Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

engagements

Soirée tahitienne au Haillan.

2 Mai 2023, 11:05am

Publié par Bernardoc

Organisée par l'association Haillan mouve, cette soirée a réuni environ deux cents personnes venues assister au spectacle et déguster ce plat tahitien typique qu'est le poulet fafa.

Accueillis par les traditionnels colliers de fleurs et la bise des vahinés, chacun était ensuite dirigé vers une table au nom des îles de la Polynésie dite française. La nôtre, bien sûr, était BoraBora.

La soirée fut bien rythmée, sans perte de temps, alternant musique, danse et bien entendu repas !

Il y eut les discours d'usage, y compris celui du député (vous savez, celui qui fier de vous voir travailler deux ans de plus) à qui fut épargné la casserolade, puis les plats furent apportés par un nombre impressionnant de bénévoles.

Les premières danses furent exécutées en robes traditionnelles, les autres en costumes richement décorés comme savent les faire les habitants du fenua et il y eut l'habituelle invitation pour venir danser avec les danseuses, mais après les nécessaires instructions de Mareva.

Plusieurs dizaines de nouvelles adhésions furent récoltées au cours de cette soirée, ainsi que de généreux dons (n'oublions pas que Haillan mouve est une association à but solidaire).

Tout les participants furent ravis de cette soirée, et même les danseuses reconnurent qu'il était rare de trouver une ambiance aussi chaleureuse.

Et le lendemain, le Tavini remportait les élections polynésiennes.

Et ce n'est pas fini...

 

Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.
Soirée tahitienne au Haillan.

Voir les commentaires

Demain, 10h30, Place de la Bourse, Bordeaux

30 Avril 2023, 16:40pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

"Oui, il y a des réfugiés heureux en France"

29 Avril 2023, 15:20pm

Publié par Bernardoc

"Ça peut paraître surprenant de le dire. Mais oui, il y a des réfugiés heureux", affirme Nicolas Delecourt, l'écrivain. L'ouvrage, co-écrit avec un réfugié, rassemble plusieurs témoignages de Syriens qui ont fui leur pays et qui ont été accueillis en France, et notamment en Dordogne.

L'ouvrage a été co-écrit avec Maher Akhttiar, un Syrien arrivé en France en 2008 pour faire un doctorat en philosophie. En 2011, alors que le printemps arabe gagne le pays, il se réfugie en France, passe par Périgueux et par Bordeaux. Maher Akhttiar et Nicolas Delecourt se sont rencontrés un peu par hasard, avant de décider d'écrire un livre ensemble.

"Les réfugiés ont dû quitter leur pays parce qu'ils craignent pour leur vie. Ils viennent en France, c'est dur, mais ils sont plus heureux ici que s'ils étaient restés dans leur pays", explique Nicolas Delecourt.

En dix ans, certains sont passés par la Dordogne, à Périgueux, ou à La Coquille... C'est comme ça que les deux auteurs racontent le parcours d'une famille installée à Jumilhac-le-Grand. "Elle s'est intégrée, on leur a proposé un logement, la ville s'est mobilisée autour d'eux. Ils travaillent, ils ont des enfants", raconte Nicolas Delecourt. Il y a aussi l'histoire de cet homme qui a créé des magasins et qui vend des produits syriens sur les marchés, ou encore cette Syrienne qui avait fait des études de pharmacie et qui est arrivée en France en plein Covid. Elle a travaillé comme pharmacienne à l'hôpital avant d'obtenir la nationalité française.

Ce ne fut pas le cas à Savignac-Lédrier : nous avions proposé au maire la maison familiale (meublée, avec jardin) pour accueillir une famille ; mais la préfecture avait refusé le dossier municipal. Même échec avec les chrétiens d'orient.

"Il y a quelque chose d'intéressant : tout le monde se dit que pour les réfugiés, c'est dur, que c'est horrible, mais il y a un discours optimiste. Ils peuvent s'intégrer, ils le veulent et la France se permet", ajoute Nicolas Delecourt. Au fil de ces rencontres, il a croisé des réfugiés qui n'ont pas forcément voulu s'installer en France au départ, mais qui ont petit à petit réussi à s'intégrer.

"La France est indéniablement un pays qui accueille les personnes", ajoute l'auteur. Même s'il reconnait qu'il y a encore quelques points à améliorer : "Leur difficulté, c'est la maîtrise du français. Il n'y a pas vraiment de structure qui leur permet d'apprendre le français et rapidement la barrière de la langue devient compliquée."

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Un 1er Mai déjà historique

28 Avril 2023, 23:36pm

Publié par Bernardoc

In L'Humanité du 28 avril 2023 (extraits)

 

Ce 1er mai 2023, Journée internationale des travailleurs, s’annonce d’ores et déjà historique. Par sa dimension rassembleuse d’abord, avec un appel commun des huit organisations syndicales du pays à ­rejoindre les cortèges. Ce cadre unitaire est rarissime : en 2012, par exemple, une intersyndicale appelait également à la mobilisation, mais sans Force ouvrière, ni la CFTC. Cette nouvelle manifestation intervient dans un contexte social explosif, après le passage en force d’Emmanuel Macron au Parlement sur la réforme des retraites et la présentation, mercredi, de la nouvelle feuille de route gouvernementale. Sans avancer de chiffres, les centrales espèrent une journée de mobilisation massive : près de 300 rassemblements sont d’ores et déjà prévus, contre environ 200 à l’ordinaire.« Nous sentons une montée en puissance des manifestations, avec une volonté recherchée de rassembler au plus près des bassins d’emploi, explique Thierry Pettavino, chargé de la coordination des luttes à la CGT.Ce qui se joue, c’est la poursuite du mouvement. »D’ailleurs, pour 64 % des Français, selon l’institut Elabe, la contestation sociale doit se poursuivre.« Une première victoire est d’avoir identifié, à nouveau, le 1erMai comme une date de mobilisation sociale et de solidarité internationale », assure Thomas Vacheron, secrétaire confédéral CGT. D’ailleurs, plusieurs dizaines de délégations internationales défileront dans le cortège parisien. Seront ainsi présents Esther Lynch, ­secrétaire générale de Confédération européenne des ­syndicats (CES) et Éric Manzi, pour la Confédération syndicale internationale (CSI).

Comme pour le CPE, la contestation sociale peut forcer le président de la République à ne pas publier les décrets d’application.

La réussite du 1er Mai pourrait accroître la pression populaire pour une issue démocratique à cette crise. De plus, les oppositions ont toujours la possibilité de déposer des propositions de loi visant à abroger la réforme. Au Sénat, le groupe communiste a déposé un texte en ce sens. Les députés seront également amenés à se positionner sur la proposition du groupe centriste Liot, le 8 juin, lors de sa niche parlementaire.

Les équipes d’Emmanuel Macron prévoient un groupe électrogène de secours, en cas de coupure d’électricité durant les tournées présidentielles… À l’approche du 1er Mai, la contestation sociale a changé de nature. La casserole, utilisée par des manifestants pour protester durant l’allocution élyséenne du 17 avril, est devenue le symbole de ces actions coups de poing. « Il était hors de question d’entendre le faux bilan d’Emmanuel Macron, et nous voulions faire comprendre que la mobilisation contre la réforme des retraites n’allait pas sonner son glas », assure Youlie Yamamoto, d’Attac. L’organisation est à l’initiative de ces « casserolades », après un« un week-end du 15 avril sous le choc de la validation, puis de la promulgation », reconnaît la porte-parole de l’association, pour qui des actions parfois symboliques, mais qui apportent du sens, permettent de donner un nouveau souffle à la contestation. Vendredi 21 avril, à Paris, des militants de la fédération CGT Info.com ont fait le tour de l’Élysée avec un camion affichant une banderole « Macron démission ». Dans la foulée, des syndicalistes de la culture et de la fonction publique ont envahi le musée d’Orsay. La fédération CGT des mines-énergie, elle, s’est lancée dans une « grèvilla », pour « 100 jours de colère ».

En fusionnant les comités d’entreprise, les CHSCT et les délégués du personnel au sein des comités sociaux et économiques (CSE).« La conséquence directe a été une réduction sans précédent du nombre d’élus du personnel et de leur pouvoir d’agir », analyse le sociologue Baptiste Giraud.

À l’heure où le couple exécutif assure tendre la main aux syndicats sur la future feuille de route gouvernementale, les centrales entendent pousser leur avantage. Selon un sondage Elabe du 6 avril, les syndicats sont désormais perçus à 52 % comme des éléments de dialogue (+ 12 points depuis janvier 2020) et non de « blocage » (46 %, - 13 points).Dans l’immédiat, la CGT appelle à la remise en place des instances supprimées en 2017 et à la suspension « de l’ensemble des accords régressifs », dont les ruptures conventionnelles collectives.

L’absence de journée de mobilisation interprofessionnelle depuis le 13 avril a mis en lumière les luttes sociales dans les entreprises, en lien avec les salaires. Outre leur multiplication dans les Ehpad, l’exemple le plus marquant est la lutte des salariés de Vertbaudet, dans le Nord, en grève depuis le 20 mars.« En réalité, les mobilisations liées aux salaires n’ont pas faibli depuis janvier, mais sont passées au second plan, assure Thomas Vacheron.La contestation sociale sur les retraites participe au rapport de force dans l’entreprise. »Et le secrétaire confédéral de citer l’exemple de l’entreprise Barbier, à Sainte-Sigolène (Haute-Loire), où les salariés ont obtenu 160 euros brut par mois d’augmentation. Un moyen pour les syndicats de mettre sur la table la question des salaires, grande absente de la feuille de route d’Élisabeth Borne.

Et ce n'est pas fini... 

 

Voir les commentaires

UN 1ER MAI MASSIF POUR GAGNER !

27 Avril 2023, 10:22am

Publié par Bernardoc

Depuis plus de trois mois, le rejet de la réforme régressive des retraites ne faiblit pas et se maintient à des niveaux exceptionnels. En promulguant la loi, le Président de la République confirme son mépris à la fois envers les organisations syndicales et de jeunesse et l’ensemble de la population.
En s’entêtant, l’exécutif ne prend pas conscience de la responsabilité qu’il porte en s’enfermant dans le déni. Il est le seul responsable d’une situation explosive dans l’ensemble du pays.

Durant douze journées de manifestations puissantes et de grèves interprofessionnelles, de multiples mobilisations territoriales et professionnelles, l’intersyndicale, dans une unité sans faille, a mis en mouvement des millions de travailleuses et de travailleurs, de privés d’emploi, jeunes et de retraités.

Le vol de deux années de vie n’est pas acceptable ! La loi doit être abrogée ou ne pas être appliquée.

A cet enjeu indépassable des retraites s’ajoutent des préoccupations essentielles, notamment la question du pouvoir d’achat et des salaires et celle sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

A l’inverse de la logique du recul d’âge de la retraite portée par le gouvernement, l’augmentation des salaires et des mesures ambitieuses sur l’égalité salariale femmes hommes sont des leviers essentiels pour financer les retraites. Cette augmentation est d’autant plus urgente et indispensable dans le contexte actuel d’inflation galopante.

Les agents de la Fonction publique subissent une situation extrêmement dégradée dans laquelle le quasi gel de la valeur du point depuis plus de dix ans joue un rôle majeur et néfaste. La revalorisation de 3,5% du point d’indice du 1er juillet 2022, excluant les primes et indemnités, est largement insuffisante pour compenser les pertes de pouvoir d’achat intervenues et qui s’accroissent.

Du fait de la revalorisation légale du SMIC au 1er mai, les détériorations de la grille indiciaire et des déroulements de carrière vont s’amplifier.

 Nos organisations syndicales interpellent le ministre en charge de la Fonction publique et exigent des mesures générales importantes, pour tous les fonctionnaires comme pour tous les non-titulaires applicable dès le 1er mai.
Les organisations syndicales CFDT, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique appellent tous les personnels des trois versants de la Fonction publique à participer massivement au 1er mai 2023 et à se joindre, le plus nombreux possible, aux manifestations organisées ce jour-là sur tout le territoire.


NON A LA RETRAITE A 64 ANS !

 NON A L’ACCELERATION DE L’ALLONGEMENT DE LA DUREE DE COTISATION !
OUI AUX AUGMENTATIONS DE SALAIRE !


Paris le 26 avril 2023

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Entre chèvre et chou

23 Avril 2023, 19:06pm

Publié par Bernardoc

SUD OUEST dimanche ne sait pas choisir.

Légende en page 1 : "Selon certains observateurs (c'est moi qui souligne), Emmanuel Macron gouverne trop seul depuis un Élysée qui dysfonctionne".

Et en page 5 il nous offre ce magnifique dessin :

Un peu de courage que diable !

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Pour ceux qui auraient loupé l'émission sur la CdO

20 Avril 2023, 11:29am

Publié par Bernardoc

Mon premier congrès confédéral.

 

Comme pour 746 autres congressistes, et probablement également le dernier vu mon âge (la moyenne était de 49 ans), mais je ne regrette pas d'y avoir été mandaté, car ce fut un congrès historique, avec l'arrivée à la tête de la CGT d'une femme, même si ce n'était pas celle attendue.

Le congrès s'est déroulé à la Grande Halle d'Auvergne à côté du Zénith situé à quelques kilomètres de Clermont Ferrand, mais les transferts avaient été fort bien organisés par l'équipe locale de militants.

Beaucoup de vérifications avant de pénétrer dans la salle du congrès, après avoir traversé l'espace où se trouvent les nombreux partenaires. A l'intérieur les délégués sont regroupés par fédération après avoir été validés également par leur UD. Venant de l'UD33, je siégeai sur les bancs de la Ferc.

Dès le début, une tension certaine régnait : on avait l'impression que certains délégués étaient venus pour en découdre, ce qui fut aggravé par la rigidité du premier président de séance et aboutit à ce que la tribune soit envahie par environ 200 camarades, utilisant les mêmes méthodes vis à vis du syndicat que vis à vis des patrons.

Après un vibrant hommage aux disparus, le secrétaire de l'UD63 prononça un beau discours de bienvenue qui mentionna le refus de la ville de Clermont Ferrand d'être partenaire, même sur le plan culturel.

C'est Marie BUISSON, la potentielle SG à venir, qui délivra le rapport d'ouverture, applaudi à de nombreuses reprises. Elle en profita pour annoncer que le congrès allait se prononcer sur la suspension des travaux pour participer à la manifestation du lendemain, décision, bien entendu, approuvée à l'unanimité ! Et un copain d'un autre syndicat m'a dit qu'il y avait plus de cgtistes que d'habitude ; effectivement, nous étions 1 000 de plus !

Afin de gagner du temps et d'avoir des votes précis, il fut proposé de voter électroniquement ; des demandes d'abandon de ce mode de vote ne furent pas prises en compte, et il n'y eût aucune contestation sur ce point dans le reste de la semaine.

Au retour de la manif, le rapport d'activité fut présenté, accompagné d'un diaporama illustrant les luttes des dernières années, dont Bordeaux n'était pas absente.

Sur les 48 demandes d'intervention, seules 16 purent s'exprimer, et, hasard ou pas ? La moitié était favorable, la moitié était contre. Comme vous le savez, le rapport a été repoussé par 50,32% des voix, une première. Ce fut le seul vote négatif global et plusieurs camarades sont intervenus au cours des jours suivants pour dire que nous étions tous responsables de l'activité, et pas seulement Martinez.

Un rituel était instauré, qui s'est poursuivi jusqu'au bout. Chaque journée commençait par « Le petit journal du congrès », sur un mode humoristique, qui n'avait rien à voir avec l'édition quotidienne de Le Peuple (organe de la confédération) qui lui donnait des articles de fond.

La culture était présente tout au long de ce congrès par de courts intermèdes artisitiques entre les différentes séquences, dont plusieurs se terminaient par des tables rondes mettant en exergue certaines situations syndicales.

Le rapport d'orientation fut présenté le mercredi matin. Il avait été proposé à la discussion des syndiqués depuis deux mois et de nombreux amendements avaient été proposés. Ce rapport est divisé en trois thèmes : Pour un syndicalisme de rupture et de transformation sociale dans un monde du travail en perpétuelle évolution,

Pour la reconquête de nos forces organisées et de notre audience électorale,

Pour une élévation et un élargissement du rapport de force.

Entre deux thèmes est intervenue Sara SELAMI, une camarade iranienne, saluée par le slogan « Femme, vie, liberté », qui entre autres, nous a rappelé ce qu'était devenue la FSM, point d'appui de dictatures telles l'Iran, la Syrie ou la Corée du nord, ce qui n'a pas empêché certains camarades de réclamer la réintégration de cette fédération.

Parmi les invités politiques quotidiens, mais qui ne se sont pas exprimés, on a accueilli tous les représentants des partis de gauche, largement au delà de la Nupés.

Chaque thème amendé, y compris lors du congrès, a été approuvé et l'ensemble a ensuite été approuvé par pratiquement les trois quarts des congressistes. Beaucoup de camarades n'ont pu défendre leur amendement non retenu, mais il faut dire que certains monopolisaient le micro (qui n'a jamais été coupé) largement au delà des trois minutes prévues.

Ce document d'orientation constituera notre feuille de route pour les trois ans à venir. Il devra être mis en œuvre par notre secrétaire générale surprise, Sophie BINET, que j'avais rencontrée à la Bourse du travail il y a quelques années, lors d'une commission départementale de l'Ugict.

Mais comment est-elle arrivée à ce poste, cette femme de la Ferc, féministe et écologiste, tout comme Marie BUISSON ? En fait il y a eu un rejet de tout ce qui pouvait rappeler Martinez (qui n'a d'ailleurs pas été applaudi lorsque la nouvelle secrétaire générale l'a mentionné dans son premier discours), et donc la candidate qu'il avait mise en avant. Curieusement, trois membres du bureau sortant (donc désavoués) font partie du nouveau bureau. Est-ce pour soutenir Sophie BINET ou pour la surveiller, voire pour lui mettre des bâtons dans les roues ? L'avenir nous le dira. Mais l'important est d'avoir maintenu l'unité de la CGT, car j'ai craint à un moment que l'on s'achemine vers un syndicat de masse avec 300 000 adhérents en moins et prêt à rompre l'unité syndicale actuelle.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

Quand même, une bonne nouvelle !

19 Avril 2023, 12:11pm

Publié par Bernardoc

in Ouest France du 19 avril 2023
Les syndicats enregistrent une hausse des adhésions

« Chaque semaine est meilleure que la précédente. » Cyrille Lama, secrétaire confédéral de Force ouvrière, s’enthousiasme face au rythme des demandes d’adhésion qui affluent sur le site internet de son syndicat. « En seulement trois mois, nous avons déjà enregistré l’équivalent de la moitié des adhésions de toute l’année 2022 ! »

Le rejet de la réforme des retraites, dopé par l’exposition médiatique des grandes centrales, joue son rôle de catalyseur : le conflit a donné naissance à un printemps syndical, qui voit fleurir les nouvelles cartes d’adhérent. Côté CGT, la nouvelle numéro 1 Sophie Binet revendique « plus de 30 000 nouvelles adhésions » depuis le 1er janvier. Du jamais-vu, même en remontant au conflit des retraites de 2010.

La dynamique est similaire côté CFDT. La centrale de Laurent Berger comptabilise 31 677 nouvelles adhésions, en hausse de 40 %. « Parmi ces nouveaux adhérents, 20 % ont moins de 30 ans », salue Lydie Nicol, secrétaire nationale de la CFDT.

« Quelque chose se passe », confirme Antoine Lelarge, secrétaire de la CFDT pour le Maine-et-Loire, forte de 333 nouvelles adhésions. En Loire-Atlantique, la CGT dénombre plus de 500 adhésions. « Au niveau de la Normandie, nous en sommes à 1 100 ralliements », indique Jonathan Jarrige, pour la CFDT. Dans la Manche, la CGT a enregistré 128 adhésions, dont 23 à l’arsenal de Cherbourg et 25 à la centrale nucléaire de Flamanville.

Les syndicats ont vu arriver des profils qui se syndiquaient rarement, comme des femmes de ménage, des salariés de TPE ou encore des chômeurs.

Le conflit des retraites n’est pas leur seule motivation. Une dynamique était enclenchée depuis septembre, portée par les revendications salariales. La CGT dit aussi bénéficier d’un « effet Binet », depuis la désignation, fin mars, de sa nouvelle numéro 1.

Pour Cyrille Lama, « les salariés considèrent que nous avons un vrai rôle à jouer pour porter leurs revendications ». L’avenir dira si cela permet d’enrayer le recul structurel de la syndicalisation. Un déclin que Laurent Escure, dirigeant de l’Unsa, veut relativiser : « On atteint entre 2 millions et 2,5 millions de personnes pour l’ensemble des organisations syndicales, ce qui fait beaucoup plus que le nombre d’adhérents dans les partis politiques. »

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

La CGT appelle à un 1er Mai exceptionnel

18 Avril 2023, 16:24pm

Publié par Bernardoc

Après douze journées de mobilisations d’une ampleur inédite où des millions de manifestantes et de manifestants ont réaffirmé leur opposition à la réforme des retraites, le Président Macron a, enfin, décidé de s’adresser à la population.
Le moins que l’on puisse dire c’est que le Président n’a en rien tenu compte de la légitime colère des travailleuses et travailleurs qui s’exprime depuis plus de trois mois.

Comme on pouvait s’y attendre, le Président a essayé de justifier à nouveau sa réforme. S’il reconnait que cette réforme n’est pas acceptée, il n’a, à aucun moment, remis en cause sa politique ultra libérale, au service des plus riches, qui suscite un rejet toujours plus important dans la population.
Une nouvelle fois, il affirme que deux années supplémentaires de travail sont nécessaires pour produire encore plus de richesses, alors que nous n’en avons jamais créé autant et que les riches ne se sont jamais autant
enrichis. Pour la CGT, au contraire, il est urgent d’augmenter les salaires pour financer la protection sociale.

Il entend ouvrir trois grands chantiers, sans annoncer rien d’autre que des projets de réformes régressives déjà lancées au service du capital. En clair, le Président a livré un discours de campagne en complet décalage avec le vécu et le mécontentement des Français.

La CGT appelle l’ensemble du monde du travail à développer les mobilisations, notamment autour des 20 et 28 avril, et à faire du 1er-Mai une journée puissante de manifestation portant l’exigence du retrait de la réforme, de la Paix et de la justice sociale, en France et partout dans le monde.

Montreuil, le 18 avril 2023

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

L'intersyndicale plus unie que jamais.

15 Avril 2023, 19:03pm

Publié par Bernardoc

Trois mois durant, à l’occasion de douze journées interprofessionnelles de grèves et de manifestations et d’une multitude d’actions locales et sectorielles, des millions de travailleurs et de travailleuses, de jeunes et de retraité-es se sont mobilisés pour exprimer le rejet de la réforme des retraites portée par le gouvernement. Ce sont plus de 1,5 million de personnes qui se sont à nouveau mobilisées hier malgré le début des congés scolaires : c’est un nouveau signe de la crise sociale et démocratique que traverse notre pays.
Aujourd’hui, le Conseil Constitutionnel a censuré 6 articles de la loi. Le peu d’ambitions qu’elle contenait sur l’emploi des seniors, le droit à l’information, la pénibilité pour les contractuels de la fonction publique… ont disparu du texte final. Alors qu’il était déjà injuste, le texte de loi reportant l’âge légal de départ en retraite est dorénavant encore plus déséquilibré.
Il a également rejeté le premier projet d’initiative parlementaire visant à organiser un référendum d’initiative partagée (RIP).  L’intersyndicale appelle à la validation du deuxième RIP, ce qui permettra de sortir de l’impasse par une consultation démocratique.  Cet avis définitif sera rendu le 3 mai.  C’est une situation inédite qui appelle d’autant plus à ne pas appliquer la loi.
L’intersyndicale prend acte de ces décisions. Il revient donc aujourd’hui au Président de la République de prendre ses responsabilités. Devant le rejet massif de cette réforme,  l’intersyndicale lui demande solennellement de ne pas promulguer la loi, seul moyen de calmer la colère qui s’exprime dans le pays. Elle demande au Parlement une nouvelle délibération comme le prévoit l’article 10 de la Constitution sur les bases d’une concertation centrée sur les questions du travail. Ce serait un choix de sagesse et d’apaisement.
Les organisations syndicales ont pris note que pendant 3 mois le Président de la République n’a pas jugé que l’état du pays nécessitait une rencontre pour trouver les voies de sortie de crise. Elles n’entreront donc pas dans un agenda politique qui nécessiterait un rendez-vous en urgence et dont l’ordre du jour ne serait pas le retrait de la réforme. Attachées à un dialogue social de qualité, elles décident d’ici le 1er mai de ne pas accepter de réunions avec l’exécutif.
L’intersyndicale soutient les actions et grèves engagées et les initiatives intersyndicales de proximité qui seront décidées localement. L’intersyndicale appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs, des jeunes et retraité-es à faire du 1er mai 2023 une journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale. Une telle mobilisation unitaire intersyndicale sur le travail et les retraites est historique dans notre pays, elle démontre l’importance d’avoir des réponses à la hauteur des enjeux sociaux et environnementaux.
L’intersyndicale se réunira à nouveau lundi 17 avril.

Paris, Vendredi 14 avril 2023

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires