Back home again.
Et il était temps ! Mon téléphone échangé le 12 juillet est tombé en panne hier soir. C'est peut-être pas un hasard si Nokia a fait faillite.
Bientôt mes souvenirs du Berry.
Et ce n'est pas fini...
Pour éviter d'avoir à me répéter, notes en vrac d'un retraité, incorrigible militant.
Et il était temps ! Mon téléphone échangé le 12 juillet est tombé en panne hier soir. C'est peut-être pas un hasard si Nokia a fait faillite.
Bientôt mes souvenirs du Berry.
Et ce n'est pas fini...
La Commune.
Georges COULONGES, 1971
Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis en chantier
Ils se levèrent pour la Commune
En écoutant chanter Pottier.
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils faisaient vivre la Commune
En écoutant chanter Clément.
C'étaient des ferronniers
Aux enseignes fragiles
C'étaient des menuisiers
Aux cent coups de rabots
Pour défendre Paris
Ils se firent mobiles
C'étaient des forgerons
Devenus des moblots.
Il y a cent ans commun commune
Comme artisans et ouvriers
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Pottier.
Il y a cent ans commun commune
Comme ouvriers et artisans
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Clément.
Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C'étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l'avenir
Aux pavés de la ville
C'étaient des forgerons
Devenus des héros.
Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis au charnier
Ils voyaient mourir la Commune
Ah ! Laissez-moi chanter Pottier.
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils s'éteignaient pour la Commune
Écoute bien chanter Clément.
Et ce n’est pas fini…
Ma première visite fut dédiée à la BNF (Bibliothèque Nationale de France) où plusieurs expositions m’avaient attiré sur le site François MITTERRAND. Deux étaient payantes, les autres gratuite. Commençons par ces dernières : Chemin de paix et Sur les pas de Louis BARTHAS : une évocation de la « grande guerre » à travers des citations et des photos actuelles des lieux de la boucherie. Cela mettait en condition pour l’expo suivante : Eté 14 : les derniers jours de l’ancien monde. Très pédagogique, mais assez terrifiante quand on voit la montée « inéluctable » vers le déclenchement des hostilités, jusqu’à l’assassinat et l’enterrement de Jaurès. Il vous reste trois semaines pour en profiter. La dernière que j’ai parcourue : De Picasso à Jasper JOHNS – L’atelier d’Aldo CROMMELYNCK ne m’a pas vraiment passionné, mais j’étais pris par le temps, et elle est terminée.
En revanche, une autre, et qui n’est pas terminée, est l’exposition Daumier, la caricature au service de la liberté, qui se trouve jusqu’au 25 octobre au musée de la franc-maçonnerie.
Autre découverte : les Palais (petit et grand). Là aussi, j’ai bénéficié de la fin de l’exposition Mapplethorpe au Grand Palais, photographe américain mort du sida il y a 25 ans ; de superbes portraits et une intéressante philosophie de l’image tout au long de cette galerie sud-est. En face, au Petit Palais, c’est l’exposition Paris 1900, la ville spectacle, qui m’a attiré. Intéressante et complète, elle présentait aussi bien l’art que l’industrie, les costumes que le mobilier et les distractions. De bien belles affiches vous invitaient au théâtre, au cinéma,…Et à la fin la sortie pouvait se faire par les collections permanentes, là aussi très variées, que je découvrais pour la première fois.
En sortant, quelques photos du Pont Alexandre III avant de me pointer au musée du quai Branly où, surprise il n’y avait pas la queue. J’ai zappé Les Indiens des plaines et les collections permanentes (déjà vues) pour profiter de trois autres expos : Tiki pop : L’Amérique rêve son paradis polynésien (très kitch) ; Tatoueurs tatoués (inégale, mais je devais être un des rares à ne pas exhiber mes dessins de peau !) et Les femmes dans la révolution (Vietnam 1954 – 1980) : souvenirs, souvenirs…Le Louvre (je ne me souvenais pas qu’il y avait des grands hommes sur les corniches) et l’église St Eustache (celle des Halles) furent mes dernières visites de ce court et humide séjour.
Quelques photos sous le lien :
Et ce n’est pas fini…
En tant que prince consort (qu’on sort ?), j’étais monté à Paris avec deux guides : Dix balades historiques sur les traces du Paris insolite et rebelle (Tovar – Houssin), Le Temps des Cerises, avril 2008, et Paris décalé, 36 promenades sérieuses prêtant à rire, Lonely planet, 2009.
J’avais déjà testé le premier, et vous trouverez plus haut « Sur les pas de Gavroche : un parcours populaire », entre autres. Quant au second, j’avais décidé de commencer par une balade « hasardeuse » déterminée par le tirage de cartes.
Eh bien, contrairement à mes participations précédentes aux AG de la MGEN, où malgré la chaleur et le beau temps j’étais enfermé toute la journée, cette année, tout à fait libre, le beau temps faisait défaut : finies les balades programmées, et à moi les expos et les musées. Il n’y a pas de mal à rester à l’abri à Paris, et malgré tout, je suis loin d’avoir eu le temps de visiter tout ce que j’avais programmé. Et à 65 balais j’ai encore découvert des endroits dans lesquels je n’étais jamais allé. Mais cela fera l’objet d’une ou de plusieurs futures chroniques, en attendant une prochaine visite.
Et ce n’est pas fini…
C’est ce que je pense du téléfilm vieux de dix ans que je viens de voir sur Arte : Naissance d’un géant. Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, il ne s’agissait pas d’un pays de foot, mais de la prise de conscience de Jaurès lors de la grève des mineurs de Carmaux, grève déclenchée suite au licenciement d’un mineur qui avait été élu maire et qui prenait du temps pour accomplir sa fonction.
J’avais assisté, et même participé financièrement, à un spectacle vivant à « La Découverte » au début des années 1990, où le rôle était formidablement tenu par Bernard-Pierre DONNADIEU. Mais dans ce film de Jean-Daniel VERHAEGHE, c’est Philippe TORRETON qui joue le personnage, avec une étonnante métamorphose physique entre le moment de la grève et le moment du congrès d’unification des socialistes (création de la SFIO – Section Française de l’Internationale Ouvrière). Cette dernière apparition est d’ailleurs tout à fait conforme au portrait traditionnel que l’on connaît de Jaurès.
Et quelle leçon de pédagogie ! J’ignore si les riches puissants qui nous gouvernent ont eu le loisir de regarder ce film, mais je ne doute pas que certains mots leur auraient écorché les oreilles : socialisme, lutte de classe, révolution,…On y a même chanté L’Internationale ! Bref tous les mots à éviter pour ne pas effrayer le Merdef.
La mémoire était revenue aux habitants de Carmaux lors de la visite de notre Président, à qui ils ont su rappeler la valeur des mots.
Cette vieille reprise n’était sûrement pas un de ces niais programmes d’été, et on en redemande !
Et ce n’est pas fini…
Ca fait plaisir de le retrouver après trois jours automnaux à Paris. heureusement, il y avait de quoi se mettre à l'abri !
Et ce n'est pas fini...
C’était à Carcans vendredi dernier, à l’invitation de Mar y Sol, nos partenaires invitants. Nous étions début juillet et nous nous sommes donc présentés dans une formation réduite, certains étant déjà partis en vacances ou devant satisfaire à d’autres obligations officielles. Nous avons chauffé nos voix avec eux avant de voir l’église se remplir, y compris avec une présence municipale qui est toujours fort appréciée.
C’est Chœurs et musique qui ouvrait le bal, alternant comme d’habitude interprétation du chœur et des solistes, avec un programme qui mélangeait Wagner et les Beatles, Gainsbourg et de vieilles chansons italiennes ou espagnoles.
Après un court entracte pour permettre l’échange de chorales, Mar y Sol nous a offert son programme, qui a permis à Frédéric d’exprimer son talent à l’orgue. Puis nous les avons rejoints pour terminer, en commun, par La quête et Malaïka. Le public a été invité à reprendre la chanson de Brel avec nous et nous nous dirigeâmes ensuite vers le copieux buffet préparé par nos amis.
Maintenant, rendez-vous en septembre ; n’hésitez pas à nous rejoindre : les répétitions ont lieu tous le lundi de 20h30 à 22h30 au Forum du Haillan.
Quelques photos sous le lien :
Et ce n’est pas fini…
Je viens de la découvrir : c’est celle de Paul POGBA et de Vincent ENYEAMA, deux footballeurs, l’un français, l’autre nigérian, comme ne l’indiquent peut-être pas forcément leurs patronymes.
Après le match France-Nigéria, le Français était allé dans le vestiaire nigérian serrer la main du gardien de but de l’équipe adverse. Paradoxalement, le Français joue en Italie (à la Juve) et le Nigérian joue à Lille. Il n’y avait donc pas de problème de langue pour se comprendre.
Mais quel contraste avec l’autre mordeur ! Si le sport, même en dehors de toute compétition, peut contribuer à la fraternité, à la rencontre, à la compréhension mutuelle, il aura atteint un de ses buts. Même si le but premier, selon moi, est d’abord d’entretenir sa santé sans souci de performance. C’est pour cela que le dopage conduit à une perversion des valeurs éthiques et humanistes qui devraient présider à ces rencontres sportives.
Pourtant, malgré tous les scandales du monde cycliste, et les morts prématurées de grands « champions », je vais encore craquer devant les étapes du Tour de France, qui demeure malgré tout, et quoi qu’on en dise, le spectacle le plus populaire de nos débuts d’été.
Et ce n’est pas fini…
Intéressant rappel de Marianne cette semaine (à destination de ceux qui se réclament du gaullisme).
Premier gouvernement (1944-46) :
- Nationalisations des banques ;
- Nationalisation du sous-sol ;
- Nationalisation de l’énergie ;
- Utilisation des entreprises publiques dans des domaines de pointe (aviation).
Il fut aussi le premier à avoir des ministres communistes au gouvernement. Ceci expliquant peut-être cela. (Ca, c’est moi qui rajoute).
Deuxième gouvernement (1958-69) :
- Aucune privatisation ;
- Grands travaux financés par l’Etat ;
- S’appuie sur le secteur public et nationalisé pour assurer l’indépendance énergétique de la France.
Je me suis laissé dire, mais c’est sans doute des gens mal intentionnés qui l’ont fait, que c’est sous le gouvernement Jospin qu’on a le plus privatisé.
Et maintenant ? On change ? Chiche !
Et ce n’est pas fini…
Le dernier jour de classe une maîtresse assassinée à l’école par une mère d’élève ! Mais où va-t-on ? La morsure du footballeur paraît bien dérisoire devant cet assassinat. Comment peut-on en arriver là ? Il y a une vingtaine d’années, François BAYROU, à l’époque ministre de l’éducation nationale, disait qu’il fallait sanctuariser l’école, ce qui avait provoqué un tollé chez certains. Moi je trouvais cela pas mal, car, selon mon interprétation, un sanctuaire est protégé, mais sans être fermé.
Mais là ? Les écoles sont, et c’est normal, ouvertes aux parents d’élèves. Et il n’est pas question de restreindre leur participation active à la vie de l’école. Que faire alors ? Si cette mère est reconnue folle, elle ne sera pas jugée et il y aura bien des psychiatres pour dire d’ici quelques années pour dire qu’elle est mûre pour ressortir de l’hôpital.
Mais son enfant ne risque-t-elle pas de souffrir à vie d’un sentiment de culpabilité insurmontable ? Lui sera-t-il possible de mener une vie équilibrée ? Quant aux autres enfants, vont-ils s’en relever ? Comment l’écoute va-t-elle pouvoir être organisée maintenant que les élèves vont être en vacances ? Combien choisiront de ne plus revenir sur les lieux d’un tel drame traumatisant ? Et les enseignants ? Combien de déprimes à venir ? Combien de renoncements à entrer dans la carrière ? Combien de temps à subir les brimades d’un gouvernement qui oblige ses serviteurs perdre chaque année un peu plus de pouvoir d’achat ? Les jeunes vont se diriger vers des métiers moins à risque et mieux considérés et rémunérés.
Je suis effondré.
Et ce n’est pas fini…