Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Sexe.

16 Décembre 2024, 16:46pm

Publié par Bernardoc

« On dit toujours que ce sont ceux qui en parlent le plus qui pratiquent le moins. La bonne nouvelle, c’est qu’il vous suffira simplement d’écouter.

Je vous propose qu’on partage une heure de sexe.

Une heure de sexe, parfois c’est court, parfois c’est long. Ce qui est sûr, c’est qu’une heure ensemble, ce sera forcément bon. » Bérengère KRIEF

Bérengère KRIEF questionne avec humour notre consommation de la sexualité. Dans une société en pleine « sex-récession », elle apporte un nouvel éclairage et un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase.

Salle comble au théâtre de l’Oeuvre en ce jeudi 5 décembre ; je pense que j’étais un des spectateurs les plus âgés. Je ne connaissais pas cette artiste, mais je l’avais entendue lors d’une émission à la radio, et ce qu’elle avait dit avait éveillé ma curiosité, et je dois dire que je n’ai pas été déçu.

Hier son spectacle était critiqué au Masque et la plume, et la moitié des critiques l’ont descendue en flèche. Elle ne mérite pas ça, au contraire, je pense que son spectacle devrait être diffusé dans tous les établissements scolaires à partir de la 3ème dans le cadre de l’éducation affective et sexuelle à l’école.

Curieux quand même : le billet ne mentionne pas « Sexe », mais « nouveau spectacle ».

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

St Germain des prés.

15 Décembre 2024, 14:13pm

Publié par Bernardoc

En attendant ma soirée théâtrale, je me suis rendu dans ce quartier qui abrite le musée national Eugène DELACROIX. Situé au cœur de Paris, dans les anciens appartement et atelier du peintre Eugène Delacroix, le musée national Eugène-Delacroix forme un espace muséal singulier et captivant, un lieu rare dans Paris.

Les collections du musée réunissent depuis la fondation du musée en 1932 plus d’un millier d’œuvres. Elles rassemblent des œuvres de Delacroix – peintures, dessins, estampes, manuscrits – comme des objets qui lui ont appartenu, et des œuvres créées par des artistes qui l’admirèrent.

Grosse déception, malgré l’exposition Nu comme habillé, Delacroix et le vêtement. Pour voir les œuvres célèbres du peintre, mieux vaut aller au Louvre ou à Orsay.

En sortant, petit tour à l’église que je ne connaissais pas.

L’église de Saint-Germain-des-Prés est une ancienne abbaye bénédictine de Paris fondée au milieu du VIe siècle par le roi mérovingien Childebert Ier et l'évêque de Paris saint Germain. L'abbaye a eu plusieurs noms connus sous le vocable Saint-Vincent et Sainte-Croix. Elle est située au cœur de Paris et du quartier latin.C'est une abbaye royale, qui bénéficie donc d'une exemption et est directement soumise au pape. La première église abbatiale est consacrée le 23 avril 558 à la sainte-Croix et à saint-Vincent-de-Saragosse. Cette basilique possède des colonnes de marbre, un plafond lambrissé et des fenêtres vitrées.

L'abbaye est nécropole royale jusqu'à la création de la basilique de Saint-Denis. Les reliques de saint Germain y sont vénérées, mais plus aucune sépulture médiévale ne subsiste à ce jour, et les reliques se sont considérablement amoindries. L'église est rebâtie par l'abbé Morard, à partir de la fin du Xe siècle.

Le quartier hébergeait un petit marché de Noël, et j’ai apprécié un vin chaud avant de reprendre le métro.

Et ce n’est pas fini...

St Germain des prés.
St Germain des prés.St Germain des prés.St Germain des prés.
St Germain des prés.St Germain des prés.St Germain des prés.
St Germain des prés.St Germain des prés.St Germain des prés.

Voir les commentaires

Sens dessus dessous.

13 Décembre 2024, 16:13pm

Publié par Bernardoc

C’était le titre du récital que nous a présenté André DUSSOLLIER pendant presque une heure et demie au théâtre des Bouffes parisiens, théâtre que je découvrais.

Le décor était intéressant, avec des projections animées retraçant le Paris d’antan se transformant en images contemporaines et la projection un court instant du nom de l’auteur et du titre du texte venant d’être dit, chaque fois dans un nouveau coin de la scène. A part cela, il était très dépouillé avec seulement un bureau et une chaise peu utilisés.

Voici comment Dussollier présente son spectacle :

« Quand on les dit, quand on les vit, ils prennent tout leur relief, ils acquièrent toute leur ampleur...Qu’ils soient écrits par Victor HUGO,Aragon, Charles BAUDELAIRE, Roland DUBILLARD, Sacha GUITRY, Henri MICHAUX, Raymond DEVOS, André FREDERIQUE, L’abbé de L’Attaignant, la beauté les unit, leur originalité nous surprend ; ils sont de tous les temps ».

Il vous reste peu de temps, la dernière est le 31 décembre.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Un nouveau musée.

12 Décembre 2024, 14:42pm

Publié par Bernardoc

Après ma balade « champêtre », et en attendant le théâtre du soir, découverte d’un nouveau musée consacré à un peintre dont, à ma grande honte, je n’avais jamais entendu parler, Jean-Jacques HENNER (1829 - 1905). En fait il abritait une exposition intitulée Elles, les élèves de Jean-Jacques HENNER.

Auteur d’une œuvre abondante, il a une réputation de portraitiste et de dessinateur apprécié de son vivant. Il est surtout connu pour ses nombreux nus féminins aux chairs pâles, à la chevelure rousse et aux poses alanguies. Il est resté toute sa vie à l’écart des évolutions artistiques de son époque. En 1889, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts.

Alors que l’École des Beaux-Arts leur était interdite, comment les femmes se formaient-elles à l’art durant la seconde moitié du XIXe siècle ?
L’exposition est dédiée aux élèves féminines de Jean-Jacques HENNER, qui ont suivi les enseignements du peintre. L’occasion de redonner une place aux femmes artistes, d’aborder des sujets tels que leur apprentissage, leur professionnalisation et de mettre en avant leurs œuvres et leurs liens avec Jean-Jacques HENNER

Déployée dans tous les espaces du musée, l’exposition s'attache à mettre en lumière les carrières de ces femmes artistes incarnées par une quarantaine d’œuvres emblématiques souvent inédites.

Sont abordées à travers un parcours thématique et pédagogique les questions de l’apprentissage, de la sororité et de la filiation. En pénétrant l'intimité de cet atelier féminin, le visiteur est ainsi invité à mieux comprendre comment se formait et travaillait une femme artiste à la fin du XIXe siècle.

Et ce n’est pas fini...

 

 

 

Un nouveau musée.
Un nouveau musée.Un nouveau musée.Un nouveau musée.
Un nouveau musée.Un nouveau musée.Un nouveau musée.
Un nouveau musée.Un nouveau musée.Un nouveau musée.

Voir les commentaires

Humanité et fraternité.

30 Novembre 2024, 13:11pm

Publié par Bernardoc

C'est ce que j'ai ressenti hier soir après la « veillée » animée par le groupe I Muvrini dans l'église d'Eysines, qui aurait pu être davantage remplie vu la qualité du spectacle proposé. Pourquoi « veillée » et non « concert » ? C'est que la soirée se voulait plus intime, plus près du public, et également éducative. Nous avons entendu parler de la tradition corse, parfois avec humour car les parties parlées alternaient avec les chants polyphoniques. Nous avons même eu droit à une chanson en français qui était aussi ancrée dans cette tradition.

Le groupe a interprété l'hymne corse, Salve regina, de manière moderne, tel qu'il est chanté dans les stades ou dans les concerts, et de façon plus traditionnelle, plus austère, tel qu'il est chanté dans les églises. Ces deux interprétations successives se sont déroulées au milieu de la veillée et non à la fin.

Jean-François LUCIANI, qui était le « parleur » nous a présenté le groupe comme étant des porte-paroles de la non-violence, ce qui ne pouvait que m'agréer.

La dernière chanson était une reprise de La ballade nord-irlandaise de Renaud, où l'oranger était remplacé par les châtaigniers que tout le public a repris debout et fait claquer le dernier mot : « Liberté ».

Au rappel, Jean-François nous a lu une lettre poignante de Charlie CHAPLIN avant que le groupe nous interprète une dernier chant. Il n'était pas possible de poursuivre après cela ; une excellente soirée de deux heures.

Un petit défaut : parfois la voix parlée tombait en fin de phrase ce qui pouvait causer certains problèmes de compréhension.

Et ce n'est pas fini...

 

Voir les commentaires

Inauguration d’une promenade pour rappeler l’histoire entre Bordeaux et Cienfuegos.

22 Novembre 2024, 10:58am

Publié par Bernardoc

La ville de Bordeaux a inauguré le 6 novembre 2024 la promenade de Cienfuegos entre le pont Chaban-Delmas et les écluses des Bassins à flot, le long de la Garonne.

Cette promenade rend hommage à la ville cubaine de Cienfuegos, fondée le 22 avril 1819 par des immigrants français originaires de Bordeaux. Cet événement est l’occasion de rappeler l’histoire singulière qui lis les deux villes, une relation historique méconnue mais riche en significations culturelles et humaines.

Comme Bordeaux, Cienfuegos est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, un honneur qui souligne la valeur de son architecture, son urbanisme unique, et ses liens historiques avec l’Europe. Cette proximité symbolique entre les deux villes offre des perpectives de coopération culturelle et économique. Le nom de la promenade bordelaise marque une volonté de perpétuer cette mémoire partagée et de renforcer des liens de solidarité entre les deux régions, des Caraïbes au sud-ouest de la France.

L’histoire de Cienfuegos commence avec un groupe de colons français, pour la plupart Bordelais, qui quitta la France puis la Louisiane pour s’établir sur les côtes cubaines. À cette époque, l’île de Cuba, encore colonie espagnole, accueillait des Européens en quête d’une nouvelle vie. La fondation de cette ville fut permise par l’Espagne, qui voyait d’un bon œil l’arrivée de colons qualifiés capables de dynamiser son économie et de défendre les intérêts de l’Empire.

Les fondateurs français, parmi lesquels Jean-Louis Laurent de Clouet, choisirent la baie naturelle de Jagua, un site stratégique entouré de montagnes et de plaines, pour créer la future ville. Ainsi naquit Cienfuegos, dont le nom signifie « cent feux » en espagnol. Grâce à cette baie, la ville devint rapidement un port stratégique, favorisant les échanges commerciaux entre les Antilles, l’Amérique latine et l’Europe.

Cienfuegos, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005, est reconnue pour son architecture coloniale exceptionnelle et son urbanisme inspiré des modèles européens. Le style de la ville reflète un mélange harmonieux de bâtiments néoclassiques, d’influences françaises et d’apports espagnols. Les rues de Cienfuegos, tracées en damier, rappellent la volonté des fondateurs français de créer un espace de vie structuré et agréable. Ce patrimoine architectural en fait l’une des villes les plus admirées de Cuba.

À l’image de Bordeaux, où le port de la Lune est inscrit lui aussi au patrimoine mondial, Cienfuegos possède une valeur culturelle universelle. Ces deux villes côtières partagent un héritage de commerce maritime et d’ouverture au monde, un héritage qui continue de marquer leurs identités respectives. Le choix de créer une promenade à Bordeaux portant le nom de Cienfuegos permet de rappeler cette connexion patrimoniale et de valoriser une histoire peu connue.

La promenade de Cienfuegos à Bordeaux symbolise plus qu’un hommage historique : elle est le reflet d’une volonté d’étendre les relations entre les deux villes au-delà du passé, en imaginant des échanges futurs dans les domaines de la culture, de l’éducation et du développement économique. Cette ouverture sur le monde caractérise aussi bien Bordeaux que Cienfuegos, toutes deux marquées par une histoire portuaire et cosmopolite.

En 2019, une délégation bordelaise s’était rendue à Cienfuegos pour célébrer le bicentenaire de la fondation de la ville. À l’occasion de cet événement, les deux villes avaient exprimé leur désir de renforcer leurs liens culturels et de coopérer dans des projets communs. La promenade de Cienfuegos est donc le prolongement naturel de cette amitié internationale.

Longer la promenade de Cienfuegos est aussi une invitation à découvrir un chapitre de l’histoire de Bordeaux et de ses échanges avec le monde. À travers cette promenade, c’est l’empreinte des premiers colons français qui se dessine, rappelant leur aventure audacieuse qui les mena jusqu’à l’autre côté de l’Atlantique. Les visiteurs et habitants de Bordeaux pourront ainsi se plonger dans cette histoire méconnue qui unit Bordeaux et Cienfuegos, tout en profitant d’une vue imprenable sur la Garonne.

Les autorités bordelaises espèrent que la promenade de Cienfuegos attirera non seulement les curieux mais aussi les amateurs d’histoire et les passionnés de patrimoine, désireux de mieux comprendre l’influence de Bordeaux sur d’autres régions du monde. Par cette initiative, Bordeaux souhaite rendre hommage à sa dimension internationale et à ses liens historiques avec les Caraïbes.

Au-delà du simple rappel historique, la création de la promenade de Cienfuegos ouvre la voie à une coopération durable. Les échanges culturels, le jumelage et les projets communs autour du développement durable sont quelques-unes des possibilités envisagées entre les deux villes. Les secteurs de l’art, de la gastronomie et du tourisme pourraient aussi bénéficier de ce rapprochement.

En somme, l’histoire de Cienfuegos et de Bordeaux démontre combien les échanges entre cultures différentes peuvent être fructueux et inspirants. Cette initiative rappelle l’importance des liens humains et patrimoniaux qui se tissent à travers le monde. Bordeaux et Cienfuegos, unies par une histoire commune et une volonté de coopération solidaire, dessinent un futur partagé, basé sur les valeurs de respect et de mémoire.

En retraçant cette histoire singulière entre Bordeaux et Cienfuegos, la promenade de Cienfuegos devient plus qu’une simple voie le long de la Garonne : elle est un véritable symbole de rapprochement et de respect mutuel entre deux villes, deux cultures et deux époques. Une belle manière pour Bordeaux de se souvenir de son passé, tout en regardant vers l’avenir, dans un esprit d’échange et de partage.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Il y a 100 ans, les Penn Sardin faisaient plier le patronat breton

21 Novembre 2024, 18:44pm

Publié par Bernardoc

d’après La Croix du 21 novembre 2024

Ce jeudi 21 novembre marque le centenaire de la grève de 1924, lorsque 2 000 ouvrières des usines de sardines de Douarnenez avaient mis l’économie de la ville du Finistère à l’arrêt.

En 1924, Douarnenez s’impose comme la capitale de l’industrie de la conserve. D’avril à octobre, la sardine impose son tempo. La ville compte près de 5 000 marins-pêcheurs et 2 000 sardinières, réparties dans 21 usines.

Nettoyer, vider, faire frire, mettre en boîte ces petits poissons…Pour ces femmes de marins et mères de famille, surnommées les Penn Sardin (« tête de sardine ») en raison de leur coiffe blanche, cette scène se répète à la chaîne. Mobilisables à toute heure, en fonction du retour des bateaux, elles travaillent souvent plus de 18 heures d’affilée, pour seulement 80 centimes de l’heure. Un salaire de misère, alors que le kilo de beurre est à 15 francs, et celui de café à 17.

Pour survivre, certaines restent au travail à 80 ans, quand d’autres s’engagent à l’usine dès 10 ans. « À cet âge-là, on restait jusqu’à minuit, ou même 1 heure du matin», témoigne l’une d’entre elles. Les sardinières œuvrent dans l’urgence : les glacières et les chambres froides n’existent pas encore. Pour se donner du cœur à l’ouvrage, elles chantent.

Mais le 21 novembre 1924 sonne la révolte. Alors que le contremaître refuse de les rencontrer, les femmes de l’usine Carnot se mettent en grève et la colère se répand au son de L’Internationale. « Pemp real a vo » («Vingt-cinq sous nous aurons »). Le 21 novembre 1924 ces mots résonnent sur le pavé breton, scandés par les ouvrières des usines de sardines de Douarnenez qui réclament d’être payées 1,25 franc de l’heure. Avec ce slogan débutait la grève historique (46 jours) des Penn Sardin.Le 25 novembre, l’économie de Douarnenez est à l’arrêt.

Un comité de six femmes et neuf hommes est élu pour les représenter et deux réunions de conciliation avec le patronat sont organisées. À la première, les propriétaires d’usines déclarent « ne pas vouloir discuter avec les communistes ». La seconde n’aura pas lieu : les patrons sont partis à la chasse.

Un long blocage commence. Le préfet du Finistère, inquiet de l’intransigeance patronale, avertit le président du Conseil. La presse nationale, notamment L’Humanité, s’empare de cette grève historique. De nombreuses figures politiques et syndicales apportent leur soutien à « la cause ».

« Ces femmes n’avaient aucune chance de gagner. Mais avec l’aide de ces personnalités, elles se sont organisées en syndicats ». Parmi ces « étrangers venus leur tenir le coude » se trouvent Charles TILLOT, qui invente un système pour que les enfants des grévistes soient gardés, Lucie COLLIARD, militante communiste, et surtout Daniel Le Flanchec, un des premiers maires communistes de France.

« Avec cet ancien anarchiste à sa tête, la mairie de Douarnenez s’organise : les dons de pommes de terre sont entassés dans une pièce, la soupe populaire distribuée dans une autre… ».

Dans la rue, un cortège défile chaque matin. Mais à force de marcher, et avec le froid de cet hiver particulièrement rude, des femmes cassent leurs sabots de bois. « Qu’importe ! On leur en distribue d’autres gratuitement ».

Le 13 décembre marque une première victoire pour les grévistes : la propriétaire d’une friture accepte de négocier. Les ouvrières gagnent le droit d’être payées 1 franc de l’heure, avec une augmentation de 50 % au-dessus de 10 heures travaillées par jour, y compris après minuit. Tout renvoi pour faits de grève est exclu, et les syndicats reconnus.

Le reste du patronat résiste encore. Des grévistes embarquent alors pour 17 heures de voyage en train jusqu’à Paris à la rencontre du gouvernement du cartel des gauches. Face au refus de dialoguer des propriétaires d’usine, le ministre du travail Justin GODART s’exclame : « Vos patrons sont des brutes et des sauvages ! »

Le patronat décide alors d’engager des briseurs de grève. Le 1er janvier 1925, lors d’une fusillade dans un café, l’un d’eux tire et blesse à la gorge le maire Daniel Le Flanchec. Quand la nouvelle répand, c’est l’émeute. Des gendarmes à cheval et un grand meeting syndical ramènent finalement le calme.

Cette tentative d’assassinat discrédite les patrons. « Dès que le coup de feu est tiré, la grève est gagnée pour les femmes ». Le 3 janvier, les propriétaires d’usine se montrent prêts à discuter. Trois jours plus tard, tous acceptent de s’aligner sur les conditions accordées par le premier accord du 13 décembre.

Un cortège d’au moins 10 000 personnes chantant L’Internationale défile le lendemain dans les rues, mettant fin à 46 jours de grève. « Un esprit critique politique et communiste très fort s’est ensuite maintenu pendant longtemps à Douarnenez ».

Une des grévistes les plus engagées, Joséphine PENCALET, est élue au conseil municipal en 1925 alors même que les femmes n’ont pas encore en France le droit de vote. Elle siège quelques mois avant que le Conseil d’État n’invalide son élection. Le motif ? Elle est une femme et donc inéligible…

Et ce n’est pas fini...

 

Voir les commentaires

A vos agendas

12 Novembre 2024, 09:48am

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires

On en apprend tous les jours.

2 Novembre 2024, 07:38am

Publié par Bernardoc

Cela fait un peu plus de 18 ans que nous avons emménagé au Haillan, et Sud ouest d’hier m’apprend que le 1er novembre 1450, soit trois ans avant la fin de la guerre de cent ans, 10 000 Gascons et Anglais partent affronter les Français au Haillan, mais s’embourbent dans les marais alentour.

Je suppose que si un jour nous avons un musée sur notre commune, cela fera l’objet d’une carte et d’explications historiques. Toujours utile de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va.

Je ne sais pas si l’association de généalogie du Haillan a fait des études aussi lointaines ; cela fait plusieurs années que je n’ai pas vu leur exposition, que j’avais du mal à étudier en détail la demi journée annuelle où elle était de sortie.

Et ce n’est pas fini...

Voir les commentaires

Festival.

13 Octobre 2024, 21:35pm

Publié par Bernardoc

Cet après-midi nous (Les Tamalous) avons participé à notre deuxième festival théâtral, celui de Virelade, intitulé « Aux premières loges », après avoir participé en 2023 aux « Scènes buissonières » à Léognan. Et comme nous sommes bons, n'ayons pas peur de le dire, nous avons obtenu, comme d'habitude, un grand succès, et nous sommes quasiment retenus pour la 4ème édition, l'an prochain. C'est la première fois que nous avons deux spectacles en cours en même temps. Celui que nous avons présenté ce dimanche était tiré du spectacle que nous avions présenté au Haillan et à Salleboeuf l'an dernier.

Le plus récent, que nous avons présenté en juin (miracle!) 2024 à L'Entrepôt et au début du mois à Tresses, nous a été demandé par Saumos (le mois prochain). Nous le présenterons également à Cambes, en février 2025, dans le cadre du festival de Quinsac.

Nous sommes absolument ravis de répondre à ces invitations, d'autant que, contrairement à ce qu'il se passe dans notre ville de résidence, nous n'avons rien à payer, salle et techniciens étant mis gracieusement à notre disposition. Si on nous demandait de payer plus de 1 000 € comme c'est le cas au Haillan, nous ne pourrions pas répondre à toutes les sollicitations.

Autour d'un noyau stable, la troupe se renouvelle partiellement chaque année ; ainsi à la rentrée 2024 nous avons accueilli deux nouvelles comédiennes.

Et ce n'est pas fini...

Voir les commentaires