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Le blog de Bernard SARLANDIE

L'horreur.

6 Mai 2021, 15:48pm

Publié par Bernardoc

Un féminicide vient d'avoir lieu tout près de chez nous. Cet horrible assassinat est le 39ème depuis le début de l'année (d'après la télé). La victime, mère de trois jeunes enfants, avait porté plainte une fois de plus auprès du commissariat il y a deux mois. Son mari, sorti de prison après un séjour pour violences conjugales la harcelait de nouveau. Et qu'a fait la police ? RIEN ! Comme d'habitude serais-je tenté de dire.

Pourtant ce fut en grande pompe que le 3 septembre 2019 fut choisi pour relancer le 3919, numéro d'urgence pour les appels au secours des femmes violentées. D'autres moyens étaient censés accompagner ce dispositif. Qu'en est-il ?

Il existe des téléphones équipés d'un bouton d'urgence ou d'un bouton SOS. Souvent situé au dos du mobile, cette touche d'urgence permet de prévenir un professionnel en cas de situation délicate. Y en a-t-il suffisamment ? J'ai comme un doute.

Il y a aussi des bracelets dits d'éloignement. Si j'ai bien entendu les informations, il y en a 70, oui, vous avez bien lu : soixante-dix, pour l'ensemble de l'hexagone.

Est-ce ainsi que l'on compte protéger les victimes de violence, beaucoup plus souvent féminines que masculines ?

Quitte à paraître radoter, je ne pense pas que l'introduction à marche forcée de l'écriture dite « inclusive » apporte un quelconque réconfort, tant qu'il est encore temps, à ces femmes menacées. Tout comme donner le nom d'une femme plutôt que « l'allée des fleurs » à une voie publique puisse faire changer les réactions machistes (même si je suis extrêmement favorable au remplacement de l'avenue Thiers par l'avenue Louise Michel).

Je pense aussi que la lutte contre ces assassinats ne pourra se faire qu'avec toute l'humanité et pas seulement avec « la moitié du ciel ».

Après avoir gémi, il nous reste maintenant à espérer, comme le disait François VILLON : « Frères humains qui après nous vivez... » (« frères humains » s'adressant bien entendu à l'ensemble de la race humaine.)

Et ce n'est pas fini...

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Boulot.

5 Mai 2021, 17:19pm

Publié par Bernardoc

Pôle Emploi a réalisé une enquête portant sur les besoins des entreprises en matière de recrutement. Il en résulte une liste de 16 métiers qui recrutent, mais qui peinent à trouver des candidats.

 

Les seize métiers en question sont les suivants :

 

    • charpentier,

    • couvreur,

    • médecin,

    • aide à domicile,

    • carrossier automobile,

    • mécanicien et électronicien de véhicules,

    • paramédicaux,

    • infirmiers,

    • spécialiste de l’appareillage médical,

    • ouvrier qualifié mécanique,

    • conducteur de transport en commun,

    • technicien en mécanique,

    • plombier,

    • chaudronnier,

    • boucher,

    • ingénieur informaticien.

       

Je vous fais grâce de l'écriture dite « inclusive », mais il est évident qu'on a autant besoin d'hommes que de femmes charpentières, couvreuses, médecines,...

Si jamais vous pensiez à une reconversion...

Et ce n'est pas fini...

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Les infirmières scolaires, «invisibles» de l’éducation

4 Mai 2021, 12:10pm

Publié par Bernardoc

Extrait de Libération du 3 avril 2021

Avec la pandémie, elles font face à des conditions de travail dégradées. Alors que lycées et collèges ont rouvert ce lundi, elles dénoncent le flou qui entoure le retour des élèves en présentiel.

«Cette rentrée en présentiel risque d’être olé olé !» Gwenaelle Durand rigole nerveusement. De sa voix au téléphone, on devine sa mine déconfite. L’infirmière scolaire le reconnaît dans un soupir, «je préfère en rire qu’en pleurer, parce que sinon je ne tiendrais pas…» Ce lundi, collégiens et lycéens débarqueront à nouveau dans leurs établissements, en demi-jauge. Au programme, pour lutter contre la pandémie : déploiement des autotests dans les lycées et de tests antigéniques dans les collèges.

A l’approche du jour J, elle sait qu’elle n’est pas la seule à s’inquiéter. Ces derniers jours, elle sent la panique monter chez ses collègues. Avec sa casquette de secrétaire générale du Syndicat national des infirmiers et infirmières éducateurs de santé (Snies Unsa), elle insiste : «Avec tout ce qu’on a à gérer côté Covid, on ne s’en sort plus.» Comme beaucoup de consœurs et confrères, elle peine à prendre en charge les élèves en souffrance, une de leurs prérogatives. «Et avec cette reprise, on nous rajoute encore des tâches sans recruter. La fin d’année va être longue, très longue.»

Grande nouveauté pour cette reprise : les autotests dans les lycées. Chaque semaine, à partir du 10 mai, les élèves devront se fourrer eux-mêmes un écouvillon dans le nez. Pour l’instant, «c’est le flou complet» concernant la façon dont ce dispositif sera mis en place. Jusque-là, «on espérait que les autotests auraient lieu à domicile après avoir montré aux jeunes comment faire», commente Sylvie Magne, secrétaire académique du Syndicat national des infirmièr(e)s conseiller(e)s de santé (Snics FSU) à Nantes. Mais les dernières consignes ne lui inspirent pas confiance : «A priori, les autotests se feront dans les établissements scolaires jusqu’à la fin de l’année. C’est ingérable !»

Que faire des déchets contaminés ? Comment prendre en charge un cas positif ? De quelle façon superviser les centaines d’adolescents qui défileront tests à la main ? Autant de questions auxquelles la responsable syndicale est incapable de répondre. Pour elle, impossible de tout gérer avec si peu de personnel : «On ne peut pas se démultiplier !» Actuellement, l’Education nationale compte 7 700 infirmières et infirmiers scolaires (96 % sont des femmes)… pour 62 000 établissements.

Et ce n'est pas fini...

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Lettre ouverte aux élu.e.s majoritaires du Haillan.

3 Mai 2021, 18:16pm

Publié par Bernardoc

S'il y en a qui doivent se retourner dans leur tombe en lisant la dernière tribune libre de ce groupe, ce sont bien les trois écrivains qui illustrent brillamment notre devise républicaine dans la salle des mariages : Montaigne, Montesquieu et Hugo.

En effet, voulant sans doute apparaître moderne et progressiste cette tribune massacre la langue de la République en utilisant l'écriture dite « inclusive » augmentant ainsi les difficultés de compréhension.

« C'est au/à la maire » : expliquer à un non-francophone qu'il n'y a pas le choix entre « au » et « à » n'est pas évident ; peut-être manque-t-il un signe de ponctuation ?

« Les trois agent.e.s » : le « s » s'impose-t-il à « agente » puisqu'il n'y en a qu'une ?

Je me pose une question concernant « actif.ive » ; s'il y a des règles concernant cette façon d'écrire, pourquoi ne pas écrire : « acti.f.ve » ? On pourrait faire la même remarque concernant l'adjectif « soucieux ». Je suggère « soucieu.x.ses », tout aussi pertinent.

« Ils.elles interviennent » : pourquoi un « s » à « elle » puisqu'elle est seule ?

« Les police nationale et municipale » : après un article pluriel, le nom ne doit-il pas être également au pluriel ?

Non, vraiment, pour établir l'égalité femmes/hommes, il y a d'autres moyens que triturer l'orthographe, ne serait-ce que commencer par mettre en pratique la formule « à travail égal, salaire égal », ne pas imposer du travail partiel contraint, ne pas pénaliser les carrières pour cause de maternité,...Et là il y a encore du boulot à faire !

Bernard P. SARLANDIE, ancien professeur de lettres,

bienheureux de ne pas avoir à enseigner aux élèves en difficulté ces pseudo règles.

Et ce n'est pas fini...

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SOS banque !

2 Mai 2021, 17:59pm

Publié par Bernardoc

Lors de mon premier boulot, en tant que Surveillant d'Externat, je n'étais pas majeur (et oui, à l'époque la majorité était à 21 ans), j'ai dû ouvrir un compte à la BNP, mais dès l'année suivante j'ai ouvert un CCP, auquel je suis fidèle depuis 51 ans maintenant.

Les Comptes Chèques Postaux étaient une branche des PTT ; c'était avant le démantèlement et la privatisation de ce fleuron du service public. Présent dans chaque village, comme les écoles, le bureau de poste contribuait à la mise en valeur de chaque commune, et était donc au plus proche des habitants.

La dernière phase du démantèlement (pour l'instant!) fut de faire sortir les CCP du giron de la poste, en transformant ceux-ci en « banque postale », avec pour conséquence l'abandon de la gratuité de la correspondance. Ce fut tellement bien préparé que c'est moi qui l'ait annoncé à des guichetières !

Maintenant, voici que La Banque Postale s'en prend aux associations en prélevant des « frais de tenue de compte » d'un montant exorbitant. Une des associations dont je suis adhérent me l'écrit de façon édulcorée : « La Banque Postale...est devenue défaillante et tout à fait défavorable aux associations.», avant d'annoncer son départ pour une autre banque en envoyant le RIB du nouveau compte.

Et ce n'est pas la seule ! Je pourrais citer de nombreux cas.

Alors, que cherche LBP ? Se débarrasser au plus vite des comptes associatifs, quitte à mettre dans l'embarras les trésoriers ou obliger les associations à augmenter leurs cotisations ?

La solution envisagée par nombre d'entre elles est de se tourner vers des banques plus « éthiques », tels le Crédit coopératif ou La Nef.

Peut-être que LBP finira par se mordre les doigts de son inconséquence tarifaire ?

Et ce n'est pas fini...

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Oh que ça fait du bien !

1 Mai 2021, 17:16pm

Publié par Bernardoc

L'an dernier j'avais défilé dans mon jardin avec mon drapeau et au son de L'Internationale et le drapeau de la CGT flottait sur ma maison. Et cette année, quel plaisir de se retrouver plusieurs milliers, et dans l'unité, sous un beau soleil, dans les rues de Bordeaux. Même Maeva a participé à la manif, mais elle a vite confié son drapeau à sa mère.

Je me souviens des premières manifs « unitaires » du 1er mai à Bordeaux, à la fin des années '70 : c'était CGT-CFDT-FEN, FO faisant bande à part à l'époque. Maintenant l'unité a été recomposée, et demeure la CGT, rejointe par FO et avec la FSU (un des avatars de la FEN). L'Unef figure aussi sur la banderole de tête. En revanche, SUD et la FSE, présentes dans le cortège, devaient défiler sous leurs propres mots d'ordre.

On a pu voir des drapeaux de la LDH, la, hélas traditionnelle banderole demandant la libération du plus vieux prisonnier politique de France, Georges Ibrahim Abdallah (libérable depuis la fin du siècle dernier). En revanche, je n'ai pas vu de point fixe de La France Insoumise et comme je n'ai pas remonté le cortège, j'ignore quelle était leur représentativité.

La manifestation était animée par les intermittents qui occupent toujours la Rock school je crois, mais je déplore de n'avoir pas entendu L'Internationale, hymne nécessaire du 1er mai. Il y avait beaucoup de jeunes, peut-être ne la connaissent-ils pas.

Un beau défilé où les gens étaient contents de se revoir malgré les masques, mais je n'ai pas senti une grande volonté de luttes. La dernière manif des retraités était plus offensive.

Debout, debout !

Et ce n'est pas fini...

Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !
Oh que ça fait du bien !

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Demain, on commémore.

30 Avril 2021, 15:16pm

Publié par Bernardoc

Bordeaux

10h30

Place de la République

Et ce n'est pas fini...

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Les rendez-vous du 1er mai.

29 Avril 2021, 11:00am

Publié par Bernardoc

C'est pour le centenaire de la Commune que les francs-maçons ont commencé à se rassembler au Père Lachaise, devant le mur des Fédérés le 1er mai. Après une interruption, ils ont repris cet hommage, devenu annuel, en 1998.

Il n'eut pas lieu l'an dernier pour cause de pandémie (le grand-maître de l'époque a enregistré un discours) et cette année, c'est le 29 mai (date anniversaire de la chute de la Commune) que celle-ci sera célébrée et que certaines tombes seront fleuries. En 2018 j'étais passé au cimetière le 3 mai et j'avais pu remarquer que la tombe fleurie était celle de Jean-Baptiste CLEMENT, auteur du Temps des cerises.

Alors, en attendant le 29, je vous suggère un petit livre intitulé Commune de Paris et franc-maçonnerie qui est un recueil de six discours de l'adjoint au maire du XX°, Pascal JOSEPH, prononcés lors de cette cérémonie entre 2008 et 2013. Ce sont des discours vibrant d'émotion et s'attachant à resituer les faits historiques de cette (trop) courte période qui a tant marqué notre histoire et constitue toujours un des fondements de la gauche 150 ans après.

Devant le silence du gouvernement, c'est bien à nous d'en parler.

Et ce n'est pas fini...

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Changeons le système, pas le climat !

28 Avril 2021, 14:58pm

Publié par Bernardoc

En tant que boomer, je ne peux que souscrire aux dix points ci-dessous du Manifeste pour la responsabilité environnementale de l'UGICT-CGT; c'est dans ce sens-là qu'il faut agir.

 

  • OBTENIR DE NOUVEAUX DROITS SUR LES QUESTIONS ENVIRONNEMENTALES ;

  • SE RÉAPPROPRIER L’OUTIL DE PRODUCTION ;

  • RELOCALISER LA PRODUCTION ;

  • L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE POUR RÉVOLUTIONNER LES MODES DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION ;

  • DIVERSIFIER NOTRE MIX ÉNERGÉTIQUE ;

  • MISER SUR LA RECHERCHE ;

  • MAÎTRISER NOTRE CONSOMMATION D’ÉNERGIE ;

    • DÉVELOPPER LES SERVICES PUBLICS ET LES INFRASTRUCTURES ;

-POUR UN NOUVEAU MODÈLE DE CROISSANCE FONDÉ SUR LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN ET ÉCOLOGIQUE ;

  • POUR UNE SOCIÉTÉ DU BIEN-ÊTRE.

    Et ce n'est pas fini...

 

 

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Un bijou !

27 Avril 2021, 10:56am

Publié par Bernardoc

Je viens de finir de déguster un recueil de nouvelles publié chez Agullo, un éditeur girondin. Je dis bien « déguster » car je ne lisais qu'une nouvelle à la fois, quelle que soit sa longueur, deux pages ou une dizaine.

Certaines sont noires, voire très noires, ce qui explique peut-être qu'Hervé Le Corre en ait écrit la préface.

Presqu'îles : c'est curieux ce pluriel pour des histoires qui se déroulent dans le Médoc, mais en fait je pense que « îles » se rapporte justement à la somme des nouvelles, chacune formant un tout, sans liaison apparente avec la suivante hormis le lieu, entre la plage, les villages et la forêt médocaine.

Chaque histoire est remarquablement ciselée ; en quelques phrases le portrait du personnage prend une consistance réaliste, et il n'y a pas besoin d'en rajouter pour le voir devant nous. Parfois la chute est moralisante et souvent la forme m'a fait penser aux Caractères de La Bruyère. (J'ignore si cet auteur est encore étudié au XXI° siècle.) C'est après avoir observé le milieu où il a grandi que Yan LESPOUX a pu nous faire partager, même à nous les « Bordelais », la rudesse de ce Médoc, trop souvent considéré seulement comme le « bronze-cul de l'Europe » (ce terme n'est pas mentionné), territoire qui vit pourtant tout au long de l'année et pas seulement pendant les trois mois d'été. La couverture reflète d'ailleurs parfaitement le contenu des 185 pages.

Un grand écrivain est né, et en plus il est prof d'occitan à la fac de Montpellier !

Vite, un nouveau bouquin !

Et ce n'est pas fini...

 

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