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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Comme dans le tiers-monde.

7 Février 2014, 06:48am

Publié par Bernardoc

Mais bon sang, à quoi sert l’Europe alors, si même là elle n’est pas capable de transparence et d’honnêteté ?

D'après un rapport publié lundi par la Commission européenne, la corruption coûte chaque année près de 120 milliards d'euros à l'Union européenne (UE). Les 28 pays de l'organisation sont tous concernés à des échelles différentes.

La France ne fait pas figure de bonne élève. La Commission a en effet jugé que "si la France a pris (...) des mesures législatives applicables au personnel politique et aux agents publics, en revanche les risques de corruption dans le secteur des marchés publics et dans les transactions commerciales n'ont pas été traités".

Qui n’a pas entendu parler de ces politiciens locaux véreux qui monnayent un emplacement de choix lors de nouvelles constructions urbaines ? La grande multiplication des ronds-points dans notre pays avait été évoquée par certains magazines comme représentant une affaire juteuse pour ceux qui les commandaient. On peut espérer que le financement des partis politiques est maintenant clarifié, et Khadafi ne révèlera rien de plus, ayant fort opportunément disparu avant que son pays ne sombre dans le chaos.

La corruption "sape la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques et l'Etat de droit". L'étude a ainsi révélé que 56 % des habitants du vieux continent pensent que la corruption a augmenté ces trois dernières années.

Deux Français sur trois jugent la corruption très répandue, 62 % pensent qu'on ne peut pas réussir dans les affaires sans avoir de relations dans le monde politique. Et 58 % pensent qu'abus de pouvoir et pots-de-vin sont monnaie courante dans le personnel politique.

Comment s’étonner alors de la désaffection de plus en plus grande au moment des élections ? Et ce ne sont pas les exemples déplorables tant à droite qu’à gauche qui contribueront à la remobilisation des citoyens. Là comme ailleurs l’exemplarité devrait être le maître-mot.

Décidément je ne sortirai jamais de ma naïve utopie !

Et ce n’est pas fini…

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Dénégation.

6 Février 2014, 14:29pm

Publié par Bernardoc

         Je ne pense pas que Vincent PEILLON soit le pire ministre de l’Education nationale que nous ayons eu. Pourtant, il vient de laisser entendre qu’un journaliste qui avait rapporté ses paroles était un menteur. Mais de quoi s’agit-il ?

         Le ministre aurait indiqué qu’un moyen, pour le gouvernement, de faire des économies était de ralentir, voire de bloquer le déroulement de carrière des fonctionnaires. Ça y est, une fois de plus, les voilà les boucs-émissaires : ces nantis de serviteurs de l’Etat, et notamment la corporation la plus importante, celle des enseignants et de tous ceux qui gravitent autour de l’école. On était habitués à ce genre d’attaques venant de la droite officielle, mais cela fait mal venant d’un gouvernement nommé par le Président que nous avons contribué à élire.

         Mais qu’est-ce qu’une « carrière » ? Régulièrement, les agents des  fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière), recrutés par concours, voient leurs traitements augmentés lorsqu’ils changent d’échelon. Il existe déjà une discrimination entre ceux qui changent d’échelon au grand choix et ceux qui passent à l’ancienneté (plusieurs dizaines de milliers d’euros en 40 ans), mais, bon an mal an, ce changement d’échelon permet de ne pas voir trop régresser son pouvoir d’achat. Ralentir cette progression conduirait immanquablement à une baisse conséquente du pouvoir d’achat et rendrait les professions beaucoup moins attractives.

         Déjà, le gouvernement actuel poursuit la politique du gouvernement Fillon en maintenant le gel du point d’indice (qui permet de calculer les traitements des fonctionnaires), sans aucun mouvement de protestation de la part des intéressés. Voici une ou deux décennies Rocard d’abord, puis Allègre ensuite avaient réussi à mettre la moitié de la profession dans la rue. A l’heure actuelle, les gens ont tellement de mal à joindre les deux bouts qu’ils sont résignés et arrivent à gober tout ce qu’on leur raconte.

         Alors, allez-y Monsieur le Ministre ! Continuez, ne vous reniez pas ! La seule chose que vous aurez à gérer sera peut-être les feuilles de pétitions qui seront la seule riposte d’envergure à votre attaque. Mais le papier, ça se recycle !

Et ce n’est pas fini…   

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Ces Aquitains sont incorrigibles !

5 Février 2014, 16:19pm

Publié par Bernardoc

         Le comité de Dordogne du Parti de Gauche vient à son tour d’être mis sous tutelle, juste lorsque celle-ci vient d’être levée en Gironde. La décision a été prise au niveau central, c’est-à-dire parisien, par les instances dirigeantes du parti. La raison, si j’ai bien compris, en est le soutien apporté par les deux co-secrétaires au camarade qui était pressenti pour mener la liste « Franchement à gauche » aux municipales de Périgueux.

         En effet, cet homme, oh sacrilège ! avait pris l’apéro avec Yves GUENA, ancien maire de Périgueux et compagnon de la Libération, si je ne m’abuse. Des délateurs ont cru bon d’en avertir les dirigeants parisiens qui ont sévi sans même prévenir l’intéressé, ni, à fortiori, l’écouter.

         Je ne suis pas persuadé que cela donne une bonne image, une image qui pourrait attirer de nouveaux militants dans notre parti. Tout en étant persuadé du bien-fondé de la lutte de classes, je n’en exclus pas pour autant la possibilité de dialogue avec l’ensemble des forces démocratiques, afin de tenter de les convaincre.

         Lorsque j’étais en activité, je me suis efforcé de donner la parole et de soutenir chacun dans les efforts qu’il mettait en œuvre pour la réussite des élèves, quelles que soient ses opinions politiques ou syndicales.

         La démocratie ne saurait être unanimiste, la dialectique est indispensable pour faire avancer les idées progressistes. C’est pour cela que j’ai du mal à admettre que l’on puisse se permettre de donner des interdits politiques, qui rappellent trop les années staliniennes ou maoïstes. Lors du dernier conseil municipal, l’opposition de droite a fait un cadeau au maire qui ne se représente pas, et j’ai trouvé que ce geste du bien-vivre ensemble ne disqualifiait en aucun cas les débats souvent durs qui nous ont opposés au cours de ces six ans.

         Alors, un peu de retour à la raison et à la modestie serait bienvenu de la part de nos dirigeants.

Et ce n’est pas fini…  

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Il reste du chemin à faire.

4 Février 2014, 12:13pm

Publié par Bernardoc

Environ un tiers des salariés du privé et du public estiment avoir été victimes d’une discrimination au travail. Et si les principaux critères de discriminations cités par les victimes font d’abord référence au genre (29% dans le public, 31% dans le privé) et à l’origine ethnique (16% dans le public et 27% dans le privé), le quotidien 20 Minutes souligne que l’apparence physique vient ensuite (22% dans le public et 19% dans le privé). Toujours selon le quotidien, ce critère serait même en forte progression par rapport au précédent baromètre de 2012 et ce, dans les deux secteurs (+9 points dans le public et +6 points dans le privé).

Mais ces trois critères discriminants ne sont pas les seuls : viennent ensuite la maternité (on comprend mieux la résistance à la PMA –Procréation Médicalement Assistée), la nationalité (à remarquer que cela est moins important que l’origine ethnique des citoyens français), les convictions religieuses (mais nom de dieu, on est un pays laïque, oui ou non ?), les activités syndicales (ça, c’est du vécu, mais je ne regrette rien !), la situation familiale (un célibataire est-il moins fiable que quelqu’un de marié ? un parent de famille nombreuse ne risque-t-il pas d’être « handicapé » par ses enfants, surtout en bas âge ?), et enfin le jeune âge (manque d’expérience…même si la fin des études a débouché sur le top des connaissances actuelles).

Quand on découvre tous ces critères, on se dit qu’il est décidément important de ne pas céder une nouvelle fois au patronat qui souhaite la disparition rapide de l’inspection du travail. Et bon courage aussi au Défenseur des Droits.

Et ce n’est pas fini…

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Président normal ?

3 Février 2014, 22:25pm

Publié par Bernardoc

         J’ai voté Chirac une fois, avec beaucoup de réticence ; si c’était à refaire, je ne le referai pas.

         J’ai voté Hollande une fois, avec un peu moins de réticence ; si ce devait être à refaire, je ne le referai pas.

         Lui Président, il se voulait un Président « normal ». Si ce que nous vivons depuis deux ans est la normalité, mais alors vite que nous ayons un Président, comment dire, présidentiel, c’est-à-dire capable de prendre des décisions et de s’y tenir ; un Président capable de tenir un cap sans se renier ;  un Président issu du parti socialiste (un parti qui fut à gauche en son temps) qui mette en œuvre une politique largement inspirée par cette doctrine ; un Président qui s’attaque à son ennemi « la finance » et non pas au pouvoir d’achat des plus modestes, notamment des retraités ; un Président qui ne recule pas chaque fois que la droite ou les puissants (pléonasme ?) élèvent la voix ; un Président qui ose faire appel à ses électeurs pour l’aider à mettre en place le programme proposé ; un Président qui n’ait pas peur du danger sur sa gauche et qui combatte la droite.

         Parti comme c’est parti, je vous donne mon billet qu’il y aura une nouvelle excuse pour ne pas faire voter les étrangers d’ici les trois ans à venir ; d’ailleurs les députés de sa majorité qui devaient se consacrer à ce combat républicain après le vote de la loi sur le mariage pour tous sont bien étrangement silencieux depuis lors. Il faut dire que s’ils se calquent sur le Président, ils pourront encore le mettre au programme pour les élections de 2022, lorsqu’ils tenteront de revenir au pouvoir. Et il faudra voir à ce moment-là si le Medef a la reconnaissance du ventre.

Et ce n’est pas fini…

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On a les amis qu'on peut.

1 Février 2014, 22:59pm

Publié par Bernardoc

"Je pense que les projets que le président a récemment annoncés afin de réduire les taxes pour les entreprises, de réduire le coût du travail et de supprimer les réglementations non nécessaires sont la bonne voie pour augmenter les investissements et créer des emplois."

David CAMERON, premier ministre tory (conservateur, droite thatchérienne) du Royaume Uni parlant de François HOLLANDE. 

         Déjà, le blairisme n’avait qu’un très lointain rapport avec le socialisme du Labour Party originel ; mais se faire féliciter par quelqu’un qui combat bec et ongles le travaillisme (qui avait quand même instauré l’Etat-providence que Thatcher a mis dix ans à abattre) mériterait de la part de notre Président un minimum de retenue, voire une affirmation contradictoire. Loin de lui avoir effleuré l’esprit, c’est tout le contraire qui s’est produit. En effet le chef de l’Etat continue de réaffirmer haut et fort qu’afin de ménager les profits pour les actionnaires (traduction : « réduire les taxes pour les entreprises »), on continuera de ponctionner les familles modestes, et notamment les retraités.

« Réduire le coût du travail », c’est-à-dire supprimer davantage de cotisations sociales, conduira à creuser le déficit de la sécu ; qu’à cela ne tienne : on déremboursera davantage et le reste à charge augmentera pour les malades, trop affaiblis pour contester.

« Supprimer les règlementations non nécessaires » (traduction : casser le code du travail) donne déjà les résultats que l’on connaît suite à la loi dictée par le Medef après la signature de l’ANI il y a un an.

Mais pendant combien de temps allons-nous supporter cela ? Si on se mettait debout plutôt que rester à genoux ? Nous sommes la majorité, nous pouvons changer cela !

Et ce n’est pas fini…  

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Les 10 000 emplois manquants sont des emplois associatifs !

31 Janvier 2014, 14:24pm

Publié par Bernardoc

  Intéressant communiqué chiffré du Collectif des Associations Citoyennes. 

 

Il a manqué 10.000 emplois à François Hollande pour réussir son pari. Ce sont peut-être les 10.000  emplois associatifs perdus fin 2012 / début 2013 ?

 En 2013, le gouvernement a réussi à stabiliser temporairement la situation en créant 28.000 emplois d'avenir. Mais la création d'emplois non qualifiés pour une durée de 2 ans ne pourra pas être renouvelée en 2014. Elle ne remplace en aucun cas les suppressions d'emplois qualifiés qui se poursuivent et s'accélèrent.

 La situation promet d'être bien pire encore en 2014, avec une perspective de 30.000 à 40.000 emplois associatifs supprimés (résultat probable d’une diminution des financements de l'Etat aux collectivités et aux associations).

 Ces restrictions budgétaires sont d’autant plus contre-performantes qu’elles ont pour effet mécanique de creuser d’avantage le déficit des comptes sociaux : ainsi, lorsqu’elle provoque un licenciement dans une association, une baisse de subvention de 15.000 € entraîne en moyenne, pour les finances publiques, une perte de cotisations sociales de 12.000 €, ainsi que le versement d’une allocation chômage et 20.000 € dès la 1ère année. Ignorer cette réalité ne peut qu'engendrer incompréhension et suspicion sur les motivations de telles restrictions budgétaires dont on a vu les conséquences en Irlande, en Grèce, en Espagne et au Portugal. 

 C’est pourquoi le Collectif des Associations Citoyennes appelle à une autre politique associative, qui préserve les financements publics des associations et conforte leurs raisons d’agir au service de l’intérêt général et du bien commun.

Et ce n’est pas fini…

 

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La France une et indivisible ?

30 Janvier 2014, 17:02pm

Publié par Bernardoc

         L’assemblée vient de voter la ratification de la charte des langues de France, et d’aucuns y voient un danger pour la République. Pourtant, n’y a-t-il pas d’autres façons de diviser notre République, plus sournoises et que l’on a tendance à écarter un peu vite ? Je veux parler de la pauvreté.

         Le seuil de pauvreté est calculé par rapport à ce qu’on appelle le salaire médian, c’est-à-dire la ligne de partage entre les revenus : 50% gagnent plus, et 50% gagnent moins. En France il se situe autour de 29 000 € par ménage et par an, soit environ 1 200 € par personne et par mois. On peut calculer le seuil de pauvreté, pour favoriser les statistiques à 50% de ce montant, bien qu’un grand nombre de pays tablent sur 60%.

         Eh bien, la ville la plus pauvre de France semble être Roubaix, où 45% de la population touche moins de 600 € par mois. Mais viennent ensuite 4 communes de La Réunion : St Pierre (44%), Le Tampon (43%), St Paul (39%) et St Denis (36%). La Martinique est aussi présente dans ce « palmarès » puisque Fort de France en compte 33%.

         A ces cinq villes d’outre-mer, c’est-à-dire la moitié des dix premières, viennent s’intercaler Aubervilliers (à égalité avec St Paul), St Denis (du 9-3) avec 34%. Les deux dernières de ce premier décile étant Béziers (même taux que Fort de France) et Perpignan avec 32%.

         Cinq villes d’outre-mer parmi les huit premières « lauréates » pour ce qui concerne la pauvreté, vous trouvez que c’est une juste répartition des richesses ?

Et ce n’est pas fini…     

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Passer à 39 heures payées 35.

29 Janvier 2014, 11:30am

Publié par Bernardoc

La solution pour sortir de la crise ?

 

Il fallait oser ! C’est une proposition d’un ancien ministre qui se souvenait d’avoir assisté au débarquement, alors qu’il est né au moins cinq ans après. Il avait aussi tenté de se présenter à l’élection présidentielle, mais les 0,3% que lui prêtaient les sondages l’ont vite fait renoncer et se mettre au service du futur perdant. Espérons que sa proposition réactionnaire et antisociale tombe vite aux oubliettes d’où elle n’aurait jamais dû émerger.

Mais en fait, Hervé MORIN (c’est de lui qu’il s’agit, si vous ne l’aviez deviné) possède une écurie de chevaux de course et donc, je suppose qu’il pense à son intérêt à lui, car probablement des lads et des palefreniers travaillent à son service.

Il préconise également « une réduction des charges sociales avec une baisse des cotisations patronales familiales » ainsi que la « mise en place d'un contrat de travail unique ». « Pour que les entreprises n'aient plus peur d'embaucher, il faut aussi qu'elles puissent licencier : faisons un contrat dans lequel les conditions de rupture soient connues au moment de l’embauche » explique-t-il.

Voilà donc clairement exprimées les revendications du Medef ; on peut donc s’attendre à les voir apparaître bientôt dans la bouche de notre président. Et l’on entendra la « gauche » du PS protester à grand bruit et s’allonger pour voter toutes les mesures proposées par leurs camarades de parti.

La mobilisation est absolument nécessaire. Pour préserver l’honneur de nos grands-parents qui ont mis en place Les jours heureux, il ne faut pas laisser échapper tout ce qui a été conquis pour le bien-être de la majorité des habitants de notre pays, et non pour les profits des héritiers des 200 familles.

Et ce n’est pas fini…

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Bientôt les municipales.

27 Janvier 2014, 16:05pm

Publié par Bernardoc

Un sondage CSA -  réalisé par Internet, du 17 au 21 janvier 2014, sur un échantillon de 1206 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française de 18 ans et plus - pour BFM TV, Orange et Le Figaro, plaçait mercredi dernier la droite en tête des intentions de votes pour les prochaines municipales.

Avec 46% des intentions de votes au premier tour dans les communes de plus de 3 500 habitants, la droite (UMP, UDI, MoDem, Divers droite) devance ainsi la gauche (PS, EELV, PCF, Parti de Gauche, PRG, MRC, Divers Gauche) qui n’enregistre que 41% des suffrages. Le FN compte lui 9% d’électeurs potentiels.

Mais à deux mois des élections, c’est surtout le taux de participation qui semble pêcher. Si 74% des Français disent s’intéresser à la campagne, ils ne sont que 52% à déclarer avoir l’intention d’aller voter.

Et parmi ceux qui vont se déplacer, combien seront-ils à voter blanc ? En effet, comme le déclarait un éditorialiste sur France-Inter la semaine dernière (voir plus haut), la politique devient totalement illisible, et le jeu de certains candidats est surtout de ne pas faire apparaître ces élections comme politiques, alors que, selon moi, c’est bien au niveau de la commune que se situe le premier engagement citoyen, c’est-à-dire Politique (je ne dis pas politicien).

Alors, comment s’y retrouver ? Entre les communes comme la mienne où le Front de Gauche dans son ensemble se présente sur la liste du PS, les communes où un élément du FdG (le plus souvent le PCF) se présente allié avec les socialistes dans le but avoué de sauver des postes, les communes, telle Poitiers où la liste de gauche est menée par EELV avec l’ensemble du FdG (moins le PCF qui part avec le PS) et le NPA, les listes PG/NPA opposées aux listes PS/PCF dans certaines communes de la CUB, les attaques du PS contre les mairies communistes en Seine St Denis, où se situe le débat ? Existe-t-il un clivage visible ? D’autant que, deux mois après, ces alliances vont éclater au moment des élections européennes.

Hier certains fachos réclamaient dans leur manif parisienne la démocratie participative par tirage au sort, comme pour les jurys d’assises : cela éviterait d’avoir à mesurer l’abstention. Mais il faudrait une condition supplémentaire : que ceux qui sont aux affaires puissent être révoqués par un référendum d’initiative populaire, ce qui n’est pas possible actuellement.

Allez, il n’est pas interdit d’«utopier » en dehors du parti !

Et ce n’est pas fini… 

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