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Le blog de Bernard SARLANDIE

engagements

Manif unitaire.

27 Janvier 2016, 01:03am

Publié par Bernardoc

Nous étions plusieurs milliers ce matin dans les rues de Bordeaux pour protester contre l’aggravation des conditions de travail et pour la reconquête des services publics. Les trois fonctions publiques étaient présentes, on a même pu y voir des socialistes, malgré l’évaporation des frondeurs.

Unitaire, mais pas complètement : il manquait les syndicats accompagnateurs (du gouvernement), ceux que l’on retrouve lorsque la mode est au syndicalisme « rassemblé », ce qui prouve bien que cette stratégie est un échec : mieux vaut quand même un syndicalisme orienté vers la lutte de classe : au moins dans ce cas les choses sont claires, et on n’est pas là pour négocier la longueur de la chaîne.

Une différence avec les dernières manifestations auxquelles j’avais participé (il y a plusieurs mois), FO et la FSU faisaient presque jeu égal avec la CGT, alors que souvent leur présence n’est que symbolique. Ils avaient mobilisé davantage alors qu’il m’a semblé que notre présence était moindre.

La présence en masse de la FSU semble indiquer que décidément il manque de pédagogues au ministère pour expliquer la réforme des collèges. On ne parle plus des rythmes scolaires, on n’évoque même pas la facturation des activités éducatives et culturelles après la classe. Car dans leur cortège, ce n’était pas vraiment des revendications salariales qui étaient mises en avant…Pourtant il y a bien de quoi.

Quelques photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6244141689182888193?authkey=CL2WvOT-tbKJnQE

Et ce n’est pas fini…

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Dédicace à Andromède.

26 Janvier 2016, 08:54am

Publié par Bernardoc

Grève du 26 janvier.

Les repas ne seront pas assurés aux maternelles Centre et Luzerne mardi.

Ce n’est pas pour gêner les parents mais pour réclamer :

- Un statut et un véritable déroulement de carrière

- Une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et une augmentation de salaire pour les contractuels.

- La reconquête d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale.

que les agents seront en grève à l’appel de leurs syndicats.

Les Amis du Front de Gauche, les élus du Front de gauche, tiennent à apporter leur soutien plein et entier aux agents en lutte. Ils seront avec eux dans la manifestation à Bordeaux.

Et ce n’est pas fini…

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Le 30, partout !

25 Janvier 2016, 07:07am

Publié par Bernardoc

Le 30, partout !

Et ce n'est pas fini...

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L’austérité ça suffit !

24 Janvier 2016, 09:20am

Publié par Bernardoc

26 janvier 2016 en grève dans l’unité !

Agents titulaires et non titulaires

Les nombreuses réformes (collèges, territoriales, santé…), si elles sont mises en œuvres, vont avoir de nouveaux et graves impacts négatifs sur le service public rendu aux citoyens et aggraver encore les conditions de travail des personnels. Les organisations syndicales (CGT, FO et Solidaires) des trois versants de la Fonction publique (Etat, Territoriale, Hospitalière), réunies le 5 janvier 2016, confirment leur appel à la grève et aux manifestations pour le 26 janvier 2016, qui a été rejoint depuis par la FSU et l’UNEF en Gironde.

Alors que le salaire des fonctionnaires diminue à nouveau au mois de janvier 2016, suite à l’augmentation des cotisations retraites, la Loi de Finances 2016 vient entériner, à ce stade, le gel de la valeur du point d’indice et renforcer les effets les plus néfastes du Protocole PPCR.

La diminution de mesures catégorielles (notamment des ratios pro/pro) et des durées minimales de carrière entraine un peu plus les fonctionnaires et agents publics dans la précarité.

Plus que jamais, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires appellent l’ensemble des agents publics à se mobiliser pour une Fonction Publique garantissant :

 Un statut et un véritable déroulement de carrière

 Une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice et le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et une augmentation de salaire pour les contractuels.

 La reconquête d’un service public de proximité garant de la cohésion sociale.

Un préavis de grève unitaire a été déposé auprès de la Ministre de la Fonction publique.

À l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF grève et manifestation

Mardi 26 janvier

Rassemblement à 11H00

Place de la République

Départ à 11H30

Fin de la manifestation à la Préfecture

Et ce n’est pas fini…

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Demain, c’était hier.

23 Janvier 2016, 13:45pm

Publié par Bernardoc

Demain, c’était hier.

Il n’y avait guère de places libres hier soir à L’Entrepôt pour assister à la projection du film Demain, qui illustre le principe : « Agir localement pour changer globalement ».

Mais d’abord, grâce à l’Amap, nous étions accueillis par une soupe qui fut fort appréciée et j’en connais certains qui y sont revenus plusieurs fois ! Merci aux cuisinier(e)s.

Le film, bilingue franco-anglais en VO, évoquait successivement cinq thèmes.

  • Le premier : se nourrir. Ce qui était mis en valeur était l’occupation de toute surface de terre arable pour faire pousser légumes et fruits au milieu de la ville. Cela m’a rappelé l’intervention d’un cultivateur-éleveur haillanais il y a plusieurs années lors d’une f abrique métropolitaine (me semble-t-il), qui insistait sur l’importance d’avoir des cultures de proximité en prévision de la fin du pétrole. Il avait été raillé à l’époque...La maison que nous avons achetée était vendue avec un terrain piscinable ; je l’ai bien vite transformé en mini potager, mais nous sommes loin d’être auto-suffisants ; mais quel régal les pommes de terre nouvelles plusieurs fois par an !
  • Le deuxième concernait la transition énergétique. On ne peut qu’être d’accord, même si les gens dits « de gauche » ont massivement voté pour un candidat picard qui avait dit qu’il s’opposerait à toute nouvelle implantation d’éoliennes, sur terre et sur mer. En parlant des modes de transport, si on a parlé de l’importance de la bicyclette, personne n’a évoqué la gratuité des transports en commun.
  • Troisième thème : monnaies libres et économies locales vivantes. C’est sur ce thème que je suis intervenu pour demander pourquoi l’Amap ne rentrait pas dans ce circuit, comme le fournisseur des repas scolaires, ce qui permettrait aux parents de se passer de l’euro pour régler ces frais. J’ai trouvé la réponse très évasive.
  • Eduquer. On nous a montré la Finlande, en tête de toutes les enquêtes, avec deux maîtres pour une classe de 15 élèves. Rappelons qu’en France, dont on déplore la baisse constante des résultats, il s’agit plus souvent d’un maître pour 30 élèves. Il ne devait pas y avoir d’enseignants dans la salle, car, à la veille d’un mouvement de grève (qui va bien au-delà de l’EN), personne n’est intervenu sur ce sujet.
  • Enfin : faire vivre la démocratie. Exemple, bien entendu, l’Islande qui a viré son gouvernement et a refusé de rembourser « la dette ». Mais là, nous avons beaucoup de chemin à faire, car il y a bien longtemps que, pour les dirigeants que nous avons élus, la finance n’est plus leur ennemie !

Bon ce fut une belle soirée utopique. Maintenant il ne nous reste plus qu’à être réalistes et à demander l’impossible.

Et ce n’est pas fini…

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L’épuisement professionnel : une maladie du travail.

22 Janvier 2016, 14:45pm

Publié par Bernardoc

La tension au travail et le manque de reconnaissance professionnelle affectent la santé des salariés (source : Dares - Direction de l'Animation, de la Recherche, des Etudes et des Statistiques). Cela se traduit par des symptômes dépressifs et anxieux.

« Les employés administratifs, les ouvriers non qualifiés et les employés de commerce et de service sont plus souvent en situation d'être "tendus'' », mais aussi « les ingénieurs et les cadres ».

Ceci est loin d’être anodin puisque 20 % des salariées sont concernées et 16 % des hommes. Selon la Dares, les « salariés les plus exposés aux risques psychosociaux signalent une santé mentale et physique dégradée ». Ce qui conduirait le plus à cet état de tension sur le lieu de travail, serait le manque « de moyens matériels, d'informations ou de coopération avec les collègues », mais aussi les objectifs chiffrés précis.

Et la maison éducation nationale à laquelle j’ai dévolu quatre décennies de ma vie est loin d’être épargnée. Ce n’est pas pour rien si la MGEN a mis en place les réseaux « PAS » pour aider les collègues dans la détresse, souvent il faut bien le dire, provoquée par la hiérarchie.

Un de mes meilleurs souvenirs, peu de temps avant ma retraite, est cette réflexion d’une collègue : « Monsieur le Principal, vous m’avez réhabilitée. » C’est dire dans quel état elle était arrivée au collège. Elle avait eu de la chance d’obtenir sa mutation pour arriver dans un nouvel environnement où nous avons pu l’aider à se reconstruire. Mais combien de collègues n’ont pas eu cette chance ?

Personnellement, j’ai eu la chance de pouvoir partir en retraite à 60 ans, sinon le harcèlement dont j’étais victime aurait pu me conduire à craquer moi aussi. C’est bien loin tout ça, et je préfère l’oublier : mes nouvelles activités comblent ma retraite.

Et ce n’est pas fini…

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Linky.

19 Décembre 2015, 18:58pm

Publié par Bernardoc

Parce que l’association des Amis du Front de Gauche du Haillan va débattre du compteur Linky le vendredi 29 janvier, je crois utile de citer cet article tiré de l’Humanité.fr du 18 décembre pour alimenter la réflexion.

Les communes ont leur mot à dire sur le changement des compteurs d’électricité parce qu’ils leur appartiennent. Du coup refuser un Linky est possible.

« Le compteur Linky est arrivé, avec lui de nombreuses questions » titrons-nous dans notre article http://www.humanite.fr/le-compteur-linky-est-arrive-avec-lui-de-nombreuses-questions-591538 annonçant le début de leur déploiement.

Nous y expliquons qu’il était difficile voire impossible de refuser l’installation de ce compteur controversé. La raison est, précisions-nous, « que les compteurs n’appartiennent pas aux « abonnés-clients » mais aux distributeurs (ERDF en étant le principal) ».

Ca a généré un bon nombre de courriels des lecteurs, parmi eux celui d’un conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde). Leur intérêt est qu’ils posent tous la question de la propriété des compteurs d’électricité mais aussi de gaz et d’eau.

Ce qui est certain est qu’ils ne sont pas la propriété des propriétaires ou locataires des lieux où ils sont installés. C’est ERDF ou un autre distributeur qui seraient donc propriétaires du compteur et qui pourraient ainsi y accéder (article 29 de la loi de transition énergétique du 17 août 2015) et changer le compteur existant pour un Linky (décret n° 2010-1022 du 31 août 2010).

« Non, selon le courriel que nous a envoyé Stéphane Lhomme, conseiller municipal de Saint-Macaire. Les compteurs appartiennent aux collectivités locales (communes, intercommunalités) qui les concèdent à ERDF. Beaucoup d’entre elles l’ignorent. Les Linky appartiennent donc aux communes, c’est un fait avéré et non discuté. De ce fait cela pose la question du remplacement d’office des compteurs par ERDF, sans l’accord du propriétaire des lieux. »

Cette information est confirmée par Charles Antoine Gautier, chef du département Energie de la FNCCR (fédération nationale des collectivités concédantes et régies). Dans un entretien à Maire Info, le journal de l’AMF (association des maires de France), dont on peut prendre connaissance ici http://www.maire-info.com il confirme que « les collectivités concédantes du réseau d’électricité sont propriétaires des compteurs actuels et des Linky qui commencent à se mettre en place. ERDF n’en est que le concessionnaire. »

La raison de ce débat sur la propriété des compteurs Linky est due, selon lui, à un problème de financement que les communes ne peuvent assumer seules. Exact, sauf que c’est le consommateur qui va casquer.

Rappelons que la pose du Linky et la dépose de l’ancien compteur sont gratuites, de même que le compteur lui-même. Cependant un décret du 31 août 2010 relatif aux dispositifs de comptage sur les réseaux publics d’électricité prévoit que le financement soit assuré par les consommateurs via le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) à raison de 1 à 2 euros par mois prélevés sur les factures d’électricité… jusqu’à atteindre le coût du compteur Linky (de 120 à 240 euros).

Sans oublier la CSPE (contribution au service public de l’électricité) qui est passé à 27 centimes d’euro par kWh le 1er janvier 2016 et qui sert aussi à financer ce type de dispositif.

Alors, ça change quoi pour les consommateurs que les communes soient propriétaires des compteurs ?

Et bien, les conseils municipaux peuvent prendre une délibération s’opposant à l’installation de Linky chez les habitants avec leur appui… à l’exemple de Saint-Macaire qui a également refusé Gazpar, l’alter-égo de Linky pour le gaz. La délibération du conseil municipal de Saint-Macaire peut être lue avec intérêt en pièce jointe.

Par ailleurs, la loi de transition énergétique ne sanctionne pas le refus individuel de changer son compteur existant contre un Linky. Il faut le savoir même si ERDF prévoit de la contourner.

En effet, le conseiller municipal de Saint-Macaire révèle que « la CRE (commission de régulation de l’énergie) a prévu de taxer 19 euros HT par mois le relevé manuel des compteurs à tous ceux qui refusent Linky (dont le relevé se fait à distance). » C'est probablement illégal et davantage une menace qui ne manquera pas de faire l'objet de poursuite devant les tribunaux.

En toile de fond, c'est la suppression ou la compression de nombreux emplois chez les distributeurs et les fournisseurs d'énergie et d'eau.

Informations complémentaires

- modèle de lettre de refus de Linky et explications

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/nouveau-compteur-erdf-linky-la-51806

- le refus de la commune de Saint-Macaire (délibération en pièce jointe)

http://www.20minutes.fr/sante/1743423-20151203-energie-commune-veut-bannir-compteurs-linky-gazpar

Et ce n’est pas fini…

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11ème congrès de l’USR-Gironde.

10 Décembre 2015, 16:58pm

Publié par Bernardoc

11ème congrès de l’USR-Gironde.

J’ai constaté que l’article de mon blog concernant le 10ème congrès (de l’Union Syndicale des Retraités CGT de la Gironde) avait été consulté dernièrement. Je vais donc dire quelques mots sur ce 11ème congrès qui vient de s’achever. Un jour et demi d’échanges en toute fraternité dans la salle Ambroise CROIZAT de la Bourse du Travail et un renouvellement des cadres avec une entrée de nouvelles camarades au Conseil Départemental ainsi que Ghyslaine au secrétariat général. Si la majorité des membres élus se situent dans la soixantaine, les âges s’échelonnent de 54 ans (si, si, ça existe encore !) à 76 ans.

Nous voici donc repartis avec une feuille de route pour les trois prochaines années, feuille de route qui nous guidera dans nos revendications, car comme le dit un de nos slogans : « Retraités, pas en retrait ! »

Nous allons donc nous attacher à concevoir l’avenir en tenant compte du vieillissement de la population, bâtir une société solidaire en matière de santé. Et en militant pour un cadre de vie pour tous les âges, nous favoriserons ainsi l’autonomie.

Nos revendications sont le carburant de notre activité syndicale. Elles nous permettront de résister au libéralisme et de gagner des conquêtes sociales nouvelles.

Et dans le temps libre qui nous restera, nous pourrons toujours participer aux multiples et variées activités de LSR (Loisirs et Solidarité des Retraités), nous investir dans l’IHS (Institut d’Histoire Sociale) et continuer à nous cultiver par l’intermédiaire de notre magazine Vie Nouvelle.

Croyez-moi, le militantisme permet de rester jeunes !

Et ce n’est pas fini…

11ème congrès de l’USR-Gironde.11ème congrès de l’USR-Gironde.

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Initiative pompière.

6 Décembre 2015, 07:18am

Publié par Bernardoc

Les sapeurs-pompiers ont annoncé, jeudi 3 décembre, qu'ils allaient ouvrir en 2016 plusieurs casernes afin d'initier les Parisiens aux gestes de premiers secours, afin de renforcer la "résilience sociétale". Si quelqu’un peut me donner la définition de ces deux mots, bienvenue !

"Il ne s'agit pas de donner une formation qualifiante, c'est le rôle des associations de sécurité civile qui donnent des cours de secourisme, mais de présenter des gestes de premiers secours, quatre ou cinq gestes qui permettent de sauver quelqu'un dans la vie courante", explique le général Philippe Boutinaud, commandant la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Il ajoute : « Beaucoup de vies pourraient être sauvées chaque année si chaque Français savait faire un massage cardiaque. "

Cette initiation, d'une durée de deux heures, sera gratuite et a été mise en place pour répondre à une demande de la Ville de Paris et de la préfecture de police, selon le général Boutinaud.

Que voilà une initiative heureuse, mais dommage qu’il ait fallu attendre les attentats pour y penser. Heureusement, dans les collèges maintenant on fait passer le PSC1 (anciennement gestes de premiers, secours, anciennement Brevet National de Secourisme) aux élèves de 3ème. Même si cela heurte les tenants de l’instruction publique, cela me paraît indispensable, comme l’apprentissage de la natation (premier geste élémentaire de survie) ou l’éducation à la santé.

Et apprendre ces quelques gestes pourrait remplacer avantageusement cet autre geste proposé il y a 25 ans par un formateur des CEMEA avec qui je codirigeais un stage de formation de délégués : « Si vous êtes témoin d’un accident, enlever votre ceinture. … ???...Comme cela vous devrez mettre les mains dans vos poches pour soutenir votre pantalon, et ça vous évitera de faire des c…s. »

Et ce n’est pas fini…

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Nous ne céderons pas !

20 Novembre 2015, 10:34am

Publié par Bernardoc

Ligueur et CGTiste, je me dois de diffuser cet appel unitaire.

Ceux qui ont fait subir à Paris et à Saint Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale.

Ce crime est immense mais nous refusons qu’il devienne un prétexte pour changer nos vies.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés.

Ceci ne justifie pas la direction prise par le président de la République et le gouvernement.

C’est la démocratie qui ne fonctionne plus qu’en apparence quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent.

L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination.

Demain, à coup de mesures d’urgence devenues permanentes, nous serons tous surveillés et suspects et l’Etat tout-puissant et sans contrôle. Le processus engagé par le président de la République a la forme d’une réponse martiale, il a une réalité : la restriction de nos libertés sans nous assurer plus de sécurité.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées en France, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute sa place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre. Nous ne céderons pas à ceux et celles qui nous promettent une société aux libertés et à la fraternité limitées.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront partout en France ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos libertés soient préservées et que nul ne soit victime de discriminations.

AC !, ACDA, Acort, Actit, AFD International, Amoureux au ban public, Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes – Nord, Cedetim, CGT, Cimade, CIPG, Cnafal, Collectif des musulmans de France, Collectif féministe pour l’égalité, CRLDHT, Droit au logement, Emmaüs International, Faldi, Fasti, Fédération nationale de la Libre pensée, Fiacat, FIDH, FSU, FTCR, Genepi, Gisti, Mamans toutes égales, Mrap, Organisation de femmes égalité, Ozez le féminisme !, Planning familial, Respaix conscience musulmane, SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires, Survie, Syndicat des avocats de France, UTIT

Et ce n'est pas fini...

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