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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Un bateau plein de riz.

30 Novembre 2012, 06:55am

Publié par Bernardoc

         C’est le premier livre d’Alicia GIMENEZ BARTLETT que je viens de lire et il a été publié chez « Rivages/noir » en 2009. C’est donc l’histoire de l’inspectrice Petra DELICADO et de son fidèle adjoint Fermin GARZON, qui travaillent tous deux dans un commissariat de Barcelone.

         Le livre s’ouvre sur la découverte du cadavre d’un mendiant étendu sur un banc. Et voilà comment il est vu par Petra : « …personne n’avait pu effacer de son visage une expression digne et sereine. De longues mains, une barbe fleurie…il était comme le roi Lear seul contre les éléments déchaînés, abattu par une foudre arbitraire, solitaire, immobile dans la tempête et livré à son sort, rappelant par sa superbe que, même abandonné de tous, il continuait d’être roi. »

         Le ton est ainsi donné dès la première page : on se rend compte qu’on n’aura pas affaire à une enquêtrice comme les autres. D’ailleurs un grand nombre de diversions interviennent, si bien que nous n’assistons pas seulement à une enquête, mais à une succession de tranches de vies, de vies de couples, d’affrontements complices tant dans la vie professionnelle qu’autour, jusqu’à que l’enquête soit obligée de s’accélérer pour stopper l’afflux de cadavres qui, malgré les apparences du début, se rapporteront à la même affaire.

         Pour ceux qui connaissent Barcelone, ils reconnaîtront les lieux, mais, à part le quartier gothique, ce ne sont pas des lieux où on emmène les touristes.

         Quant au titre du livre, c’est l’expression d’un des mendiants qui représente ce que serait pour lui la richesse, et vers la fin du livre nos deux flics se demandent mutuellement ce que serait leur « bateau plein de riz » à eux.

         Ça vous donne envie de le lire ? N’hésitez pas, mais vous aurez du mal à l’abandonner avant la fin. Le signe d’un bon polar, non ?

Et ce n’est pas fini…

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Le cochon de Gaza.

28 Novembre 2012, 22:28pm

Publié par Bernardoc

         Vous connaissez ? C'est le titre du film qui était présenté lundi soir au Centre Benoît FRACHON de Courcelle sur Yvette, décidément un haut lieu culturel de la CGT, dont peuvent bénéficier les militants en formation. Et cette semaine il n'y avait pas que les militants « Culture », il y avait aussi des formations CHSCT, FAPT,...

         Le cochon de Gaza, contrairement à ce que le film pourrait laisser croire, n'est pas palestinien mais belgo-germano-français, même si les acteurs sont des Gazaouis. Malgré ce qui se passe dans ce pays, il fallait  oser traiter l'histoire sur le mode comique, et c'est une parfaite réussite. Il était projeté en version française, et je veux croire qu'en arabe ce devait être encore mieux.

         C'est l'histoire d'un pauvre pêcheur dont le toit de la maison est occupé par des soldats israéliens, et qui un jour ramène dans ses filets...un cochon. Et le film nous raconte toutes les péripéties mises en œuvre par ce pêcheur pour essayer de se débarrasser de cet animal impie dont les pattes ne sont pas censées toucher la terre de Palestine ni d'Israël.

         Il y a des épisodes de franche rigolade et d'autres d'une émouvante tendresse, notamment quand on voit Jafaar et sa femme Fatiha fraterniser avec une immigrée russe, éleveuse de porcs dans une colonie, et qui n'a qu'une envie : retourner chez elle avec son petit frère.

         Partout, tout au long du film, l'omniprésence des troupes israéliennes d'occupation dans différentes situation, montre bien ce que les Palestiniens doivent endurer dans leur vie quotidienne.

         Nous ne croyons pas trop à la dispute filmée en ombre chinoise avant la séquence finale où l'on assiste à d'incroyables acrobaties d'handicapés sur béquilles, qui en remontreraient à beaucoup de « break-dancers ».

         Vous l'aurez compris : un film à voir absolument.

Et ce n'est pas fini...

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Bordeaux chansons.

22 Novembre 2012, 07:49am

Publié par Bernardoc

         C’est l’association qui proposait hier soir le mercredi du Haillan. Il s’agissait d’un récital intimiste de Frédéric BOBIN, un chanteur qui avait déjà participé au festival Le Haillan chanté. Excellent guitariste, il était accompagné pour ce spectacle par Jonathan MATHIS, talentueux bassiste qui nous offrit également un accompagnement à l’harmonica ou au ukulélé, sans oublier la voix ou les percussions.

         Frédéric nous fit applaudir son frère Philippe avec qui il écrit ses chansons, véritables chroniques du XXI° siècle, mais dont la musique, contrairement à celle de certains autres chanteurs, est très variée, passant d’accents bluesy à des rythmes de country au milieu desquels se glissent des chansons douces qu’il nous invite à reprendre en chœur. Il a d’ailleurs dit que nous chantions très bien !

         Ce concert s’ouvre sur un titre, hommage à sa ville natale, le Creusot, intitulé La vieille ouvrière, dans lequel il dépeint la désindustrialisation de ce vieux bastion ouvrier. Une autre chanson traitant du même thème est Singapour , avec un refrain qui dit :  « Y’a mon usine qu’a foutu l’camp à Singapour ». Dommage qu’il n’ait pas été présent plutôt sur Bordeaux, car je l’aurais bien vu illustrer une soirée lors de l’exposition qui vient de se terminer à la Bourse du travail, avec pour thème : Raconte-moi ma France, de la révolution industrielle à la désindustrialisation.

         D’autres chansons sont moins autobiographiques, mais tout aussi en phase avec notre environnement. Je pense en particulier à Tatiana sur le périph’ qui décrit la vie d’une Ukrainienne qui n’a pas vraiment choisi de faire ce travail, mais qui n’en laisse rien paraître lorsqu’elle écrit à sa famille restée au pays.

         Un autre titre, en plein dans la nostalgie familiale, L’autoradio de mon grand-père montrait une autre facette du talent de cet artiste.

         Et tout cela, nous ne le répéterons jamais assez, pour la modique somme de 5 € ! Y a quelqu’un qui dit mieux ?

         Des photos des artistes sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121121Bobin?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPbi7_LR5930QA&feat=directlink

Et ce n’est pas fini… 

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Encore un mercredi du Haillan.

15 Novembre 2012, 10:59am

Publié par Bernardoc

         Cette soirée était proposée par l’association Tempo Jazz, et il s’agissait d’un spectacle de danse, le premier qu’il me fut donné de voir dans ce cadre. Etait-ce bien de la danse, ou bien ne peut-on plutôt le qualifier de théâtre ?

         En effet, dans cette présentation intitulée On t’appelle Vénus, Chantal LOIAL, l’actrice (la danseuse ?) guadeloupéenne, seule en scène, campe le personnage de « la vénus hottentote », qui m’avait tant marqué lorsque, petit garçon, je l’avais découverte au musée de l’homme.

         En fait, il s’agit d’un spectacle total, qui inclut mime, expression vocale, danse,…on a même l’impression parfois que l’artiste est en transe : cela nous a rappelé quelques expériences vécues en Afrique, notamment au moment de funérailles. Mais ici il s’agit d’un cri de réhabilitation et d’hommage à celle qui fut exploitée jusqu’à la mort (à 27 ans) par des Européens qui l’ont exhibée de foire en foire.

         Le public est amené à participer, à expier ? en faisant circuler de mains en mains un crâne illuminé dans un cube de cristal, jusqu’à ce qu’enfin il retourne sur scène. C’est alors que nous avons droit à un impressionnant spectacle de fesses, car il est vrai que l’actrice nous a souvent tourné le dos, puisque c’était cette partie du corps qui avait vraiment impressionné les Européens.

         A la fin, Chantal nous propose de discuter avec elle, pour des explications, des précisions, comme elle le faisait, je suppose, l’été dernier au festival off d’Avignon. Mais le public, très nombreux, fut assez peu loquace.

         Un regret justement, devant cet afflux du public qui se confirme de séance en séance, les spectateurs du fond (dont nous étions) ne pouvaient tout voir, notamment lorsque l’artiste était allongée sur scène. Heureusement, un éclairage soigneusement étudié, permettait de suivre les mouvements en ombre chinoises.

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121114Venus?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNrs_IjC4_PDHA&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Francophonie.

6 Novembre 2012, 11:32am

Publié par Bernardoc

         Pour une fois, le retraité que je suis a pu paresser un (petit) peu au lit ce matin, et a donc prêté une oreille attentive à ce qui se disait dans le poste. Entendu ces curiosités dans la bouche des journalistes, des gens éduqués donc, et qui d’après moi seraient censés contribuer à la diffusion de la culture francophone, lorsqu’ils parlent dans une émission du service public ;

         « Au plus on cotise, au plus on touchera »

         « Je m’en rappelle »

         « Les patrons des grande entreprise » (j’ai supprimé le pluriel car on ne l’a pas entendu).

         Je trouve que cela fait beaucoup en une demi-heure, et il me semble que la plupart de mes élèves de CAP menuisier-charpentier, il y a trente-cinq ans, ne faisaient pas ce genre d’erreurs lorsqu’ils étaient en classe ; en dehors, je ne sais pas, je suppose que leur expression était plus relâchée. Mais leur statut n’avait rien à voir avec celui de journalistes dont c’est le métier de s’exprimer correctement.

         Combien d’immigrés en France, combien d’étrangers dans leur pays ont appris notre langue en écoutant la radio ? Tant qu’à faire, autant leur proposer une belle langue, sans que ce soit forcément d’une haute tenue littéraire, mais le minimum me semble être d’éviter les fautes.

         Entre les écrivaines que nous avons à la culture et à la francophonie, je ne doute pas qu’un effort va être initié sur les ondes nationales pour que celles-ci redeviennent un modèle pour les auditeurs.

Et ce n’est pas fini…

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Ma France.

1 Novembre 2012, 13:26pm

Publié par Bernardoc

         Ce titre d’une chanson de Ferrat pour annoncer l’exposition qui se tient à la Bourse du travail de Bordeaux jusqu’au 18 novembre : Raconte-moi Ma France de la révolution industrielle à la désindustrialisation.

         J’étais à l’inauguration mardi dernier, ainsi qu’une cinquantaine de personnes. Tout d’abord, deux comédiens nous ont fait une lecture théâtralisée d’un texte Ok, nous y sommes ! sur la condition ouvrière et les luttes de classe qui s’enchevêtrent avec les vies personnelles. Intéressant artifice de décor à base d’une imprimante, d’une bande de papier et d’une caméra vidéo pour animer le mur du fond, sans que cela apparaisse vraiment en parfaite adéquation avec le texte.

         Puis ce fut le discours de Corinne VERSIGNY, secrétaire générale de l’UD-CGT. Dans son discours elle m’a appris qu’à la Libération Chaban avait tenté de nous virer pour y installer FO, le syndicat maison. Elle en a profité pour fustiger le désengagement financier de partenaires pour la rénovation de ce splendide bâtiment à la gloire du travail. Pendant le vin d’honneur je l’ai vue discuter âprement avec le représentant du Conseil général qui devait se demander ce qu’il faisait là, comme lors de la conférence d’Henri PENA-RUIZ qui ne cachait pas son militantisme actif au Front de Gauche.

         Outre l’exposition, qui mérite amplement une visite, deux autres rendez-vous importants sont prévus autour d’elle : Lundi 12 novembre de 17 à 20 heures un débat sur : « Ce qui a fait et défait l’industrie en aquitaine » avec la participation de Jean LAVIE, président de l’IHS CGT 33, Pierre DELFAUD, professeur d’université et Julien RUIZ responsable politique industrielle UD CGT 33.

         La deuxième date importante est le vendredi 16 novembre de 14 à 17 heures, où Bernard THIBAULT, Corinne VERSIGNY, Vincent FELTESSE (qui détient le mandat unique de Président de la CUB, député et conseiller municipal de Blanquefort) entre autres débattront sur le thème : « Quel nouveau développement humain durable pour nos territoires ? »

         C’est bien noté dans vos agendas ?

         Quelques photos de l’inauguration sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121101BourseMaFrance?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNDThZSlnq2LaA&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Il en faut pour tous les goûts.

26 Octobre 2012, 09:20am

Publié par Bernardoc

         Le dernier mercredi du Haillan accueillait, grâce à Chœurs et musique un duo de musiciens : Vincent PEIRANI à l’accordéon et François SALQUE au violoncelle. L’église du Haillan accueillait un grand nombre de Haillanais, mais également beaucoup de gens extérieurs à la commune, preuve, une fois de plus, que la qualité, surtout à un tarif tout à fait abordable (mais qu’en sera-t-il lorsque la dotation de fonctionnement des communes aura baissé de 30% - c’est pour dans deux ans) attire les foules. Cette réalisation de la présente mandature est vraiment à conserver.

Les deux virtuoses semblaient ne faire qu’un avec leur instrument, tant ce dernier était vraiment le prolongement de leur corps et paraissait un attribut indispensable à leur expression. François, avec ses faux airs de Souchon jeune, mettait tellement d’ardeur à frotter ses cordes, que les crins de son archet n’y résistaient pas. Alors que l’immense Vincent arrivait à danser pour accompagner les notes qu’il tirait de son accordéon.

Mais voilà : leur musique ne m’a pas emballé. En fait, et même s’il ne s’agissait pas du même instrument, je pensais à cette chanson interprétée, entre autres, par MOULOUDJI : Mon pote le gitan, dans laquelle il est question d’« une guitare crasseuse qui vous colle le noir » et qui se termine par : « Toi sacré gitan qui sentait le cafard
Au fond ta musique était pleine d'espoir. » Tout au long du récital je me disais que c’était une musique à surtout ne pas faire écouter à des gens dépressifs, et puis à la fin, le ton a changé et c’était l’image de guinguette ou de cabaret populaire qui m’envahissait, mais avec une sorte de folie tourbillonnante de gens qui voulaient se noyer dans ce mouvement ; donc quand même pas tellement réjouissant.

Je dois avoir été le seul à percevoir ce concert de la sorte, car à la sortie les gens ne tarissaient pas d’éloges. D’où le titre de cette chronique.

Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121024MercrediMusique?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLqE89DUxOOfnQE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Plaisir du théâtre.

14 Octobre 2012, 09:27am

Publié par Bernardoc

         Nous fûmes les derniers inscrits pour les réservations d’hier soir au BB25, théâtre de poche de Bordeaux.  Mais nous fûmes les premiers à nous installer et nous pûmes donc choisir parmi les sièges les plus hétéroclites qui devaient soutenir les postérieurs des spectateurs. Sans surprise nous choisîmes le premier rang.

         C’était la dernière d’un spectacle dont les premières représentations s’étaient déroulées au mois de juin, lorsque nous étions en Irlande. Présenté par la compagnie Drôle d’Histoire, dont Sophie BOIS est la cheville ouvrière, le spectacle comportait une succession de courtes scènes tirées des répertoires de Ribes, Obaldia,…et le titre en était : Si l’absurde s’en mêle.

         Sept comédiens (4 hommes et 3 femmes) allaient se succéder dans différentes configurations et costumes et allaient déchaîner l’hilarité unanime de la salle. Nous vîmes tour à tour Olivier, seul en scène, distribuant des conseils aux futurs vacanciers, mais aussi deux femmes qui se la jouaient dans un parc, puis trois dans un salon, sans oublier toute une famille perdue dans un parking à la recherche de sa voiture. Deux saynètes jouaient sur les mots : dans l’une les acteurs utilisaient un mot pour un autre, et je me suis presque reconnu dans la seconde où aucun des deux acteurs ne terminait sa phrase !

         Une heure et quart de pur bonheur mis en scène par Sophie, qui était également aux manettes de la régie. Nous verrons samedi prochain si je me laisse tenter par la nouvelle troupe du Haillan.

         La soirée se termina pour nous à La table bio, où l’accueil et la nourriture sont toujours aussi excellents.

Et ce n’est pas fini… 

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Et si on voyageait ?...

8 Octobre 2012, 00:28am

Publié par Bernardoc

         Beau titre, et qui ne peut que m’attirer, puisqu’il s’agit d’un échange vrai et concret : la dentelle, comme la musique ou l’esperanto, sont des langages universels. Ce ne sont donc pas moins d’une douzaine de pays, issus de quatre continents (manquait l’Océanie) qui avaient répondu à l’appel des Fuseaux d’Aliénor pour illustrer cet art et le décliner sous les différents aspects qu’il revêt dans leurs pays respectifs. C’est avec plaisir que nous avons retrouvé les brodeuses de Kalambaka qui nous avaient accueillis le mois dernier. Des pays ou des peuples qui n’avaient pu se déplacer figuraient quand même, par l’exposition d’ouvrages traditionnels : c’était le cas de l’Ouzbékistan et du peuple Hmong. D’ailleurs, les élus ne s’y étaient pas trompés, puisque, à part le maire, ils n’étaient pas moins de quatre à être présents lors du vernissage.

         Ce qui rendait cette magnifique exposition encore plus vivante, c’était le nombre d’artistes en train d’exécuter un ouvrage sous les yeux des visiteurs, qui ont été plus de cent cinquante rien que le premier jour. Béatrice, la Présidente de l’association ainsi que Corinne, la vice-présidente, étaient venues m’en parler il y a un an, mais elles travaillaient sur le projet depuis un an déjà. Je n’avais pu que les encourager et j’ai regretté d’être obligé d’annuler une deuxième réunion que j’avais provoquée, le service « vie locale » ayant programmé postérieurement une autre réunion à la même heure.

         A l’entrée de la salle du Forum se trouvait également tout ce qui était nécessaire à la réalisation de ces véritables tableaux de fil ; il y avait même un artisan qui tournait en direct des fuseaux, outils indispensables pour créer ces broderies.

         La Présidente, la première adjointe et le maire y allèrent chacun de leur bref discours de remerciements et de félicitations ; puis la Présidente nous invita à nous diriger vers le pot de l’amitié, dont vous ne verrez pas de photos ; mais les autres sont sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20121006Dentellieres?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPri5ufB3MCk3QE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Visita del Bordeù gascon.

7 Octobre 2012, 07:50am

Publié par Bernardoc

         Dans le cadre du festival occitan qui se déroule sur la CUB pendant une quinzaine de jours, de nombreuses conférences, expositions, baletis,…étaient proposés. Ainsi, hier après-midi, une visite du Bordeaux gascon devait partir à 14 heures de la place Fernand Lafargue.

         Déjà, quelle surprise en arrivant sur la place de voir les nombreux stands occitans et un chanteur faisant chanter les spectateurs, avant de laisser place aux danseurs, d’abord « folkloriques » puis ordinaires.

         Nous partons donc à l’heure dite, une quarantaine de personnes – il n’en aurait pas fallu plus – sous la houlette de Julien PEARSON dont l’érudition aura emballé tout le monde.

         Première halte : le coin de la place, qui s’appelait jadis la plaça del vielh mercat, et qui fut le témoin de sanglantes bagarres entre familles pro-françaises ou pro-anglaises. Nous remontons ensuite la rue St James, ainsi dénommée parce qu’elle était une partie de la route de St Jacques de Compostelle. Petit arrêt devant la grosse cloche, dont les deux tours sont les seules qui restent des six qui existaient à l’origine, avec d’un côté l’église St Eloi (à la sinistre renommée de nos jours) et le cimetière aujourd’hui disparu, et de l’autre les bâtiments où siégeaient les édiles municipaux (les jurats). Nous longeons la rue Teulère (celle des couvreurs) avant de tourner à droite dans la rue Bouquière (des bouchers) et de rejoindre le cours Victor Hugo, qui s’est d’abord appelé la rue del  fossats (des fossés). Nous descendons ce dernier jusqu’à la rue des Menuts (les frères mineurs, qui occupaient un couvent dans lequel j’ai terminé ma carrière d’enseignant lorsque ce lieu était occupé par le lycée professionnel. Un peu plus loin se trouve la rue Saumenude (couvent des sœurs). A cette époque, il y avait une quarantaine d’édifices religieux pour 40 000 habitants ! Mais nous laisserons la rue des Menuts pour emprunter la rue des Faures (les forgerons) jusqu’à la rue Gensan qui nous ramènera sur le cours. Nous évitons ainsi la rue Maubec (mauvaise langue). Nous suivrons la rue de la Rousselle (spécialisée un temps dans la vente de poissons marins), remonterons la rue du soleil (déformation de Soler, du nom d’une famille qui y habitait) et dans laquelle se trouve sans doute la plus vieille maison de Bordeaux. A droite, la rue du Puits des Cazeaux (les jardins) nous conduira, après la place Colon (autre nom de famille) jusqu’à la rue de la porte St Jean (dont il ne reste rien), d’où nous remonterons le cours d’Alsace-Lorraine, qui bien entendu ne s’appelle ainsi que depuis 1919. Une petite halte devant l’impasse poitevine (qui recouvre le Peugue) avant de retrouver notre point de départ.

         Pas de photos au cours de la promenade, mais la place et les animations sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/BordeauxGascon?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLTfhKLxkeK3Yg&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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