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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Coule la Seine.

10 Mai 2020, 12:11pm

Publié par Bernardoc

Et pourtant on n'y parle pas du pont Mirabeau. En fait il s'agit d'un recueil de trois nouvelles de Fred VARGAS, déjà publiées entre 1997 et 2000 dans différents médias. Bien entendu toutes les trois mettent en scène le commissaire Jean-Baptiste ADAMSBERG, à l'attitude et aux méthodes non conformistes. A chaque fois il va « inventer » un meurtre alors que rien à priori ne le laissait supposer.

« Salut et Liberté » met en scène un curieux personnage qui vient camper sur un banc avec des accessoires chaque jour en face du commissariat.

« La nuit des brutes », le croirez-vous ? C'est la nuit de Noël et le commissaire est de permanence. C'est dans cette nouvelle qu'il est question de ponts.

Enfin, « Cinq francs pièce » (eh oui, le livre est daté !) relate la rencontre avec un SDF témoin d'une tentative de meurtre et qui s'échine à vendre des éponges.

La nouvelle est un genre littéraire qui demande une grande habileté pour construire en quelques pages une intrigue qui s'achève sur une chute après avoir bien campé des personnages originaux dont on se souviendra (je ne parle pas d'Adamsberg, bien sûr). Et cela permet d'abandonner un livre sans frustration même si on ne le lit pas en entier.

Et ce n'est pas fini...

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Réécriture.

9 Mai 2020, 11:33am

Publié par Bernardoc

Encore une fois, au moins, sur la radio nationale hier, on a parlé de « l'armistice du 8 mai 1945 ». J'avais protesté l'an dernier mais visiblement cela n'avait servi à rien. Donc je continuerai à pousser mon coup de gueule chaque année, comme je le fais chaque mois de novembre pour réclamer la réhabilitation des fusillés pour l'exemple, afin que l'on parle de la VICTOIRE de 1945.

Pour mémoire, rappelons que l'armistice de la seconde guerre mondiale a été signé le 22 juin 1940 à Rethondes (comme en 1918) par Pétain (celui que le méprisant de la République considère comme un grand soldat), en présence d'Hitler. A ma connaissance personne n'a jamais commémoré cet armistice.

Alors, est-ce volontaire ou bien est-ce une méconnaissance grave de l'Histoire ? Parce que si cela se répète, les gens vont finir par y croire. Déjà, dans ma commune – de gauche -, nous avons été invités, au moins une fois, à commémorer l'armistice du 8 mai.

L'animateur radio a utilisé ce terme en début d'émission. J'ai immédiatement réagi en lui demandant de rectifier ; il aurait largement eu le temps en 40 minutes. Mais rien...Certains doivent penser que s'excuser en reconnaissant ses erreurs c'est s'abaisser, alors que c'est se grandir. Du coup j'ai écrit au service « relations auditeurs », on verra bien si je reçois une réponse. Mais, on lâche rien !

Et ce n'est pas fini...

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Derniers retranchements.

6 Mai 2020, 12:11pm

Publié par Bernardoc

Ce n'est pas un roman, mais un recueil de nouvelles d'Hervé Le Corre, publié en 2011 aux éditions Payot, dans la collection « Rivages/Noir ».

Pour ceux qui connaissent les autres écrits de cet auteur, vous trouverez beaucoup moins d'hémoglobine dans ces dix nouvelles. La plupart sont des chroniques sociales qui rappellent bien que Le Corre a été au moins un soutien, sinon un militant, du Front de Gauche.

J'avais commencé par une série de polars régionaux, là il s'agit surtout de l'auteur, (ancien?) prof de lettres dans un collège bordelais plutôt que des lieux, même si l'on évolue en Gironde, et jusqu'au commissariat central de Bordeaux.

Il y a aussi De l'autre côté du trottoir, escapade à Los Angeles, pour un hommage à Chandler, qui frise le fantastique un peu morbide.

Mais les deux nouvelles que j'ai préférées sont Dernier jour et L'arrestation qui vient. Ce sont aussi les plus longues du recueil et ce sont deux magnifiques histoires d'amour, la première entre un vieux couple retiré dans les Pyrénées, l'autre entre deux paumés qui s'étaient reconstruits autour de leur fille et qui est centrée autour d'une usine qui va fermer et la lutte syndicale pour refuser cette fermeture.

Un bon bouquin pour découvrir cet auteur au style ciselé qui parfois me faisait penser à Maupassant pour la précision des descriptions des paysages ou des sentiments.

Et ce n'est pas fini...

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Sud-Ouest Parano.

26 Avril 2020, 14:26pm

Publié par Bernardoc

Encore un roman « rouge nuit » publié en 2006 chez Peine page éditeur. L'auteur en est Didier HARRIBEY.

Le polar, qui s'étale du 12 au 23 mai d'une année indéterminée, se présente à la façon d'un menu, en commençant par « La mise en bouche », puis « Le hors d'oeuvre » et ainsi de suite jusqu'à « La cerise sur le gâteau ». Le lieu est définitivement le Sud-Ouest stylisé : on y parle de Craignosse dans le département des Glandes, des Pantoufles maritimes,...Et l'auteur a débordé d'imagination calembouresque pour trouver les noms de ses personnages : Kelly DIAULT, Aubin MERDALORS, Lenny de Pool,...pour vous en donner un aperçu.

Sinon, c'est encore l'histoire d'un détective privé, embauché pour mener une enquête et qui va déraper sur une tout autre histoire, qu'il résoudra en s'alliant avec la police officielle.

On rigole bien tout au long de l'histoire avec un nombre de meurtres conséquent et qui va bien (?) se terminer grâce à l'aide de la foudre et d'un autocar.

Bon bouquin de confinement !

Et ce n'est pas fini...

 

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Toulon-sur-Seyne.

25 Avril 2020, 11:50am

Publié par Bernardoc

Retour sur la côte méditerranéenne, mais pas encore sur la Côte d'Azur qui commence, comme chacun le sait bien avec le tombolo est qui joint le continent à la presqu'île de Giens (ouais, bon, ça va, je suis un peu chauvin). L'auteur, Eric DUMONT, est un officier de marine formé à Santé navale à Bordeaux, école qui a fermé ses portes il y a déjà quelques années.

Toulon, qui rivalise avec Brest comme premier port militaire de France, est donc bien connu de l'auteur, et rien d'étonnant que l'intrigue implique plusieurs acteurs de « la Royale », mais pas que. La sûreté urbaine y tient aussi une grande part, car la drogue, et tout ce qui tourne autour, est aussi le sujet central de ce bouquin paru en 2006.

C'est un polar réussi dans la mesure ou à la fin du premier quart du livre je pensais avoir tout élucidé, alors que tout se dévoile dans les dix dernières pages. Bravo à l'auteur qui m'a bien eu !

Pour les amateurs, il y a suffisamment de morts violentes. Allez, pour vous mettre l'eau à la bouche, la première c'est par crémation dans le coffre d'une voiture. Elles seront toutes différentes. A vous de les découvrir !

Et ce n'est pas fini...

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A marée basse.

24 Avril 2020, 10:48am

Publié par Bernardoc

C'est en 2008 que Sophie BOIZARD nous a livré son premier roman publié dans la collection « Rouge nuit », comme Bordeaux blues de Cétois (je ne me souviens pas si j'en avais parlé il y a plusieurs années) et Sud-Ouest Parano dont je parlerai dans les jours à venir.

Curieux et intéressant roman écrit à la première personne, donc avec un seul point de vue et qui se déroule de façon linéaire. Rien à priori ne laisse présager que le héros va se laisser entraîner malgré lui dans une intrigue qu'il était loin d'imaginer. Tout cela à partir d'une statuette trouvée dans le sable d'une plage.

Peu de caractères dans ce roman, certains ne faisant qu'une rapide apparition mais dont quelques traits suffisent à le camper. Cela dure pendant 75 pages.

Puis, c'est une deuxième partie, d'une vingtaine de pages, toujours à la première personne, mais c'est un autre personnage qui parle...

Vous n'imaginez pas que je vais vous en dire plus ? Il s'agit d'un polar, donc inutile de divulgâcher !

Et ce n'est pas fini...

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Venin, place du Maucaillou.

23 Avril 2020, 11:14am

Publié par Bernardoc

Après Nice, nous voici à Bordeaux, quartier St Michel, entre la basilique et les Capus. La place du Maucaillou m'a été très familière pendant mes six derniers mois de prof au LP des Menuts, qui se trouvait à l'époque dans la rue du même nom, voisine de la place. C'est un livre que j'ai acquis pour 1 € lors d'un désherbage de la BDP (Bibliothèque départementale de Prêt). Publié en 2004 chez Autrement, dans la collection « Noir urbain », la particularité est que chaque livre de cette collection rassemble pour une fiction un lieu, un auteur et un(e) photographe.

L'histoire commence dans un appartement avec une mourante dans la chambre et son compagnon hébété dans la pièce d'à côté. Et tout au long des cent pages, ce sera une étude psychologique alternant interrogatoires policiers et flashbacks afin de déterminer comment l'assassin a pu en arriver là. Pas de suspens donc, mais une réflexion sociale bien ancrée dans le quartier.

A lire pour retrouver l'ambiance du quartier, mais l'étude des personnages contentera bien ceux qui ne sont pas bordelais.

Ah oui, l'auteur est Eric TARRADE qui écrit des polars depuis une vingtaine d'années.

Et ce n'est pas fini...

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Crim' sur la Prom'.

22 Avril 2020, 11:36am

Publié par Bernardoc

« La Prom' », c'est la Promenade des Anglais, à Nice, que j'ai parcourue à pied, en stop ou en Solex lorsque j'étais étudiant et résident à la Lanterne, la cité U à l'ouest de Nice qui venait d'ouvrir. C'est donc le titre qui m'a attiré et non l'auteur, Bernard DELOUPY, dont je n'avais jamais entendu parler. Internet me dit qu'il est rédac-chef du Fig-mag PACA et de l'Express-Méditerranée ; ceci explique vraisemblablement mon ignorance. Mais comme je l'ai dit dans un billet précédent, c'est le lieu qui m'attirait, et l'auteur, Niçois d'adoption le connaît bien. Même si cela avait changé en 40 ans (le livre a été publié en 2007), j'ai bien ressenti l'ambiance que j'avais connue.

Mais le polar, me direz-vous ? Dès le début, on sait que cela ne va pas se limiter aux Alpes maritimes, ni même à la région PACA. En effet la (première) victime, sur la Prom' donc, est un milliardaire russe. Nous abordons bien vite une piste écologique, en fait un scandale international qui tourne autour du retraitement des déchets nucléaires. Toute l'histoire est bien cadrée et se déroule entre le 5 juillet, 22h55 et le 18 juillet, 19h42. C'est un maelstrom entre le héros, Garri CASIGLIA, un détective privé, la police officielle, différents services ministériels, des militants écologistes et bien entendu différentes mafias à l'affût du gain.

Un lexique de deux pages à la fin apporte des explications quant aux différents sigles utilisés et une traduction pour ceux qui auraient du mal avec le provençal niçois, dont certaines expressions émaillent le roman.

Je ne suis pas sûr d'avoir compris tous les différents enjeux mis en scène, le livre étant bien touffu, mais c'est sans doute la vraie vie que l'auteur semble bien connaître. J'ai quand même passé un bon moment de confinement.

Et ce n'est pas fini...

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Le suspendu de Conakry.

6 Avril 2020, 11:13am

Publié par Bernardoc

Il y a quelques mois j'avais acheté ce bouquin (je n'avais encore jamais lu Rufin), attiré par « Conakry ». Je pensais y retrouver l'Afrique, eh bien, grosse déception. L'Afrique qui y est dépeinte est celle vue à travers les yeux officiels de la diplomatie. Et là, en revanche, c'est très bien fait : même si internet y est présent, cela ressemble farouchement à ce que j'ai pu expérimenter il y a 45 ans au Ghana lors de mes rares relations avec l'ambassade, chacun tentant de s'arroger une bribe de pouvoir aux dépens des autres fonctionnaires. Le service des douanes y est décrit tel qu'en lui-même, mais il n'est besoin d'être outre-mer pour subir leur comportement.

Mais le sous-titre du livre indique : Les énigmes d'Aurel le Consul, ce qui laisse présager une série avec le même héros. Je me laisserai donc tenter par le volume suivant: Les trois femmes du Consul. Pourtant, « énigmes » aurait pu laisser espérer une histoire haletante, or, il n'en est rien. Ce n'est pas un livre que l'on hésite à quitter...au moins jusqu'à la page 200. Après, c'est différent, tout se précipite et l'on a vraiment envie d'atteindre le dénouement.

Pourquoi donc avoir envie de retrouver le même « héros » ? Tout simplement parce que le style est remarquable, plein d'humour et donc très agréable à lire.

Je vous dirai mes impressions lorsque j'aurai lu le suivant.

Et ce n'est pas fini...

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Si vous êtes aussi doué que moi...

3 Avril 2020, 10:00am

Publié par Bernardoc

On appelle ça « des astuces de grand-mère »

En cette période de confinement, avoir un jardin est une véritable opportunité. En plus de nous permettre de nous aérer au maximum, en dehors des rares sorties autorisées, il nous offre un loisir agréable au quotidien et nous permet de renouer plus que jamais avec la nature. Malgré l’impossibilité de faire ses achats dans des magasins spécialisés, il existe toute une série d’astuces pour s’occuper au mieux de son jardin !

Utiliser de l’eau de cuisson pour désherber

Le désherbage fait naturellement partie des actions essentielles du jardinage, auxquelles il faut procéder le plus fréquemment possible. Vous n’avez plus de produit désherbant sous la main et n’avez pas la possibilité de vous en procurer ?

Privilégiez alors une méthode naturelle, davantage bénéfique pour la nature. Le meilleur produit naturel pour lutter contre les mauvaises herbes est l’eau de cuisson, puisque celle-ci, en plus d’être très chaude, contient généralement une bonne quantité de sel.

Après chacune de vos cuissons nécessitant de l’eau, pour les pâtes, le riz ou les pommes de terre par exemple, récupérez immédiatement l’eau de cuisson. Agissez au plus vite car plus elle est chaude, plus elle est efficace. Rendez-vous ensuite dans votre jardin avec votre contenant et déversez-la sur les mauvaises herbes.

Pailler le sol à l’aide de carton ou de papier journal

Votre jardin ne dispose pas de méthodes de paillage naturel ? Le paillage présente de vrais atouts pour la pousse des plantes. En plus d’éviter l’apparition de mauvaises herbes, le paillage permet d’engorger de l’eau et ainsi de faire des économies non négligeable lors de la période d’arrosage.

Pour fabriquer un paillage en n’utilisant que ce que vous avez sous la main pendant cette période de confinement, munissez-vous d’abord de papier journal ou encore de carton. Attention, celui-ci ne doit pas être coloré, comme la plupart des cartons d’emballage industriels !

Ensuite, superposez l’ensemble des feuilles ou des cartons.

Terminez en arrosant abondamment les plantes de manière à ce que votre paillage soit suffisamment imbibé pour nourrir vos plantes plusieurs jours.

Fabriquer son propre engrais naturel… avec des peaux de bananes !

L’engrais est souvent indispensable pour avoir la garantie d’obtenir de magnifiques plantes une fois les beaux jours arrivés. Toutefois, en pleine période de confinement, il peut être difficile de mettre la main sur ses engrais habituels en magasin.

A nouveau, soyez astucieux et utilisez ce que vous avez sous la main ! Les peaux de banane constituent ainsi un engrais efficace grâce aux nombreux minéraux qu’elles contiennent.

Deux solutions s’offrent à vous pour en faire usage : laissez tremper les peaux dans l’eau quelques jours et utilisez cette eau pour arroser tout simplement vos plantes ! Sinon, coupez les peaux en petits morceaux et disposez-les directement dans la terre.

Le marc de café ou la cendre de cheminée : efficaces contre les escargots et les limaces du jardin

Si printemps rime avec verdure et fleurs en éclosion, il rime aussi avec les nombreux insectes qui viennent envahir nos jardins ! Pour lutter contre ces petites bêtes qui peuvent endommager nos plantes, rien de tel que le marc de café.

Disponible dans la plupart des maisons, il suffit de le récupérer et de le disposer autour des plantes. L’objectifs ? Les escargots et autres limaces n’oseront s’aventurer au-delà de cette barrière et ne grimperont pas sur vos plantes.

Ceux qui ont une cheminée bénéficient d’ailleurs d’une option supplémentaire. La cendre fonctionne de la même manière et est extrêmement pratique également.

Faire les semis avec du matériel de récupération

Vous avez pour objectif de faire pousser de nouvelles plantes dans un espace restreint et n’avez pas de terre dans laquelle les planter directement ? Récupérez toutes vos barquettes transparentes telles que celles contenant de la viande ou des fruits, voire même des boîtes d’oeufs vides. Vous voici muni de semis écologique parfaits pour vous lancer dans la culture en mini-serres !

Avant toute utilisation, nettoyez bien le contenant qui servira de mini-serre à vos plantes. N’oubliez pas de faire des trous de drainage au fond de chacun d’entre eux.

Et ce n'est pas fini...

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