Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

La France : un pays de pauvres ?

25 Septembre 2013, 16:46pm

Publié par Bernardoc

Une étude du cabinet Altavia, révélée la semaine dernière par RTL, explique que chaque mois, 43% des Français sont dans le rouge dès le 15 du mois, voire avant.

Cela me rappelle mes jeunes années d’enseignant débutant, quand, une fois payé le loyer de notre HLM, je me considérais comme « riche » lorsque je pouvais encore acheter un livre après le 10 du mois.

Pourtant la presse nous a également rappelé que les 500 plus grosses fortunes de France avaient vu leur capital augmenter de 25% en un an. D’autre part, les entreprises du CAC40 ont distribués 40 milliards (je l’écris en chiffres pour montrer le nombre de zéros : 40 000 000 000) d’euros à leurs actionnaires.

La France n’a donc jamais été aussi riche et la productivité du travail est largement supérieure à celle des Etats-Unis d’Amérique du nord et même à celle de l’Europe. Il y a donc un problème, qui me paraît évident : il faut revoir la répartition des richesses, ce qu’on aurait pu attendre d’un Président  et de son gouvernement dont la plupart des membres sont socialistes ou assimilés. Je leur rappelle donc la définition du mot socialisme (selon le dictionnaire économique et social publié aux Editions sociales en 1975) : « Régime social caractérisé par la propriété sociale des moyens de production et par la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme, par la satisfaction des besoins croissants comme mobile fondamental sur la base de forces productives très développées. » Je ne pense pas que la définition ait changé depuis quarante ans.

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Est-ce la Cour des comptes qui dicte la politique du pays ?

18 Septembre 2013, 23:25pm

Publié par Bernardoc

Face à un déficit du régime général de la Sécurité sociale qui peine à se réduire et devrait atteindre 14,3 milliards d'euros en 2013, la Cour des comptes prône d'importants efforts pour limiter les dépenses.

Mais cette institution remplie d’énarques et autres hauts fonctionnaires n’envisage-t-elle pas de renflouer les caisses de la Sécu en augmentant le total des cotisations, c’est-à-dire en augmentant le nombre de cotisants, donc de travailleurs ?

En quoi consistent ces efforts ? D’abord, réaménager le système hospitalier en fermant des lits conventionnels : tu parles d’un progrès ! Mais aussi, confier aux agences régionales de santé (ARS) l'organisation des gardes de tous les professionnels de santé et leur financement. Quand on sait les difficultés financières des ARS, il est permis de se demander s’il s’agit là de la bonne solution.

Les analyses médicales coûtent toujours plus cher à la Sécu : la CC suggère une convention avec les laboratoires privés, mais pourquoi pas un service public de laboratoires d’analyses médicales ?

Troisième point : les retraites, avec des régimes insuffisamment mis à contribution. Dans son rapport, la Cour pointe du doigt le financement de deux régimes de retraites : celui des exploitants agricoles et des professions libérales. Mais elle semble oublier que dans notre système de répartition issu du programme du CNR, il existe une solidarité entre les individus, les générations et les professions.

Enfin, le dernier point (pour le moment !) concerne les mutuelles étudiantes : qualité de services insuffisante, rémunération trop avantageuse, manque de transparence...C’est sans doute la seule observation à laquelle je pourrais souscrire. Souvenons-nous des déboires de l’ancienne MNEF et des gratifications (monétaires !) qu’elle versait à DSK pour ses « conseils ». LMDE semble partie sur la même voie, et une fois de plus c’est la Mgen qui va venir soutenir cette mutuelle. Mais alors pourquoi ne pas créer une branche « jeunes » au sein de la Mgen ? Ah oui, c’est peut-être que cela supprimerait un tremplin entre l’UNEF et les cabinets ministériels socialistes ? Comment ça je médis ?

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Mais comment font-ils ?

11 Septembre 2013, 22:59pm

Publié par Bernardoc

         Je veux parler des cumulards en politique, dont L’Express vient de publier un classement.

Sur les 10 premiers, on voit que le PS occupe la moitié des places, ce qui est normal, puisque c’est lui qui a le plus d’élus. Mais les autres partis ne sont pas en reste ; je rappelle pour mémoire les deux chevaliers verts que sont la sénatrice-maire de Montreuil et le député-maire de Bègles ; ce doit être une bonne sinécure. Pourtant, en principe, les indemnités sont plafonnées, mais cela s’applique aux fonctions électives, mais sûrement pas aux autres. C’est peut-être ainsi qu’on arrive millionnaire au gouvernement ?

Et ils sont prêts à continuer ; la preuve ? Le projet de loi interdisant le cumul d'un mandat parlementaire avec un mandat d'exécutif local a été rejeté par la commission des Lois du Sénat, ce mercredi.

Pas d’épuisement professionnel pour eux. A mon avis, ils ne peuvent faire autrement que de « zapper » un ou plusieurs mandats ou fonctions, sinon, quelle empreinte écologique !

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Ca n'allait quand même pas durer !

5 Septembre 2013, 17:01pm

Publié par Bernardoc

         Après la bonne nouvelle d’hier, il ne fallait pas se réjouir trop vite, et le gouvernement a repris la chasse, non pas aux (grands) fraudeurs, mais à ce qu’il appelle les « niches fiscales ». Attention, ces niches fiscales ne sont pas les millions d’exonérations de cotisations sociales, voire les milliards de crédits d’impôts aux entreprises, non : on va chercher comment alourdir les impôts des contribuables qui participent régulièrement chaque année au fonctionnement de l’Etat.

         La dernière trouvaille est la suppression de l’abattement d’impôt pour la scolarité. Quand on sait ce que coûte l’éducation gratuite, laïque et obligatoire, on peut se demander si la cible est la meilleure. D’aucuns me rétorqueront que ceux qui paient des impôts (sur le revenu, parce que la TVA, hein…) sont suffisamment riches, puisque les dernières études montrent que le taux des enfants d’ouvriers dans l’enseignement supérieur est en train de régresser. Mais il y en a encore quelques-uns, et dernièrement j’entendais une mère célibataire qui disait que, si on demandait à sa fille qui entrait en fac un ordinateur portable, c’est toute la famille qui serait mise à contribution pour acheter cet outil indispensable. Et nous sommes en France, au XXI° siècle, dans un pays qui n’a jamais été aussi riche, et sous un gouvernement socialiste. Il y a vraiment de quoi se poser des questions.

         Et les bourses n’y changent pas grand-chose : je me souviens, lors de mes dernières années d’activité avoir versé à certaines familles l’équivalent de vingt centimes par jour. Mais la plupart du temps, en fait, ces bourses étaient avant tout alimentaires et les familles ne touchaient qu’un reliquat, quand il en restait, après le paiement de la demi-pension. Mais ça, c’était avant, et le président était Sarkozy.

         Alors, le changement, c’est pour quand ?

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Enfin une bonne nouvelle !

4 Septembre 2013, 14:07pm

Publié par Bernardoc

Je viens d’entendre la porte-parole du gouvernement assurer sur France-Inter que : « Il n’y aura pas de retour en arrière » concernant les heures supplémentaires défiscalisées.

Certains membres du parti omnipotent, au lieu de penser à lutter contre le chômage, s’engouffraient à toute vitesse dans cette idéologie sarkozyste qu’était le « Travailler plus pour gagner plus », nous conduisant même à nous demander si être allé voter au second tour représentait bien une nécessité.

Syndicaliste enseignant, toute ma vie professionnelle j’ai lutté contre les HS, et dans les deux sens : je les refusais pour moi, et je faisais mon possible pour ne pas en distribuer, préférant embaucher une personne supplémentaire, malheureusement de façon précaire. Je m’étais d’ailleurs accroché avec un jeune prof qui m’accusait de distribuer les HS aux anciens, alors que c’était bien pour les jeunes. Inutile de dire que celui-là, je ne l’ai jamais vu en grève pour réclamer une augmentation de salaire !   

Quant à moi, deux fois dans ma carrière j’ai été contraint d’accepter une HS pour des raisons d’emploi du temps, mais c’était l’heure de trop et ce furent deux années pénibles.

Je ne vais pas citer les noms des députés socialistes militant pour l’idée sarkozyste, mais sûrement ils n’ont jamais dû croiser un syndicaliste ou un mutualiste qui auraient pu leur expliquer qu’embaucher quelqu’un plutôt que gaver d’autres en place d’HS était bon pour lutter contre le chômage, pour pérenniser nos retraites et pour combler le trou de la sécu.

Pourvu que NVB ait bien parlé au nom du gouvernement et pas en son nom propre ! Wait and see, mais dans la rue le 10 septembre.

Et ce n’est pas fini…

 

Voir les commentaires

Attaqués !

3 Septembre 2013, 07:18am

Publié par Bernardoc

         Lisez bien cette phrase de Jean-François COPE (Sud-ouest dimanche du 1er septembre 2013) :

         « Pour produire en France, il faut baisser les charges et les contrôles tatillons venus par exemple de l’Urssaf ou de l’Inspection du travail. Je suis pour qu’une société de confiance se substitue à une société de défiance. »

         Eh bien, voilà la ligne directrice indiquée au gouvernement : après l’ANI de janvier 2013 et la loi qui a suivi en juin, et qui continuait l’œuvre de détricotage du code du travail entamé sous les précédents gouvernements, reste plus qu’à supprimer les inspecteurs du travail (économies, diminution des fonctionnaires)et à transformer les cotisations Urssaf en dons bénévoles, voire charitables, pour les patrons bienveillants.

         Mais où allons-nous ? Allons-nous laisser encore longtemps la droite et les patrons nous parler de « charges » alors qu’il ne s’agit que d’un salaire différé, fruit de notre travail ?

         Les salariés ont été trahis depuis si longtemps, ils ne peuvent plus faire confiance aux patrons qui accumulent les dividendes de façon exponentielle alors que les salaires stagnent et que le pouvoir d’achat diminue. Et on voudrait, en plus supprimer les contrôles, qui malgré l’insuffisance du nombre d’agents, essaient tant bien que mal de limiter les fraudes nuisibles à l’économie et donc au bien-être de notre pays. Dernier exemple en date : l’ancien ambassadeur de Sarko qui a tenté d’abuser la douane et de partir avec l’équivalent de plus de 22 Smic annuels en espèces dans sa valise ! Et on ne parle même pas de prison, mais d’une simple amende…Et ça ne m’étonnerait pas qu’il y ait des négociations pour la faire baisser.

         Vous en voulez d’autres des raisons pour descendre dans la rue le 10 septembre ?

Et ce n’est pas fini…     

Voir les commentaires

Money.

24 Août 2013, 16:00pm

Publié par Bernardoc

         En ces temps de « crise », les subventions de fonctionnement des établissements de l’éducation nationale ont du mal à suivre l’augmentation du coût de la vie. Et donc, comme le partenariat public-privé apparaît comme une panacée, on n’hésite pas à faire appel à tel ou tel partenaire financier commercial pour aider à boucler le budget.

Ce n’est pas nouveau : déjà à l’époque où j’étais CPE stagiaire au lycée Stendhal d’Aiguillon, les dortoirs étaient mis à disposition des participants au festival de jazz (qui apparemment n’existe plus), et je ne pense pas que c’était gratuit. Cela nous a d’ailleurs coûté deux vélos cadenassés dans le garage et plusieurs réveils en pleine nuit car le téléphone de service n’avait pas été débranché, et c’était tellement marrant à trois heures du mat’, quand on rentrait bourré de téléphoner à l’infirmière !

Mais ce ne sont pas les seuls locaux à être loués, car certains reflétant une certaine époque, sont convoités par des réalisateurs de films qui ne se soucient pas toujours de les rendre tels qu’ils les avaient trouvés.

L’éducation nationale n’est pas la seule à agir ainsi, et je me suis laissé dire que le PCF devant la chute de ses revenus après deux campagnes présidentielles non remboursées (Hue et Buffet) et le passage entre 1969 et 2007 de 4,8 millions d’électeurs (21%) pour Duclos à un peu plus de 707 000 (1,63%) pour Buffet n’hésitait plus à louer l’immeuble de la place du colonel Fabien pour des expositions ou des défilés de mode. C’est un moyen de rester dans ce bel immeuble construit par le génial Brésilien Oscar NIEMEYER et de ne pas quitter la capitale pour une banlieue « ouvrière » dans des bâtiments moins cher à entretenir.

Libre au « grand parti de la classe ouvrière » (non, je ne parle pas du FN !), de faire ce qu’il veut, mais je crois toujours que pour les administrations publiques c’est l’impôt qui doit être la principale source de financement.

Et ce n’est pas fini…       

Voir les commentaires

Cadeau.

20 Août 2013, 16:00pm

Publié par Bernardoc

         Pour mon anniversaire, j’ai reçu (entre autres) un beau recueil : Jeune Afrique50 ans, une histoire de l’Afrique. Ce n’était pas une surprise puisque j’en avais émis le vœu.

         Je fus un lecteur à la fois occasionnel et régulier de ce magazine pendant les six ans qui se sont écoulés entre notre retour du Ghana et notre départ pour la Polynésie, même si je me tournais davantage vers des revues anglophones, plus au fait du pays que nous venions de quitter.

         Cet ouvrage, que viennent de publier les éditions de La Martinière, est construit par décennies et fait alterner « unes » au format normal et réduit, articles originaux de l’époque et chronologie ; de plus, chaque décennie est illustrée par un portfolio d’un des photographes du journal (et je dois dire que je préfère infiniment les photos en noir et blanc) : une véritable mine vivante concernant ce continent depuis les décolonisations.

         C’est ainsi que j’ai découvert qu’à l’origine le magazine succédait à L’Action et s’intitulait Afrique action, avec comme sous-titre « L’hebdomadaire du monde nouveau » ; jusqu’à ce qu’une brouille entre son créateur Béchir BEN YAHMED et le président Bourguiba, soutien de la première heure, le conduise à prendre le titre que nous connaissons aujourd’hui et sa migration de Tunis à Paris, via Rome.

         En 1966, le sous-titre était tout simplement : « Hebdomadaire international » ; au cours de la décennie suivante, le qualificatif « indépendant » y était accolé.

         Au cours de ces 50 ans on peut voir l’évolution du journal quant à l’appréciation de certains leaders : ainsi, en 1982, la couverture titrait : « l’inquiétant phénomène Rawlings », alors que 15 ans plus tard, avec une photo beaucoup moins agressive, c’était : « RAWLINGS : comment j’ai sauvé le Ghana ».

         Dans les années 1990 « le temps du monde » figurait sous le titre.

         De 2000 à 2006, le gros titre n’était plus Jeune Afrique, mais L’INTELLIGENT (je ne l’ai jamais acheté à cette époque), « Hebdomadaire politique et économique international », puis « Hebdomadaire international ; politique, économie, culture » pour redevenir Jeune Afrique, hebdomadaire international indépendant » : la boucle est ainsi bouclée.

         J’ai dévoré cette (ces ?) histoire(s ?) en une nuit, et je me suis régalé. Bravo pour cette somme.

Et ce n’est pas fini…  

Voir les commentaires

Une langue pour l'Europe ?

19 Août 2013, 08:35am

Publié par Bernardoc

         Je viens de découvrir le blog d’un Européen convaincu, Fabien CAZENAVE, qui s’interroge sur le moyen de faire mieux fonctionner l’Europe, et c’est tout naturellement qu’il en vient à parler du moyen de communication, c’est-à-dire de la langue. Il envisage cinq possibilités, sans n’en décrier aucune.

-       L’anglais : what else ? C’est un peu comme ce qu’on nous raconte pour les retraites : « il n’y a pas moyen de faire autrement » alors que…

-      Le français : la langue classique, qui permet notamment de moins se vassaliser vis-à-vis des USA.

-      L’espéranto : une nouvelle langue pour un nouveau pays-continent. « Ce serait une belle aventure collective que d’apprendre une même langue à 500 millions d’habitants », et quel creuset cela serait pour l’idée européenne !

-      Le latin : la langue du Moyen-âge, dont je découvre que lorsque la Finlande préside l’UE, tous les documents sont traduits en latin. Cette langue est bien plus compliquée que l’espéranto, et je trouve qu’elle fait un peu trop vaticane.

-      Google traductions : garder notre diversité, mais tant pis pour les contresens !

Un article très honnête donc, où les arguments sont pesés sans animosité, mais que, hélas, nos élus européens balaieront d’un revers de main sans chercher à aller voir plus loin, et sans s’occuper des milliards que coûtent les traductions multilingues obligatoires.

Si vous êtes un de mes lecteurs assidus, vous savez ce que je pense, n’est-ce pas ?

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Lu dans "Marianne".

12 Août 2013, 07:29am

Publié par Bernardoc

         Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce magazine, ce n’est pas une revue gauchiste et elle se laisse parfois aller à du « Mélenchon bashing ». Pourtant, dans les pages du sommaire de son dernier numéro, elle glisse un court article pointé sous l’appellation : « Personne n’en parle », et qui a trait à la politique économique étatsunienne. Il n’y a pas besoin de dessin, tellement les faits sont clairement expliqués.

         Le chapô indique d’abord : Le protectionnisme existe (surtout aux États-Unis). Washington n’accepte que ce qui est bon pour ses intérêts, la preuve dans le conflit entre Apple et Samsung.

         Ceci est complété par un insert : Au pays du copyright roi, Apple, reconnue coupable de contrefaçon, a été sauvée par l’exécutif.

         C’est ainsi que le traité de libre-échange signé avec Séoul en 2007 se révèle avoir été un marché de dupes, digne des promesses électorales qui n’engagent…Vous connaissez la suite.

         Or, que se passe-t-il dans l’indifférence générale, à part bien sûr les critiques et mises en garde du Front de Gauche ? L’Europe négocie un grand marché transatlantique, ce qui favorisera l’arrivée au sein de l’UE d’encore davantage de produits, manufacturés ou non (nos agriculteurs ont du souci à se faire).

         Pourtant l’exemple récent mentionné ci-dessus devrait nous mettre la puce à l’oreille : L’Amérique n’acceptera que ce qu’elle jugera bon pour elle.

         Merci à Marianne pour ce salutaire rappel.

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires