Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

Hanojo posttagmeze.

6 Septembre 2012, 09:30am

Publié par Bernardoc

         Après l’inauguration, nous nous étions inscrits pour une excursion d’une demi-journée, afin de découvrir Ha noi l’après-midi. C’est lors de cette première sortie que nous fîmes connaissance de Ĝojo, jeune étudiante en anglais et qui, au bout d’une seule année d’esperanto maîtrise déjà remarquablement la langue. Si elle continue sur cette voie, elle fera une espérantiste de haut niveau d’ici quelques années.

         En revanche, et c’était une des faiblesses du Vietnam par rapport à Cuba, il n’y avait pas de guide espérantiste. Tous ceux que nous aurons s’escrimaient à parler dans la langue majoritaire (pour le moment) des Etats-Unis d’Amérique (du nord). A chaque fois, il fallait mettre le holà et leur demander d’expliquer à Ĝojo dans leur langue, et notre accompagnatrice nous ferait la traduction universelle.

         Première visite : le musée ethnographique du Vietnam, en partie financé par la France et inauguré par Chirac en 1997, ce qui fait qu’il est possible de faire la visite en français. Musée très agréable, et qui aurait bien mérité une demi-heure de plus. Mais nous étions attendus pour une balade en cyclo-pousse dans les rues marchandes du vieil Ha noi. En chemin nous passons devant un des nombreux parkings à moto, que l’on quitte en se masquant. Nous voyons aussi une scène typique : le coiffeur installé sur le trottoir, et beaucoup sur le même trottoir, spécialisé dans ce genre de commerce.

         Ce fut une agréable balade, qui a donné lieu à plusieurs mini-films, et qui permettait de prendre suffisamment de photos : Legend beer, est le café où nous avions assisté à l’orage la veille, nous repassons devant le marchand chez qui Estelle avait acheté son sac à dos, nous découvrons un hôtel qui affiche l’étoile espérantiste, passons devant l’AJ (Auberge de Jeunesse) et le car nous entraîne ensuite devant Ga Ha noi qui, comme son nom l’indique, est la gare de Ha noi. Nous arrivons enfin vers un autre théâtre de marionnettes sur l’eau, qui fort heureusement n’est pas le même que la veille. Honnêtement, je dois dire que nous avons préféré le premier ; effet de surprise ? Mais ce dernier se laissait voir avec plaisir.

         Quelques photos de cet après-midi sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/HaNoiPm?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOT8jZeY4ea9cA&feat=directlink

         La journée se termina par la nacia vespero au cours de laquelle nos amis vietnamiens nous ont présenté un spectacle de toute beauté, dont quelques films restitueront l’ambiance…un jour.

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Rentrée.

5 Septembre 2012, 00:07am

Publié par Bernardoc

         Une ancienne collègue que j’ai retrouvée parente d’élèves quelques années plus tard, a dit à son fils lors de ma dernière année d’activité : « Profites-en bien, car tu ne retrouveras pas une rentrée Sarlandie ».

         Et qu’avaient-elles de particulier mes rentrées ? Rien de spécial ; en fait je me contentais de mettre en pratique les préceptes du recteur MONTEILH (un grand recteur de Bordeaux), principes adoptés ensuite lorsque Madame ROYAL était ministre de l’école (ou quelque chose d’approchant).

         Le premier principe concernait l’accueil des 6èmes : ces grands de CM2 qui d’un seul coup se retrouvaient « petits » sixièmes : nouvel environnement, nouvelle manière de vivre sa scolarité, nouvelle échelle d’établissement,…De nouvelles habitudes devaient donc être prises, l’établissement devait être apprivoisé, afin que l’année de 6ème se déroule au mieux.

         Le premier jour de classe était réservé aux 6èmes  : « Le collège est à eux ». Moment privilégié avec l’équipe éducative, même si certains profs râlaient car ce jour-là ils n’avaient que trois heures de cours, et non pas une journée. Découverte des lieux : CDI, infirmerie, vie scolaire, salles spécialisées, demi-pension,…repas pris en commun avec les adultes : tout pour établir la confiance entre ces nouveaux élèves et leur entourage.

         Le lendemain, alors que rentraient les 5èmes et les 4èmes , une demi-journée chacun, les 6èmes étaient en excursion, plus ou moins loin, afin de permettre soit de lancer des projets, soit tout simplement de voir les élèves comme des enfants, hors d’un environnement scolaire.

         Enfin, quand rentraient les 3èmes, les « petits » pouvaient souffler un jour avant d’entamer leur véritable emploi du temps, en même temps que l’ensemble des élèves.

         Oh bien sûr, ce n’était pas toujours l’enthousiasme généralisé, et certains collègues regrettaient cette perte de temps, comme ils n’appréciaient pas ces « heures de vie de classe », pourtant insuffisamment nombreuses à mon goût.

         Cela me rappelle mes courtes années de CPE lorsque, avec l’équipe des surveillants, nous avions réussi à convaincre la direction du lycée que l’accueil des 2ndes serait sans doute plus efficace et moins impersonnel si les profs principaux accueillaient leur classe et ne laissaient pas cette tâche aux surveillants ! J’étais à l’époque sidéré de voir le nombre de profs défiler dans mon bureau pour me demander ce qu’ils devaient faire pendant cette demi-journée.

         Souvenirs, souvenirs…Vous comprenez que j’apprécie ma retraite.

Et ce n’est pas fini…  

Voir les commentaires

Plaisir.

4 Septembre 2012, 07:26am

Publié par Bernardoc

         Au moment où j’entame ma quatrième année de repos, et où des centaines de milliers d’anciens collègues ou de petits jeunes qui y croient encore reprennent le chemin de l’école, il me plaît de faire appel à des souvenirs immédiats ou un peu plus anciens.

Au cours de mes journées militantes MGEN de rentrée, j’ai rencontré d’anciennes collègues de Zola qui m’ont dit tout le bien qu’elles pensaient du dernier adjoint (un « faisant-fonction») qui avait codirigé le collège pendant deux trimestres au cours de la dernière année scolaire. Ce collègue a d’ailleurs été reçu au concours et se retrouve maintenant dans l’académie d’Orléans-Tours. Mais pourquoi cela me fait-il plaisir ? C’est que ce collègue avait pris contact avec moi suite à la lecture de mon blog pour me dire que je l’avais peut-être aidé à accomplir au mieux sa tâche.

Un tel témoignage me fait énormément de bien, moi qui ai été massacré en fin de carrière, et je ne peux manquer de le rapprocher de celui d’une autre collègue qui est devenue chef d’établissement après avoir travaillé avec moi, et qui aurait même souhaité que je puisse être son tuteur. Mais j’étais déjà à la retraite et il aurait fallu passer le barrage du département, car si au niveau de l’académie on me reconnaissait certaines modestes compétences, il n’en était pas de même au niveau départemental, sauf peut-être au niveau politique.

C’est avec plaisir aussi que j’entends des camarades me rapporter des éloges fait par d’autres profs que j’ai dirigés : cela aide à effacer mes trois dernières années de lutte pour affirmer ma dignité de serviteur de l’Etat, ce qui n’avait rien à voir avec la veulerie que l’on aurait bien aimé me voir afficher.

A l’IUFM j’ai croisé une responsable, collègue qui avait travaillé « sous mes ordres » pendant trois ans. En prenant connaissance de la nouvelle ( ?) épreuve d’admission aux concours (notée 6 points) : « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable », je lui ai suggéré que sûrement j’aurai échoué à cette épreuve ; elle m’a regardé et m’a affirmé le contraire. Quel dommage que d’autres ne s’en soient pas aperçu !

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

SCANDALEUX !

3 Septembre 2012, 08:18am

Publié par Bernardoc

         Depuis huit jours, une radio nationale nous abreuve de spots publicitaires de la Matmut (vous savez, Chevalier et Laspales), et le thème choisi en cette période de rentrée scolaire (et oui, je sais, il y en a qui travaillent encore) est le racket.

Qu’il y ait une information sur ce fléau est une excellente chose, mais ce qui est révoltant, c’est que cette assurance propose une assurance contre le racket. Mais où va-t-on ? C’est faire bien peu de cas des efforts de l’ensemble des équipes éducatives pour juguler cette pratique. Et les efforts sont souvent payants. Lorsque j’étais en ZEP ou ZUS, le racket durait rarement plus de quinze jours, car les élèves, en confiance, n’hésitaient pas à venir se confier, la plupart du temps d’ailleurs par le biais d’un camarade ou d’un adulte. Et nous n’attendions pas quinze jours de plus pour prendre les mesures nécessaires pour faire cesser ces agissements. C’était plus difficile dans le collège bourgeois où j’ai terminé ma carrière, car là il fallait faire attention à ne pas détériorer l’image, et bien souvent c’est tout à fait par hasard que l’on apprenait des faits délictueux.

         Pis, le fait de proposer une assurance encourage la loi du silence et dissuade les familles de porter plainte puisque tout sera remboursé, donc à quoi bon déranger police ou gendarmerie, qui de toute façon ont d’autres chats à fouetter pour faire baisser la criminalité.

         Cette campagne est donc tout bénef pour le ministère de l’intérieur et c’est sans doute pour cela que son collègue de l’Education nationale laisse diffuser ce clip audio.

         Décidément, je suis bien aise d’entamer ma quatrième année de retraite.

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Bienvenue au Haillan !

2 Septembre 2012, 09:42am

Publié par Bernardoc

         C’est une tradition vieille de quelques années maintenant que le dernier samedi avant la rentrée scolaire est consacré à l’accueil des nouveaux Haillanais, qui sont conviés le matin, en compagnie de certains élus, à une visite commentée de la commune en bus. Puis un rassemblement avait lieu à Bel Air à 11 heures. Là, dans la salle polyvalente, les différents services de la mairie s’exposaient, ainsi que la CUB, Régaz,…Il y avait aussi une magnifique exposition de Le Haillan Généalogie Histoire qui allait rester l’après-midi ; mais quel dommage que ce travail remarquable ne puisse être accessible en permanence !

         Après le discours du maire, la députée et un sénateur, tous deux également titulaires d’un mandat d’adjoint à Mérignac si je ne m’abuse, vinrent aussi souhaiter la bienvenue aux nouveaux citoyens de notre ville ; ne manquait que le conseiller général, également maire de la commune voisine.

         Je me suis rapidement éclipsé après avoir bu le verre de l’amitié pour pouvoir participer au repas familial.

         Je suis revenu l’après-midi au forum des associations, où l’ensemble des acteurs sportifs, solidaires ou culturels du Haillan se présentaient et tentaient de recruter de nouveaux adhérents. Trois sollicitations me furent formulées : pour le Budo club, le CTL Théâtre (ils ont besoin d’hommes et trouvaient que j’avais le profil !) et La Rouilleuse. Je sens que je vais me laisser tenter, mais aurai-je le temps pour tous les trois ? N’oublions pas que je suis retraité et que mon calendrier est déjà très chargé !

         Ceci dit, j’ai eu l’impression de voir moins de monde que les années précédentes. La crise ? Pourtant, avec le Pass’asso, la municipalité favorise beaucoup la participation des jeunes, même les plus modestes, aux diverses activités. Donc, après la journée de présentation, il vaut mieux attendre le véritable démarrage des activités pour voir les résultats.

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/20120901Accueil2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLWB_6DQtOLT6wE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Solena inaùguro.

1 Septembre 2012, 08:53am

Publié par Bernardoc

         Comme toujours, l’ouverture solennelle se déroule dans la salle Zamenhof, celui qui a créé l’esperanto il y a maintenant 125 ans. Pour trouver une salle suffisamment grande pour accueillir les 800 et quelques congressistes, les organisateurs vietnamiens avaient choisi une salle de l’université des sciences et technologies. En nous y rendant en car, nous pouvons constater le long du chemin de nombreux kakemonos permettant de faire savoir à tous les habitants la présence du congrès.

         En arrivant, surprise : le tapis rouge nous attend. En fait, nous le verrons plus tard, de nombreuses « huiles » sont attendues, notamment la vice-présidente de la République, la maire-adjointe de Ha noi, l’ambassadeur d’Australie, plusieurs responsables des représentations diplomatiques, parmi lesquelles nous avons pu noter l’absence remarquée de la France : une honte pour notre pays ! La France du nord a proposé sa candidature pour l’organisation du 100ème congrès en 2015 : nos dirigeants en seront-ils autant absents ?

         Nous étions en avance, et nous avons donc pu assister à la répétition finale du ballet de bienvenue, dont je filmerai des passages plus tard.

         Puis les élus de l’association s’installèrent à la tribune, avec la vice-présidente. Et nous eûmes droit à la succession des discours traditionnels avec les remerciements attendus et le discours de bienvenue de la vice-présidente, qui s’est exprimée en vietnamien, mais dont le discours était sous-titré en esperanto. Vinrent ensuite la présentation du congrès, puis les salutations des représentants de chaque délégation, avant de terminer, debout, par La Espero, l’hymne écrit et composé par Zamenhof. 

         Les choses sérieuses pouvaient maintenant commencer.

         Quelques photos de cette séance inaugurale sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/SolenaMalfermo?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKKcrYr777C5jAE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…        

Voir les commentaires

Jour d'inscription au congrès.

31 Août 2012, 08:48am

Publié par Bernardoc

         Mi verkos esperantan artikoleton poste. Nun mi daùrigas mian raporton franclingve.

         Contrairement à Cuba, notre hôtel n’était pas le siège du congrès. Il fallait donc que nous quittions notre confortable chambre pour dix minutes de marche. Nous croisons encore les kakemonos annonçant le congrès en langue vietnamienne (la seule langue asiatique à utiliser des caractères latins grâce à un missionnaire français, Alexandre de Rhodes, qui l’avait transcrite au début du XVII° siècle), et le thème du congrès, en esperanto.

         Nous arrivons dans le luxueux hôtel Melia (dont la directrice est française), principal lieu du congrès, et nous faisons la queue pour récupérer badge et documents. A l’entrée de l’hôtel se trouve un autel des ancêtres, et j’ai eu l’occasion de voir des employées venues y faire leurs dévotions un matin (peut-être des photos dans un prochain article).

         L’après-midi étant libre, nous décidons d’aller nous promener à pied autour du lac Hoan Kiem, à deux pas de nos deux lieux de séjour. C’est un lieu très fréquenté, et pas seulement par les touristes, à deux pas de la vieille ville et de ses rues commerçantes. Une pagode richement décorée s’avance sur une presqu’île. De là nous obliquons vers les rues marchandes, découvrant au passage « l’arbre aux sacs », et nous partons à la recherche d’un restaurant. Notre choix se porte sur le Green tangerine, où nous avons très bien mangé dans un cadre fort agréable.

         Nous reviendrons le soir pour assister à un spectacle traditionnel de marionnettes sur l’eau, après qu’Estelle eût farouchement négocié le prix d’un sac à dos et que nous sous soyons réfugiés dans un café pour nous mettre à l’abri d’une de ces averses de mousson aussi soudaine que violente, et qui s’arrêtera de la même façon. Ce fut l’occasion pour nous de remarquer que tous les Vietnamiens sont bien équipés afin de ne pas se laisser surprendre.

         Après notre spectacle, nous terminerons par la visite de la movada foiro, où chaque association ayant à voir avec l’esperanto se présente et peut distribuer son matériel.

         Les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/Kongreso1?authuser=0&authkey=Gv1sRgCJC6jJfA59u9Zw&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

Retour à Ha noi.

30 Août 2012, 07:08am

Publié par Bernardoc

         Pour la première fois, nous avons pu être aux premières places, toujours très convoitées, du car. C’était parfois stressant lorsque l’on voyait apparaître un gros camion face à nous ou que le chauffeur  traversait allègrement la double ligne blanche. Mais cela nous permit de voir quelques exemples de chargement sur bicyclettes, motos ou camionnettes, qui ressemblaient à ces voitures immatriculées en Belgique et qui descendent vers le bled chaque début d’été !

         En arrivant à Ha noi, nous avons longé pendant plusieurs kilomètres la plus logue mosaïque du monde, créée en 2010 pour célébrer le millénaire de la ville.

         Puis nous nous dirigeons vers le mausolée de Ho Chi Minh, que nous ne visiterons pas ce soir-là, mais au cours de la semaine. Cette esplanade, que Binh comparaît aux Champs Elysées, fut le lieu de la proclamation de l’indépendance par l’oncle Ho le 2 septembre 1945. C’est imposant et très socialiste (ou très imposant et socialiste ? ), et l’on est tout étonné de pouvoir arpenter ce lieu jusqu’à l’ancien palais du gouverneur général d’une discrète ( ?) couleur ocre.

         Juste à côté nous nous rendons à la pagode du pilier unique, censée représenter un lotus, qui date du XI° siècle, mais qui fut détruite par les Français en 1954 avant d’être reconstruite en béton ; le coin est charmant et très touristique. Il paraît que sa fréquentation peut conduire à l’enfantement. Mais non, il ne s’agit pas de fornication dans les jardins mais de prières en direction de la déesse Quan Am.

         Sur le chemin de l’hôtel on perçoit l’intensité de circulation, ainsi que l’utilisation intelligente des larges trottoirs pour jouer au badminton : les contours des terrains sont peints sur le sol.

         Nous prenons possession d’une grande chambre confortable et élégante avec son cachet ancien, avant d’aller prendre notre dernier repas commun avant le congrès.

         Les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/RetourHaNoi?authuser=0&authkey=Gv1sRgCKy6vY7tncPpCw&feat=directlink

Et ce n’est pas fini… 

Voir les commentaires

La baie d'Ha Long.

29 Août 2012, 09:46am

Publié par Bernardoc

         Nous nous embarquons donc à bord du Victory le jeudi 26 juillet vers midi pour une croisière de 24 heures. La jonque était gréée, mais nous n’avons navigué qu’au moteur et nous n’avons croisé qu’une jonque toutes voiles dehors. On nous a dit que ce n’était que pour les photos. Et nous voici donc au milieu de ce spectacle irréel et toujours changeant constitué de 3 000 îles qui tombent à pic dans la mer, la plupart inhabitées. J’ai pris plusieurs films panoramiques ; peut-être un jour les mettrai-je en ligne également.

         Comme sur tous les bateaux, on essayait de nous faire dépenser nos ndhongs, et Rose s’est laissé tenter par une séance de manucure.

La cabine était très confortable, et la salle de bain était similaire à celles que l’on trouve habituellement sur les bateaux. Notre navigation nous a amenés jusqu’à une île dans laquelle se trouvait la grotte dite « de la surprise », grotte inventée en 1901 par un explorateur français (Cocorico !). C’était vraiment une grande attraction et nous avons été obligés de faire la queue, mais ça en valait la peine, et du sommet nous avions une vue différente de la baie. Après avoir dépassé ce qui semblait être un village flottant, il fut temps, de retour à la jonque, de piquer une tête dans la baie d’Ha Long, en faisant comme si elle n’était pas polluée.

Au cours du repas, comme il est de coutume, le cuisinier vint se faire applaudir ; peut-être espérait-il un pourboire, mais nous n’avons pas compris (ou voulu comprendre ?).

La nuit nous n’étions pas seuls au mouillage, mais cela ne nous a pas empêchés de dormir du sommeil du juste. Je me suis même laissé dire que certain(e)s avaient dormi à la belle, sur le pont.

Et le lendemain, nous remontions dans notre car, retour vers Ha noi ; les choses sérieuses allaient commencer avec l’ouverture du congrès.

Des images de la baie sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/HaLong?authuser=0&authkey=Gv1sRgCN-e05Ke6ovsoAE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

Voir les commentaires

En route pour la baie d'Ha Long.

28 Août 2012, 12:34pm

Publié par Bernardoc

         Les trois heures de voyage en car vont nous donner l’occasion de traverser des paysages divers que vous découvrirez dans les photos jointes.

         Déjà, en quittant Ha noi nous remarquons de nouveau, juste devant notre hôtel, les kakemonos annonçant le 97ème congrès universel d’esperanto (si, si, ça existe encore !...). Ha noi signifie « la ville en deçà du fleuve ; nous allons donc passer au-delà. Nous passons devant un cimetière avant de longer de nombreuses rizières dans un état productif plus ou moins avancé. Dans les premiers champs on peut voir des paysans au chapeau conique (ce n’est pas seulement un objet touristique) en train de repiquer les plans dans les champs inondés ; plus loin, les champs sont plus vert : le riz est en train de bien pousser et lorsque le vert est encore plus dense, il s’agit d’une pépinière où l’on va chercher les plants.

         N’oubliez pas que le canard laqué fait partie de la cuisine traditionnelle et le long de la route, jalonnée de bornes kilométriques qui n’ont rien de différent par rapport à celles que nous avons l’habitude de voir, nous avons pu croiser un nombre d’élevages impressionnants de ces animaux : contrairement aux nôtres, élevés pour le foie gras, ceux-là sont tous blancs et petits.

         J’ai pu prendre, hélas à travers la vitre, plusieurs maisons typiques vietnamiennes, qui mesurent environ trois mètres de large, avec des murs aveugles de chaque côté et trois, voire quatre étages : les grands-parents au rez-de-chaussée, les parents au premier, les enfants au second,…Sur chaque maison trône une ou plusieurs cuves en inox : c’est le château-d’eau individuel, qui ne donne malheureusement pas d’eau potable au robinet.

         Rose et Estelle n’ont pas vu les panneaux originaux de début et de fin d’agglomération, occupées qu’elles étaient à reposer leurs yeux.

         Quelques affiches de propagande et de nombreux drapeaux rouges, ne laissent aucun doute sur le régime, quoique lorsque l’on voit les concessionnaires automobiles, on se dit que l’ouverture vers le capitalisme est en bonne voie. Et quel contraste avec les petits étals où l’on vend des ananas, entiers ou découpés dans des petits sacs !

         Avant d’arriver à la baie d’Ha Long, nous avons traversé plusieurs passages à niveau, mais sans voir de train, qu’ils appellent TGV, pour « Très Grandes Vibrations » : un moyen de transport loin d’être rapide.

         Lorsque nous découvrons la baie, ce qui nous frappe c’est l’abondance de jonques-hôtels, toutes là pour attendre les touristes. Allions-nous avoir la même circulation qu’en ville ?

         Vous le saurez demain après avoir consulté les photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/EnRoutePourHaLong?authuser=0&authkey=Gv1sRgCPyD-eiv-7DZoAE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

  

Voir les commentaires