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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

A l’Etna

18 Mars 2025, 10:01am

Publié par Bernardoc

Etna – j’ai monté le Vésuve …
Le Vésuve a beaucoup baissé :
J’étais plus chaud que son effluve,
Plus que sa crête hérissés …

Toi que l’on compare à la femme …
– Pourquoi ? – Pour ton âge ? Ou ton âme
De caillou cuit ? … – Ça fait rêver …
– Et tu t’en fais rire à crever ! –

Tu ris jaune et tousses : sans doute,
Crachant un vieil amour malsain ;
La lave coule sous la croûte
De ton vieux cancer au sein.

Couchons ensemble, Camarade !
Là – mon flanc sur ton flanc malade :
Nous sommes frères, par Vénus,
Volcan ! …
Un peu moins … un peu plus …

Tristan CORBIERE, Les Amours jaunes

Et ce n’est pas fini...

 

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Le volcan

17 Mars 2025, 09:16am

Publié par Bernardoc

La montagne folle
Crache son venin
Sous l’œil du Malin
Qui veille et rigole.
 
Tandis que le feu
Aux flammes ardentes
Lance ses tourmentes
Dans un ciel tout bleu.
 
Et le chaud magma
Rougeâtre et gonflant
Coule sur le flanc
Pris dans un coma.
 
Et dans le cratère
Au rire bidon,
S’amuse un Démon
Venu des enfers.
 

Paul CLAUDEL

Et ce n’est pas fini...

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Dorsale Bossale

16 Mars 2025, 08:36am

Publié par Bernardoc

Il y a des volcans qui se meurent

Il y a des volcans qui demeurent

Il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent

Il y a des volcans fous

Il y a des volcans ivres à la dérive

Il y a des volcans qui vivent en meute et patrouillent

Il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps

véritables chiens de la mer

il y a des volcans qui se voilent la face

toujours dans les nuages

il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués

dont on peut palper la poche galactique

il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments

à la gloire des peuples disparus

il y a des volcans vigilants

des volcans qui aboient

montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis

il y a des volcans fantasques qui apparaissent

et disparaissent

(ce sont jeux lémuriens)

il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres

les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés

et dont de nuit les rancunes se construisent

il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure

exacte de l’antique déchirure.

Aimé CESAIRE – Moi Laminaire ( 1982)

Et ce n’est pas fini...

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Volcan

15 Mars 2025, 11:17am

Publié par Bernardoc

Montagne silencieuse ;

Bien des siècles tu t'es tue,

tu as enduré

les pas et les cavalcades

de nombreux êtres humains,

leurs randonnées apaisantes ,

 leurs courses folles pour échapper

aux guerres intestines.

Montagne silencieuse ,

à force de tout supporter

tu finis par exploser,

c'en est de trop pour toi ,

tu finis donc par exprimer ta colère

face au mépris total

qu’exerce l' homme

en ton sein.

Espérant que tu aies pu faire passer ton message

et que les hommes puissent enfin faire preuve de respect

à l'égard de la Nature et tout ce qui la compose.

BY-LP (2022)

Et ce n’est pas fini...

 

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Colère volcanique

14 Mars 2025, 09:27am

Publié par Bernardoc

Sa colère était telle que ces mots

S’articulaient sur ses lèvres aussitôt

« Vois, durant trop d’années je me suis tue

J’ai tout gardé pour moi à ton insu.

 

Mais aujourd’hui si le bocal explose

C’est que tu as dépassé l’overdose

Dans tes abus comme dans tes malices

Par tes baisers et tes câlins factices.

 

C’en est de trop et je dois exploser

Cracher au nez tes quatre vérités

Mon cœur n’est plus comme un volcan éteint

Et sa lave sur ton silence déteint ».

Jean-Marie AUDRAIN (2024)

Et ce n’est pas fini...

 

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On ira voir ça au mois de mai.

3 Mars 2025, 09:06am

Publié par Bernardoc

In L’humatinale DU 3 MARS 2025

Une nouvelle fresque découverte à Pompéi étonne les scientifiques et révèle un aspect méconnu de la place des femmes dans la société romaine de l’époque.

C’est une découverte exceptionnelle que viennent de faire les archéologues qui travaillent à Pompéi. Dans une riche domus de la cité, engloutie par l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère, ils ont mis au jour une mégalographie, autrement dit une représentation grandeur nature. Occupant trois murs d’une salle de banquet, la fresque serait datée des années 40 à 30 avant Jésus-Christ, juste après la mort de Jules César.

Elle représente une bacchanale : le cortège du dieu Bacchus (Dionysos chez les Grecs), avec chasseurs, satyres jouant de la flûte ou versant le vin, bacchantes que l’ivresse porte à l’extase ou à la fureur… Et au centre, c’est une femme qui trône.

Une mortelle, qui plus est, ce qui porte à croire qu’on a là une figuration du culte rendu à Bacchus – très mal connu, puisque pratiqué par des initiés et sans traces écrites. La présence de cette initiée en majesté laisse donc penser que les femmes y jouaient un rôle majeur, à rebours de la place qu’on leur accorde habituellement dans la société romaine.

Et ce n’est pas fini...

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Beaubourg.

7 Février 2025, 13:37pm

Publié par Bernardoc

Avant l’ouverture du centre Pompidou, déambulation dans le quartier et quelques photos de la collection permanente où le nombre d’étrangers était très important.

Et ce n’est pas fini...

Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
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Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.
Beaubourg.

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Suzanne VALADON.

6 Février 2025, 09:04am

Publié par Bernardoc

Le Centre Pompidou va fermer pour cinq ans afin d’être rénové, et pour clôturer cette première partie de vie il organise une vaste exposition consacrée à Suzanne VALADON (la mère de Maurice UTRILLO).

Il y a plusieurs mois je voulais voir une expo et je n’avais pas pu entrer, alors cette fois-ci j’avais réservé un billet à l’avance. Il y avait queue pour la première entrée à 11 heures, mais lorsque je suis ressorti, elle avait disparu.

Comme j’étais en avance, j’en ai profité pour entrer dans l’église St Merri, qui accueille des SDF venus s’y réchauffer.

Comme je n’ai pas beaucoup de culture artistique,, je pensais que l’artiste appartenait au XIX° siècle, mais en fait elle est morte en 1938, et ses tableaux sont résolument modernes.

Quelques citations indiquant comment elle considère son art :

« Peindre pour la joie de peindre », « Rester soi-même, tâcher de traduire les multiples et changeants aspects de la vie, de la lumière, des formes, c’est pour l’artiste la seule loi », « Il faut avoir le courage de regarder le modèle en face si l’on veut atteindre l’âme. Ne m’amenez jamais pour peindre une femme qui cherche l’aimable ou le joli, je la décevrais tout de suite », « Il faut peindre dans la vérité avec amour ».

L’expo dure jusqu’au 26 mai.

Et ce n’est pas fini...

 

Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.
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Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.
Suzanne VALADON.

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Orgueil et préjugés...ou presque.

5 Février 2025, 11:02am

Publié par Bernardoc

Pride and prejudice, Jane AUSTEN, souvenirs d’étudiants à Nice, en amphi avec M. Séjourné...Qu’est-ce qu’Isobel McArthur avait pu en faire ? J’allais découvrir cela du premier rang du balcon du théâtre St Georges, que je découvrais.

D’abord sur scène arrive une jeune femme avec une guitare électrique : c’est elle qui allait sonoriser l’ensemble de la pièce, la plupart du temps dans une loge la plus près de la scène.

Puis arrivent de la salle les comédiennes habillées en servantes délurées. La pièce a été transformée en comédie musicale, faisant alterner dialogues chantés ou parlés. Les comédiennes campent tous les personnages, y compris masculins, et nous racontent avec fantaisie et drôleries les péripéties de ces 5 sœurs et de leur mère, prête à tout pour les marier. La folie, l’humour ont infusé les situations, les personnages pour donner vie à un spectacle décapant, férocement drôle.

J’ai passé un excellent moment.

Et ce n’est pas fini...

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Dérapage.

4 Février 2025, 08:55am

Publié par Bernardoc

Comme chaque soir à Paris, je m’offre un spectacle vivant, à des prix largement inférieurs à ceux qui sont pratiqués en province (il paraît qu’il faut dire « en région »). J’avais choisi ce spectacle, qui se déroulait à La Scala, à quelques pas de mon hôtel. Je n’avais jamais entendu parle de cette troupe, et pourtant : Depuis 20 ans, Les Sea Girls enchantent le public avec leurs revues musicales savoureuses et irrévérencieuses. Aujourd'hui, elles décident de déraper un peu et de nous montrer l'envers du décor, le stress sous les strass. Avec la complicité de Pierre Guillois à la mise en scène, le joyeux trio vous invite dans son intimité à grands coups de plumes, paillettes et crises de nerfs.

Être une Sea Girl ? C’est être une femme. Autour de cinquante ans. C’est double peine ça, non ? Donc des femmes de cinquante ans, artistes de Music-Hall. Le boulot que ça demande ! La pression sur nos corps publics exposés ! Puis quelle visibilité il nous reste, au milieu d’un courant renouvelé, flamboyant : le code, on a intérêt à retrousser nos manches, pour continuer à le porter avec panache. C’est aussi de la sueur, du rire et des larmes. Une vie en communauté, une traversée : on chante, on pleure, on rit, on rote, on pète, on danse, on se moque, on s’admire, on se ratatine, on s’encense et on s’engueule, c’est ça notre quotidien ! C’est une joyeuse épreuve.

J’ai assisté à un spectacle complètement déjanté, avec trois filles qui multipliaient les personnages, interagissaient avec le public (nombreux) et rendaient un bel hommage aux techniciens, intermittents de spectacle sans qui rien ne serait possible.

Un seul bémol : je me suis trompé d’heure, et au lieu d’être trois quarts d’heure en avance, j’avais un quart d’heure de retard. Les ouvreuses ont été sympa et m’ont laissé entrer vers une place bien située et où j’ai pu m’installer sans déranger les autres spectateurs.

Et ce n’est pas fini...

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