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Le blog de Bernard SARLANDIE

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Bonheur.

19 Avril 2015, 22:37pm

Publié par Bernardoc

         Hier soir, Cyrielle, une de nos anciennes choristes, co-organisait à Carbon-Blanc une soirée destinée à récolter des fonds pour lutter contre la mucoviscidose, beaucoup moins « populaire » dans les média que les myopathies (téléthon). Atteinte de cette maladie, Cyrielle qui vient d’atteindre 24 ans, faisait remarquer à la nombreuse assistance que c’est un âge que n’avait pas atteint Gregory LEMARCHAL. Elle avait fait appel à la marraine de la jeune association départementale « Pour un second souffle », qui n’est autre que Sarah NEMTANU, premier violon à l’Orchestre National de France, et qui nous a interprété, d’abord avec son père Vladimir puis seule quelques morceaux entraînants venus de l’Europe de l’est.

         Puis ce fut notre tour : prestation éclectique comme à notre habitude, avec huit pièces s’échelonnant du XVI° au XXI° siècle. Je n’étais pas très en forme pour la présentation.

         Nous succédait la chorale Cocktail Gospel, qui s’est présentée…de dos, avant de se retourner et qui n’a chanté qu’une seule chanson en français, ce qui n’est pas étonnant vu son titre.

         Enfin, ce qui pour moi fut la révélation de la soirée : une petite chorale de 17 membres (mais qui recrute) de Ste Eulalie : Le chant d’à côté. Six chansons nous furent présentées dont « Le tango corse » et « Le pacha » (de Jean CONSTANTIN), dont les interprétations n’étaient pas sans rappeler Chanson + bi fluorée, avec la scénarisation en plus. Ceci impliquait de ne pas avoir de partition dans les mains (comme pour les gospels qui rythmaient certains de leurs chants en frappant dans leurs mains).

         Une belle soirée à laquelle tous les participants ont été heureux d’apporter leur concours et qui a rapporté plus de 1 200 € en entrées (donc sans compter la buvette).

         Quelques (mauvaises) photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6139551422623753057?authkey=CMKBq8aIzayY9AE

Et ce n’est pas fini…   

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Solidarité.

18 Avril 2015, 11:44am

Publié par Bernardoc

Solidarité.

          Depuis de nombreuses années je donne au Secours Populaire, que ce soit des dons matériels ou financiers. Ces derniers me permettent de recevoir leur mensuel : Convergence. Dans le dernier numéro se trouvait une annonce indiquant que l’association avait décidé de rendre hommage à Wolinski en éditant  une pochette de 9 dessins que le dessinateur avait réalisés pour le SPF. La pochette était censée être disponible auprès du Secours populaire le plus proche de chez moi. Mais j’étais plus rapide que la machine : si le SPF de Mérignac était bien au courant de cet hommage, ils ne disposaient pas de la pochette. Qu’à cela ne tienne, je leur laissais ma carte et repartis en campagne (électorale).

         Dès qu’ils furent en possession de la pochette, je reçus un coup de fil, d’où mon déplacement d’hier.

         Je ne vais pas vous scanner l’ensemble des 9 dessins, mais vous en présenter un qui, j’espère, vous invitera à faire comme moi et à aider cette organisation si nécessaire (hélas).

         L’image sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6139011684183265985?authkey=CNr69pqL8dunIQ

Et ce n’est pas fini…

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Liberté syndicale !

15 Avril 2015, 13:00pm

Publié par Bernardoc

Déclaration des organisations syndicales de Gironde

CGTForce OuvrièreFSUSolidairesCFTCUNEF

Refusons la remise en cause de la liberté d'expression et du droit syndical

Après les événements tragiques du 7 janvier, le peuple français, les salariés dans leur immense majorité et leur grande diversité, du plus profond des territoires, se sont mobilisés dans un grand sursaut national pour réaffirmer leur attachement aux valeurs essentielles qui fondent notre République. Ils ont plébiscité en particulier à des millions de voix la LIBERTÉ D'EXPRESSION. Sauf que les syndicalistes et militants associatifs en sont exclus.

Mais voilà qu'en Gironde, Corinne VERSIGNY, Secrétaire Générale de l'Union Départementale CGT, vient d'être assignée à comparaitre en référé devant le tribunal correctionnel suite à une plainte pour diffamation déposée par la Direction de l'entreprise "Les Fonderies du Bélier" située à Vérac.

La CGT n'a pourtant fait que ce qui relève tout simplement de l'exercice du droit syndical et de sa liberté d'expression pour la défense des salariés, des emplois, du territoire, en s'adressant à l'ensemble des acteurs publics (Préfet, Conseil Régional,....).

Les organisations syndicales de Gironde CGT/Force Ouvrière/FSU/Solidaires/CFTC/UNEF dénoncent ensemble cette attaque intolérable contre la responsable syndicale de la CGT 33.

Ailleurs le responsable de Sud Poste 92 est révoqué pour les mêmes motifs. Et d’autres militants syndicaux et associatifs sont aussi poursuivis devant les tribunaux pour les mêmes raisons.

Il s'agit de remises en cause grave et caractérisées du droit syndical et de la liberté d'expression qui ne peut que susciter le rejet et la mobilisation de tous les syndicalistes que nous sommes, mais au-delà des salariés, des démocrates.

Il y a là, à l'évidence, une nouvelle expression du climat dangereux pour la démocratie sociale, exacerbé par le MEDEF, fait de remise en cause du fait syndical, de discrimination contre les syndicalistes, de pressions sur le monde du travail, de méthodes managériales de plus en plus souvent inhumaines, de dialogue social à sens unique, de dévalorisation du travail, et des salariés.

Ensemble, nous apportons notre entière solidarité à Corinne VERSIGNY, Secrétaire Générale de l'UD CGT 33. Nous appelons l'ensemble de nos syndicats, nos syndiqués, des salariés, les forces vives démocratiques à s'élever contre cette attaque inadmissible contre le syndicalisme et le monde du travail, en exigeant le retrait de cette plainte inqualifiable.

Nous appelons enfin le Gouvernement et les pouvoirs publics, à prendre leurs responsabilités pour garantir le droit syndical et la liberté d'expression aussi à l'entreprise.

Et ce n’est pas fini… 

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Torquemada pas mort.

9 Avril 2015, 06:55am

Publié par Bernardoc

         Hier sur France-inter une émission (diffusée !) rappelait les mésaventures de Jean-Michel RIBES au théâtre du Rond-point. J’en profite pour ressortir, plus largement, mon article publié dans notre dernier journal haillanais. 

         Rappelons, pour ceux qui l’auraient oublié, qu’il était le grand organisateur de l’inquisition. C’est-à-dire que, déjà à l’époque, il y avait une censure sur les idées. Si vous émettiez, non pas des doutes sur l’existence de dieu, mais seulement sur la façon dont se pratiquait la religion catholique, vous étiez bon pour le bûcher.

         Après le sanglant massacre de toute une génération de journalistes dont le talent s’exerçait en toute liberté, on peut se demander où est le progrès dans notre France des Lumières et des droits de l’Homme.

         Mais il y avait des prémices : une condamnation pour blasphème en Alsace (région non laïque), des chauffeurs de taxi refusant de prendre en charge Charb à cause de ses dessins, des manifestations catholiques pour tenter d’interdire spectacles ou expositions, des kiosquiers refusant de vendre Charlie-hebdo, des militants donnés en pâture pour avoir voulu faire appliquer la loi dans notre République laïque,…

         Alors, n’est-il pas temps de faire bloc autour de nos valeurs républicaines ? N’est-il pas temps de réaffirmer la séparation des églises et de l’Etat ? N’est-il pas temps de réaffirmer avec force la liberté d’expression ? N’est-il pas temps de prolonger au-delà des établissements scolaires la réflexion sur la laïcité et l’espace de liberté qu’elle permet ?

         Et surtout, inspirons-nous de cette phrase de Beaumarchais que nous faisons nôtre, même si elle orne la une du Figaro : « Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur ».

Et ce n’est pas fini…

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Suis-je devenu centriste ?

6 Avril 2015, 16:52pm

Publié par Bernardoc

Certains de mes lecteurs, de façon loyale en se revendiquant de leur militantisme au PS, ou à la manière de ce qu'il est convenu d'appeler des corbeaux, c'est à dire dans un anonymat que je ne qualifierai pas, me reprochent parfois  (souvent ?) l'appréciation que j'émets concernant  ce qui se passe autour de nous, notamment lorsque j'exprime certaine désapprobation quant à ce que je subis en tant que retraité. En gros, on m’accuse de prôner le retour de Sarkozy lorsque j'émets des doutes sur la fabuleuse politique menée par le tandem Hollande - Valls.

Je ne vais pas entamer une polémique, juste donner un exemple : c'est Sarko qui a décalé la revalorisation des pensions, mais c'est Hollande qui les a gelées. Pendant ce temps-là, les députés se votaient le doublement de la durée de leur indemnisation si le peuple les renvoyait au boulot.

En revanche, j'invite ces lecteurs à consulter l'article de Jean -François KAHN dans le dernier numéro de Marianne  (eh oui, je ne lis pas que l’Huma-dimanche). Partant des écrits ou des discours de la campagne socialiste de 2012, il en arrive à la conclusion suivante  : "Sur tous ces fronts, Hollande a reculé. Toutes ces mesures promises, il y a renoncé. Or, de deux choses l'une : soit il a eu tort de le dire, soit il a eu tort de ne pas le faire.

En réalité, pour partie, il a eu tort de le dire. Pour partie, il a eu tort de ne pas le faire.

Le verdict : c'était dimanche. "

Et à ma connaissance, JFK n'est pas un affreux gauchiste.

Et ce n'est pas fini...

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Garde des sceaux, garde des mots.

5 Avril 2015, 09:17am

Publié par Bernardoc

"La gauche a subi depuis une dizaine d'années des défaites culturelles et sémantiques terribles. La gauche a adopté les mots de la droite – c'est une faute – parce qu'elle a cru qu'elle devait constamment démontrer ses capacités gestionnaires. Elle a renoncé à l'idéal, aux utopies".

Merci Madame ; je suis fier d’avoir voté pour vous en 2002. Vous êtes dans la lignée des grands intellectuels qui, de Voltaire à Badinter, en passant par Jaurès et Hessel nous permettent de conserver l’espoir dans l’avenir de l’Humanité en général et de notre pays en particulier.

Heureusement, depuis que nous avons aidé Sarkozy à laisser la place, on ne nous parle plus du « nombre d’or », même si la politique menée est dans le droit fil de ce qui existait, Europe oblige.

Mais il y a d’autres termes qui persistent. Combien de fois ne m’insurgé-je pas dans des réunions, associatives entre autres, lorsque j’entends parler de « charges » sociales ? Vocabulaire patronal s’il en est, tout comme le mot « collaborateur », qui, sans compter le souvenir des périodes les plus sombres de notre histoire, masque la relation de subordination entre un patron et son salarié. Effectivement, ça sonne mieux qu’« inférieur hiérarchique », qui serait pourtant le terme approprié ; on n’entend jamais un sous-fifre parler de son patron en terme de « collaborateur », alors pourquoi torturer la langue française ?

Un commentaire anonyme dans un billet précédent disait qu’il était dépassé de parler de « lutte des classes » : c’est pourtant un célèbre patron du Merdef qui disait (je cite de mémoire, pardonnez les approximations) : « Bien sûr que la lutte des classes continue…et nous sommes en train de la gagner. » Choisis ton camp camarade !

J’ai oublié le titre de la pièce dans laquelle une célèbre réplique disait en substance : « La révolution passera d’abord par le vocabulaire. » Quelqu’un a-t-il une idée ?

Et ce n’est pas fini… 

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Arrêt de l'austérité - Assez de régression.

3 Avril 2015, 07:44am

Publié par Bernardoc

Les inégalités sociales, les impasses de la politique d’austérité du gouvernement, la surenchère du MEDEF, ne peuvent rester sans réponse ni mobilisation nationale.

Le Gouvernement Hollande‐Valls a utilisé l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer en force la Loi Macron. Cette loi intervient dans une situation économique et sociale très dégradée. Depuis le pacte de responsabilité, toutes les mesures prises ne font qu’aggraver le quotidien de la grande majorité des salariés. La méthode autoritaire du gouvernement n’est là que pour cacher son absence de base

sociale. A gouverner pour les patrons, on nous impose l’austérité à marche forcée. C’est augmenter les inégalités, la précarité, la pauvreté (plus de 6 millions de chômeurs, plus de 8 millions de pauvres, 3,5 millions de mal logés dont 41 000 foyers privés d’énergie…).

La Loi Macron va plus loin encore que l’extension du travail nocturne et dominical dans le commerce, ou l’affaiblissement de la justice prud’homale, elle entend aussi en modifiant l’article 2064 du Code civil en supprimant le deuxième alinéa et en abrogeant l’article 24 de la loi du 8 février 1995 supprimer le droit spécifique du travail, le Code du travail.

Il n’y a pas de fatalité, SEUL le rapport de force permettra de mettre un coup d’arrêt à la politique d’austérité !

La contestation et les résistances sociales montent dans plusieurs pays d’Europe (Grèce, Espagne, mais aussi Belgique et … Allemagne). En France, des mobilisations ont lieu dans le privé comme dans le public, contre les licenciements, pour des augmentations de salaire, pour des moyens pour le service public, pour l’amélioration des conditions de travail.

Nous ne sortirons de la crise qu’avec des mesures sociales en faveur des salariés, des retraites, des jeunes, des privés d’emplois.

PUBLIC-PRIVÉ TOUTES ET TOUS EN GREVE LE JEUDI 9 AVRIL !

DÉCLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, FO ET SOLIDAIRES

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minima sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroit en période de crise.

Le ≪ pacte de responsabilité ≫, la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale ≪ Macron ≫ ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salariés, des retraités et des chômeurs.

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraités et les chômeurs à se mobiliser et appellent l’ensemble des salariés, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.mme)

En Gironde, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires appellent l’ensemble de leurs syndicats et militants à préparer dans l’unité la grève interprofessionnelle du 9 avril.

Elles appellent tous les salariés, jeunes, privés d’emplois, précaires et retraités à faire grève et manifester à 10h30 allées de Tourny.

Et ce n’est pas fini…

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Journée interprofessionnelle d'action et de grève.

2 Avril 2015, 08:57am

Publié par Bernardoc

 Le 9 avril 2015, ensemble d’une seule voix : la crise, c’est eux, la solution, c’est nous !

La CGT vous propose d’agir collectivement en convergence avec l’ensemble des salariés pour la mise en œuvre d’alternatives, porteuses de modernité sociale. Il y en a assez des prétendues réformes qui ne conduisent qu’à de nouveaux sacrifices, de nouveaux reculs sociaux, à l’exemple de la proposition de loi Macron. Elle invite les salariés, les retraités et les privés d’emplois, du privé et du public, à agir tous ensemble et à prendre leurs affaires en main !

Depuis plus de quarante ans, on nous rabâche, de crise en crise, qu’il faut se serrer la ceinture sans autre résultat que la dégradation de notre qualité de vie et de nos conditions de travail.

Le problème, ce ne sont pas des salaires trop élevés, trop peu de temps passé au travail ou encore l’âge de départ en retraite : la CGT, pour sortir de la crise, se prononce pour une autre répartition des richesses afin d’investir dans des mesures sociales, pour une véritable relance de l’éco­nomie, pour des services publics accessibles à tous sur tout le territoire, pour une politique industrielle et énergétique créatrice de richesses et d’emplois, pour répondre à des priorités sociales permettant la satisfaction de revendica­tions, telles que :

1                    - l’augmentation des salaires dans les entreprises privées comme dans la fonction publique, la hausse des minima sociaux, la revalorisation des pensions pour les retrai­tés ;

2                    - l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes, alors que l’écart se situe aujourd’hui à 27 % et 40 % à la retraite. L’égalité salariale d’ici 2024 permettrait de résoudre 46 % des problèmes des caisses complémen­taires ;

3                    - une réduction du temps de travail avec des embauches correspondantes ;

4                    - des créations d’emplois pour combattre le chômage et améliorer les conditions de travail ;

5                    - le développement des prestations sociales (santé, retraites, indemnisation du chômage, …).

 

Oui, de l’argent, il y en a, beaucoup trop pour les actionnaires et pas assez pour les salariés !

Les récents chiffres publiés sont sans appel : les dividendes versés aux actionnaires restent maintenus à un haut niveau, par contre les investissements baissent. À l’échelle de la planète, 80 individus détiennent le patrimoine de 3,5 mil­liards de personnes !!!

La France se situe sur la troisième marche du podium mondial en ce qui concerne les faveurs envers les action­naires.

Un salarié travaille aujourd’hui plus de six semaines pour rémunérer les actionnaires, contre deux semaines, il y a trente ans ! Où est la modernité ?

Les entreprises du CAC 40 ont réalisé + 30 % de profits en 2014, soit 60 milliards d’euros.

C’est le coût du capital qui est le véritable problème !

S’y attaquer, c’est trouver des solutions pour sortir de la crise.

Ainsi, à longueur d’antenne, économistes, experts, se relaient pour accréditer l’idée, portée par le Medef et le gouvernement que la solution à nos problèmes serait d’accepter de nouveaux sacrifices en matière d’emplois, de salaires ou de retraites, de démanteler les services publics qui nous accompagnent au quotidien. Ils vou­draient imposer leurs éternels mauvais remèdes qui conduisent au niveau de chômage et de précarité que nous connaissons, à un gel voire une baisse du pouvoir d’achat pour les plus modestes.

Les négociations qui s’ouvrent sur les retraites complé­mentaires AGIRC/ARRCO en sont un nouvel exemple. Ce sont les salariés et les retraités qui devraient assu­mer le manque de recettes de ces caisses en cotisant plus longtemps tout en voyant leur pension de retraite dimi­nuer.

Ces politiques consistant à chaque fois à culpa­biliser et à « faire payer » ceux qui n’ont que le fruit de leur travail comme revenu, c’est ce qu’on appelle l’austérité.

Les salariés ne sont pas dupes. Ce début d’année est marqué par de nombreux conflits sociaux dans différentes professions comme la santé, l’énergie, les transports avec les routiers, les cheminots, la chimie, etc. Des conflits sont marqués par des succès en matière de salaires, de primes obtenues, d’emploi.

Ces luttes, on les retrouve dans de nombreux pays euro­péens à l’image des métallurgistes allemands qui viennent d’obtenir une augmentation générale de 3,4 %.

Oui, le progrès social est possible aujourd’hui

La journée du 9 avril doit constituer une étape forte de mobilisation des salariés dans chaque entreprise et établissement public.

Elle doit être une journée pour se faire entendre sur les lieux de travail et dans la rue pour construire collectivement un autre avenir social et économique.

Le 9 avril, moi aussi, j’en suis !!!

Ensemble, imposons d’autres choix !

Et ce n’est pas fini…

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9 avril.

27 Mars 2015, 08:24am

Publié par Bernardoc

         C’est une date qui ne voudra sûrement pas dire grand-chose à certains de mes lecteurs adeptes du socialisme « moderne », celui impulsé par Monsieur VALLS, dont on se souvient qu’il avait été massivement choisi par les militants lors des primaires socialistes.

         D’autres, militants socialistes intransigeants, à l’image d’un ancien inspecteur du travail, descendront dans la rue en espérant obtenir le même résultat que pour le CPE (mais non, pas Conseiller Principal d’Education,  Contrat Première Embauche), c’est-à-dire le retrait définitive de la loi qui va à la fois amener les facteurs à faire passer le permis de conduire (ils auront un chauffeur pendant leur tournée ?), faire changer le calendrier des fêtes outre-mer (le 5 mars est déjà férié en Polynésie : c’est la date d’arrivée de l’évangile à Tahiti, apporté par les missionnaires anglais) et organiser la concurrence libre et non faussée avec la SNCF en prônant, geste hautement écologique s’il en est, le transport en autocar. Je ne suis pas fort en économie, mais je suppose que c’est justement pour en faire que cela est mis en place : ça doit revenir moins cher que d’entretenir les voies ferrées et surtout moins cher que d’augmenter les salaires, ce qui permettrait aux gens de prendre le train plus facilement.

         Décidément, je n’aurai pas fait le tour de cette loi en deux temps : il me faudra au moins une chronique supplémentaire pour vous parler de ce qu’un grand ministre de François MITTERRAND, Pierre JOXE a décrit comme étant une « déconstruction du droit social ». Soit il l’a mal lue, soit au contraire il l’a très bien lue.

         Et ce n’est pas fini…

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Pourquoi je n'ai pas fait campagne hier.

17 Février 2015, 12:51pm

Publié par Bernardoc

         Hier j’ai délaissé les quartiers de Mérignac et du Haillan pour me rendre aux confins de la Dordogne, de la Corrèze et de la Haute-Vienne, au moulin du Pont Lasveyras. Je n’étais pas le seul : plusieurs centaines d’anonymes étaient présents autour de nombreux élus de la République et d’un représentant de l’Etat. En effet, c’était le 71ème anniversaire du massacre sur place de 34 maquisards, suite à une dénonciation, par les troupes nazies. Trois survécurent, deux en se cachant, un laissé pour mort. Ce dernier, André CUBERTAFON, le dernier survivant, est mort l’an dernier, trois semaines après le 70ème anniversaire.  Une douzaine d’autres furent déportés, et seulement 5 revinrent des camps de la mort.

         Il faisait beau hier au moment de la cérémonie. Je faisais remarquer à mon cousin que depuis que je participe à cette commémoration, j’y ai toujours vu des vieux, mais je trouve qu’ils ne vieillissent pas. Ce n’est peut-être pas les mêmes ! Mais une chose encourageante était que, malgré (ou peut-être à cause) les vacances, il y avait un certain nombre de jeunes adolescents. La transmission est en train de se faire. Et il y en a besoin : « Le ventreest encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. », comme disait Brecht.

         C’est pour cela que dès ce soir, avec mes partenaires du Front de Gauche, je serai en train de solliciter les suffrages de mes concitoyens du canton de Mérignac 1.

         Les photos de la cérémonie sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6116778539750970625?authkey=CKKKtYaU1puX3wE

Et ce n’est pas fini… 

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