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Le blog de Bernard SARLANDIE

A une passante

16 Mars 2021, 08:00am

Publié par Bernardoc

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité?

Ailleurs, bien loin d’ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais!

Charles BAUDELAIRE

Et ce n'est pas fini...

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L’infâme adultère

15 Mars 2021, 10:00am

Publié par Bernardoc

Regards furtifs aux lueurs incandescentes
Caractère fautif et allure indécente
Sourires entendus et palabres bues
Promesse du fruit si peu défendu

L’infâme adultère ne dit jamais non
A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

Investissant sur le pêché capital
Le bénéfice de l’amour marital
Spéculant sur les courbes boursières
Telle une chatte en mal de litière

Voluptueuse et enivrante imminence
Du jour promis à la jouissance
Expédiant le dîner qui précède
Au profit de l’idée qui l’obsède

L’infâme adultère ne dit jamais non
A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

S’abandonnant sous des postures orpheline
Aux bons auspices de la gent masculine
Dans l’espoir qu’un monde meilleur
Illuminera son immonde laideur

A la liberté trop vite rendue
Par un amant dont la trace est perdue
Poursuivant sans répit son insatiable quête
A l’affut patiemment comme le ferait une bête

L’infâme adultère ne dit jamais non
A l’homme délétère qui ne dit pas son nom

Elie AYACHE

Et ce n'est pas fini...

 

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Désir

14 Mars 2021, 10:53am

Publié par Bernardoc

Mon désir est la région qui est devant moi
Derrière les lignes boches
Mon désir est aussi derrière moi
Après la zone des armées

Mon désir c’est la butte du Mesnil
Mon désir est là sur quoi je tire
De mon désir qui est au-delà de la zone des armées
Je n’en parle pas aujourd’hui mais j’y pense

Butte du Mesnil je t’imagine en vain
Des fils de fer des mitrailleuses des ennemis trop sûrs d’eux
Trop enfoncés sous terre déjà enterrés

Ca ta clac des coups qui meurent en s’éloignant

En y veillant tard dans la nuit
Le Decauville qui toussote
La tôle ondulée sous la pluie
Et sous la pluie ma bourguignotte

Entends la terre véhémente
Vois les lueurs avant d’entendre les coups
Et tel obus siffler de la démence
Ou le tac tac tac monotone et bref plein de dégoût

Je désire
Te serrer dans ma main Main de Massiges
Si décharnée sur la carte

Le boyau Goethe où j’ai tiré
J’ai tiré même sur le boyau Nietzsche
Décidément je ne respecte aucune gloire
Nuit violente et violette et sombre et pleine d’or par moments
Nuits des hommes seulement

Nuit du 24 septembre
Demain l’assaut
Nuit violente ô nuit dont l’épouvantable cri profond devenait
plus intense de minute en minute
Nuit qui criait comme une femme qui accouche
Nuit des hommes seulement

Guillaume APOLLINAIRE, Calligrammes

Et ce n'est pas fini...

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Endymion

13 Mars 2021, 09:42am

Publié par Bernardoc

Endymion s’endort sur le mont solitaire,
Lui que Phœbé la nuit visite avec mystère,
Qu’elle adore en secret, un enfant, un pasteur.
Il est timide et fier, il est discret comme elle ;
Un charme grave au choix d’une amante immortelle
A désigné son front rêveur.

C’est lui qu’elle cherchait sur la vaste bruyère
Quand, sortant du nuage où tremblait sa lumière,
Elle jetait au loin un regard calme et pur,
Quand elle abandonnait jusqu’à son dernier voile,
Tandis qu’à ses côtés une pensive étoile
Scintillait dans l’éther obscur.

Phœbé ! le vallon, les bois et la colline
Dorment enveloppés dans ta pâleur divine ;
A peine au pied des monts flotte un léger brouillard.
Si l’air a des soupirs, ils ne sont point sensibles ;
Le lac dans le lointain berce ses eaux paisibles
Qui s’argentent sous ton regard.

Non, ton amour n’a pas cette ardeur qui consume.
Si quelquefois, le soir, quand ton flambeau s’allume.
Ton amant te contemple avant de s’endormir.
Nul éclat qui l’aveugle, aucun feu qui l’embrase ;
Rien ne trouble sa paix ni son heureuse extase ;
Tu l’éclaires sans l’éblouir.

Tu n’as pour le baiser que ton rayon timide,
Qui vers lui mollement glisse dans l’air humide,
Et sur sa lèvre pâle expire sans témoin.
Jamais le beau pasteur, objet de ta tendresse,
Ne te rendra, Phœbé, ta furtive caresse.
Qu’il reçoit, mais qu’il ne sent point.

Il va dormir ainsi sous la voûte étoilée
Jusqu’à l’heure où la nuit, frissonnante et voilée.
Disparaîtra des cieux t’entraînant sur ses pas.
Peut-être en s’éveillant te verra-t-il encore
Qui, t’effaçant devant les rougeurs de l’aurore,
Dans ta fuite lui souriras.

Louise ACKERMANN, Premières Poésies, 1871

Et ce n'est pas fini...

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Pour l'égalité devant l'impôt.

12 Mars 2021, 09:38am

Publié par Bernardoc

 Face à la crise, il va falloir augmenter les taxes foncières » disent les maires. Je crains le pire.

Entre 2019 et 2020, l'augmentation a été de 1,3% (rappelons que le taux de l'inflation sur lequel le Smic est censé être indexé était de 0,9%). Et comme je suis « riche », je continue de payer la taxe d'habitation qui, elle, n'a augmenté « que » de 0,7%.

Je suis bien sûr consentant à l'impôt, fidèle à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, et c'est pour cela que je m'interroge sur l'inégalité des contributions décidée par ce gouvernement. La suppression de l'ISF, l'augmentation de plus de 20% de la CSG pour les vieux, les cadeaux faits sans contrepartie aux entreprises ne peuvent qu'augmenter la fracture sociale.

C'est pour cela que les personnels hospitaliers ou d'aide à domicile, les enseignants, les retraités attendent toujours la revalorisation promise. « Quoi qu'il en coûte » qu'il disait. Ben oui, mais il faut prendre l'argent là où il est (cf. mon billet d'hier).

Et ce n'est pas fini...

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Infox ?

11 Mars 2021, 11:55am

Publié par Bernardoc

Depuis plusieurs semaines, voire mois, les média nous bassinent avec le fait que l'épargne des Français n'aurait jamais été si abondante que depuis un an. Ce matin j'ai posé la question lors d'une réunion virtuelle des retraités de la CGT pour connaître leur point de vue. A part l'augmentation de 3 ou 4 euros de leur retraite, ils ressentaient la même chose que moi : cette « augmentation » ne semblait pas nous concerner.

Alors, comment peut-on nous abreuver de cette affirmation ?

Probablement, simplement une moyenne sur l'ensemble de la population. Ainsi entre mars et décembre 2020, les milliardaires français ont accru leur fortune de 175 milliards d'euros. Lorsqu'on les mélange avec le million de personnes supplémentaires qui ont sombré dans la pauvreté, on arrivera sans doute à un solde d'épargne positif.

Entre temps la location d'une place de camping a augmenté de 3,3% (rappel : taux d'inflation reconnu pour la mise à niveau du Smic : 0,99%), le pain vient d'augmenter de 15% (d'où le même taux d'augmentation des indemnités des députés?), le prix de l'essence flambe à nouveau (belle « victoire » des gilets jaunes), les fluides, gaz et électricité font également un bond en avant (pour le plus grand bénéfice des actionnaires de ces sociétés privatisées – reviens Marcel PAUL, ils sont devenus fous), le prix des timbres s'envole (eh oui, ce qui compte pour la S.A. La Poste, ce n'est plus le service public), et je pourrais continuer longtemps cette énumération...

Pour la première fois depuis que je touche un salaire, c'est sous ce quinquennat que j'ai été dans le rouge. Alors oui, je fais très attention et je pioche dans ce qu'il me reste d'épargne (sans complexe puisque le livret A ne compense même pas l'inflation) pour rester à flot.

Et vous ?

Et ce n'est pas fini...

 

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Chez McDo, il n'y a pas que la malbouffe.

10 Mars 2021, 09:41am

Publié par Bernardoc

Extrait de L'Humanité du 9 mars 2021
Les McDroits à l’assaut du sexisme chez le géant du fast-food

Le collectif a recensé 165 témoignages de salariées victimes de discriminations ou d’agressions. En ce 8 mars, il a appelé McDonald’s à vite changer les choses.

Au pied du restaurant, des phrases entendues par des salariées de McDonald’s ont été méticuleusement retranscrites sur une dizaine de petites affiches.« De toute façon, elle se maquille toujours comme une pétasse »,peut-on lire sur l’une d’entre elles. Lundi matin, devant le fast-food de Denfert-Rochereau, plusieurs dizaines de militantes du collectif McDroits et leurs soutiens sont venus dénoncer la politique de sexisme « systémique » de McDonald’s, avant de se joindre à la manifestation féministe parisienne.

« Dans certains restaurants, le port de la jupe était obligatoire pour les hôtesses qui accueillaient les clients. Dans certains autres, seules des femmes étaient embauchées à ce poste, pour que les consommateurs soient soi-disant mieux accueillis »,détaille Sarah, membre du collectif.

Mis sur pied par des salariées et ex-salariées du géant de la restauration rapide, le collectif a recensé en tout 165 témoignages d’employées (l’écrasante majorité d’entre eux proviennent de femmes) discriminées à l’embauche, victimes de comportements sexistes et homophobes, ou encore d’agressions sexuelles de la part de collègues ou de supérieurs. Si les militantes ont obtenu, en novembre dernier, un rendez-vous avec la direction française du groupe qui leur a octroyé quelques maigres avancées, elles appellent McDonald’s à agir plus fortement pour protéger les salariées. Les membres de McDroits réclament notamment la création d’une cellule d’écoute et de lutte contre les violences sexistes ainsi que la formation du personnel encadrant aux questions de discriminations et de sexisme.«  Nous venons de déposer un dossier auprès du Défenseur des droits en y joignant tous nos témoignages, en espérant qu’il s’autosaisisse sur la question »,explique Sarah.

par  Marie Toulgoat

Et ce n'est pas fini...

 

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On va en parler de la Commune, 150 ans après.

9 Mars 2021, 11:40am

Publié par Bernardoc

Début d'un article de Retronews

Lorsque la grande révolutionnaire retrouve Paris après neuf ans de bagne en Calédonie, une incroyable liesse populaire l’attend pour réveiller le souvenir de la Commune.

« Elle arrive ! Elle arrive ! » Une foule compacte se presse sur le quai de la gare Saint-Lazare en ce 9 novembre 1880. Il y a là des Parisiennes et Parisiens anonymes (certains journaux estiment la foule à 20 000 personnes tout autour de la gare) mais aussi des visages connus : Eugène Pottier, Frédéric Cournet, Charles Longuet ou Jules Vallès, tous membres de la Commune.

Selon La Justice du 11 novembre, le « Tout-Paris des grandes journées, des grandes émotions populaires, le Paris qui, même au milieu des hontes et des apostasies de l’Empire garda, intacte, sa foi à la République, le Paris pour lequel on est fier d’avoir souffert, ce Paris-là était sur pied ». Et n’attendait qu’une femme : Louise Michel.

Grande figure de la Commune, Louise Michel s’était vu refuser lors de son procès de décembre 1871 le peloton d’exécution qu’elle réclamait.

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Dis maman, c’est quoi le 8 mars ?

8 Mars 2021, 09:37am

Publié par Michel BECERRO

En aout 1910, à Copenhague, au cours de la Conférence Internationale des femmes socialistes (au sens de l’époque), Clara Zetkin fait approuver la décision d’organiser chaque année une journée universelle de luttes pour les droits des femmes et pour la paix, avec au centre la bataille pour de droit de vote.

Au fil des années, cette initiative historique pour les droits des femmes allait subir une dérive mémorielle que Clara Zetkin ne pouvait imaginer.

Les mots ont un sens. L’adversaire de classe le sait bien. Tout ce qui peut contribuer à altérer, atténuer, dissoudre les velléités de l’action collective organisée est largement utilisé et sans répit.

Les raccourcis de langage ou d’écriture sont utilisés sans retenues.

Ainsi à l’origine, en 1910, la volonté des initiateurs est de faire du 8 mars une journée internationale de lutte des femmes pour leurs droits fondamentaux et quotidiens.

En 1975, l’ONU le transforme, en journée internationale des Femme, occultant toute idée de luttes

En 1982, la France va encore plus loin en le réduisant à la Journée de la Femme.

Ainsi, progressivement, est évacuée la référence aux luttes et à l’internationalisme, et l’indication de la femme au singulier écarte l’enjeu collectif pour privilégier le « chacune pour soi ».

S’agit-il d’erreur de langage, de faute d’inattention, de querelle sémantique ? Pas du tout. Rien de gratuit et pas de hasard dans tout cela.

Clara Zetkin, militante féministe, socialiste au sens de l’époque, n’a jamais voulu donner au 8 mars un caractère étriqué.

Aujourd’hui, comme en 1910, le 8 mars reste une journée de lutte pour les droits des femmes. De toute évidence et surtout dans le monde du travail, l’égalité hommes/femmes reste à conquérir.

Aujourd’hui, la crise sanitaire du Covid-19 est un témoignage puissant et criant de vérité car il rend visible les femmes en tant que premières de corvée. Elles sont 87 % du personnel soignant, infirmières et aides-soignantes, 68 % du personnel enseignant et non enseignant des écoles, 97 % des aides ménagères et aides à domicile, 73 % du personnel de nettoyage et d’entretien, 76 % des caissières et vendeuses. La crise montre la dureté de leur travail, la division sexuée du travail et met en évidence un paradoxe prégnant : toujours en première ligne sur le front des inégalités au travail et dans la vie. Et malgré ce rôle crucial, leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur !

Est-il besoin de dire la nécessité de porter ce message de lutte sans le dévoyer, ni le raccourcir au détriment de la vérité historique ?

Mars 2021 - Michel Becerro

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L’égalité entre les femmes et les hommes est un levier indispensable de sortie de crise !

7 Mars 2021, 18:20pm

Publié par Bernardoc

A l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous (CFE-CGC, CGT, FO, CFDT, FSU, SUD, UNSA) souhaitons interpeller gouvernement et patronat.

La crise inédite que nous traversons a un impact direct sur les femmes. Si elle a été l’occasion de mettre enfin dans la lumière l’utilité sociale de nombreux métiers à prédominance féminine, elle se traduit aussi par des difficultés accrues pour les femmes. Comme le révèle l’OIT, dans le monde, les pertes d’emploi et baisses de revenus engendrées par la crise ont été plus importantes pour les femmes que pour les hommes.

En France, l’augmentation de la précarité et de la pauvreté pénalise d’abord les femmes, qui représentent 80% des temps partiels, 60% des titulaires de CDD et 80% des familles monoparentales.

La fragilisation du fonctionnement des écoles et des crèches pénalise d’autant plus les femmes, nombreuses à télétravailler tout en gardant leurs enfants, avec des conséquences négatives sur leur carrière et leur santé. Le confinement s’est aussi traduit par une augmentation des violences intrafamiliales et par une fragilisation de l’accès aux soins. Nous nous félicitons de l’allongement du congé paternité qui fait écho à une proposition que nous portons ensemble depuis de longues années.

Cependant, nous regrettons que la plupart des négociations et des plans d’action visant à l’amélioration de la situation des femmes (suppression des écarts de salaire, droits liés à la parentalité, temps partiels, lutte contre les violences…) avec les pouvoirs publics comme avec le patronat soient,

au motif de la crise ajournés ou enterrés. De ce point de vue la suppression du Conseil Supérieur à l’Egalité Professionnelle est un signe très négatif car il fait disparaitre un des rares cadres de démocratie sociale consacré à l’égalité professionnelle.

Nous alertons solennellement gouvernement et patronat : sans politique économique et sociale et relance de la démocratie sociale prenant réellement en compte les droits des femmes, la crise risque de se traduire par une augmentation des inégalités et un recul de la situation des femmes.

Nous portons ensemble notamment les exigences suivantes :

- La ratification de la convention 190 et de la recommandation 206 de l’Organisation Internationale du Travail contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail doit être l’occasion d’aller plus loin que le cadre législatif actuel. Nous proposons notamment que la prévention des violences sexistes et sexuelles soit un sujet obligatoire de négociation dans les entreprises sous peine de sanction pour les employeurs. Nous voulons la mise en place d’une obligation de formation des professionels et de sensibilisation des salariés, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des victimes, notamment dans les entreprises sans représentants du personnel. Nous demandons enfin l’application de la

convention et de la recommandation en matière de protection du travail des victimes de violences conjugales (droit à mobilité géographique et fonctionnelle choisie, absences rémunérées, prise en charge des frais médicaux et sociaux sans frais, interdiction des licenciements…).

- Les salaires des métiers à prédominance féminine doivent être revalorisés et la loi qui garantit un salaire égal pour un travail de valeur égale doit être appliquée. Nous demandons que soit rendue obligatoire et dans un délai contraint, l’ouverture de négociations portant sur les classifications dans le privé et les grilles indiciaires dans la fonction publique en vue de reconnaitre et valoriser les missions, les qualifications et compétences mises en oeuvre dans les métiers et corps à prédominance féminine.

- Les aides aux entreprises doivent être conditionnées et le plan de relance doit permettre de lutter contre la pauvreté, les contrats précaires et à temps partiels et les licenciements, qui frappent de nombreuses femmes. La réforme de l’assurance chômage doit être abandonnée, notamment parce qu’elle pénalise les plus précaires, souvent des femmes, qui subissent une

double peine : moins payées au travail et donc moins indemnisées au chômage.

- L’index égalité salariale doit être corrigé pour permettre de supprimer effectivement les écarts de rémunération. Le « seuil de pertinence », le barème et la pondération masquent une partie des écarts. Les obligations de transparence et les moyens du CSE en matière d’information et de dialogue social sont à renforcer et les employeurs doivent débloquer les enveloppes de rattrapage salarial nécessaires. Par ailleurs, l’obligation de résultat en matière d’égalité salariale doit être étendue à la fonction publique par des mesures contraignantes.

- Les services publics doivent être renforcés, notamment en ce qui concerne la prise en charge des enfants et de la perte d’autonomie, majoritairement assumées par des femmes, afin de faire reculer les inégalités et de mieux affronter les crises.

Pour nos organisations, l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des leviers de sortie de crise indispensable. Pour construire une société plus juste et plus résiliente nous avons besoin d’investir dans le secteur des soins et du lien, de renforcer les services publics, de revaloriser les métiers à prédominance féminine et de mettre fin aux violences et aux discriminations !

Montreuil, le 3 mars 2021

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