On a les amis qu'on peut.
"Je pense que les projets que le président a récemment annoncés afin de réduire les taxes pour les entreprises, de réduire le coût du travail et de supprimer les réglementations non nécessaires sont la bonne voie pour augmenter les investissements et créer des emplois."
David CAMERON, premier ministre tory (conservateur, droite thatchérienne) du Royaume Uni parlant de François HOLLANDE.
Déjà, le blairisme n’avait qu’un très lointain rapport avec le socialisme du Labour Party originel ; mais se faire féliciter par quelqu’un qui combat bec et ongles le travaillisme (qui avait quand même instauré l’Etat-providence que Thatcher a mis dix ans à abattre) mériterait de la part de notre Président un minimum de retenue, voire une affirmation contradictoire. Loin de lui avoir effleuré l’esprit, c’est tout le contraire qui s’est produit. En effet le chef de l’Etat continue de réaffirmer haut et fort qu’afin de ménager les profits pour les actionnaires (traduction : « réduire les taxes pour les entreprises »), on continuera de ponctionner les familles modestes, et notamment les retraités.
« Réduire le coût du travail », c’est-à-dire supprimer davantage de cotisations sociales, conduira à creuser le déficit de la sécu ; qu’à cela ne tienne : on déremboursera davantage et le reste à charge augmentera pour les malades, trop affaiblis pour contester.
« Supprimer les règlementations non nécessaires » (traduction : casser le code du travail) donne déjà les résultats que l’on connaît suite à la loi dictée par le Medef après la signature de l’ANI il y a un an.
Mais pendant combien de temps allons-nous supporter cela ? Si on se mettait debout plutôt que rester à genoux ? Nous sommes la majorité, nous pouvons changer cela !
Et ce n’est pas fini…