en 1934 la marque de rhum Havana Club, en référence à La Havane, capitale de Cuba, qui accueille ses bureaux sur la Place de la Cathédrale.

Il exporte son rhum aux États-Unis et en Espagne et dépose la marque dans une demi-douzaine de pays.

Proche du dépôt de bilan en 1955, la société ne paye plus les taxes pour le renouvellement des droits de propriété industrielle.

Suite à la Révolution de 1959, la société est nationalisée. En 1966, le Gouvernement, sous la conduite de Fidel Castro, crée une nouvelle structure, Cuba Export, qui déposera la marque Havana Club dans 80 pays, y compris aux États-Unis, malgré le blocus qui touche déjà Cuba.

Dans les années 1970, Cuba Export redonne vie à Havana Club et la commercialise non seulement à Cuba mais aussi dans de nombreux pays amis.

Après l’effondrement de l’URSS et la fin de l’aide du bloc soviétique, Cuba, à la recherche d’un nouveau modèle économique, souhaite alors favoriser l’investissement étranger.

La société française Pernod Ricard sera l’une des premières sociétés étrangères à y créer une joint-venture, c’est-à-dire une coentreprise : en 1993, naît Havana Club International SA, une joint-venture à 50-50 entre Pernod Ricard et l’entreprise d’État Cuba Ron SA.

L’accord associatif est signé le 22 novembre 1993, en présence de Fidel Castro, avec Thierry Jacquillat, alors Directeur Général du groupe Pernod Ricard.

La joint-venture a pour objectif d’exporter Havana Club dans le monde entier à travers les filiales Pernod Ricard.

En 2007, pour répondre à une demande croissante, est inaugurée une nouvelle rhumerie à San José de las Lajas, installée sur 17 hectares, à 30 kilomètres de La Havane. Elle est aujourd’hui encore une des plus grandes distilleries de rhums vieux.

Commercialisée dans plus de 120 pays, Havana Club est aujourd’hui, selon un institut britannique, la troisième marque de rhum la plus connue au monde, avec plus de 50 millions de bouteilles vendues par an.

Ce chiffre pourrait encore augmenter avec une diffusion aux États-Unis, plus gros marché du monde avec un potentiel de 40 millions de bouteilles, mais, là également, le blocus ne le permet pas.

D’autant qu’une épopée juridique sur la marque Havana Club a été initiée par les adversaires de Cuba aux États-Unis.

Le fer de lance de cette bataille commerciale est Bacardi qui avait fui Cuba suite à la Révolution de 1959.

Le différent commercial remonte à la Loi Helms-Burton renforçant le blocus en 1996, qui menace de sanctions les entreprises étrangères qui investissent à Cuba. La section 211 de cette Loi, élaborée par les avocats de Bacardi, interdit la protection des marques ayant appartenu à des Cubains avant leur exil. Avec cette loi, Bacardi a pu utiliser la marque de rhum Havana Club pour vendre un rhum en provenance des Bahamas.

En 2002, suite à une plainte déposée par l’Union Européenne selon laquelle des tribunaux des États-Unis ne peuvent dicter leur loi à des sociétés étrangères, l’Organisation Mondiale du Commerce déclara cette loi non conforme aux accords sur la propriété intellectuelle.

En 2016, Bacardi modifiait sa plainte auprès des tribunaux états-uniens pour faire annuler l’enregistrement par Cuba Export de la marque Havana Club. Bacardi avait fait appel d’une décision en faveur de Cuba Export la déclarant propriétaire de la marque et condamnant Bacardi pour usurpation de marque.

En février 2016, Cuba Export a renouvelé l’enregistrement de la marque Havana Club aux États-Unis jusqu’au 27 janvier 2026. Le litige doit être jugé sur le fond par les tribunaux des États-Unis.

Comme on le voit, la bataille juridique des adversaires de Cuba n’est pas près de se terminer.

Grâce à la force internationale du groupe Pernod Ricard, Havana Club continue sa large diffusion mondiale.

En 2016, le savoir-faire des maîtres-rhumiers de l’Île est reconnu comme Patrimoine Culturel de Cuba.

Enfin, si vous allez à La Havane, ne manquez pas de visiter dans le centre historique de la ville le musée du rhum Havana Club qui expose toute l’histoire du rhum cubain.

Ce musée a reçu l’Oscar du Tourisme des World Travel Awards (WTA)en 2022 comme prix d’une des meilleures destinations touristiques du monde.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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