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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Sommes-nous toujours un pays laïque ?

2 Novembre 2012, 12:22pm

Publié par Bernardoc

         « La sécurité des juifs est une cause nationale ». Non, ce n’est pas Sarkozy qui dit cela, c’est notre président actuel, Monsieur HOLLANDE. Mais qu’est-ce que c’est donc que ce communautarisme ? Serait-il prêt à dire également : « La sécurité des roms est une cause nationale » ? Je ne peux m’empêcher d’en douter.

         Le devoir du chef d’un état laïque n’est-il pas d’assurer la sécurité de l’ensemble des citoyens quelles que soient la couleur de leur peau, leur origine ou, pour ceux qui n’ont pas encore réussi à se libérer des liens religieux, leurs croyances ? N’oublions pas qu’une des propositions du candidat était d’inscrire dans le marbre de la constitution le maintien du statut concordataire de l’Alsace-Moselle. Gageons que cette promesse sera plus facilement tenue que celle d’accorder le droit de vote aux étrangers. Ils vivent ici, ils bossent ici, ils paient leurs impôts ici, leurs enfants vont à l’école ici, mais laissons-les de côté, ce ne sont que des citoyens de seconde zone. Il ne faudrait pas en plus assurer leur sécurité quand même.

         Je m’interroge également sur la visite d’un chef de gouvernement  étranger dans une école hors de la laïcité. Prétend-il avoir un droit de regard sur ce qui s’y enseigne, comme l’émir du Qatar qui voulait se mêler du choix des manuels au lycée français de Doha, ce qui a provoqué le départ de la Mission Laïque Française qui gérait l’établissement.

         Je n’ai pas entendu le président faire référence aux musulmans ou chrétiens assassinés par le tueur fanatique. Mais peut-être ai-je loupé quelque chose.

         Dans mon enfance, dans une école communale de la ville de Paris, entre la Goutte d’or et Château-rouge, il n’y avait aucune discrimination, aucune séparation entre tous les habitants du quartier. L’école laïque remplissait alors son rôle de creuset de la citoyenneté. Allons-nous enfin arrêter de nous diriger vers la barbarie ?

Et ce n’est pas fini…

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La reculade.

4 Octobre 2012, 21:55pm

Publié par Bernardoc

         Ça n’aura pas mis longtemps ! Lors de la première présidence socialiste, il avait fallu attendre deux ans avant que le gouvernement ne fasse les yeux doux aux patrons. Aujourd’hui, alors que le gouvernement Ayrault envisageait d’instaurer une mesure « socialiste » de répartition des richesses, quelques patrons ont râlé ; et ils ont bien fait puisque le gouvernement les a entendus et a décidé de répartir les rentrées fiscales sur un plus grand nombre de personnes via la CSG, qui bien entendu n’a rien à voir avec la TVA dite « sociale », sinon un résultat similaire pour notre pouvoir d’achat. Sûrement, notre naïf gouvernement espère ainsi convaincre les patrons de voter pour lui en 2017. Personnellement, j’en doute (ça n’avait pas marché en 1986). Mais en se mettant à dos les franges les plus modestes de la population, il ne peut espérer un soutien quelconque de leur part, le jour où la droite ne se contentera plus de résister mais passera à l’offensive.

         Denis KESSLER, ancien mao de la gauche prolétarienne devenu un temps n°2 du Medef, avait déclaré il y a quelques années : la lutte des classes existe toujours, mais moi j’ai changé de camp. Et cette guerre ils sont en train de la gagner, encouragés par le PS au pouvoir qui ne fait qu’appliquer les recettes de son réservoir de pensées (think tank dans la langue de Cameron) qui lui avait bien recommandé de ne pas se soucier de la classe ouvrière : pas d’augmentation significative du Smic, refus d’envisager une loi contre les licenciements boursiers,…

         A côté de cela les média se répandent avec complaisance sur le bonheur fiscal à émigrer, sur les champions qui se disent français mais refusent de participer à la solidarité nationale, la volonté des patrons de se faire appeler « entrepreneurs », voire « créateurs de richesse » (en fait il s’agit surtout de la leur).   

         Nos parents ou grands-parents qui avaient vécu 1936, puis construit un environnement social progressiste et protecteur au sortir de la Résistance, doivent se retourner dans leurs tombes en voyant la façon dont tout ce qu’ils nous avaient légué est détruit, non pas dans l’indifférence générale, mais sous les yeux d’un peuple tétanisé et impuissant devant la trahison des représentants qu’ils ont contribué à élire, dans l’espoir que « Le changement [ce serait] maintenant. »

Et ce n’est pas fini… 

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Occupy Nation !

30 Septembre 2012, 09:20am

Publié par Bernardoc

D’astreinte au Haillan, je ne peux être parmi les dizaines de milliers de citoyens battant le pavé parisien pour réclamer un peu de démocratie, c’est-à-dire que le peuple soit consulté et puisse, après un débat contradictoire, s’exprimer sur la ratification du TSCG.

Quelques explications sur ce que ce traité risque d’entraîner pour la politique nationale et par conséquent pour notre vie quotidienne :

-      N’ayant pas été renégocié contrairement à la promesse du candidat Hollande, ce traité « Merkozy » poursuivra la politique néfaste à laquelle nous avons voulu mettre fin le 6 mai dernier ;

-      « règle d’or » (règle des ânes comme dirait Jacques GENEREUX) concernant les déficits publics inscrite dans la constitution « au moyen de dispositions contraignantes et permanentes ;

-       « mécanisme de correction » déclenché automatiquement : ce sont des technocrates de Bruxelles, non élus, qui élaboreraient alors le budget de notre République ;

-      Pour obéir aux règles de ce traité : gel des dépenses de l’Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales ;

-      Donc, amputation des moyens consacrés au développement des services publics, à l’action sociale, à l’éducation, à la santé, aux transports,…

-      En cas de refus de se soumettre à ces injonctions : sanctions et traduction du pays devant la Cour de Justice de l’UE ;

-       Tout ceci au mépris de l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ».

J’espère que les camarades de Ford-Blanquefort, pour lesquels nous avons voté une subvention de 500 € pour leur montée à Paris hier seront restés aujourd’hui pour manifester contre le TSCG.

Et ce n’est pas fini…

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Ils ont osé !

29 Septembre 2012, 08:57am

Publié par Bernardoc

         Les salauds ! Le changement, c’est maintenant et ce sont les retraités qui vont le sentir passer. Et dans la plus parfaite hypocrisie, puisque, selon le ministre des finances il convient de « préserver le pouvoir d’achat des ménages, en particulier celui des ménages les plus modestes », tout en assurant que « les retraités ne seront pas davantage taxés ».

         Qu’en est-il en vérité ?

         Déjà, le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu (« mais c’est pas nous, c’est Sarko ! » Et alors, c’est gravé dans le marbre ?) va contraindre des centaines de milliers de foyers non-imposés jusqu’alors à être ponctionnés, alors que d’autres verront leur taux d’imposition augmenter.

         Ensuite, une nouvelle contribution sociale de 0,15% va être instaurée, alors que le taux de la CSG, que les retraités ne payaient pas à l’origine, va passer de 6,6% à 7,5%. C’est un pas de plus vers la fin de la solidarité intergénérationnelle, ciment de notre société depuis les créations sociales issues de la Résistance.

         Mais ce n’est pas tout : le gel des dotations de fonctionnement aux collectivités territoriales, puis leur baisse annoncée pendant deux années consécutives (- 30% au total), vont contraindre ces dernières à augmenter les impôts pour continuer à offrir aux citoyens les aides et services qu’ils sont en droit d’attendre de la solidarité républicaine.

         Curieusement, les prévisions ne vont pas au-delà de deux ans : peut-être le gouvernement se doute-t-il que les Français n’ont pas viré Sarkozy pour ce résultat et qu’une gigantesque révolte sociale, similaire à celles qui se passent en Grèce, en Espagne, au Portugal,…emportera tous ces gens qui ont trahi la confiance que le peuple avait mise en eux.

         Nous, au Front de Gauche, nous ne pouvons cautionner cette austérité imposée par « la finance » (vous savez, l’ennemi que voulait combattre le Président) et nous continuerons de nous battre, avec nos concitoyens pour L’Humain d’abord.

Et ce n’est pas fini…

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Le changement, c'est pour quand ?

13 Juillet 2012, 08:50am

Publié par Bernardoc

         Il y a un an, nos camarades de la CGT – PSA – Aulnay révélaient que PSA avait l’intention de fermer cette usine. Encouragée par le gouvernement de l’époque, la direction démentait, se disant quasiment outragée que de tels propos aient pu lui être attribués, et affirmant « les yeux dans les yeux » que rien de ce type ne se tramait.

         Des rumeurs avaient couru à nouveau au cours de la campagne électorale, plus mollement démenties : de toute façon, rien ne se passerait avant les élections.

         Eh bien, ça y est : moins d’un mois après les résultats du deuxième tour des législatives, PSA confirme ce qu’elle s’était évertuée à taire depuis un an. Il y aura bien 8 000 licenciements, sans compter la perte des emplois induits, industriels ou de services. Pressé de réagir en direct à cette annonce, Bernard THIBAULT s’est refusé à envoyer un ordre du sommet, affirmant avec justesse que les camarades de PSA – Aulnay étaient plus à même de proposer des solutions, qui ne pourront venir qu’après des luttes, à moins que le ministère du « redressement productif » nous prépare quelque chose de social(iste).

         A propos, savez-vous ce qui s’était passé pour les usines Renault après la guerre ?  Elles avaient été nationalisées et étaient devenues la RNUR (Régie Nationale des Usines Renault). Si PSA, pour ne pas décevoir ses actionnaires et continuer à verser un salaire confortable à ses dirigeants, entend jeter à la rue des ouvrier(e)s qui ont tout donné à l’entreprise, pourquoi ne pas appliquer ce qui a marché au siècle dernier : nationalisation sans indemnité ni rachat !

Et ce n’est pas fini…

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Bravo le PRG !

12 Juillet 2012, 12:06pm

Publié par Bernardoc

         Voici au moins un parti qui a le courage d’affirmer haut et fort qu’il est pour le cumul des mandats. Et comme le PS n’a pas la majorité absolue au sénat, on peut faire le pari qu’une loi sur le non-cumul n’est pas pour cette législature. Mais le non-cumul a-t-il jamais fait partie d’un programme électoral d’un parti de la majorité actuelle ? J’ai des doutes.

         Ce matin, au poste, un élu régional vert faisait remarquer que 75% des nouveaux élus cumulaient, ce qu’il déplorait. Mais, ou alors je n’ai pas entendu, il s’est bien gardé de mentionner deux ex-candidats à la présidentielle de son parti qui sont respectivement sénatrice-maire ou député-maire.

         Quant aux élus PS qui clament leur volonté de mettre un terme au cumul, ils précisent d’abord qu’il faut se mettre d’accord sur ce que l’on appelle le cumul, car effectivement ils n’envisagent pas le mandat unique.

         Les autorités feignent de déplorer l’augmentation régulière de l’abstention, mais ne leur est-il jamais arrivé de se demander si le peuple n’en avait pas assez de voir tous ces cumulards monopoliser les représentations à différents niveaux ? Ces élus prétendent que c’est pour rester près du terrain, ou inversement pour mieux défendre les intérêts du territoire au niveau national qu’il est nécessaire de cumuler au moins deux mandats. C’est sans doute une conséquence de l’éducation farouchement individualiste dispensée par l’Education nationale où le chacun pour soi prime sur la coopération et l’encouragement à travailler ensemble.

Imaginons un député qui ne soit pas maire ni conseiller municipal, un sénateur qui ne soit pas conseiller général, un conseiller régional qui n’ait que ce seul mandat, et que tous ces élus soient obligés de se rencontrer pour travailler ensemble : la démocratie aurait sans doute fait un grand pas et si les mandats étaient également limités dans le temps, je suis persuadé que les gens reviendraient vers les urnes car ils sauraient que l’engagement auprès de leurs concitoyens ferait partie d’une attitude citoyenne qui ne se résumerait pas seulement à « Vote et tais-toi ! ».

Et ce n’est pas fini…

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Petite enfance.

30 Juin 2012, 09:06am

Publié par Bernardoc

         Les « autorités » viennent de fermer une crèche sauvage, c’est-à-dire illégale, à Marseille. S’y trouvaient environ deux douzaines de bambins dans un appartement d’une vingtaine de m² dans des conditions précaires. Quelques femmes entouraient la responsable, une infirmière. Bien sûr, normalement c’aurait dû être une puéricultrice, mais vu la pénurie, Pôle emploi fait régulièrement appel à des infirmières pour diriger une crèche.

         Bien entendu les familles, qui avaient fini par trouver quelqu’un pour accueillir leur enfant au cours de la journée, défendent la directrice de cette crèche. Mais comment a-t-on pu en arriver-là ? Il s’agit d’une carence des responsables de la petite enfance. Mais « petite enfance », qu’ès aco ? C’est tout un ensemble de services mis en place avec plus ou moins de bonheur selon leur orientation politique par les municipalités, ce qui est quand même un progrès par rapport à ce que nous avons vécu lorsque nous étions jeunes parents.

         Dans son programme L’Humain d’abord, le Front de Gauche prévoyait, dans le cadre de l’extension des services publics, un grand service de la petite enfance. Les Français ont fait un autre choix : celui de la réduction des services publics de 2,5% par an pendant cinq ans. Ça commence par la plupart des ministères, mais gageons que sous peu nous assisterons à l’officialisation contraignante de la diminution des services à la population dans les municipalités, les  départements et les  régions, services qui souvent avaient été mis en place pour remplacer ceux dont l’Etat avait décidé, dans le cadre de la centralisation, de se séparer.

         Nous pouvons donc nous attendre à une vague de désengagement public et un transfert vers le privé dans le cadre européen de la « concurrence libre et non faussée ». Ne nous étonnons donc pas si de tels faits semblables à ceux de Marseille se multiplient, mais nous garderons notre AAA !

Et ce n’est pas fini…

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La politique du chiffre, c'est fini !

28 Juin 2012, 09:14am

Publié par Bernardoc

J’en ai fait l’expérience cet après-midi au commissariat dont nous relevons. En tant que mandataire sur Le Haillan du candidat Joël SAINTIER, j’ai reçu un torchon scanné véritablement insultant. Ce document, non signé bien entendu et posté le 16 juin, est arrivé par la poste. Inutile de vous dire que le courageux expéditeur n’avait pas mis non plus son nom sur l’enveloppe !

Selon ma modeste connaissance des subtilités de la langue française, un document non signé et sans nom d’expéditeur s’appelle une « lettre anonyme ».

Le planton du commissariat (dans lequel je n’ai pas trouvé trace de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme) n’était pas de cet avis : d’après lui ce prospectus ordurier n’avait rien d’anonyme, et il m’invitait à faire comme si de rien n’était. Devant mon insistance, je pense qu’il a dû aller consulter un chef car il a fini par m’inscrire sur la liste d’attente.

C’est une policière qui a fini par me recevoir, et là aussi, elle avec son uniforme, elle se la pétait : c’est elle qui savait, moi je n’avais pas le droit de faire de suggestion ou d’hypothèse. J’insistai lourdement sur mon appartenance au Front de Gauche et sur ma volonté de ne pas me laisser intimider par le FN (hélas trop nombreux au Haillan) ou l’UMP, puisque c’était le sens de la main courante que je venais déposer pour prendre date. C’est drôle, mais chaque fois que j’insistai sur mon engagement, j’avais l’impression qu’elle n’appréciait pas. Incapable de reconnaître Jean-Luc MELENCHON sur une photo, elle ne m’a pas cru lorsque je lui ai donné son nom et elle est allée vérifier auprès de son chef elle aussi !

Finalement, j’ai eu un récépissé de déclaration mais avec aucun fait mentionné. J’ai donc été contraint de saisir le Procureur de la République pour qu’il reste quand même une trace visible afin que ce corbeau ne se croit pas tout permis dans l’impunité.

Mais effectivement, plus besoin de faire du chiffre : il ne s’est rien passé au Haillan !

Et ce n’est pas fini…

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Je n'y avais pas pensé.

15 Juin 2012, 14:16pm

Publié par Bernardoc

         Sans doute l’avez-vous remarqué, le prix de l’essence a baissé. Le candidat Hollande avait promis de bloquer le prix du carburant pendant trois mois. Or, je ne me rappelle pas avoir entendu une annonce gouvernementale en ce sens (mais je ne suis pas pendu au Journal Officiel).

         Un lecteur de Marianne apporte la réponse. Je cite Frédéric BOUVERON : « Il y a un seuil à partir duquel les automobilistes font très attention ou ne conduisent plus. Les producteurs préfèrent baisser le prix de l’essence de 10% et récupérer 15% de volume. »

         Regardez votre comportement depuis plusieurs mois : comme tout le monde (attesté par les relevés de consommation), vous avez mis la pédale douce. Ces gestes d’économie se révèlent en fait bien plus efficaces que ces mots d’ordre qui reviennent périodiquement sur le net : tel jour, tout le monde boycotte telle ou telle marque. En effet, que se passe-t-il dans ces cas-là ? Eh bien, ceux, de plus en plus rares, qui ont l’habitude de faire le plein dans des stations de marques se précipiteront dans les grandes surfaces…dont les fournisseurs ne sont autres que les grands pétroliers internationaux.

         Donc, malgré la baisse des prix, continuons dans nos nouvelles habitudes, utilisons de plus en plus des moyens de transports « doux » ainsi que les transports en commun. Cela fera du bien à nos portefeuilles et, accessoirement ( ?), à la planète.

         Et ce n’est pas fini…

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La mort du Front de Gauche.

14 Juin 2012, 15:04pm

Publié par Bernardoc

         On la sentait venir depuis la gifle du 1er tour des présidentielles, si loin derrière le FN. Le mot d’ordre avait été clair alors : tout faire pour éliminer Sarkozy sans faire la campagne de Hollande, mais en poursuivant notre campagne autonome. En Gironde, déjà, il y avait eu un accroc avec un responsable du PCF se pavanant à la tribune « hollandaise » lors d’un meeting de deuxième tour.

         Pour les législatives, alors que les consignes étaient claires : Pour le second tour, le Parti de Gauche appelle à tout faire pour que tous les candidats du Front de Gauche présents au second tour soient élus le 17 juin. Il appelle partout à battre la droite et l'extrême-droite. Ne se réclamant pas de la majorité présidentielle, les candidats du PG exprimeront localement cette position par du matériel autonome et s'abstiendront en conséquence de faire apparaître le logo Front de Gauche sur le matériel et de participer à des réunions communes.

         Quelle ne fut donc pas ma surprise, en recevant tout à l’heure le matériel de vote pour le second tour de découvrir le logo du Front de Gauche, accolé au logo du PCF, sur la profession de foi des candidats du PS. D’après-moi ceci peut être considéré comme une usurpation, puisque le candidat du Front de Gauche, Joël SAINTIER, militant actif du Parti de Gauche, tout en appelant à barrer la route à la droite, s’était prononcé, après consultation des militants, contre cette publication.

         Nous pouvons donc constater que le PCF local s’est rangé derrière son ancien secrétaire général Robert HUE (rappelons-nous son score aux présidentielles !), en approuvant sans sourciller la politique globale du nouveau gouvernement.

         Pour mémoire, quelques une des propositions du Front de Gauche que le PCF enterre : - référendum sur le traité Sarkozy-Merkel ;

-      Audit citoyen sur la dette ;

-      Désobéissance aux directives libérales européennes ;

-      SMIC à 1 700 € ;

-      Référendum sur le nucléaire ;

-      Assemblée constituante ;

-      Défense de la laïcité (y compris en Alsace-Lorraine ;

-      Refus des projets guerriers de l’OTAN et des Etats-Unis,…

Et ce n’est pas fini…

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