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Le blog de Bernard SARLANDIE

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Handicap en direct.

19 Novembre 2015, 16:54pm

Publié par Bernardoc

Après la culture le matin à la bibliothèque, le handisport l’après-midi et la mise en condition à l’aveugle le soir au centre social.

Au gymnase Georges RICART, partie de basket en fauteuil. Il n’y avait que des jeunes valides qui s’essayaient à cette autre forme de jeu. Le Président de la section basket de l’ASH m’a dit qu’ils n’avaient pas d’équipe handicapée, mais le fait d’avoir déjà investi dans les fauteuils témoigne du fait que cette section est déjà tout à fait ouverte à la mise en application de la loi de 2005 à son niveau. Les jeunes m’ont paru déjà très bien maîtriser le maniement de ces fauteuils.

Le soir concours de goût à l’aveugle. Bravo aux deux finalistes Ambre et Christine qui ont pratiquement tout trouvé à l’odorat. Heureusement, pour le buffet, on nous avait débarrassés de nos bandeaux et nous pouvions donc effectuer notre choix parmi les canapés préparés par l’ESAT d’Eysines.

Enfin, la journée se termina par un concert de FaMo, qui participait à la semaine depuis la veille au soir, et qui avait construit son répertoire autour de la sensibilisation au handicap, et pas seulement visuel. J’ai découvert de nouvelles chansons, avec des textes très forts, qui mériteraient une édition papier. Bien entendu, il a terminé sur le handicap concernant la communication en nous interprétant une chanson bilingue français-espéranto. Il a été chaleureusement applaudi par le public de La Source.

Quelques photos, mais pas avec les bandeaux, sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6218889895970971825?authkey=CLCZhejr3qmsIA

Et ce n’est pas fini…

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« Vivre ensemble avec nos différences. »

18 Novembre 2015, 15:52pm

Publié par Bernardoc

Quel beau titre, prémonitoire, pour cette semaine haillanaise sur le handicap ! Et quelle belle initiative de la dédier aux victimes – survivantes – de la barbarie aliénée qui vont devenir de Grands Invalides Civils jusqu’à la fin de leurs jours.

Quelques points forts depuis lundi soir, car je n’ai pu participer à tout.

D’abord, le vernissage de l’exposition des œuvres des anciens de l’ITEP St Vincent d’Eysines : de véritables artistes qui ont attiré un nombreux public et qui resteront visibles pendant deux semaines.

Mardi soir : autre vernissage, celui d’une exposition photographique à L’Entrepôt, qui porte un « Autre regard » sur la place des personnes en situation de handicap au sein de leur environnement ; celle-ci restera visible jusqu’à samedi. Dommage que seules 37 personnes soient restées après à la projection du film The sessions, assez poignant et pas du tout voyeur sur les besoins sexuels d’un handicapé atteint de poliomyélite. La projection fut encadrée par deux témoignages de personnes en situation de handicap dont la volonté était un bel exemple pour les valides présents.

Ce matin, à la bibliothèque lecture programmée d’un conte pour deux classes du Haillan. Il s’agissait d’une lecture particulière puisque le conte était d’abord lu en braille par un aveugle, puis signé par un sourd. Dommage qu’une classe ait « oublié » de venir, car c’était magnifique de voir comme les petits de maternelle refaisaient les mêmes gestes que le signeur. Et chaque élève est reparti avec une fiche contenant l’alphabet braille ainsi qu’un porte-clefs, non sans avoir appris auparavant quelques signes de la LSF (Langue des Signes Françaises).

La suite demain, après les expériences sensorielles de ce soir et le concert de FaMo, malheureusement concurrencé par un autre concert dans un autre lieu haillanais.

Quelques photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6218502761273974273?authkey=CKmJ3pL4hryk6AE

Et ce n’est pas fini…

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Mon intervention du 11 novembre.

12 Novembre 2015, 08:21am

Publié par Bernardoc

Mon intervention du 11 novembre.

Chers camarades, chers amis, mesdames, messieurs,

Eh bien oui, nous sommes là, hélas une fois de plus, pour réclamer justice, c’est-à-dire la réhabilitation collective des plus de 900 soldats de la première guerre mondiale fusillés pour l’exemple, ceux qui n’ont pas été déclarés « Morts pour la France » et qu’une exposition dans le cadre du centenaire de cette boucherie a qualifié de « fantômes de la République ».

Si la réhabilitation est nécessaire pour ces martyrs, n’oublions cependant pas que ce n’est qu’un pis-aller après ces hécatombes inutiles et néfastes, car comme le disait Louis LECOIN :

« S’il m’était prouvé qu’en faisant la guerre, mon idéal avait des chances de prendre corps, je dirais quand même non à la guerre. Car on n’élabore pas une SOCIETE HUMAINE sur des monceaux de cadavres. »

Et ce n’était pas le premier à penser de la sorte. Déjà, au XVII° siècle, avant le siècle des Lumières, Pascal ne disait-il pas dans ses Pensées : « Pourquoi me tuez-vous ? Eh quoi ! Ne demeurez-vous pas de l’autre côté de l’eau ? Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, cela serait injuste de vous tuer de la sorte ; mais puisque vous demeurez de l’autre côté, je suis un brave et cela est juste. » On peut noter l’ironie du propos qui remet la guerre à sa juste place, qui devrait être sa disparition.

L’Union pacifiste se souvient du courage de ses prédécesseurs : fidèles aux fondateurs de l’UPF, continuons la campagne pour réhabiliter tous les réfractaires de 14-18, les résistants sans armes au nazisme, au pétainisme, au fascisme, au colonialisme et à l’impérialisme. Honorer les insoumis et les déserteurs dérange les gouvernants : ne nous privons pas de ce plaisir !

Et pour en revenir à ce qui nous réunit aujourd’hui, l’Allemagne a déclaré la guerre à la France le 3 août 1914, et dès le 1er septembre les dirigeants de l’armée de notre pays ont commencé à fusiller pour l’exemple. Et pas n’importe qui :

A commencer par Frédéric Henri Wolff : fils d’un officier du 69e régiment d'infanterie, il avait fait ses études au prytanée de La Flèche (un lycée militaire) puis St Cyr et était lui-même officier.

Décoré de la Légion d'honneur, médaillé du Tonkin et chevalier de l'ordre du Dragon d'Annam, le 25 août 1914 il est à la tête du 4e bataillon du 36e régiment d'infanterie coloniale. Il tente de se rendre pour épargner ses hommes. Il est condamné par le conseil de guerre du quartier général de la IIe armée le 1er septembre 1914 à la peine de mort avec dégradation militaire. Il est également rayé des cadres de la Légion d'honneur et du Dragon de l'Annam pour tentative de capitulation et de provocation à la fuite en présence de l'ennemi. Il avait 45 ans. Une demande de réhabilitation est déposée en 1933. En 2015, il n’est toujours pas réhabilité. Ce fut le premier fusillé « pour l'exemple ».

On a pu dire que plus l’état-major est incompétent, plus il y a de fusillés.

Il existe pourtant des militaires de haut rang, des officiers généraux, qui ont pris conscience des horreurs que l’Etat leur demandait de commettre. Ainsi, le général Jacques de BOLLARDIERE, trop jeune pour avoir participé à la première guerre puisqu’il n’avait que 11 ans à l’armistice, a-t-il remarqué :

« La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain. »

« Le mythe c’est l’armée défendant la communauté française dans ce qu’elle a de meilleur : la réalité, c’est l’armée traumatisant toute une jeunesse française, qui est l’avenir de cette communauté. Avec mon conditionnement d’officier d’active, fils d’une famille de militaires, il m’a fallu arriver jusqu’à un certain seuil pour accomplir cette démystification. Sans le savoir, je m’acheminais vers la non-violence, ayant compris, à travers le langage des faits, que la voie de la violence était une voie sans issue ».

Mais il était bien seul dans sa démarche.

Et donc, mes chers camarades, aucun progrès depuis 2012. Faudra-t-il attendre le prochain président de droite en 2017 pour espérer voir aboutir nos demandes ? En tous cas, nous serons encore à nouveau présents l’an prochain au même endroit pour clamer notre soif de justice.

Comment ne pas terminer en évoquant Boris VIAN :

S’il faut verser son sang,

Allez verser le vôtre,

Vous êtes bon apôtre,

Monsieur le Président.

Si vous me poursuivez

Prévenez vos gendarmes

Que je n’aurai pas d’armes

Et qu’ils pourront tirer.

Vivent les fusillés pour l’exemple ! A bas toutes les armées !

Et ce n'est pas fini...

Mon intervention du 11 novembre.Mon intervention du 11 novembre.
Mon intervention du 11 novembre.

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11 novembre.

10 Novembre 2015, 08:22am

Publié par Bernardoc

Pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple

de la Guerre de 1914-1918.

L’Association Républicaine des Anciens Combattants, la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Pacifiste de France, appellent à un

Rassemblement

le 11 novembre 2015

à Bordeaux, Place Jean Jaurès, à 16 30 heures,

Le centenaire de la guerre de 1914-1918 nous remémore l’horreur des combats de cette Première Guerre Mondiale, de ses millions de morts et de blessés. Elle conduit de nouveau à prendre la mesure des sacrifices, des peurs et des souffrances d’hommes engagés sur un front devenu un immense charnier. L’hommage rendu à ces hommes se doit de prendre en considération la totalité de ces victimes.

Ainsi, parmi eux, plus de 600 soldats parvenus aux limites de leur endurance physique et morale ou parce que leur conscience ou leurs valeurs humanistes le leur dictait, ont refusé de prendre part aux combats. Ces hommes, qui n'avaient commis aucun crime de droit commun, iniquement accusés de trahison et de lâcheté et désignés plus tard sous le vocable de « fusillés pour l’exemple », furent passés par les armes au terme de conseils de guerre réunis dans des conditions ouvrant la voie aux décisions les plus arbitraires.

Dès la fin de cette Première Guerre Mondiale, nos associations ont relayé et conforté les démarches individuelles de leurs familles pour obtenir leur réhabilitation, mouvement auquel continuent de s’associer de plus en plus de personnalités et d’institutions de la vie civile et politique.

Développement de divers colloques, expositions ou réunions publiques, multiples prises de position votées par les Conseils municipaux et des Conseils départementaux, voire régionaux : la campagne engagée depuis plusieurs années pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple a enregistré nationalement des progrès significatifs, mais nous regrettons les refus réitérés du Président de la République de toute loi et donc mesure effective de réhabilitation.

A l’heure du centenaire de 14-18, alors que les commémorations s’enchaînent et se multiplient la France s’honorerait à rendre justice à tous ses enfants morts dans cette horrible guerre en réhabilitant les « fusillés pour l’exemple » de la Première Guerre Mondiale, condamnés par des tribunaux éphémères et iniques, pour marquer leur place dans la mémoire et l’histoire de notre pays.

L’Association Républicaine des Anciens Combattants, la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Pacifiste de France, invitent les libres penseurs, les défenseurs des droits de l'homme, les républicains, les pacifistes internationalistes et les militants à se saisir de toutes les occasions nécessaires et possibles pour agir avec nous en ce sens, et à participer au rassemblement du 11 novembre à Bordeaux.

Et ce n’est pas fini…

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Réjouissant.

7 Novembre 2015, 18:57pm

Publié par Bernardoc

Trouvé sur planet.fr.

L’Hexagone Balard, nouveau siège du ministère de la Défense, a coûté 3,5 milliards d’euros. Mais ce n’est pas tout, une imprimante a été facturée 13 163 euros et une prise 2 274 euros…

Le bâtiment de 420 000 m2 a été attribué en 2011 à un consortium d’entreprises conduit par Bouygues Construction dans le cadre d’un partenariat public-privé de 27 ans. L’ensemble a coûté 3,5 milliards d’euros. Comme l’indique le magazine Challenges le consortium va louer à l’Etat le bâtiment pendant cette durée pour un loyer annuel de 154 millions d’euros !

Mais ce n’est pas tout. Un général ayant demandé une modification du sens d’ouverture de la porte de son bureau a reçu un devis de 2 000 euros. Installer un œilleton à une porte coûte "plusieurs milliers d'euros", assure un familier de l'état-major. Et pour couronner le tout, ces prix exorbitants ne garantissent pas une célérité dans leur installation : il faut compter "8 semaines à réception de la commande", et la durée des travaux est estimée à 4 jours, indique le magazine.

En tant que pacifiste, je ne peux que me réjouir de cette information. Aberrant me direz-vous ? Que nenni ! La colossale somme d’argent dépensée (investie ?) dans ce bâtiment ne sera pas utilisée pour acheter des armes ou pour envoyer « nos » soldats se faire tuer à l’étranger. Et peut-être, faute de moyens matériels se rendra-t-on compte que la discussion est bien plus digne d’êtres civilisés que des concours du style « On va voir qui a la plus grosse ».

A quelques jours de la célébration de l’armistice, je pense que l’on peut y réfléchir.

Et ce n’est pas fini…

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Publicité gratuite et désintéressée.

5 Novembre 2015, 12:04pm

Publié par Bernardoc

Bonjour,

Vous recevez ce courriel parce que nous sommes parents, ami(es) ou alliés ou que vous êtes sponsor, membre du conseil rédaction et que vous vous êtes intéressé(e) par le projet du Magazine Trimestriel L'AlTermag Convergences Laïques. La version papier est depuis ce matin 5 Nov. 2015 chez votre marchands de journaux à Bordeaux aussi bien que dans l'hexagone. Vous pouvez en obtenir gratuitement un exemplaire auprès de Philippe Brasserie le Globe Place Gambetta à Bordeaux. Mais aussi, toujours à Bordeaux, chez ABC Gravure 147 rue Georges Bonnac ou encore au Restaurant 33/20 33 Quai des Chartrons dès cet après-midi.

N'hésitez pas à en parler autour de vous et à communiquer l'info aux associations et clubs desquels vous êtes membre; L'ALTERMag Convergences laïques a besoin de soutien.

Nous vous remercions ;

Bien cordialement.

L'ALTERMAG Convergences laïques est édité par l'EcriToire, 19 rue Pierre Wiehn 33600 Pessac
Courriel : ecritoire.asso@gmail.com
Tel:+ 05 56 24 96 64 06 89 27 18 24 - 06 56 85 35 71

editoweb.eu - forumlaic.org

Et ce n’est pas fini…

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Maman serait contente.

1 Novembre 2015, 22:32pm

Publié par Bernardoc

C’est le jour de notre 41ème anniversaire de mariage que nous sommes allés en famille fleurir nos tombes : trois cimetières : St Médard d’Excideuil, La Chapelle de Savignac et St Mesmin.

Dans le premier, c’était Ernest et Mélina, fauchée par une voiture folle dans son jardin ; à La Chapelle : nos parents et la famille maternelle, y compris deux de nos arrière-grands parents (la seule tombe du cimetière avec un arbre, et nous avons eu l’impression d’être les seuls à les honorer) ; et à St Mesmin la famille paternelle où nous avons pris bien soin de mettre des fleurs bien rouges à ceux et celles qui ont attendu en vain le Grand Soir.

Quelques photos (mais il manque deux tombes car j’avais les mains pleines) sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6212298124779200129?authkey=COSpkKv-3cTP8QE

Et ce n’est pas fini…

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31 Octobre 2015, 00:08am

Publié par Bernardoc

A Bordeaux, c'est à 15 heures au grand Théâtre.

Et ce n'est pas fini...

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Va-t’en guerre.

29 Octobre 2015, 13:19pm

Publié par Bernardoc

J’ai loupé l’interview du président d’honneur de la LDH ce matin, et je me suis réveillé avec un général-écrivain qui venait faire la promo de son dernier bouquin. Et quel réveil ! J’avais du mal à en croire mes oreilles. Au XXI° siècle, un responsable haut placé mettait en avant la force brute plutôt que la négociation. Montrer ses biscottos, rouler les mécaniques, est-ce bien cela l’avenir ? J’avais l’impression d’avoir en face de mes oreilles un de ces hommes préhistoriques, vêtu de peau de bête et avec une massue sur l’épaule. Sauf que maintenant les armes sont beaucoup plus puissantes, beaucoup plus meurtrières.

Mais quand même, nous avons des siècles de « civilisation » derrière nous. Nous sommes passés par le siècle des Lumières, qui n’a hélas pas prévenu deux guerres mondiales, ni les génocides perpétrés lors de ces tragédies et depuis. Nous avons élaboré une Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Nous avons mis en place une Cour Pénale Internationale. Bref, nous disposons de tous les outils pour résoudre les conflits de manière pacifique. Manque plus que l’intelligence et la soif de paix, qui ne sont peut-être pas ce qui est le mieux partagé.

Pourtant il y a eu des officiers généraux qui avaient pris conscience de la folie des guerres. Je n’en citerai qu’un, le général de la Bollardière, citoyen du monde et militant antinucléaire au siècle dernier. Il me revient aussi à l’esprit cette réflexion d’un général à la retraite, fortement impliqué dans la vie civile, et qui me disait un jour, avec beaucoup de réalisme cynique (ou de cynisme réaliste) : « Réfléchir, c’est déjà commencer à désobéir. »

Tout espoir n’est donc pas perdu pour la paix.

Et ce n’est pas fini…

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Souge, 71 ans après.

25 Octobre 2015, 20:11pm

Publié par Bernardoc

Souge, 71 ans après.

J’ai participé plusieurs fois à la cérémonie à la Bourse du Travail, mais c’est la première fois que j’assistais à celle qui se déroule chaque année sur les lieux mêmes des crimes nazis.

On parvient à la clairière par « le chemin des stèles » qui rappelle les noms de tous les fusillés et se termine par la stèle dédiée aux veuves qui, elles, étaient déportées.

Il y avait surtout des gens de gauche à ce rassemblement mémoriel. Deux discours furent prononcés, celui de l’Association du souvenir des fusillés de Souge, qui mit l’accent cette année sur les étrangers victimes de la barbarie et qui se termina sur un rapprochement avec les réfugiés d’aujourd’hui. Puis celui du représentant du préfet, plus protocolaire, mais tout de même empli d’une vraie humanité.

La cérémonie se poursuivra par l’appel aux morts (256) et le dépôt des multiples gerbes.

Ce qui m’a frappé et chagriné, c’est que seul le maire de Martignas était revêtu de ses décors d’élu de la République, les autres élues, tout comme le sous-préfet était « en civil ». Et c’est dommage qu’en cette période on n’affirme pas physiquement les valeurs républicaines. Quant au conseil départemental il était absent : seuls d’anciens candidats étaient venus en nombre.

Quelques photos de cette après-midi d’automne sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6209661628224500417?authkey=CNiLy5O_qNb54gE

Et ce n’est pas fini…

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