Une nouvelle fresque découverte à Pompéi étonne les scientifiques et révèle un aspect méconnu de la place des femmes dans la société romaine de l’époque.
C’est une découverte exceptionnelle que viennent de faire les archéologues qui travaillent à Pompéi. Dans une riche domus de la cité, engloutie par l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère, ils ont mis au jour une mégalographie, autrement dit une représentation grandeur nature. Occupant trois murs d’une salle de banquet, la fresque serait datée des années 40 à 30 avant Jésus-Christ, juste après la mort de Jules César.
Elle représente une bacchanale : le cortège du dieu Bacchus (Dionysos chez les Grecs), avec chasseurs, satyres jouant de la flûte ou versant le vin, bacchantes que l’ivresse porte à l’extase ou à la fureur… Et au centre, c’est une femme qui trône.
Une mortelle, qui plus est, ce qui porte à croire qu’on a là une figuration du culte rendu à Bacchus – très mal connu, puisque pratiqué par des initiés et sans traces écrites. La présence de cette initiée en majesté laisse donc penser que les femmes y jouaient un rôle majeur, à rebours de la place qu’on leur accorde habituellement dans la société romaine.
Avant l’ouverture du centre Pompidou, déambulation dans le quartier et quelques photos de la collection permanente où le nombre d’étrangers était très important.
Le Centre Pompidou va fermer pour cinq ans afin d’être rénové, et pour clôturer cette première partie de vie il organise une vaste exposition consacrée à Suzanne VALADON (la mère de Maurice UTRILLO).
Il y a plusieurs mois je voulais voir une expo et je n’avais pas pu entrer, alors cette fois-ci j’avais réservé un billet à l’avance. Il y avait queue pour la première entrée à 11 heures, mais lorsque je suis ressorti, elle avait disparu.
Comme j’étais en avance, j’en ai profité pour entrer dans l’église St Merri, qui accueille des SDF venus s’y réchauffer.
Comme je n’ai pas beaucoup de culture artistique,, je pensais que l’artiste appartenait au XIX° siècle, mais en fait elle est morte en 1938, et ses tableaux sont résolument modernes.
Quelques citations indiquant comment elle considère son art :
« Peindre pour la joie de peindre », « Rester soi-même, tâcher de traduire les multiples et changeants aspects de la vie, de la lumière, des formes, c’est pour l’artiste la seule loi », « Il faut avoir le courage de regarder le modèle en face si l’on veut atteindre l’âme. Ne m’amenez jamais pour peindre une femme qui cherche l’aimable ou le joli, je la décevrais tout de suite », « Il faut peindre dans la vérité avec amour ».
Pride and prejudice, Jane AUSTEN, souvenirs d’étudiants à Nice, en amphi avec M. Séjourné...Qu’est-ce qu’Isobel McArthur avait pu en faire ? J’allais découvrir cela du premier rang du balcon du théâtre St Georges, que je découvrais.
D’abord sur scène arrive une jeune femme avec une guitare électrique : c’est elle qui allait sonoriser l’ensemble de la pièce, la plupart du temps dans une loge la plus près de la scène.
Puis arrivent de la salle les comédiennes habillées en servantes délurées. La pièce a été transformée en comédie musicale, faisant alterner dialogues chantés ou parlés. Les comédiennes campent tous les personnages, y compris masculins, et nous racontent avec fantaisie et drôleries les péripéties de ces 5 sœurs et de leur mère, prête à tout pour les marier. La folie, l’humour ont infusé les situations, les personnages pour donner vie à un spectacle décapant, férocement drôle.
Comme chaque soir à Paris, je m’offre un spectacle vivant, à des prix largement inférieurs à ceux qui sont pratiqués en province (il paraît qu’il faut dire « en région »). J’avais choisi ce spectacle, qui se déroulait à La Scala, à quelques pas de mon hôtel. Je n’avais jamais entendu parle de cette troupe, et pourtant : Depuis 20 ans, Les Sea Girls enchantent le public avec leurs revues musicales savoureuses et irrévérencieuses. Aujourd'hui, elles décident de déraper un peu et de nous montrer l'envers du décor, le stress sous les strass. Avec la complicité de Pierre Guillois à la mise en scène, le joyeux trio vous invite dans son intimité à grands coups de plumes, paillettes et crises de nerfs.
Être une Sea Girl ? C’est être une femme. Autour de cinquante ans. C’est double peine ça, non ? Donc des femmes de cinquante ans, artistes de Music-Hall. Le boulot que ça demande ! La pression sur nos corps publics exposés ! Puis quelle visibilité il nous reste, au milieu d’un courant renouvelé, flamboyant : le code, on a intérêt à retrousser nos manches, pour continuer à le porter avec panache. C’est aussi de la sueur, du rire et des larmes. Une vie en communauté, une traversée : on chante, on pleure, on rit, on rote, on pète, on danse, on se moque, on s’admire, on se ratatine, on s’encense et on s’engueule, c’est ça notre quotidien ! C’est une joyeuse épreuve.
J’ai assisté à un spectacle complètement déjanté, avec trois filles qui multipliaient les personnages, interagissaient avec le public (nombreux) et rendaient un bel hommage aux techniciens, intermittents de spectacle sans qui rien ne serait possible.
Un seul bémol : je me suis trompé d’heure, et au lieu d’être trois quarts d’heure en avance, j’avais un quart d’heure de retard. Les ouvreuses ont été sympa et m’ont laissé entrer vers une place bien située et où j’ai pu m’installer sans déranger les autres spectateurs.