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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Vensac en hiver.

3 Décembre 2011, 08:02am

Publié par Bernardoc

 

         J’avais déjà consacré deux articles et un album aux mounaques de Vensac qui apparaissent sur la place de ce village du Médoc à la Pentecôte et sont un attrait touristique tout l’été. Mais j’ignorais que la commune avait aussi une exposition l’hiver.

         Hier, le 2 décembre, nous sommes allés mettre le mobile home en hivernage. Fort heureusement il n’avait pas encore gelé, car nous n’avions pas trouvé un moment pour le faire avant. Et donc, en arrivant au village, nous fûmes accueillis par une armée de Père-Noël dans toutes sortes de positions acrobatiques pour pénétrer dans les maisons afin de livrer les joujoux commandés.

         Et en arrivant sur la place, c’était un autre déploiement de saynètes dont le thème, bien entendu, était Noël.

         A noter, comme l’été, le panneau de petites annonces toujours pleines d’humour.

         Je vous laisse aller découvrir quelques photos que nous avons pu faire sous le magnifique soleil de décembre lors de notre courte halte.

         Une fois de plus : un grand BRAVO aux Vensacais !

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/VensacEnHiver?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOvUx7XN9YHl0AE&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini…

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"Autour de la table..."

24 Novembre 2011, 00:08am

Publié par Bernardoc

Quel beau thème pour le colloque organisé le mardi 22 novembre 2011 par le CESER Aquitaine. Il y a été question de convivialité, santé économie, et la question était : une recette est-elle encore possible ?

Après l’ouverture par le Président Luc PABOEUF, qui n’a pas manqué de rendre un hommage discret mais nécessaire à la grande dame que fut Danielle MITTERRAND, une table ronde animée par Thierry GUILLEMOT, rédacteur en chef de TV7 Bordeaux a débattu sur le thème : « Ce que manger veut dire : l’évolution des pratiques et des représentations liées à l’alimentation en Aquitaine et en France ».

Contrairement à ce qui arrive trop souvent lors de ce genre d’exercice, où chaque invité débite pendant une dizaine de minutes son message sans trop se soucier de ce que racontent les autres, grâce au professionnalisme du journaliste nous eûmes droit à un véritable débat entre Pierre DELFAUD et Christian SAUVAGE (du CESER), Jean-Louis LAMBERT (sociologue) et Benoît FAUCONNEAU (de l’INRA).

Cette introduction qui se clôtura par l’éveil de nos sens olfactif et gustatif se prolongea par des travaux en atelier. J’avais choisi le premier qui devait traiter de « La table de l’équilibre alimentaire », tandis que Rose s’était inscrite pour le n°2 où l’on devait parler de « La table des socialités ».

Ces ateliers nous conduisirent jusqu’au buffet au cours duquel quatre chefs girondins étoilés nous firent déguster quelques-unes des spécialités que leur talent avait fait naître.

L’après-midi vit la restitution des ateliers, et les réactions furent diverses. Bien entendu les seules voix qui se firent entendre furent pour féliciter les rapporteurs, mais alors que Rose a parfaitement reconnu dans le tracé qui nous en a été fait le déroulement de l’atelier auquel elle avait participé, moi j’ai eu l’impression que le rapport de l’atelier n°1 avait dû, en grande partie, être rédigé avant même le débat. Les choses qui ont été rapportées étaient tout à fait positives, mais selon moi elles n’avaient qu’un lointain rapport avec ce qui avait été soulevé au cours des travaux et qui, selon moi, étaient tout aussi positives.

         Enfin, avant la conclusion brillamment synthétique du Président, deux des chefs qui nous avaient régalés vinrent nous parler de leur passion.

Et tout au long de la journée la compagnie Gilbert Tiberghien vint rythmer les échanges par des lectures d’auteurs aquitains à la gloire de la table, pour terminer en occitan par l’envoûtante voix d’Isabelle LOUBERE : un véritable plaisir d’entendre la lenga dau païs dans cette enceinte officielle d’une institution de la République, qui n’en a pas pour autant, trembler sur ses bases, n’en déplaise à certains.

Un colloque d’une haute tenue donc ; c’était le troisième auquel je participais et je pense que c’est celui que j’ai le plus apprécié.

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/AutourDeLaTable?authuser=0&authkey=Gv1sRgCIC-nqGNwvO12gE&feat=directlink

 

Et ce n’est pas fini…

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Dimanche choral(e?).

7 Novembre 2011, 09:19am

Publié par Bernardoc

         Depuis la rentrée où les répétitions chorales ont remplacé les entraînements d’aïkido, je viens de participer hier à mon premier dimanchanté.

         Nous sommes accueillis à la Maison de la musique par un café puis nous vocalisons ensemble sous la direction d’Henri. Lorsque nos voix sont prêtes (enfin, plus ou moins !), nous nous séparons : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Aujourd’hui, c’est Henri qui est resté avec les hommes : 4 basses et 3 ténors qui, selon les morceaux, se retrouvaient 2. Objectif de la matinée : mettre en place les quatre œuvres que nous allons interpréter pour le téléthon. Ce sera ma seule participation, et en plus cette année ce ne sera pas moi qui donnerais les sous, qui, entre nous, auraient pu être pris sur les crédits afghans ou libyens.

         Après cette matinée, changement de lieu : direction la salle Colindres pour un repas convivial pour lequel chacun s’était chargé de fournir une partie des victuailles. C’était l’occasion de faire participer l’ensemble des familles de choristes à nos joyeuses agapes.

         Après avoir remis la salle en état de propreté – une image en témoigne – nous voilà rassemblés pour la mise en commun de nos efforts de la matinée. Agréable surprise : des morceaux sur lesquels nous avions buté le matin avaient mûri (certains ont remercié le punch de Régis !) et sortaient de façon beaucoup plus fluide de nos organes vocaux. Laëtitia est venue nous accompagner à la flûte l’espace d’un chant murmuré, qui me pose beaucoup de problèmes de respiration. Allons, ça viendra avec l’entraînement…

         16h30 : fin de la journée. Nous avons hâte d’être à demain soir pour commencer Ma France de Jean FERRAT.

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20111106DimancheChoral?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLrMiMeU1dX0wgE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini… 

 

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Fred ZELLER.

5 Novembre 2011, 15:23pm

Publié par Bernardoc

         Il était dit que je ne participerais pas à la vente militante de L’Humain d’abord, le livre-programme du Front de Gauche pour l’élection présidentielle. En effet, ce matin j’ai participé à la Maison des associations de Mérignac à la moitié d’un colloque concernant toutes les facettes de ce peintre, cet après-midi, j’irai à la remise des trophées de la ville pour les animateurs bénévoles et les sportifs méritants des associations de la ville, et demain journée chorale avec Chœurs et musique.

         Mais pour en revenir à Fred ZELLER, tout a commencé hier soir par le vernissage d’une exposition à la vieille église de Mérignac. Cette exposition, qui durera jusqu’au 14 décembre, est organisée par « Les amis de Fred Zeller », association présidée par Marc BLONDEL, avec le soutien de la municipalité (pour la deuxième fois), du conseil général et du conseil régional qui ont tous contribué à l’édition d’un livre-catalogue, proposé par les éditions confluences au prix de 14 €.

         J’avais entendu parler de Fred ZELLER en tant que collaborateur de Trotski - certains le qualifiaient même de secrétaire du « Vieux » - de son passage à la tête du Grand Orient De France, mais j’ignorais tout de sa peinture. Ce militant, exclu des Jeunesses socialistes avant-guerre, a commencé à peindre très tôt, puisque sa première toile a été réalisée lorsqu’il avait quinze ans. Son style a évolué tout au long de sa vie créative, passant de représentations qui peuvent apparaître naïves de scènes de l’histoire de France telle qu’elle nous était enseignée, certaines sur parchemin, jusqu’à des paysages de Dordogne vers la fin de sa vie qui se rapprocheraient de l’ultra réalisme.

         Entre temps il a créé de nombreuses œuvres symboliques qui bousculent, voire transgressent, les conventions et qui nous obligent à réfléchir.

         En faisant le tour de cette exposition, on peut voir aussi certaines ébauches, dessins puis petit tableau avant d’arriver à la forme accomplie définitive, ce qui donne une idée de la démarche artistique du peintre.

         Précipitez-vous vers cette exposition, vous ne serez pas déçus !

Et ce n’est pas fini…

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Tradition.

1 Novembre 2011, 08:47am

Publié par Bernardoc

         Voilà, c’est la Toussaint et je m’en vais fleurir « mes » tombes. Pendant des décennies, j’ai essayé de faire comprendre à ma mère que la Toussaint était un jour de fête et que c’était le lendemain, le 2 novembre, « jour des morts », que l’on devait honorer nos disparus. Ce qui n’était pas évident pour les gens en activité, puisque la plupart des gens, y compris dans l’éducation nationale, étaient au boulot dès le 2. Eh bien, maintenant que je continue d’être en retraite, je suis complètement dans le moule, et je vais faire comme tout le monde.

         Trois cimetières de Dordogne limousine dans lesquels reposent la plupart de mes ancêtres, avec certaines tombes de plus en plus délaissées…Il est vrai que ce n’est pas dans les cimetières que l’on perpétue nos aïeux, mais dans le souvenir qu’ils ont laissé, l’œuvre qu’ils ont accomplie…

         C’est peut-être pour cela que je suis rarement triste dans les cimetières, sauf aux moments des enterrements. Je prends d’ailleurs un plaisir certain à flâner dans les allées, source de découvertes qui aident à construire une perspective historique. Mais pour ce genre de visites, point n’est besoin d’attendre la Toussaint, et une belle journée printanière, moment de résurrection de la nature, est tout aussi agréable.

Et ce n’est pas fini…

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Il est interdit de cracher par terre, de parler breton et d'apprendre l'esperanto

30 Octobre 2011, 19:50pm

Publié par Bernardoc

   La première partie de la phrase de titre fit le bonheur des hussards noirs de la République, ceux envoyés pour apporter l'instruction dans tous les coins de l'hexagone et apprendre, sans se poser de questions, à tous les enfants scolarisés de l'empire, que leurs ancêtres étaient les Gaulois. C'est pour cela qu'ils devaient aussi apprendre la langue universelle que se voulait le français, en oubliant par force leur langue maternelle. Cela s'est poursuivi jusque dans la deuxième moitié du XX° siècle : en 1983 j'avais un élève polynésien de quinze ans qui, lorsqu'il était à l'école primaire, cherchait à échapper au « signal » (là-bas il s'agissait d'une porcelaine) pour ne pas être battu s'il l'avait en sa possession à la fin de la récréation pour avoir parlé sa langue.

   Et je trouve navrant que le parti dans lequel je milite (mon premier encartage politique) en revienne à des positions similaires au nom de la laïcité et des principes républicains. Faut-il avoir une bien piètre opinion du peuple en prétendant que si les écoles bilingues se développent la République serait en danger. Comme si l'environnement extérieur -télévision, journaux, rue, affiches,...- ne suffisait pas à s'imprégner de la langue de la République. J'ai des amis gallois qui ont élevé leurs filles dans une des deux langues officielles du pays, et elles ont appris l'autre dans la vie de tous les jours ; tout comme leurs parents et leurs grands-parents, elles sont parfaitement bilingues. Dans son succès de librairie Qu'ils s'en aillent tous ! Jean-Luc MELENCHON indique (ai-je eu tort de le prendre au premier degré ?) qu'il serait prêt, au nom de la langue, à accueillir les Wallons le jour où la Belgique éclatera. A-t-il pensé que les Basques ou les Catalans (du nord) pourraient souhaiter la même chose, mais en sens inverse ? Je suis persuadé que si dans les écoles maternelles il y avait un bain linguistique dans la langue historique (je parle des langues reconnues et enseignées au niveau universitaire), enseignement qui pourrait être complété au niveau du primaire par l’espéranto plutôt que de subir l'anglais obligatoire dès le CE1 (n'oublions pas que l'anglais est, entre autre la langue de l'OTAN, dont chacun connaît les bienfaits), nous aurions une population trilingue et bien plus aptes à apprendre les autres langues « de civilisation », telles que l'italien ou le portugais...

   Mais justement, l’espéranto doit être considéré par certains comme un danger encore supérieur et dans tous les rangs politiques si j'en crois l'absence de réponse des élus que j'ai sollicités et qui touchent quand même des indemnités pour montrer qu'ils nous représentent ; et bien silence total (même pas un accusé de réception) de Michel SAINTE-MARIE, Serge LAMAISON, Françoise CARTRON, Michèle DELAUNAY, Naïma CHARAI (PS), Michel DAVERAT (EELV), Natalie VICTOR-RETALI et Vincent MAURIN (PCF). Quel contraste avec le département voisin de Dordogne, où la quasi totalité des élus ont soutenu la démarche ! Je n'ai pas sollicité d'élus de droite, peut-être aurai-je eu plus de chance ? Donc un grand merci aux deux vice-présidents du conseil général de Gironde qui se sont rangés aux côtés d'Albert JACQUARD.

Et ce n'est pas fini...

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Refuser la misère.

19 Octobre 2011, 11:03am

Publié par Bernardoc

         Le 17 octobre est depuis des années la journée internationale du refus de la misère. A cette occasion, F3 a diffusé hier soir (on peut se demander pourquoi pas la veille) une biographie du père Joseph WRESINSKI, dont le nom n’est pas inconnu des Bordelais, puisque c’est le nom de l’amphithéâtre de l’athénée municipal. Ce curé qui vivait au milieu des pauvres dans les bidonvilles a été le fondateur d’ATD-Quart monde.

         J’avais rencontré ce mouvement il y a une quinzaine d’années alors que j’avais été désigné avec une assistante sociale pour participer à un stage national à Nice intitulé : Grande pauvreté et réussite scolaire. La personne qui avait introduit cette association était l’ancien recteur Claude PAIR, et cela faisait plaisir de voir qu’un haut fonctionnaire du ministère de l’éducation nationale prenait en compte cette catégorie de gens. Il n’était pas le seul, puisque le recteur JOUTARD avait produit un rapport sur le même sujet.

         Et j’ai retrouvé hier soir dans ce téléfilm les témoignages poignants que j’avais entendus à Nice, la volonté de ces gens de s’en sortir, notamment par leur volonté de rester en famille et d’aller à l’école, seul moyen pour eux de s’en sortir.

         Avec ma collègue, nous devions diffuser au niveau de l’académie ce que nous avions retiré de ce stage et nous avions élaboré un projet en ce sens. J’ai recontacté Nadia plusieurs fois à notre retour, mais elle m’a avoué que notre projet devait recevoir l’aval de sa supérieure hiérarchique (qui n’avait pas vécu ce stage), autorisation qui n’est jamais venue.

         Alors, de mon côté, j’ai diffusé l’information dans la ZAP (bien peu d’intérêt de la part des collègues), et pendant deux ans dans tous les stages de formation initiale ou continue qu’il m’a été donné d’animer ou auprès des stagiaires que j’accueillais au collège, et puis, comme rien ne se mettait en place au niveau académique, j’ai fini par laisser tomber.

         C’est pour cela que j’ai vu avec plaisir hier soir, un peu comme une piqûre de rappel, ce téléfilm hier soir consacré à Joseph l’insoumis.

Et ce n’est pas fini…

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Une saison culturelle qui commence fort bien.

8 Octobre 2011, 10:10am

Publié par Bernardoc

         Premier rendez-vous hier soir à la bibliothèque multimédia, avec notre Apostrophes à nous. Eduardo BERTI, écrivain argentin (entre autres, parce qu’il est aussi traducteur et éditeur), était interrogé sur le « plateau » de la bibliothèque par Martine, LAVAL de Télérama.

         Parfaitement bilingue, et même plus puisqu’il a fréquenté une école anglaise, l’auteur s’est prêté de bonne grâce au jeu des questions posées par la journaliste. En alternance se déroulaient des séquences de lecture, d’abord en espagnol par Eduardo, puis en français par Martine. Cette lecture bissée dans deux langues différentes n’était pas lassante ; en effet, comme le titre de la soirée l’annonçait, il s’agissait de micro fictions, c’est-à-dire d’un modèle encore plus court que la nouvelle, la moyenne étant d’une demie à deux pages pour les plus longues.

         Ce format nécessite un talent certain : il n’est pas question de se perdre dans des digressions, il faut aller tout de suite à l’essentiel tout en construisant un développement dramatique qui débouche sur une chute qui clôt le récit. Apparemment c’est un genre très prisé en Amérique latine, puisque l’auteur faisait souvent référence aux deux grands que sont BORGES et CORTAZAR.

         Ayant commencé à écrire très jeune (parce qu’il ne savait pas dessiner !) Eduardo publia des romans dès 1999, publiés chez Grasset, alors que ses recueils de micro fictions ont été publiés à partir de 2003 chez Actes Sud, ce qui constitue quand même une référence. J’ai acheté le premier recueil publié par cette maison d’édition La Vie impossible ; pour donner une idée de la longueur de chaque texte, sachez que, entre les pages 11 et 177, ne se trouvent pas moins de 82 petits bijoux que je m’en vais lire de ce pas.

Et ce n’est pas fini…

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Au bonheur du vendredi.

5 Octobre 2011, 13:47pm

Publié par Bernardoc

         Vendredi dernier, sortie au Théâtre des Salinières. C’était la première fois que nous y allions, même si nous avions déjà vu la troupe à L’Entrepôt du Haillan. On y jouait Noix de coco, de Marcel ACHARD. Je ne connaissais pas la pièce, ni l’auteur autrement qu’en photo, et je dois dire que je fus surpris de découvrir qu’un académicien écrive de façon aussi leste.

         Nous avions choisi ce spectacle car l’une des actrices, Sophie BOIS, qui avait passé une année comme prof de français à Zola, nous avait fait connaître le calendrier. Elle ne jouait pas un rôle facile ; en effet, après quelques phrases lors de son entrée en scène, elle y demeurait silencieuse pendant la presque totalité du premier acte. Et continuer à avoir une présence sans parler, alors que les autres acteurs continuent de dialoguer sans devenir une potiche, nécessite un talent certain. Mais nous connaissions déjà celui de Sophie.

         En discutant avec elle à la sortie, elle nous apprit qu’elle avait définitivement abandonné l’éducation nationale, ce dont je ne peux la blâmer. Mais espérons qu’un jour elle pourra y revenir dans le cadre d’un atelier de pratique artistique afin d’insuffler aux élèves l’amour du théâtre.

         Après avoir entendu l’enthousiasme d’une spectatrice qui, à 28 ans, venait pour la première fois au théâtre, nous nous mîmes en quête d’un restaurant. Nos pas nous amenèrent, dans la rue des Bahutiers, au 43 à un lieu que nous ne connaissions pas : La table bio. Menus et prix corrects annoncés par la carte nous convainquirent d’entrer. Décor sobre et moderne à l’intérieur d’une de ces vieilles maisons bordelaises en pierres blondes apparentes.

         L’une des serveuses, qui remarqua mon tiki, se mit à nous entretenir de Tahiti, île sur laquelle elle avait fait ses études. Puis elle me demanda si j’étais bien un ancien Principal. Je n’avais jamais mentionné cela et je lui demandai si j’avais la tête de l’emploi. Elle retourna en cuisine, et vint me dire que c’était le chef, un ancien de Goya, qui m’avait reconnu. Et elle me confirma qu’effectivement j’avais la tête de l’emploi !

         Le repas fut à la hauteur de nos espérances, avec un service qui alternait chacune des deux serveuses, jusqu’à la fin quand le patron vint me saluer et m’offrit le digestif, très heureux d’avoir pu faire découvrir ses talents à un cadre de son ancien collège. Belle réussite pour un élève en difficulté au début de sa scolarité, qui a trouvé sa voix et y excelle. Son nom : Boatris ben Aissa.

 

Table bio 019

         C’est sûrement un lieu que je ferai découvrir aux anciens de Langevin, lors de nos habituels repas solsticiaux.

Et ce n’est pas fini…

 

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Plaisir télévisuel.

8 Septembre 2011, 11:31am

Publié par Bernardoc

         Décidément, la « rentrée » réserve d’heureuses surprises, et sur le service public, ce qui ne gâte rien. Hier soir donc, sur France 2, Aïcha, un film de Yamina BENGUIGUI, mettant en scène la vie dans une cité d’outre-périphérique.

         Présenté comme un drame par TV magazine, c’était en fait une délicieuse série de portraits, allant du réalisme à l’idéalisme, malgré tout assez criants de vérité : parfois j’avais l’impression d’être replongé plus de trente ans en arrière, à la glorieuse époque où je militais dans ma cité avec la CSCV (Confédération Syndicale du Cadre de Vie).

         Le thème tournait autour du mélange des cultures et de la difficulté d’arriver à s’entendre pour progresser ensemble.

         Aux côtés de l’héroïne, l’actrice Sofia ESSAIDI (jolie comme un cœur), on a pu découvrir dans toute sa créolité un étonnant Philippe LAVIL, en vieux célibataire neuneu plus vrai que nature, réclamant du vin pour accompagner le couscous, et incapable de se rendre compte de la drague amoureuse d’une habitante de la tour, quasi sosie de Rachida DATI, très fière d’avoir vécu et habité à Paris, dans un quartier qu’elle refusera toutefois de nommer. Le père de famille, autre figure centrale, mais cependant out par rapport à ce monde de femmes, était campé par Amidou, qui semble cultiver avec soin la ressemblance avec Jack LANG. Firmine RICHARD, personnifiant l’Antillaise madame Ginette, donnait à ce personnage une épaisseur qui renforçait cette galerie de portraits.

         Un détail était, hélas, bien vu : alors que les mères, immigrées de la première génération, s’étaient en quelque sorte libérées et « occidentalisées», les filles, nées et éduquées en France, se cachaient les cheveux et les oreilles sous le foulard qu’avaient rejeté leurs mères.

         Une faiblesse dans la réalisation : l’introduction d’une communauté rom, qui paraissait difficilement crédible.

         Donc, bravo au service public dont nous espérons d’aussi bonnes soirées à venir.

Et ce n’est pas fini…

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