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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

L’histoire du rhum cubain Havana Club

5 Janvier 2023, 16:13pm

Publié par Bernardoc

In La lettre hebdo Cuba Coopération France du 5 janvier 2023

 

Cuba est connue dans le monde pour ses cigares et son rhum.

Il existe beaucoup de marques de rhum, fabriquées avec un savoir-faire remarquable.

Le rhum Havana Club est un des rhums les plus connus de Cuba.

L’histoire de sa création et de son développement international est particulièrement intéressante pour comprendre comment il est devenu aussi célèbre, sachant qu’il doit toujours être consommé avec modération

C’est la culture de la canne à sucre qui est à la source de ce qui est considéré dans la Grande Île comme un art : l’art du ron cubano.

Un peu d’histoire va permettre de comprendre pourquoi ce rhum est aujourd’hui un des plus connus dans le monde.

En 1878, José Arechabala, né en Espagne et arrivé à Cuba en 1862 à l’âge de 15 ans, commence à produire du rhum à Cardenas, dans la province de Matanzas.

Devenu un magnat cubain de l’industrie sucrière, il lance en 1934 la marque de rhum Havana Club, en référence à La Havane, capitale de Cuba, qui accueille ses bureaux sur la Place de la Cathédrale.

Il exporte son rhum aux États-Unis et en Espagne et dépose la marque dans une demi-douzaine de pays.

Proche du dépôt de bilan en 1955, la société ne paye plus les taxes pour le renouvellement des droits de propriété industrielle.

Suite à la Révolution de 1959, la société est nationalisée. En 1966, le Gouvernement, sous la conduite de Fidel Castro, crée une nouvelle structure, Cuba Export, qui déposera la marque Havana Club dans 80 pays, y compris aux États-Unis, malgré le blocus qui touche déjà Cuba.

Dans les années 1970, Cuba Export redonne vie à Havana Club et la commercialise non seulement à Cuba mais aussi dans de nombreux pays amis.

Après l’effondrement de l’URSS et la fin de l’aide du bloc soviétique, Cuba, à la recherche d’un nouveau modèle économique, souhaite alors favoriser l’investissement étranger.

La société française Pernod Ricard sera l’une des premières sociétés étrangères à y créer une joint-venture, c’est-à-dire une coentreprise : en 1993, naît Havana Club International SA, une joint-venture à 50-50 entre Pernod Ricard et l’entreprise d’État Cuba Ron SA.

L’accord associatif est signé le 22 novembre 1993, en présence de Fidel Castro, avec Thierry Jacquillat, alors Directeur Général du groupe Pernod Ricard.

La joint-venture a pour objectif d’exporter Havana Club dans le monde entier à travers les filiales Pernod Ricard.

En 2007, pour répondre à une demande croissante, est inaugurée une nouvelle rhumerie à San José de las Lajas, installée sur 17 hectares, à 30 kilomètres de La Havane. Elle est aujourd’hui encore une des plus grandes distilleries de rhums vieux.

Commercialisée dans plus de 120 pays, Havana Club est aujourd’hui, selon un institut britannique, la troisième marque de rhum la plus connue au monde, avec plus de 50 millions de bouteilles vendues par an.

Ce chiffre pourrait encore augmenter avec une diffusion aux États-Unis, plus gros marché du monde avec un potentiel de 40 millions de bouteilles, mais, là également, le blocus ne le permet pas.

D’autant qu’une épopée juridique sur la marque Havana Club a été initiée par les adversaires de Cuba aux États-Unis.

Le fer de lance de cette bataille commerciale est Bacardi qui avait fui Cuba suite à la Révolution de 1959.

Le différent commercial remonte à la Loi Helms-Burton renforçant le blocus en 1996, qui menace de sanctions les entreprises étrangères qui investissent à Cuba. La section 211 de cette Loi, élaborée par les avocats de Bacardi, interdit la protection des marques ayant appartenu à des Cubains avant leur exil. Avec cette loi, Bacardi a pu utiliser la marque de rhum Havana Club pour vendre un rhum en provenance des Bahamas.

En 2002, suite à une plainte déposée par l’Union Européenne selon laquelle des tribunaux des États-Unis ne peuvent dicter leur loi à des sociétés étrangères, l’Organisation Mondiale du Commerce déclara cette loi non conforme aux accords sur la propriété intellectuelle.

En 2016, Bacardi modifiait sa plainte auprès des tribunaux états-uniens pour faire annuler l’enregistrement par Cuba Export de la marque Havana Club. Bacardi avait fait appel d’une décision en faveur de Cuba Export la déclarant propriétaire de la marque et condamnant Bacardi pour usurpation de marque.

En février 2016, Cuba Export a renouvelé l’enregistrement de la marque Havana Club aux États-Unis jusqu’au 27 janvier 2026. Le litige doit être jugé sur le fond par les tribunaux des États-Unis.

Comme on le voit, la bataille juridique des adversaires de Cuba n’est pas près de se terminer.

Grâce à la force internationale du groupe Pernod Ricard, Havana Club continue sa large diffusion mondiale.

En 2016, le savoir-faire des maîtres-rhumiers de l’Île est reconnu comme Patrimoine Culturel de Cuba.

Enfin, si vous allez à La Havane, ne manquez pas de visiter dans le centre historique de la ville le musée du rhum Havana Club qui expose toute l’histoire du rhum cubain.

Ce musée a reçu l’Oscar du Tourisme des World Travel Awards (WTA)en 2022 comme prix d’une des meilleures destinations touristiques du monde.

Et ce n'est pas fini...

 

 

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MusBA

31 Décembre 2022, 14:05pm

Publié par Bernardoc

Deuxième visite culturelle de notre journée du lendemain de Noël : ce sont les artistes femmes sorties des réserves du musée qui nous avaient attirés. A nouveau, beaucoup de monde dans les différentes salles. Bien entendu, pas de tarif "vieux", mais oh surprise ! l'entrée est gratuite pour les personnes en situation de handicap et pour un accompagnant par personne. C'est la première fois que cela nous arrive en France, alors qu'en Italie ou en Espagne, il y a bien longtemps que c'est la norme.

Une découverte : dans plusieurs salles figure un fragment de tableau ou de sculpture censé encourager les visiteurs à examiner avec attention chaque œuvre exposée.

 J'ai remarqué aussi une note à côté de plusieurs tableaux : ce sont des œuvres qui avaient été volées aux juifs ou francs-maçons par les nazis ; elles n'ont pas été réclamées mais seront remises aux descendants de leurs propriétaires qui les réclameraient. C'est bien de les exposer, cela permettra peut-être aux ayants-droits de les reconnaître.

Les photos mêlent des peintures de l'exposition permanente et d'autres de l'exposition qui se termine le 13 février.

Et ce n'est pas fini...

 

MusBA
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Un Nouveau Regard

27 Décembre 2022, 14:35pm

Publié par Bernardoc

Quoi faire un lendemain de Noël ? Pourquoi pas des visites culturelles ? Nous avons commencé par un lieu que je ne connaissais pas : La Faïencerie, qui présentait une exposition sur les fresques de la chapelle Sixtine peintes par Michel-Ange. lorsque nous étions allés à Rome, nous nous étions arrêtés à la place St Pierre, alors nous avons profité de ces fac-similés sans avoir besoin de lever la tête.

Nous sommes d'abord allés au fond de l'espace pour assister à la projection d'un film retraçant de façon humoristique les travaux consacrés à cette chapelle.

Ensuite, nous sommes retournés au début de l'expo et avons suivi le circuit suivant : la Genèse, les Coins, les Sybilles, les Prophètes et les ancêtres du Christ pour finir devant l'immense tableau du jugement dernier.

Il vous reste encore une semaine pour en profiter.

Et ce n'est pas fini...

Un Nouveau Regard
Un Nouveau Regard
Un Nouveau Regard
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LA LIBERTÉ POUR NOS COLLÈGUES ET LE PEUPLE D’IRAN !

24 Décembre 2022, 15:17pm

Publié par Bernardoc

Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle Cgt

Depuis plusieurs mois, un mouvement secoue la société iranienne, en réaction à la mort de Masha Amini, suite à son arrestation par la police des mœurs pour : « port de vêtements inappropriés ». Les manifestations sont réprimées de manière brutale et implacable par les forces de sécurité iraniennes qui n’hésitent plus à tirer à balles réelles pour assassiner des manifestants.
Au milieu de ce climat de tension extrême et de violences, des artistes et intellectuel·les, des sportifs sont arrêtés, emprisonnés, interrogés et torturés pour avoir soutenu et participé aux manifestations contre le régime liberticide et totalitaire en place en Iran. Nous avons pu observer une recrudescence de ces arrestations arbitraires depuis plusieurs semaines.
Citons, à titre d’exemple, les noms de Taraneh Alidoosti, Saman Yasin, Mohammad Rasoulof, Jafar Panahi, Mostafa Aleahmad, Toomaj Salehi, Hengameh Ghaziani, Katayoun Riahi, Soheila Golestani ou Hamid Pourazari, ainsi que Voria Ghafouri.

Nombre d’actrices, d’acteurs, de chanteurs, de musiciens, de réalisateurs, d’auteurs sont aujourd’hui menacé·es de sanctions excessivement sévères, allant même jusqu’à la peine de mort
concernant Toomaj Salehi, pour des motifs qui s’apparentent tous à des délits d’opinion.
La Fédération CGT du Spectacle et ses syndicats luttent au quotidien pour les libertés des artistes et de tous les personnels qui concourent à la vie culturelle, que ces libertés soient artistiques, sociales ou
économiques.
C'est pourquoi, ils tiennent à dénoncer fermement cette répression d’un autre temps et expriment leur plein soutien aux artistes et personnalités de la culture qui, en Iran, luttent courageusement pour le droit des femmes, la liberté d’opinion et la démocratie.

 

Et ce n'est pas fini...
 

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Parce qu'il n'y a pas que le foot dans la vie...

18 Décembre 2022, 11:46am

Publié par Bernardoc

Etats-Généraux des Ensembles Permanents

23 janvier 2023 à la Philharmonie de Paris


Après les concerts dans les gares hier, les musiciens et musiciennes des ensembles permanents prennent la parole.

La situation économique en France a de lourdes conséquences sur les budgets des ensembles symphoniques permanents et les maisons d'opéra. Le SNAM-CGT, le SN3M-FO et le SNAPAC-CFDT ont décidé d’organiser des États Généraux des ensembles permanents qui se tiendront le 23 janvier prochain à la Philharmonie de Paris.

Ces Etats Généraux seront l'occasion pour la profession de débattre de
l'avenir de nos ensembles autour de plusieurs thématiques (économiques,
sociales, environnementales ou politiques...) alors que la conjoncture actuelle est très tendue et que le modèle même de la permanence de l'emploi est fragilisé.

Plus que jamais convaincus de la nécessité de défendre un service public qui a vocation à offrir une offre musicale de très haut niveau à l'ensemble de la population, les musiciennes et musiciens des ensemble musicaux permanents de notre pays ont la ferme intention d'unir leurs forces et leurs réflexions pour dessiner l'avenir de la diffusion de la musique patrimoniale et de création.

 Et ce n'est pas fini...
 

 

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Le travail en question(s).

14 Décembre 2022, 15:14pm

Publié par Bernardoc

Première participation à l'enregistrement de l'émission ce matin. Diffusion lundi prochain à 19 heures.

Et ce n'est pas fini...

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Un témoignage bouleversant.

28 Novembre 2022, 11:19am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Musée de l'histoire de l'immigration.

24 Novembre 2022, 21:49pm

Publié par Bernardoc

Celui-là au moins était ouvert. J'ai donc retraversé Paris pour aller de la Porte de Pantin à la Porte Dorée. Construit à l'occasion de l'Exposition coloniale internationale de 1931, le palais de la Porte Dorée, bâtiment de 17 000 m² est considéré comme un joyau de l'Art déco. Il abrite ce musée depuis 2007. C'est la deuxième fois que je le visitais.

L'exposition actuelle (jusqu'au 22 janvier) s'intitule « 1945 – 1972 : Paris et nulle part ailleurs ». Elle regroupe les œuvres de 24 artistes étrangers selon 4 thèmes :

    • Exils volontaires ;

    • Hybridations ;

    • L'opacité du monde ;

    • Un langage universel (non, il ne s'agit pas, hélas, de l'espéranto!).

Il y en a pour tous les goûts, certains provoquant davantage d'émotions que d'autres.

Autre attraction dans ce palais : l'aquarium tropical au sous-sol ; les deux visites peuvent être jumelées ou distinctes. Comme une envie de reprendre masque et tuba et replonger dans le lagon de BoraBora.

Et ce n'est pas fini...

Musée de l'histoire de l'immigration.
Musée de l'histoire de l'immigration.
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Une situation délicate.

21 Novembre 2022, 18:00pm

Publié par Bernardoc

Deuxième soirée théâtrale lors de mon dernier séjour à Paris, deuxième découverte d'un théâtre : le théâtre Edouard VII, dans les beaux quartiers, entre Madeleine et Opéra.

C'est la qualité de la distribution (Gérard DARMON, Clotilde COURAU, Elodie NAVARRE  et Max BOUBLIL) qui, outre le prix, m'avait attiré. Théâtre cossu, et même au dernier rang du balcon, j'avais une très bonne visibilité.

Voilà pour les points positifs.

La pièce est d'Alan AYCKBOURN, « auteur le plus joué dans son pays après Shakespeare » nous dit la pub. Eh bien, j'espère que les autres pièces ne sont pas du même niveau. J'ai assisté à du sous-Feydeau, où toutes les situations étaient téléphonées et cousues de fil blanc et la qualité des acteurs et de la mise en scène avait bien du mal à sauver cette représentation.

Donc, bravo aux acteurs, mais il y a mieux comme pièce.

Et ce n'est pas fini...

 

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Bluffant !

1 Novembre 2022, 15:29pm

Publié par Bernardoc

Ce n'était pas prévu, mais merci L'Officiel des spectacles : le musée Maillol abrite jusqu'au 5 mars prochain une exposition intitulée : « HYPERREALISME ceci n'est pas un corps ».

Cette exposition a déjà ravi les publics de Bilbao, Canberra, Rotterdam, Liège, Bruxelles et Lyon. Elle rassemble 40 sculptures d'artistes qui nous transportent aux frontières de réel : on s'attend vraiment à les voir bouger et il y en a même une qui parle (allemand).

L'expo est divisée en sept thèmes :

      • Répliques humaines ;

      • Monochromes ;

      • Morceaux de corps ;

      • Jeux de taille ;

      • Réalités difformes ;

      • Frontières mouvantes.

         

Le septième thème est la rencontre entre Maillol et les sculptures hyperréalistes, c'est à dire que certaines statues sont réparties au sein des œuvres de l'exposition permanente, que je revois toujours avec plaisir.

Si vous passez vers la rue de Grenelle (au 61) d'ici le 5 mars, n'hésitez pas, même s'il n'existe pas de tarif « vieux ».

Et ce n'est pas fini...

Bluffant !Bluffant !Bluffant !

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