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Le blog de Bernard SARLANDIE

Vendredi après-midi à Sai gon.

12 Août 2012, 08:42am

Publié par Bernardoc

         Nous avons échangé la visite du musée de l’histoire du Vietnam pour celle du musée des vestiges de la guerre. C’était une décision unilatérale de Lynh, notre guide, mais je ne pense pas qu’aucun de nous l’ai regretté.

         Lieu capital pour le devoir de mémoire, ce musée traduit en effet les souffrances endurées par le peuple vietnamien au cours de sa lutte pour son indépendance. Quand on voit ce dont les Etats unis d’Amérique du nord se sont rendus coupables, on peut se dire que la barbarie nazie avait trouvé de grands disciples. Fort curieusement la guerre française est assez peu évoquée dans ce musée, qui expose cependant la dernière guillotine ayant fonctionné dans la colonie (on exporte les outils de civilisation qu’on peut !). En sortant de ce musée, j’étais autant bouleversé qu’après la visite de Buchenwald ; Et ce que nous avions vu dans ce musée ressurgissait à l’occasion de nos rencontres avec des hommes déformés par l’effet de l’agent orange sur leurs parents.

         Une bouffée d’oxygène nous fut ensuite procurée par notre balade dans le jardin botanique, sorte de jardin d’acclimatation où voisinent bonsaïs, grands arbres et animaux sauvages, réels ou taillés dans du buis.

         Enfin, nous terminerons la soirée à l’Indochine, restaurant musical (on l’a senti dans le prix de la bière !) où Jacques CHIRAC avait, en son temps, posé son auguste postérieur.

         Les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Vendredi20Pm?authuser=0&authkey=Gv1sRgCM32gfzZt9D1xgE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…  

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Vendredi 20 juillet : Sai gon.

11 Août 2012, 00:38am

Publié par Bernardoc

         Le petit-déjeuner nous donne l’occasion de voir Sai gon (mais non, ce n’est pas un accusatif !) d’en haut. En découvrant ces gratte-ciels qui poussent comme des champignons, je me disais que ce pourrait être l’image de La Havane le jour où Obama (ou son successeur) mettra fin au blocus de Cuba.

         En redescendant dans le Hall de l’hôtel, je me résous à l’évidence : la Vespa jaune fait vraiment partie du décor. Mais nous allons reprendre notre confortable car pour nous rendre à un atelier de laque, usine d’état.

         Accueillis en français, et avec un éventail (instrument indispensable sous ce climat), une vietnamienne nous expliqua de façon à la fois pédagogique et autoritaire - mais ce ne fut pas la seule : sûrement le modèle issu de leur formation -, le long processus de fabrication de ces objets laqués, sur lesquels travaillent à la fois des artistes et des ouvriers. Je n’ai pas pensé sur le moment à demander s’il y avait une différence de salaire entre ces deux catégories de travailleurs, qui n’ont droit qu’à trois jours de repos par mois. Bien entendu, après la visite de l’atelier, nous terminons par la boutique où nous pouvons admirer un grand nombre de chefs-d’œuvre…et commencer à dépenser nos sous !

         Puis nous partons vers Cholon, le quartier chinois : deux attractions : le marché Binh Tay, surtout marché de gros, avec son allée réservée aux cantines, et la pagode de la Dame Céleste. Là nous assistons à une action intéressante : l’allumage d’un cône d’encens dont la consumation doit durer une semaine.

         En route pour Le château, notre restaurant du déjeuner, nous ne manquons pas de prendre en photos corbillards et cercueils (Brassens aurait aimé). Et au restaurant, privés de climatisation pour cause de coupure électrique, nous serons abreuvés de vieux succès français, souvenirs lointains de la colonisation.

         Les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/SaiGon3?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLDXvtflsuarGA&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Premières visites saïgonnaises.

10 Août 2012, 08:48am

Publié par Bernardoc

         En nous dirigeant vers le marché Ben Thanh, les Halles de 1914, nous passons devant le théâtre municipal, construit par les Français en 1899. Sur le marché, débauche de fruits, fleurs, légumes, viande, poissons, crustacés, nouilles, cafés,… : spectacle très coloré qui nous permis de découvrir, nous qui avons pourtant vécu huit ans sous les tropiques, de nouveaux fruits, tels les fruits du dragon, qui seront un régal tout au long de notre séjour.

         L’étape suivante nous offrit deux sites : la cathédrale Notre-Dame, construite en briques de Toulouse, devant laquelle se dresse une statue de Marie, au pied de laquelle les futurs couples viennent se faire photographier en habit européen, c’est-à-dire en robre blanche que la mariée a louée pour l’occasion.

         Juste en face se trouve la poste centrale, véritable monument dessiné par Eiffel. En entrant on peut voir sur le mur opposé un très grand portrait de l’oncle HO, tandis que de part et d’autre de l’entrée se trouve une carte de Sai gon et une carte du delta du Mékong. Au centre de cet immense hall un stand où l’on peut acheter cartes postales et timbres. Outre les bureaux traditionnels que l’on trouve dans chaque poste centrale, deux boutiques de souvenirs complètent l’équipement.

         Après un repas, non pas au KFC, mais dans une école professionnelle, nous allons voir la pagode de l’Empereur de Jade, plus connue sous le nom de « pagode des tortues », puisque c’est l’animal qui y est offert. Le guide du routard décrit l’intérieur comme « grand-guignolesque ».

         Enfin, avant d’aller dormir dans un lit, nous terminons notre journée par un dîner au Viet village.

         Les photos en suivant le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/ArriveeVietnam?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNalrrGxr-b-3QE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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De Parizo al Saigono.

9 Août 2012, 15:55pm

Publié par Bernardoc

         Après les retrouvailles à Roissy, ce fut l’embarquement à bord d’un airbus de la Vietnam airlines. Dès le départ, nous fûmes charmés par l’uniforme des hôtesses, en habit traditionnel. Après une douzaine d’heures de vol, nous débarquons à Sai gon vers 6 heures du matin (mais nous étions à une heure du mat’ dans nos têtes). Pris en charge par Lynh, notre premier guide, nous arrivons à l’hôtel où l’on nous annonce que nous ne pourrons pas prendre possession de nos chambres avant midi. Il fallut donc se résoudre à suivre le programme et entamer une première visite de la ville pour meubler la matinée.

         L’aéroport de Sai gon, la plus grande ville du pays avec 10 millions d’habitants (et 5 millions de motos ! ), est tout aussi anonyme que la plupart de ceux que je connais. En revanche, un bus décoré avec des rideaux de velours, c’est plus rare. En roulant, on a du mal à penser que l’on est en pays communiste, vu les innombrables panneaux publicitaires d’entreprises fort capitalistes.

         Sai gon apparaît comme une ville très verte et les parcs semblent largement utilisés par toutes les couches de la population. Pagodes et temples sont également très nombreux ; le matérialisme dialectique s’est bien gardé de toucher aux symboles religieux. Il y a un autel des ancêtres dans toutes les maisons et dans tous les lieux publics. Vous pouvez le voir dans le hall de notre hôtel. Mais ce qui est le plus surprenant, c’est le nombre de motos et la façon de conduire des Vietnamiens. Un étranger, et surtout un Européen je dirais, ne doit surtout pas s’aventurer au guidon d’un deux roues, car il n’irait pas très loin. Curieusement nous n’avons pas vu d’accident en ville, et pourtant !...

         Autre sujet d’étonnement : les câbles téléphoniques : ahurissant, et ça marche !!

         Des images de ce premier aperçu en suivant le lien :


https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/ArivveeAsianRuby?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKmq5-6DqsbSSw&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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Vietnam-Cambodge, été 2012.

8 Août 2012, 14:43pm

Publié par Bernardoc

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Nous étions 27 espérantistes français à décoller à 13h10  le mercredi 18 juillet en route pour Sai gon (car, nous l’apprendrons en arrivant, personne dans le pays ne parle d’Ho Chi Minh Ville). Onze d’entre nous se connaissaient déjà pour avoir participé en 2010 à la kubana karavano.  Jusqu’au vendredi 27 juillet, nous allions visiter les trois régions du Vietnam : le sud, avec le delta du Mékong, le centre, autour de Hue, capitale impériale de 1802 jusqu’à l’effondrement du système féodal en 1945 pour terminer par le nord, avec Ha noi, la capitale, sans oublier une nuit dans la baie d’Along.

Ensuite, pendant une semaine, le groupe a éclaté pour laisser à chacun la possibilité de participer au 97ème congrès universel d’esperanto, le congrès du jubilée pour les 125ème anniversaire de la création de la langue universelle.

Enfin, à la fin du congrès, nous avons passé deux journées extrêmement bien remplies au Cambodge, à Siem Reap, la ville la plus proche des temples d’Angkor.

La dernière étape se fit, comme les autres, en avion, jusqu’à Ha noi où nous nous embarquâmes pour notre sixième et dernier vol sur Vietnam Airlines, pour un retour tôt le matin à Paris et Le Haillan vers 15 heures.

Vous ai-je mis l’eau à la bouche ? Dans les jours à venir, nos étapes pas à pas, nos découvertes dans ces deux pays bien loin de chez nous.

Et ce n’est pas fini…

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Hejmen !

7 Août 2012, 16:27pm

Publié par Bernardoc

  Nous voila de retour, et, surprise, alors que le blog est resté silencieux depuis le 18 juillet, le mois dernier fut celui qui reçut le plus grand nombre de visites.

 Dès que possible, mes impressions de voyage au Vietnam et au Cambodge.

Et ce n'est pas fini...

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Agrablan libertempon al vi !

17 Juillet 2012, 00:14am

Publié par Bernardoc

Mi rakontos Vjetnamion kiam ni revenos hejmen. En la universala kongreso partoprenos 845 personoj el 61 landoj. La karavano de France Esperanto konsistas el 27 partoprenontoj.

Daùrigu la legadon de mia blogo, ekzemple la artikolojn pri la UK en Kubo antaù du jaroj.

Et ce n’est pas fini…

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Bis repetita.

16 Juillet 2012, 12:14pm

Publié par Bernardoc

         « Le changement, c’est maintenant », mais pas encore dans l’Education nationale. Les profs ont été tellement malmenés par le trio Sarkozy-Fillon-Châtel que les étudiants ont compris et fuient le métier. Ainsi, cette année, alors que les moyens budgétaires étaient là, 706 profs, nécessaires ô combien ! n’ont pas été recrutés que ce soit en lettres, en maths ou en anglais. Bien sûr le doute existait encore avant les élections de savoir si les malfaisants précédents allaient être priés de se reconvertir ou si la destruction de cette belle institution allait être poursuivie et aggravée.

Les nouveaux discours laissent entendre que l’Education allait redevenir un investissement prioritaire. Mais voilà, la mort de Pompidou en 1969 ayant décidé de la date des élections, celles-ci se déroulent juste avant l’été, ce qui rend difficile un bouleversement quelconque pour la rentrée, déjà organisée, sinon finalisée. La volonté ministérielle était donc de redonner un minimum de formation aux élus du concours, tous n’ayant pas la pédagogie infuse, mais souvent, cela allait se traduire par un service de 15 heures + 3 heures supplémentaires. Intéressant financièrement, mais on fait mieux comme incitation pédagogique.

Résultat, comme l’an dernier, alors que le nombre de candidats excédait le nombre de postes à pourvoir, il y a quand même eu des recalés. Mais comme on a besoin de 706 profs, ces recalés pourront toujours postuler pour un poste de contractuel, ce qui fera économiser des heures de formation au gouvernement et qui sera, n’en doutons pas d’un grand bénéfice pour les élèves. Quant à l’entrée dans la fonction publique, ces néo-profs devront attendre une année de plus. D’ailleurs les inscriptions aux concours sont déjà ouvertes.

Et ce n’est pas fini…

        

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Marseillaise de la paix.

14 Juillet 2012, 08:55am

Publié par Bernardoc

Cette version de la Marseillaise fut d’abord chantée dans l’orphelinat expérimental de Cempuis (Oise) dirigé par le pédagogue libertaire Paul Robin (1837-1912.)

Reprise en 2009 par le groupe Chanson plus bifluorée

De l'universelle patrie
Puisse venir le jour rêvé
De la paix, de la paix chérie
Le rameau sauveur est levé (bis)
On entendra vers les frontières
Les peuples se tendant les bras
Crier : il n'est plus de soldats !
Soyons unis, nous sommes frères.

Refrain :
Plus d'armes, citoyens !
Rompez vos bataillons !
Chantez, chantons,
Et que la paix
Féconde nos sillons !


Quoi ! d'éternelles représailles
Tiendraient en suspens notre sort !
Quoi, toujours d'horribles batailles
Le pillage, le feu, et la mort (bis)
C'est trop de siècles de souffrances
De haine et de sang répandu !
Humains, quand nous l'aurons voulu
Sonnera notre délivrance !

Refrain

Plus de fusils, plus de cartouches,
Engins maudits et destructeurs !
Plus de cris, plus de chants farouches
Outrageants et provocateurs (bis)
Pour les penseurs, quelle victoire !
De montrer à l'humanité,
De la guerre l'atrocité
Sous l'éclat d'une fausse gloire.

Refrain

Debout, pacifiques cohortes !
Hommes des champs et des cités !
Avec transport ouvrez vos portes
Aux trésors, fruits des libertés (bis)
Que le fer déchire la terre
Et pour ce combat tout d'amour,
En nobles outils de labour
Reforgeons les armes de guerre.

Refrain

En traits de feu par vous lancée
Artistes, poètes, savants
répandez partout la pensée,
L'avenir vous voit triomphants (bis)
Allez, brisez le vieux servage,
Inspirez-nous l'effort vainqueur
Pour la conquête du bonheur
Ce sont les lauriers de notre âge.

Et ce n’est pas fini…

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Le changement, c'est pour quand ?

13 Juillet 2012, 08:50am

Publié par Bernardoc

         Il y a un an, nos camarades de la CGT – PSA – Aulnay révélaient que PSA avait l’intention de fermer cette usine. Encouragée par le gouvernement de l’époque, la direction démentait, se disant quasiment outragée que de tels propos aient pu lui être attribués, et affirmant « les yeux dans les yeux » que rien de ce type ne se tramait.

         Des rumeurs avaient couru à nouveau au cours de la campagne électorale, plus mollement démenties : de toute façon, rien ne se passerait avant les élections.

         Eh bien, ça y est : moins d’un mois après les résultats du deuxième tour des législatives, PSA confirme ce qu’elle s’était évertuée à taire depuis un an. Il y aura bien 8 000 licenciements, sans compter la perte des emplois induits, industriels ou de services. Pressé de réagir en direct à cette annonce, Bernard THIBAULT s’est refusé à envoyer un ordre du sommet, affirmant avec justesse que les camarades de PSA – Aulnay étaient plus à même de proposer des solutions, qui ne pourront venir qu’après des luttes, à moins que le ministère du « redressement productif » nous prépare quelque chose de social(iste).

         A propos, savez-vous ce qui s’était passé pour les usines Renault après la guerre ?  Elles avaient été nationalisées et étaient devenues la RNUR (Régie Nationale des Usines Renault). Si PSA, pour ne pas décevoir ses actionnaires et continuer à verser un salaire confortable à ses dirigeants, entend jeter à la rue des ouvrier(e)s qui ont tout donné à l’entreprise, pourquoi ne pas appliquer ce qui a marché au siècle dernier : nationalisation sans indemnité ni rachat !

Et ce n’est pas fini…

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