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Le blog de Bernard SARLANDIE

1er mai à Bordeaux.

3 Mai 2014, 08:05am

Publié par Bernardoc

         Comme toujours, peu de monde à l'heure du rendez-vous de 9h30, mais la foule s'était agrandie lors du départ, une heure plus tard, pour largement dépasser les 7 000 participants. On aurait pu en espérer encore davantage après les scandaleuses annonces du premier ministre qui continue à se prétendre socialiste alors qu'il y a quelques années plusieurs voix au sein de ce parti s'étaient élevées pour lui demander de le quitter. Mais la division syndicale continue de faire des ravages. Pourtant, je me souviens, depuis la fin des années '70, d'avoir participé à de nombreux cortèges unitaires CGT-CFDT-FEN. Chacun connaît la dérive de la CFDT (qui a provoqué le départ de sections entières vers la CGT), mais nous devons tout de même nous réjouir de la présence de deux des avatars issus de l'ancienne Fen, à savoir la FSU et SUD'éduc.

         C’était un plaisir de voir que tous les élus du Front de Gauche du Haillan étaient présents, et j’espère que d’autres élus majoritaires, je pense notamment aux syndicalistes, y étaient aussi, mais dans la foule, impossible de voir tout le monde.

         En prévision de notre manifestation parisienne du 3 juin prochain, nous devions vendre des foulards à 3 € afin d'amortir les frais de transport, la SNCF ne nous faisant pas de cadeau. Seul un actif (non membre de la CGT) m'en a acheté, et c'est là qu'on se rend compte de la crise économique qui frappe le monde salarié : 3 € pour une action de solidarité intergénérationnelle représente une dépense que bon nombre ne peuvent assumer. Mais j'ai quand même réussi (pas seulement aujourd'hui, mais en trois fois) à financer déjà un peu plus d'un aller-retour...et il me reste encore des foulards ! Il y aura sans doute d'autres occasions d'ici le 3 juin.

         Manif relativement silencieuse, mais c'est de plus en plus souvent le cas, dans le cortège de la CGT. Nous eûmes la chance d'être épargnés par la pluie, mais le repas convivial et fraternel s'est déroulé non pas sur le cours Aristide BRIAND, mais dans le hall de la Bourse du travail. Nous étions parmi les premiers, si bien que nous n'eûmes pas à faire la queue, et comme prévu, nous sommes arrivés au mobile-home à une heure raisonnable.

         Quelques photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6009074808688788593?authkey=CLbt-9KWzt31Kw

Et ce n'est pas fini...

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Toujours le manque de profs.

2 Mai 2014, 23:25pm

Publié par Bernardoc

         Pendant cinq ans, les différents gouvernements Sarkozy-Fillon ont consciencieusement sapé l’institution Education nationale. Ceci a provoqué une désaffection croissante pour les métiers de l’enseignement. Le ministre Peillon a tenté de stopper cette dégradation en promettant de revenir à un recrutement amélioré, en abandonnant le dogme imbécile et désastreux du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

         Seulement voilà : la source s’est tarie. Encore de mon temps, la méritocratie républicaine permettait aux jeunes d’origine modeste de pouvoir accéder à ces nobles métiers en étant pris en charge par les écoles normales ou les IPES, c’est-à-dire à recevoir un traitement pendant la durée de leurs études. Ceux qui n’avaient pas été reçus à ces concours de pré-recrutement avaient la possibilité d’obtenir un poste de surveillant (MI-SE) dont le salaire était l’équivalent d’un salaire de premier échelon d’instituteur. Maintenant, à eux de se débrouiller financièrement pour atteindre bac + 5 avant de pouvoir prétendre à passer le concours.

         Et à quoi assistons-nous aujourd’hui ? Les postes mis aux concours (mathématiques et professeurs des écoles entre autres) ne sont pas totalement pourvus.

         Le gouvernement semble le déplorer, mais cherche-t-il à susciter des vocations ? Il continue à annoncer le gel des traitements, refusant d’envisager pour les enseignants une rémunération qui corresponde à leur niveau d’études et aux difficultés qui s’accroissent dans l’exercice de leur métier (classes de plus en plus nombreuses, multiplication des réunions et des tâches,…) Résultat les candidats potentiels vont se tourner vers d’autres activités où leur statut de cadre sera reconnu et où ils n’auront pas à affronter l’ire des parents d’élèves et les injonctions de la hiérarchie.

         Pour l’éducation nationale, le changement, c’est pour quand ?

Et ce n’est pas fini… 

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Un dernier pour la route.

1 Mai 2014, 00:03am

Publié par Bernardoc

         Je veux parler du dernier Mercred ! du Haillan de la saison. Le hall de L’Entrepôt était bien plein, mais comme d’habitude les Haillanais étaient minoritaires. Il faut dire que le sport, qui évite de penser, attire davantage les foules ; et il me semble que les investissements prévus dans ce domaine ne seront freinés que par le régime austéritaire auquel le gouvernement vallsocialiste  entend soumettre les collectivités locales.

         Bref, encore une fois les absents ont eu tort, et les spectateurs extérieurs en ont largement eu pour leurs cinq euros.

         Le héros de la soirée était Bastien LANZA (rien à voir avec le ténor Mario), auteur-compositeur-interprète de 25 ans. Maniant la guitare avec aisance, il a vite conquis l’assistance par ses chansons variées, aux textes puissants capables de camper une ambiance grâce à l’association de paroles et musiques adaptées à la peinture d’histoires sensibles qui nous touchaient au plus profond de nous-mêmes.

         Butant à la fin sur une de ses chansons, il nous a interprété « L’encre de tes yeux » de Cabrel. Mais, ce qui était le plus frappant, notamment au début de son récital, c’était le quasi mimétisme avec le chanteur Renaud. Si l’on passait ces chansons à la radio, on pourrait croire, à leur écoute, qu’il s’agit d’inédits du Renaud des débuts (fin 70, début 80).

         Un regret cependant : en écoutant le disque, qui nous a été dédicacé, en rentrant à la maison, on se rend compte de l’exécrable sono de ce hall, et c’est bien dommage.

         Les photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6008200312123536833?authkey=CMrt6eyS2bf5AQ

Et ce n’est pas fini…  

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Barbarie.

30 Avril 2014, 14:15pm

Publié par Bernardoc

         Les Etats Unis d’Amérique, pays d’immigration massive, a une très courte histoire et il lui manque notamment le moyen-âge. C’est ce qui explique qu’un certain nombre de châteaux forts européens ont été démontés pierre à pierre pour être reconstruits outre Atlantique. Walt DISNEY s’en est d’ailleurs inspiré pour les châteaux de ses parcs d’attraction.

         Donc, afin de revivre les traditions moyenâgeuses qui lui manquent tant, ce pays, que d’aucuns osent qualifier de « plus grande démocratie du monde », ce pays a choisi la peine de mort. Non pas par pendaison, fusillade (ça, les simples citoyens s’en chargent) ou guillotine, châtiments bien trop rapides au cours desquels le condamné n’est pas censé souffrir, mais en utilisant des méthodes dignes des tortures antérieures, tels l’écartèlement le pal ou la roue. Il s’agit d’injections létales, qui nécessiteraient des talents d’infirmier de la part du bourreau, ce qui visiblement n’est pas toujours le cas, les intraveineuses se transformant en intramusculaires, et devant le refus de certains laboratoires de continuer à fournir ce produit, les bourreaux ont recours à des mélanges plus ou moins hasardeux. C’est ainsi que l’on vient d’assister au supplice d’un condamné qui est finalement mort d’une crise cardiaque.

         Ceci est la torture extrême, mais n’oublions pas ce qui se passe à Guantanamo, que l’actuel président Obama s’était engagé à rendre à l’état cubain, mais qu’il a conservé car, rappelons-le, les droits de l’Homme ne sont pas la priorité absolue de ce pays.

         Vous êtes choqués à la NSA ? Vous n’aviez qu’à pas venir me lire !

Et ce n’est pas fini…            

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Les fontaines de Bordeaux.

29 Avril 2014, 00:21am

Publié par Bernardoc

         Il est bien possible que ce ne soit que le début d’une série, car en deux heures nous n’avons pu en découvrir que quatre : celle de la place Charles GRUET (sur la rue Fondaudège) où nous avions rendez-vous, puis sur le chemin du Jardin public, une autre, beaucoup plus modeste. La troisième était la fontaine Wallace du jardin public : aucune de ces trois ne fonctionnait. Enfin, nous terminâmes par la fontaine des Girondins, un plagiat de la fontaine des Terreaux à Lyon, œuvre de Bartholdi que la ville de Bordeaux avait refusé d’acheter à l’époque.

         Deux heures pour quatre fontaines, mais deux heures passionnantes grâce à une guide conférencière Isciane LABATUT qui nous a conté l’histoire de l’eau à Bordeaux depuis l’Antiquité. Elle maîtrisait parfaitement son sujet et n’a eu besoin d’aucune note pour nous présenter cette histoire et les caractéristiques de chacune des fontaines.

         La place Charles GRUET était occupée par des SDF, qui fort aimablement, sans qu’on le leur demande, ont débarrassé la fontaine de leurs affaires (qui y étaient à l’abri), afin de nous permettre de prendre des photos.

         Les fontaines Wallace de Bordeaux ne sont pas un don de M. WALLACE, mais d’un mécène bordelais, Daniel IFFLA OSIRIS, complètement tombé dans l’oubli, de façon fort injuste selon notre guide.

         Enfin, et depuis que nous travaillons à notre guide touristique en esperanto, les particularités de la fontaine des Girondins étaient beaucoup plus remarquables à mes yeux : j’essayais de devancer la présentation d’Isciane en me remémorant les textes que j’avais adaptés.

         Il y a matière à au moins quatre visites supplémentaires pour faire le tour des fontaines bordelaises.

         Quelques photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6007471298508486961?authkey=CJuu6P_fyMWwHg

Et ce n’est pas fini…   

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Qu'est-ce qu'ils sont bien ces Néo-zélandais !

28 Avril 2014, 07:43am

Publié par Bernardoc

Messieurs les barbes font chavirer le cœur des dames ! Mais attention, pour cela il faut s'assurer d'être le seul barbu ! Selon les chercheurs de l'université South Wales (Nouvelle-Zélande) les caractéristiques les plus rares sont les plus attrayants. Pour vérifier cette hypothèse, ils ont demandé à un groupe de 1453  femmes d'observer trois catégories de photos. Une série avec des hommes rasés, une autre où ils avaient une barbe de cinq jours et une troisième avec des hommes très barbus. Toutes les femmes ont dû noter combien elles trouvaient les hommes attirants selon les catégories d'images.

Les résultats ont montré que les hommes barbus et particulièrement ceux avec une barbe légère de cinq jours ont été mieux notés que les autres. Néanmoins, une variation a été soulignée par les chercheurs. Sur les photos, les femmes ont mieux noté un homme barbu lorsqu'il était le seul à l'être que lorsqu'il était entouré d'autres barbus. Un phénomène de saturation qui donne un avantage aux traits physiques rares. Voilà pourquoi la mode des hommes barbus disparaît et réapparaît au fil des années. Planet.fr

         Je ne change rien !

Et ce n’est pas fini…

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Relais.

27 Avril 2014, 19:03pm

Publié par Bernardoc

Cher(e)s ami(e)s,

                   Comme vous pouvez l'imaginer, l'activité artistique et culturelle du Mali a été gravement affectée par les événements de ces derniers temps. L'effondrement de l'état malien, le coup d'état et la guerre qui a suivi ont laissé les artistes, les acteurs culturels, les créateurs dans un grand désarroi. Les salles publiques consacrées aux arts vivants et à l'action culturelle ont fermé les unes après les autres, et l'accès aux financements publics s'est tari.

Mais la vie continue, et les artistes maliens n'ont pas baissé les bras !

Plusieurs dizaines d'entre eux, équipes artistiques et personnalités du monde des arts vivants (théâtre, danse, musique, arts plastiques…) se sont lancés dans un travail de reconstruction — le mot n'est pas trop fort — où, dans le respect de l’autonomie de chacun, il s'agira de reconstituer un réseau de lieux de diffusion, une information régulière sur la culture vivante du Mali, l’accès aux financements, l’élaboration d’une stratégie de formation correspondant aux réalités maliennes, dans le respect des artistes et de leurs droits. Le premier objectif étant de faire la saison prochaine une vraie programmation à Bamako de ce qui s'invente au Mali en matière culturelle et artistique.

Comme le dit Jean-Louis Sagot-Duvauroux, animateur de la compagnie Blonba, à l'initiative de ce mouvement, qui se nomme koteso  : "Il est décisif, pour la reconstruction du pays, de créer un imaginaire commun capable de donner les repères qui manquent, à la jeunesse surtout. Beaucoup de signes montrent que c'est le bon moment (…)". 

Dans un premier temps, nos amis lancent une collecte de fonds par l'intermédiaire du site de financement participatif en ligne KissKissBankBank   http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/koteso, à laquelle vous pouvez contribuer, dans la mesure de vos possibilités.

De surcroît vous pouvez devenir "tête de réseau" et relayer cette initiative, par exemple en sensibilisant vos proches, vos relations professionnelles et autres, mais aussi bien sûr en diffusant le plus largement possible l'information.  

Par avance, merci pour eux !

 

DEVENEZ COPRODUCTEURS DE LA VIE ARTISTIQUE MALIENNE

LES 15 ANS DE BLONBA

http://www.blonbaculture.com/pdf/textes/blonba-15-ans.pdf

www.theatre-arlequin.fr

Jean-Jacques Barey

01 47 70 67 30

06 81 30 66 45

jeanjacques.barey@free.fr

Et ce n’est pas fini…

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Canonisations.

26 Avril 2014, 23:00pm

Publié par Bernardoc

  Le Frère manuel VALLS (non pas en religion, mais en franc-maçonnerie, si j'en crois les gazettes) a oublié qu'il n'était plus ministre des cultes (et de l'intérieur) et accomplit un pèlerinage au Vatican en tant que chef du gouvernement. Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ? (J'ai failli rajouter nom de dieu !) A-t-il oublié que la France était une République laïque ? S'il fallait à tout prix représenter l'hexagone, un représentant d'un des trois départements sous statut spécial (concordataire) n'aurait-il pas fait l'affaire ? Mais peut-être notre premier ministre espère-t-il, dans une manoeuvre politicienne, reconquérir par sa présence les anciens de la manif pour tous, apparemment fort nombreux au vatican ? Cela se jouera-t-il aux génuflexions et aux signes de croix à la sarkozy ? Osera-t-il aller jusque-là ? Après sa rencontre avec le grand perdant des élections législatives italiennes, que tout le monde citait en exemple avant sa défaite, rien ne nous étonnera plus.

  Il ne devrait même pas y avoir de quête, puisque les cinq millions d'euros que coûte cette manifestation ne seront pas payés par le Vatican, mais par les Italiens. L'Europe, qui est tout sauf laïque, va-t-elle accorder une subvention pour financer ces dépenses ? Je n'en serais qu'à moitié surpris.

  Mais bon, ce ne sont que réflexions d'un mécréant endurci, loin de la laïcité ouverte ou positive, mais partisan de la laïcité tout court.

Et ce n'est pas fini...

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Le FN à l'oeuvre.

25 Avril 2014, 17:55pm

Publié par Bernardoc

         Les gens commencent à se réveiller, bien tard malheureusement. Dans les villes qui ont élu une liste FN, la première action fut lors de l’élection du maire, avec un filtrage des personnes autorisées à entrer dans la mairie, alors que, comme pour les mariages, la porte doit rester ouverte et la séance doit être publique.

         Ensuite, très vite, on a vu la Ligue des Droits de l’Homme expulsée du local municipal qui lui avait été alloué. Il faut rappeler que la LDH avait été créée à la fin du XIX° siècle pour défendre le capitaine Dreyfus, un JUIF injustement accusé de trahison. Autres temps, mêmes mœurs de la part de l’extrême droite.

         Dans une autre ville, c’est le nouvel édile municipal qui refuse de célébrer l’abolition de l’esclavage. Il me semble que c’était Madame Taubira, lorsqu’elle était députée, qui avait fait voter la loi instaurant cette commémoration. Ceci explique sans doute cela.

         Nous avons aussi entendu des reportages indiquant le grand flou dans le déroulement des conseils municipaux, les élus frontistes n’étant visiblement pas (tous) prêts à accéder aux responsabilités.

         Partout où le FN avait été élu en mairie, il fut toujours remercié après un seul mandat (ou alors ses candidats avaient changé de parti). L’exemple le plus criant avait été celui de Toulon. Mais c’est dommage d’attendre six ans pour comprendre la leçon.

Et ce n’est pas fini…

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1er mai 2014.

24 Avril 2014, 11:48am

Publié par Bernardoc

Une journée de mobilisation massive pour imposer la justice sociale,

améliorer les conditions de travail et exiger la paix dans le monde

Partout dans le monde, la prochaine Journée internationale du travail sera l’occasion de voir descendre dans les rues des milliers de salariés, de privés d’emploi et de retraités afin d’exiger la mise en œuvre de véritables politiques de progrès social. En France, où la courbe du chômage ne cesse de grimper alors que celle du pouvoir d’achat continue de chuter, tous les salariés sont appelés à se rassembler pour faire de ce 1er Mai 2014 un véritable événement au cœur d’un printemps social.

Tous ensemble :

• Revendiquons l’augmentation des salaires et des pensions ;

• L’amélioration de nos conditions de vie et de travail, la reconnaissance de notre travail ;

• Une véritable politique de relance économique qui favorise la création d’emplois de qualité. Seul ou en famille, entre amis ou avec des collègues de travail, syndiqués ou non syndiqués, manifestons pour faire entendre notre volonté de justice sociale et notre détermination à offrir un avenir à la jeunesse. Face à une situation économique et sociale qui s’aggrave, dans une société où la qualité du « vivre  ensemble » se dégrade, il est urgent d’intervenir.

Les orientations du nouveau gouvernement ne répondent en effet en rien aux aspirations des salariés et ne règleront rien.

Ne laissons pas le patronat imposer ses choix de régressions sociales qui sont le creuset du chômage.

Le vote-sanction que les électeurs ont voulu infliger au gouvernement lors des dernières élections municipales n’a visiblement pas été entendu. Le gouvernement remanié a clairement choisi d’enfoncer un peu plus le clou des mesures d’austérité, en commençant par imposer l’austérité salariale dans le secteur public comme dans le privé.

Dans une France où 1 jeune sur 4 est au chômage où les plus anciens voient leurs pensions rabougries, où les salaires sont bloqués depuis de nombreuses années, et où plus de 80 % des embauches sont réalisées en CDD, la situation des salariés n’a jamais été aussi fragile.

Jamais, pourtant, les salariés ne se sont vus imposer autant de sacrifices pour le seul bénéfice du patronat.

• « Zéro cotisations sociales » pour les salaires payés au Smic, c’est condamner des millions de salariés aux bas salaires.

• 2 € de plus par jour pour un salarié payé au Smic, à travers la diminution imposée de ses cotisations sociales, ce sera aussi, concrètement, pour lui, dès 2015, le « choix » entre des frais de couverture sociale supplémentaire ou des droits en moins.

• 19 milliards d’économies sur le budget de l’État : ce sera une baisse des capacités publiques d’intervention sociale et économique, une réduction des services publics et de leurs missions, moins d’infirmières, de professeurs, de policiers…

• 10 milliards d’économies sur l’Assurance-maladie : ce ne sera certainement pas un meilleur remboursement des médicaments et des soins, ni une meilleure prise en charge des assurés.

• En revanche, 30 milliards d’euros de cadeaux supplémentaires au patronat : c’est un nouveau détournement de notre budget commun, alors que, chaque année, chaque habitant français donne déjà plus de 3 000 € en aides diverses aux entreprises soit disant pour préserver l’emploi, sans aucune garantie que cet argent serve à l’emploi et encore moins à l’investissement.

Cette situation n’est pourtant pas une fatalité : d’autres choix visant le progrès social sont possibles. Pour cela, il faut s’unir pour agir, se rassembler pour gagner.

Le 4 avril dernier, les travailleurs de tous les pays européens, unis, avec leurs syndicats, ont montré leur capacité à se rassembler massivement pour dénoncer les politiques d’austérité imposées par les États membres de l’Union et les institutions européennes et exiger un plan de relance des investissements et la création d’emplois de qualité.

Pour sortir de l’austérité et ouvrir une nouvelle période de progrès social, rassemblons-nous le 1er Mai prochain pour :

• l’augmentation des pensions et des salaires ;

• la mise à plat et l’évaluation de toutes les aides publiques accordées aux entreprises ;

• la relance de l’industrie et le développement des services publics ;

• le respect des droits fondamentaux des êtres humains partout dans le monde, à commencer par le droit à un travail décent, reconnu et valorisé;

• une autre répartition des richesses créées par notre travail.

Refusons l’isolement, le repli sur soi, l’exclusion, le racisme et le rejet de l’Autre.

Vous ne voulez pas en rester-là ! Ensemble, dans le syndicat, nous serons plus forts.

À Bordeaux

Rassemblement à 9h30

Manifestation à 10h30

Place de la République

Parcours : République, Gambetta, Intendance, Esprit des Lois, quai Louis XVIII, Victor Hugo, Victoire.

Ensuite repas fraternel dans la rue avec groupe musical et animation culturelle.

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