Mon truc en plumes
Plumes de zoiseaux
De z'animaux
Mon truc en plumes
C'est très malin
Rien dans les mains
Tout dans le coup de reins.
Mon truc en plumes
Rien qu'en passant
Ça fouette le sang
Mon truc en plumes
Ça vous caresse
Avec ivresse
Tout en finesse.
Moi je vis de ma plume
Et je plume Le bitume
Et c'est au clair de la lune
Que j'allume les Pierrots
Mon truc en plumes
Plumes de panthère
A milliardaires
Mon truc en plumes
Ça fait rêver
Mais c'est sacré
Faut pas toucher.
Enfin, une petite partie...pour nous obliger à revenir !
Nous commençons donc par la visite du château de Villerouge-Termenès, résidence au Moyen-âge des archevêques de Narbonne. Il servit de prison et de lieu de supplice au dernier des parfaits (cathares), Guilhem BELIBASTE. Le château, racheté par la commune, a été restauré et la visite se fait autour du procès de Guilhem, accompagnée par un audioguide. Fort heureusement, les derniers films qu'il nous est donné de visionner, s'ils ne sont pas en occitan, sont au moins tournés par des comédiens avec l'accent.
Nous poursuivons ensuite le long de la vallée de l'Orbieu où nous nous arrêterons dans un endroit bucolique et tranquille pour pique-niquer. Une petite balade pédestre le long de la rivière puis poursuite de la découverte jusqu'à Lagrasse, encore un des plus beaux villages de France, malgré une abbaye intégriste. La partie laïque abrite une librairie et un bar qui fut bienvenu par la chaude journée de ce début juillet.
Comme je l'ai dit plus haut, Brigitte et Jean-François ont prévu d'autres visites...que nous ferons la prochaine fois.
Le 7 juillet, nous poursuivions la célébration de mon anniversaire catastrophique de l'an dernier. Petit à petit, nous finirons bien par rencontrer tout le monde. Là, nous étions chez des copains à Conilhac-Corbières, qui nous emmenés visiter un des plus beaux villages de France : Minerve, dans l'Hérault.
Cerné de gorges profondes taillées par la confluence du Brian et de la Cesse, posé à l'extrémité d'un plateau calcaire, Minerve est un village minéral au coeur de la garrigue languedocienne. Ancien bastion cathare détruit par Simon de Monfort en 1210, le village garde de cette époque une stèle en mémoire d'un bûcher cathare. Minerve est également connu et reconnu pour son vin produit depuis des siècles par ses vignerons. Nous avons pu également apprécier qu'à côté du français et de l'anglais, l'occitan était bien présent dans ce village.
Paysage imposant et village protégé de la circulation, il mérite bien son titre. Il n'y avait pas trop de monde et le restaurant nous a bien régalé.
L'après-midi nous avons visité le petit musée Hurepel d'histoire cathare, situé dans l'arrière boutique d'un marchand de souvenirs bien achalandé. Musée qui nous retrace, au travers de différentes vitrines peuplées de santons, les massacres de la croisade contre les Albigeois.
Beauté et histoire, c'était un excellent choix de Brigitte et Jean-François.
Paroles: Montéhus. Musique: Raoul Chantegrelet, Pierre Doubis 1907
Légitime était votre colère
Le refus était un devoir
On ne doit pas tuer ses père et mère
Pour les grands qui sont au pouvoir
Soldats, votre conscience est nette
On n'se tue pas entre Français
Refusant d'rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait
(Refrain) Salut, salut à vous
Braves soldats du 17ème
Salut braves pioupious
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
A votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous
Assassiné la République
Comme les autres, vous aimez la France
J'en suis sûr même, vous l'aimez bien
Et sous le pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens
La patrie c'est d'abord sa mère
Celle qui vous a donné le sein
Et vaut mieux même aller aux galères
Que d'accepter d'être son assassin
(au Refrain)
Espérons qu'un jour viendra en France
Où la paix, la concorde règnera
Ayons tous au coeur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra
Vous avez j'té la première graine
Dans le sillon d' l'Humanité
La récolte sera prochaine
Et ce jour-là vous serez tous fêtés
Encore une extraction de ma bibliothèque lors du confinement : un livre d'Alistair McLean acheté en 1972, lorsque j'étais assistant à Preston (Lancs), payé 30p. et avec en couverture : « His new bestseller ».
Alistair McLean, ça vous dit quelque chose ? Aller, deux autres titres : Les canons de Navaronne et Quand les aigles attaquent, qui ont donné deux films haletants. Né en Ecosse en 1922 et auteur de plus d'une trentaine de livres jusqu'à sa mort en 1987, Alistair n'a appris l'anglais que lorsqu'il est allé à l'école : sa langue maternelle était le gaélique.
Mais pour en venir au roman : comme le titre le suggère, il se déroule en Camargue et autour avec des descriptions à la fois personnelles et universelles des différents lieux, que ce soit Les Baux, les étangs, les canaux,...Le héros, David Bowman est une espèce de James Bond, dragueur et bagarreur, souvent pour sauver sa vie, qui piste une caravane de gitans qui se rendent, depuis l'Europe de l'est, à l'époque au-delà du rideau de fer, au traditionnel pèlerinage aux Saintes Maries de la mer.
Le roman met en scène une douzaine de personnages principaux dont les portraits se précisent tout au long du récit, du « Grand Duc » jusqu'au chef des Gitans ou à un prêtre défroqué.
Nous sommes tenus en haleine par toute une série de coups de théâtre, tout à fait dans le style de l'auteur qui s'applique à nous promener dans son histoire, même s'il paraît évident que le héros s'en sortira toujours, quelles que soient les situations.
Un bon moment de post-confinement et cela faisait un bon moment que je n'avais plus lu de roman en anglais.
L'Huma-dimanche m'annonce la disparition, à presque cent ans, de René MOREU. Le nom ne me disait rien, mais en lisant l'hommage je découvre qu'il fut un des cofondateurs de Vaillant, le journal le plus captivant, "qui prolonge les valeurs des maquis de la France d'après guerre". L'article rappelle certains héros qu'on trouvait dans ses pages, notamment Nasdine HODJA, et ses incessantes luttes contre les pirates barbaresques.
Mais ce journal hebdomadaire ne fut pas ma première lecture, c'était Roudoudou (un petit renard ?) et Riquiqui (un petit ourson ?) les belles images, qui étaient, me semble -t- il, des mensuels. Toute ma collection a dû disparaître lorsque nous avons quitté Paris. Et en lisant l'article, je me suis revu aller acheter pour quelques francs (des années '50) mes magazines chez la mercière - marchande de journaux qui se trouvait rue des poissonniers, entre la rue Polonceau (où nous habitions ) et la rue Richomme où j'irais plus tard à l'école.