« En Libye, des jeunes osent reprendre la rue sans passer par les armes
A Tripoli, des centaines de manifestants défilent depuis plusieurs jours contre la corruption et la faillite économique du pays. Leurs marches ont été violemment dispersées. D'autres villes connaissent des rassemblements. »
Dans ce pays, qui après des décennies sous la poigne de fer du dictateur Khadafi, déchiré et meurtri par des affrontements incessants et meurtriers entre différents clans qui se sont appropriés les rouages de ce qu'il restait après la brillante intervention BHL/Sarkozy, un espoir renaît.
Et j'ai envie d'y croire pour deux raisons : ce sont des jeunes (donc qui étaient des enfants à l'époque) et ils refusent d'utiliser des armes (qu'on doit pouvoir se procurer assez facilement je suppose). La jeunesse est vraiment l'avenir de l'humanité et l'usage des armes ne mène à rien. Ceux qui ont compris cela méritent de réussir : ils sont les 98% ! Rien n'arrête une idée dont le temps est venu, et comme a dit le grand Victor HUGO dans L'Histoire d'un Crime :"On résiste a l’invasion des armées; on ne résiste pas a l’invasion des idées."
Face au Mont-Faron, la "plus belle rade d'Europe" offre aux visiteurs maintes opportunités de découvertes, naturelles ou historiques.
Bordée de hautes collines de calcaire, la rade de Toulon, où se trouvent notamment la base navale et le port de commerce, s'étend de la presqu'île de Giens à l'est, à celle de Saint-Mandrier, à l'ouest.
Ces deux bras de terre la protègent de la pleine mer.
La rade, séparée par une digue réalisée au XIXe siècle, se divise en une ''grande rade" située côté est et une "petite rade" côté ouest.
Si la "grande rade'' abrite les plages du Mourillon et les charmantes criques des anses Magaud et Méjean, la "petite rade" elle, recèle d'autres trésors.
Deux jours avant l'anniversaire du Burdigala, nous avons donc repris le bateau pour une visite maritime. Même pas peur ! Toutefois, cette visite n'avait rien à voir : Toulon est d'abord un port militaire. La construction des premiers bâtiments de l’arsenal remonte au XVIème siècle.
Toulon est aujourd’hui le plus grand port militaired’Europe. Nous avons longé de nombreux bâtiments de la marine nationale, dont le porte-avions Charles de Gaulle qui nous a paru bien petit et pas mal rouillé. Au loin nous avons aperçu un sous-marin nucléaire protégé par des frégates « furtives », c'est à dire difficilement repérables par les radars.
Mais nous poursuivons ensuite vers la presqu'île de St Mandrier, découvrons les chantiers navals Ducros (il ne fait donc pas que se décarcasser), le lieu où fut tourné Le petit baigneur, un filmsans gendarme avec de Funès. Près de là, la tour royale, la grosse tour, comme elle est surnommée, est le premier ouvrage d’une longue série de Forts dans la rade de Toulon. Financée en majeure partie par le roi Louis XII, elle fut construite entre 1513 et 1524.A côté se dresse le fort de l'Eguillette. Ce fort militaire fut construit entre 1674 et 1685 à La Seyne-sur-Mer, sur la corniche Bonaparte.
Il avait pour mission, la protection de la rade de Toulon, ainsi que celle du rivage seynois.
Nous avons également pu voir :
le fort Balaguier, construit en 1636 dans la commune de La Seyne-sur-Mer. Sa mission principale était de compléter l’action la tour Royale et donc, protéger la rade de Toulon.
le port de la Seyne-sur-Mer,
la corniche de Tamaris,
ou la baie du lazaret dont les cabanes sur pilotis et les parcs à moules font le charme.
sans oublier le bathyscaphe du professeur Picard, modèle de Tournesol.
Ainsi blottie au creux d'une remarquable rade, Toulon bénéficie d'un littoral extrêmement varié, mêlant criques, calanques et plages de sable fin parsemées de jolis ports de pêche.
Le guide nous a également fait remarquer l'affreuse mairie face à la rade et a mentionné la piscine olympique, qui n'a jamais été olympique car il manquait un centimètre et est donc devenue municipale.
Il est loin le temps où Hyères avait un maire communiste ! Malgré une excellente campagne menée par Philippe, mon beau-frère, au nom de LFI, la liste d'union de la gauche n'a pas réussi à atteindre le deuxième tour. Une petite consolation, le RN n'arrive pas à percer.
Comme à chaque séjour, je vais balader dans la ville de mes années lycée. Il a bien changé Jean Aicard depuis 60 ans, quand il n'était que l'annexe du lycée de Toulon. La cour sportive n'existe plus et j'espère que le double vitrage a été installé dans les bâtiments originaux.
C'est juste après que j'ai lu le récit de Serge QUADRUPPANI dans Siné mensuel où il racontait son conseil de discipline.
Je suis allé dans la vieille ville, assez déserte en ce lundi matin : était-ce le jour de la semaine ou les touristes étaient-ils plus rares qu'habituellement ? Ca m'a permis cependant de faire des photos sans trop de personnes.
Par rapport à la dernière fois, j'ai remarqué la disparition de la statue de Massillon mais le rajout place de la rade d'une statue, qui m'a paru assez ancienne, d'un comte d'Orange.
J'avais oublié à l'Almanarre, le long de la route du sel, un temps lieu important de la pratique de la planche à voile, le site est maintenant colonisé par les "kite-surfs" que je n'ai pas réussi à compter tant ils étaient nombreux.
Bon, on verra le prochain hiver si la ville a encore changé.
Depuis seize ans, le viaduc de Millau enjambe la vallée du Tarn. C'est devenu une des attractions de la région et c'est le seul morceau d'autoroute payant entre Clermont-Ferrand et Béziers. Il mérite une halte lorsqu'on le traverse et des parkings sont prévus pour cela.
Mais là nous allons voir le Tarn de plus près, aménagé près du centre-ville pour des balades et des activités nautiques, notamment rafting (?) et kayak. Cela semblait très populaire et se situe en aval de la plage aménagée sur l'autre rive.
Nous avons également découvert, à quelques hectomètres, le site archéologique de La Graufesenque, célèbre pour sa céramique sigillée. Je ne connaissais pas ce terme, alors je vais l'expliquer pour mes lecteurs qui seraient aussi ignorants que moi. Il s'agit de poteries (vases), lisses ou décorées, recouvertes d'un vernis rouge brillant. Cette vaisselle, élaborée dans plusieurs centaines d'ateliers, était diffusée dans l'ensemble de l'empire romain. Une de mes lectrices me fait d'ailleurs remarquer qu'on en trouve à la villa gallo-romaine de Plassac, dans le Blayais.
Enfin, pour terminer la journée, nous avons fait une petite virée au village médiéval de Compeyre, à une dizaine de kilomètres, à flanc de colline. Il est en principe interdit aux voitures des non-résidents, un parking étant aménagé à l'entrée, et après on se balade à pied.
Pendant des décennies nous avons traversé cette ville sur notre trajet Dordogne-Var sans jamais nous y arrêter. L'occasion s'est présentée cet été de visiter nos amis anciens Haillanais et de faire une escale dans la sous-préfecture de l'Aveyron. La préfète qui porte mon nom, allongé d'un attribut nobiliaire (je pense) venait d'être mutée ailleurs. Le fait que Millau soit passée à gauche aux dernières municipales n'a bien entendu aucun rapport avec cela.
Millau était devenue célèbre à la fin des années '70, quand il fallait « Sauver le Larzac ». modestement à l'époque je me contentais de mon tricot « Libérons Canjuers » ; et pourtant je n'étais pas encore adhérent à l'UPF.
Millau est occitane depuis toujours, mais je m'étais toujours demandé pourquoi elle était dans la même région que Foix, par exemple. Je l'aurais plutôt vue rattachée à l'Auvergne, voire au Languedoc. Mais je ne suis qu'un modeste Occitan limousin.
Quelques photos de la ville après celles du viaduc de Garabit qui trônait dans mes classes primaires.
Un excellent resto : Les arcades (évitez de réserver le mercredi midi, jour de marché sur la place du maréchal Foch).
Mardi 11, nous poursuivons nos activités découverte du Puy de Dôme. Après un déjeuner au « Tour de Cou », excellent restaurant dans la petite ville de Lezoux, remarquable aussi pour son monument aux morts à tendance pacifiste (comme ils devraient tous l'être selon moi), nous filons vers Thiers, sous-préfecture du département.
La présence de la Durolle aux abords de la ville rend l'utilisation de la force motrice de la rivière courante dès le XIIIe siècle. La coutellerieest déjà la première activité économique de la ville. Alors que la dernière enceinte de la ville est fraîchement construite, au XVIe siècle, Thiers bénéficie déjà d'une renommée internationale pour l'export de ses produits manufacturés par voie fluvialevers l'Espagne, l'Italie et les Indes via la Dore et la Durolle.
Aujourd'hui, Thiers est la capitale française de la coutellerie ; elle est le plus gros bassin coutelier européen avec près de cent entreprises dans ce domaine et un musée qui lui est consacré. Plus de 80 % des couteaux produits en France pour la poche, la cuisine ou la table sont fabriqués par des entreprises thiernoises. En 1994 est créé le couteau « Thiers » afin de garder en mémoire le passé industriel de la ville.
La ville a conservé de belles maisons à colombages, d'autres restaurées avec plus ou moins de bonheur, mais aussi un grand nombre qui tombent en décrépitude et un important nombre de boutiques avec le rideau baissé. Et je n'ai pas l'impression que ce soit la covid19 qui en soit la cause. Pour tout dire, elle m'a paru sinistrée, malgré son site remarquable d'où l'on peut voir des collines boisées de quelque côté qu'on se tourne.
Et avant de retourner à Châtelguyon, nous fîmes un court arrêt pour admirer la « cathédrale de la plaine » et un petit tour à Riom, au pied de l'ancienne prison où furent enfermés plusieurs responsables politiques opposés à l'envahisseur nazi. Riom est d'ailleurs toujours le siège de la cour d'assises, une exception puisque habituellement celles-ci se tiennent à la préfecture.
De retour à la maison, je continue de voyager par procuration, et en train, un moyen de transport que j'apprécie particulièrement.
Hier soir j'ai pris en cours les trains du Danemark qui m'ont montré quelque chose de différent que ce que j'avais visité. Et je suis resté devant la télé pour le deuxième voyage, à Taïwan, une découverte pour moi.
Rappelons que le but de l'émission est d'aller à la rencontre des autres, soit dans le train, soit dans des lieux de destination. Celle d'hier soir datait de 2018, et nous avons vu des Chinoises masquées, et assisté à un dialogue qui peut apparaître surréaliste deux ans plus tard. Les voyageuses expliquaient l'utilité des masques, avec les mêmes arguments que ceux qui nous sont répétés depuis que les masques sont disponibles (rappelons qu'avant, quand il n'y en avait pas, ils étaient inutiles – cf. Sibeth qui nous manque tant !). Et l'animateur sortait les mêmes arguments que ceux qui, au nom d'une pseudo liberté, refusent d'en porter. J'espère que notre voyageur français a évolué et qu'il ne diffuserait plus ce genre d'arguments maintenant.
Tout ceci n'enlève rien au plaisir que je prends à regarder cette émission.
Le Lac de Servières se situe à 1202 mètre d’altitude sur la commune d’Orcival, à la limite avec la commune de Vernines, dans le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne. D’origine volcanique, le Lac de Servières est le point de départ de La Sioule.
Une agréable journée, après avoir quitté le jardin apicole (mais pas que) de Jean-Paul et Françoise. Nous nous étions arrêtés pour déjeuner dès que nous avions atteint la berge du lac, mais lorsque nous en avons fait le tour, nous avons pu nous rendre compte que les gens s'étaient répartis tout autour. Maeva a vaincu sa peur pour passer les deux échaliers, et elle était drôlement fière après. Mais attention : baignade interdite, des gardes sont là pour vous le rappeler.
Petite précision apportée par un de mes lecteurs : Mitterrand (et parfois Defferre) venaient parfois y faire une partie de pêche avec Quillot.
A venir dans les jours prochains nos escales à Châtelguyon dans le Puy de Dôme, à Millau avant quelques jours dans le Var. Probablement beaucoup de photos.
Cet été, 150 citoyens ont proposé de limiter l’expansion des zones commerciales et du e-commerce dans le cadre de la Convention Citoyenne sur le Climat. Une occasion inespérée de mettre un coup d'arrêt définitif à la construction des entrepôts d'Amazon, dont les impacts sur les emplois, l'environnement et le climat sont désastreux.
Mais le gouvernement en a décidé autrement, trahissant ainsi les propositions des citoyens !
Bien qu'un moratoire sur les nouvelles zones commerciales ait été acté cette semaine, il n'y aura pas de gel temporaire des autorisations de construction pour les entrepôts d’Amazon ! Une décision incohérente alors que plus de 12 projets sont en cours d’implantation en France. Deux d’entre eux pourraient même bénéficier d'une autorisation définitive dans les semaines qui viennent. Il faut donc agir vite.
Amazon est responsable de la destruction de milliers d'emplois et ses entrepôts artificialisent autant de terres que les zones commerciales. Pas de raison donc de la laisser s'implanter dans les territoires, alors que les commerces physiques traversent une crise économique majeure.
La bataille est loin d'être finie mais nous sommes plus que jamais déterminés pour faire pression auprès du gouvernement et mener des actions juridiques afin d’empêcher la construction de plusieurs entrepôts, comme à Belfort ou en Alsace.