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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

Le bonheur n'est plus dans la classe !

27 Août 2024, 15:35pm

Publié par Bernardoc

J'ai été collègue de l'auteur, Alain PARAILLOUS, pendant un an lorsque j'étais CPE stagiaire au Lycée Stendhal d'Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne. Il y avait un moment que ce livre publié il y a vingt ans était au chevet de mon lit, et un voyage en train m'a donné l'occasion d'enfin le lire.

C'est un livre alerte, vivement écrit et délicieusement réactionnaire. Le prof héros de ce roman est Paul MIRADOU. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a de nombreuses allusions autobiographiques. Certaines assertions ne sont pas contestables, comme le fait que certains enseignants ne réussissant pas devant une classe se verront chargés de mission pédagogique auprès de leurs collègues par le rectorat. D'autres consignes ministérielles sont tournées en dérision, comme les PAE (Projets d'Action Éducative) mais largement utilisées notamment pour servir de prétextes à l'organisation de voyages scolaires, dont quatre sont décrits avec beaucoup de réalisme.

La quatrième de couverture mentionne « un quart de siècle de délires pédagogiques ». C'est un peu dur selon moi ; je ne jetterai pas tout, en tout cas pas les directives incitant les profs à travailler ensemble et non chacun dans son coin. Pendant des années, une collègue prof d'histoire a travaillé pour le Concours National de la Résistance et de la Déportation avec le prof d'arts plastiques, et cela n'avait rien à voir avec « l'école fourre-tout ».

Lorsque j'étais CPE (comme la secrétaire de la CGT et le grand maître du Grand Orient), un métier spécifique à la France et ô combien utile, j'ai toujours organisé la formation des délégués élèves (même si cela leur faisait « perdre » une journée de cours), mais cela contribuait à la formation du citoyen, dont l'école ne peut être absente. Et j'ai continué lorsque j'étais Principal. Après tout, au XIX° siècle les hussards noirs de la République étaient bien censés préparer leurs élèves à devenir de bons petits soldats. Eh bien au XXI° il s'agit d'un autre objectif.

Et ce n'est pas fini...

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Claude Mademba Sy, le tirailleur devenu ambassadeur du Sénégal

20 Août 2024, 17:17pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 20 août 2024, jour de la St Bernard

Dans les multiples images de ce moment historique, on ne voit pas son visage. Il est pourtant là, à bord de son char M8-H Scott dénommé Pantagruel. Claude Mademba Sy est le seul Noir de la 2e division blindée du général Leclerc à faire son entrée à Paris, ce 25 août 1944. Ils étaient pourtant nombreux, les tirailleurs que la France a enrôlés depuis ses colonies d’Afrique.

Ils constituaient, en 1941, l’essentiel des forces de la colonne Leclerc, devenue deux ans plus tard l’héroïque 2e DB. Née de la fusion de troupes d’Afrique et de l’unité Leclerc, elle était équipée en chars et matériels par les Américains. Si bien que ces derniers, ségrégationnistes, ont fait pression.

En prévision de la bataille de France, ils ne pouvaient supporter que l’on voie des soldats noirs entrer triomphalement dans Paris libéré. Ils avaient « blanchi » la 2e DB, comme l’explique l’historien Jean-François Muracciole, rapportant les propos du général Walter Bedell Smith, chef d’état-major d’Eisenhower : « Il est hautement désirable que la division soit composée de personnels blancs. »

En 1943, un an avant l’entrée sur Paris, les tirailleurs ont donc été soit démobilisés, soit intégrés à une division d’infanterie. Ils furent, pour la plupart d’entre eux, plus d’un millier, affectés dans la 1re division française libre du général de Lattre de Tassigny, qui débarqua en Provence.

Seul Claude Mademba Sy est resté. Sans doute, avance Christine Levisse-Touzé, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, parce qu’il était pupille de la nation, citoyen français, diplômé et issu d’une lignée de soldats ayant servi l’empire. Son grand-père fut officier « indigène » sous Joseph Gallieni, gouverneur général du Soudan français (devenu Afrique occidentale française). Son père, Abdel Kader, fut le premier Noir chef de bataillon de l’armée française. Trois de ses oncles furent tués pendant la Première Guerre mondiale.

Claude Mademba Sy est né le 11 décembre 1923 à Versailles, où son père effectuait un stage comme commandant d’infanterie. Le petit Claude n’a pas 8 ans et il est trimbalé, avec sa famille, successivement à Madagascar, au Mali et au Sénégal, au gré des affectations de son père. Celui-ci meurt d’une pneumonie en 1932, un an à peine après leur retour en France. Claude devient pupille de la nation

En 1943, il rejoint, à Tunis, où sa mère s’est installée, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, qui intégrera la 2e DB. Sous-officier dans ce prestigieux régiment, il participe à la campagne de Normandie, à la libération de Paris et de Strasbourg, ainsi qu’à la prise du nid d’aigle de Hitler à Berchtesgaden, près de Munich. Autant de faits d’armes pour ce combattant des Forces française libres qui lui permettront d’acquérir une légitimité et de gravir les échelons dans une armée française victorieuse et non moins coloniale.

Après la Seconde Guerre mondiale, le jeune Claude intègre la promotion Victoire 1945 de l’école des officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. Devenu lieutenant, il est affecté en Afrique-Occidentale française, en Indochine, où il est blessé, puis en Algérie. Capitaine, il rejoint le sinistre 6e régiment de parachutistes coloniaux (devenu le RPIMa).

C’est lui, à la tête de sa compagnie, qui traquera et fera exécuter, en 1959, le colonel Amirouche, l’un des chefs indépendantistes du Front de libération nationale. Claude Mademba Sy termine sa carrière en France au grade de commandant dans le 9e bataillon d’infanterie de marine (Bima). Il se mettra ensuite au service de son pays, le Sénégal, nouvellement indépendant, où il sera, sous la présidence de Senghor, formateur dans l’armée, puis ambassadeur dans plusieurs pays d’Europe et d’Afrique, ainsi qu’à l’ONU.

À la retraite, il revient en France, à Lagrave, dans le Tarn, près du siège du 8e régiment de parachutistes (RPIMA). Il y est décédé le 8 avril 2014, à l’âge de 90 ans. Il était la dernière grande figure des tirailleurs sénégalais dont l’histoire, à nos jours, demeure encore injustement méconnue. Depuis le 25 août 2020, une allée porte son nom dans le 14e arrondissement de Paris.

L’histoire retiendra son engagement sans relâche pour la défense des droits des tirailleurs. Une centaine d’entre eux, réclamant simplement leur dû, avaient été massacrés par l’armée coloniale le 1er décembre 1944 dans le camp de Thiaroye, près de Dakar. Claude Mademba Sy n’a cessé de dénoncer « l’indignité du traitement des combattants africains après la décolonisation ». Il s’est illustré dans la longue bataille menée pour que les combattants africains touchent les mêmes pensions que les soldats français.

Et ce n’est pas fini...

 

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SECRETS D’ARCHIVES

17 Août 2024, 16:03pm

Publié par Bernardoc

Merci à Sud ouest du 17 août 2024 pour cette magistrale leçon de géographie.

Souvent issus du gaulois ou du latin, les noms de nos cours d’eau ont parfois des origines encore plus anciennes… et plus d’une explication. C’est le cas de la rivière (ou du fleuve ?) qui a donné son nom au département qu’elle traverse.

Née de la confluence de deux torrents, la Dore (1 680 mètres d’altitude) et la Dogne (1 640 mètres) à 1 370 mètres d’altitude, la Dordogne, longue de 483 km, prend sa source dans le Massif central, dans la chaîne des monts Dore, sur l’une de ses plus hautes montagnes : le Puy de Sancy.

Contrairement aux idées reçues, le nom de la Dordogne, « Dordonha » en occitan, n’est pas un néologisme dérivant des noms de la Dore et de la Dogne. Son nom vient de la racine pré-celtique « dur- », signifiant « eaux tumultueuses, eaux imprévisibles ». Dans sa forme première, le cours d’eau s’appelait « duranius » puis deviendra « duranus » à l’époque romaine. Les formes médiévales adoptent un suffixe redoublé – ononia : « Dorononia fluvius » (VIe siècle), « Dornonia » (VIIe siècle) qui évolue en « Dordonia » (IXe siècle) par un phénomène de dissimilation, donnant ainsi l’impression d’une étymologie Dore-Dogne. Aimoin de Fleury est le premier auteur connu à utiliser le nom « Dordonia », au Moyen Âge.

C’est au XIXe siècle qu’elle devient finalement « Dordogne ». C’est également à cette époque, sous Jules Ferry (1832-1893) plus précisément, que l’on fracturera le mot « Dordogne » en deux pour nommer les deux torrents de la réunion desquels elle est issue…

Rivière ou fleuve ? Voici une question qui a fait débat ! Après avoir parcouru six départements au travers du Massif central et du Bassin aquitain, la Dordogne conflue avec la Garonne pour former l’estuaire de la Gironde, qui débouche sur l’océan Atlantique. Voilà pourquoi, pendant longtemps, la Dordogne a été considérée comme une rivière dans les dictionnaires et encyclopédies ainsi que par le Sandre. Toutefois, certains organismes régionaux comme le Comité de Bassin Adour-Garonne ou l’Établissement public territorial du bassin de la Dordogne (Épidor), considérant que la Gironde est un estuaire commun à la Garonne et à la Dordogne, qualifient la Dordogne de fleuve, ce qui en ferait le cinquième plus long fleuve de la France métropolitaine.

Le fait que la Dordogne soit soumise au mascaret, et ce jusqu’à Castillon-la-Bataille, plaide notamment grandement en la faveur de l’appellation « fleuve », au détriment de « rivière ».

La Dordogne, qui arrose six départements (le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Corrèze, le Lot, la Dordogne et la Gironde, d’amont en aval) et dont le bassin-versant s’étend à cinq autres (la Creuse, la Haute-Vienne, le Lot-et-Garonne, la Charente et la Charente-Maritime) est entrée au patrimoine mondial de l’Unesco en 2012 comme « réserve naturelle de biosphère ». De ses sources jusqu’à l’estuaire, c’est tout son bassin-versant qui est protégé, soit près de 24 000 km², ce qui en fait le plus grand territoire naturel protégé de France. 39 espèces de poissons sont répertoriées dans ses eaux, des sédentaires, comme les brochets, sandres, truites, perches, brèmes, chevaines, ablettes, goujons et autres silures, mais aussi des migrateurs : saumons, truites de mer, esturgeons, lamproies, anguilles…

La Dordogne est jumelée avec la rivière Jacques-Cartier, au Québec, depuis 1985.

Et ce n’est pas fini...

 

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Victor HUGO et Cuba.

9 Août 2024, 13:50pm

Publié par Bernardoc

In Cuba Coopération France du 8 août 2024

Pendant que des ateliers sont organisés en juillet et août : « numismatique pour tous » afin de faire connaître l’un des biens culturels les plus communs et les moins connus, la monnaie, « Vicor Hugo dans l’histoire de Cuba », sur les rapports entre l’écrivain et Cuba et notamment la solidarité de Victor Hugo avec le mouvement indépendentiste de Carlos Manuel de Céspedes, ou encore un atelier de deux jours sur l’image des clowns, la Maison accueille une nouvelle exposition, celle de notre ami Santiago Hermes.

Cette exposition retrace le travail réalisé à Cienfuegos par l’association Trazos Libres autour des traditions de la province et de la culture dans ses diverses expressions. Ce projet socio-culturel s’incrit dans un travail communautaire mené depuis plusieurs années par le street artiste Santiago Hermes et toutes celles et ceux qu’il a su entraîner dans son engagement local.

La Maison a également accueilli le 24 juillet le groupe de théâtre pour enfants La Colmenita (la petite ruche, créé en 1990 par Carlos Alberto Cremata, aujourd’hui directeur) pour une représentation spéciale mêlant phrases en français et références à la culture française et aux Jeux Olympiques.

Avec une belle performance en français dans le rayon de la ruche et des jeux avec le public, La Colmenita a offert du miel et de la joie à tous, à la découverte de la culture française.

Une rencontre avec la ruche reviendra bientôt tous les mois.

Les Colmenitos ont dit « Prof, nous resterons vivre à la Maison Victor Hugo »

Et ce n’est pas fini...

 

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Georges Guingouin le « préfet du maquis » au défi des actes et de la parole

6 Août 2024, 12:14pm

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 6 août 2024

Le 21 août 1944, le résistant communiste Georges Guingouin, chef départemental et lieutenant-colonel des Forces françaises de l’intérieur (FFI) de la Haute-Vienne, entre dans Limoges à la tête de plusieurs milliers d’hommes, maquisards et résistants. Plutôt que d’attaquer directement la ville, il avait préféré l’encercler, exigeant la reddition de la garnison d’occupation, ayant en tête le terrible drame de Tulle, quelques jours avant.

Libéré par le maquis, le chef-lieu de la Corrèze est repris le lendemain par la division SS Das Reich : 99 hommes sont pendus au vu de tous. La même division laissera aussi derrière elle le massacre d’Oradour-sur-Glane. À Limoges, les Allemands capitulent sans que soit tiré un coup de feu. Georges Guingouin, qui signait « le préfet du maquis », surnommé « le Grand » en raison de sa taille, défile de nouveau en tête des troupes FFI, le 12 septembre.

On pense à cette autre image, à Paris, le 26 août, avec cette autre grande figure, celle de De Gaulle, qui parlera de Guingouin comme de « l’une des plus belles figures de la Résistance » et le fera compagnon de la libération, chose exceptionnelle pour un communiste. Ils furent seulement douze sur plus d’un millier, en dépit de leur rôle dans la lutte contre l’occupant.

C’est sur le sol de France et dans sa région que le jeune instituteur communiste qu’il était entre, en avril 1941, dans la clandestinité, vivant dans les bois, dans des cabanes ou des maisons inhabitées. En janvier, il avait commencé à publier, malgré l’interdiction du Parti communiste, un journal, le Travailleur limousin. En février, il avait échappé de peu à la police.

Né en 1913, il n’a pas connu son père, sous-officier mort dès les premières semaines de la guerre, le 28 août 1914. Sa mère est directrice d’école primaire et il deviendra lui-même instituteur. Il a été le seul élève de l’école normale, en 1934, à participer à la grève du 12 février en réaction aux émeutes fascistes du 6. Il adhère au Parti communiste français en 1935 et y prend rapidement des responsabilités.

La guerre change la donne. Mobilisé, blessé, il fuit de justesse, essuyant des tirs, l’hôpital de Moulins. Il s’efforce alors de regrouper les militants du parti, désormais interdit. Dès août 1940, il rédige un « appel à la lutte armée contre l’occupant ». Dès lors, il va rassembler autour de lui. Et avec ses groupes armés, il va multiplier les sabotages d’usines produisant pour les Allemands, de voies de communication, tout en se souciant dans le même temps du prix du blé et de l’approvisionnement de la population.

Avec le Service du travail obligatoire, que fuient de nombreux jeunes, le maquis ne cesse de s’agrandir. Il compte bientôt plus de 8 000 hommes armés. Le Débarquement, le 6 juin, va précipiter leur action. Le 9 juin, ils capturent un officier SS de la division Das Reich, retardée de ce fait de trois jours. Eisenhower lui-même dira que ce retard a été précieux pour maintenir la tête de pont alliée. Début juillet, au mont Gargan, ils mènent une véritable bataille rangée contre une brigade allemande.

Limoges est libérée. Georges Guingouin en sera maire de 1945 à 1947. Mais, rétif à certaines directives du PCF, il fait l’objet d’accusations infondées, absurdes : on l’accuse d’accepter sans protester les éloges de la presse américaine ; il est soupçonné de détournement d’argent, de travail politique fractionnel, etc. Malgré l’opposition de ses proches camarades, il est exclu du parti en 1952.

Quelques années plus tard, victime d’accusations iniques d’assassinat lancées par d’anciens collaborateurs, il sera un temps emprisonné, violemment agressé et presque laissé pour mort dans sa cellule avant d’être totalement innocenté. La campagne menée en sa faveur au sein du PCF, avec l‘aide du secrétaire de la fédération de Haute-Vienne Christian Audoin, prendra du temps.

En 1998, Robert Hue, alors secrétaire national du PCF, lui écrit : « Nous mesurons le tort qui vous a été fait. » Georges Guingouin avait confié au journaliste de l’Humanité Hebdo Jack Dion : « Je souhaite que les paroles entrent dans la vie. C’est un énorme défi. Toute ma vie, j’ai souffert de la rupture entre les paroles et les actes, au détriment de l’idéal. » Mort en 2005, il avait relevé le défi.

Et ce n’est pas fini...

 

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De vermeer à Van Gogh

2 Août 2024, 11:38am

Publié par Bernardoc

Superbe exposition à la base sous marine qui nous fait découvrir tout un cheminement historique et sociétal grâce à ces maîtres hollandais selon un itinéraire en onze étapes :

 - La société hollandaise ;

 - Vermeer et la scène de genre ;

 - L'art de la musique ;

 - La foi ;

 - Le portrait ;

 - La fête des dieux ;

 - Une fresque populaire ;

 - Scènes d'hiver ;

 - La conquête des mers ;

 - Stilleven ;

 - Van Gogh, itinéraire de la couleur.

 En plus, c'était très rafraîchissant par une journée de canicule.

Et ce n'est pas fini...

De vermeer à Van Gogh
De vermeer à Van Gogh
De vermeer à Van Gogh
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De vermeer à Van Gogh
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De vermeer à Van Gogh
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De vermeer à Van Gogh
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Mondrian, l'architecte des couleurs

30 Juillet 2024, 15:47pm

Publié par Bernardoc

 Ces quadrillages de couleurs primaires sont fort connus. Mais l'exposition immersive aux Bassins des Lumières (programme court) nous a éclairés sur l'évolution artistique de ce peintre, passant de la peinture traditionnelle et figurative, et même aux couleurs assez sombres, jusqu'à ce néoplasticisme qui a influencé la culture pop dans toutes ses composantes : graphisme, mode, architecture, musique...

 Vous avez jusqu'au mois de janvier pour en profiter.

Et ce n'est pas fini...

Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
Mondrian, l'architecte des couleurs
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1935-1953, quand la CGT manifestait le 14 juillet

12 Juillet 2024, 10:48am

Publié par Bernardoc

On le sait peu mais, entre 1935 et 1953 – avec une interruption pendant la période vichyste – le 14 juillet fut aussi l’occasion d’un défilé syndical, associatif et politique.

14 juillet 1935

Cette pratique débute le 14 juillet 1935, plus d’un an après les émeutes du 6 février et les manifestations antifascistes des 9 et 12 février 1934. La crise économique et sociale persistante sur fond d’aggravation des tensions internationales pèse sur la scène politique française et accroît l’instabilité gouvernementale. Le 7 juin 1935, Pierre Laval accède à la présidence du Conseil. Les ligues d’extrême-droite intensifient leurs actions et s’apprêtent à une démonstration de force sur les Champs-Elysées pour la fête nationale.

La riposte antifasciste s’organise. Des « assises de la paix et de la liberté » sont programmées le 14 juillet au stade de Buffalo de Montrouge. L’initiative est conçue en lointain écho à la Fête de la Fédération (1790) de la Révolution française, moment fondateur de l’unité nationale. Il s’agit de rappeler le rôle historique du peuple dans la fondation de la République. Avec solennité, les mouvements organisateurs, parmi lesquelles les partis socialiste, communiste et radical, ainsi que la CGT et CGTU, prêtent le serment, ce matin-là, « de rester unis pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine." Le texte de ce serment, inscrit sur une immense banderole, est placé en tête de la manifestation qui a lieu, l’après-midi, entre la Bastille et la Porte de Vincennes.

« J’ai beau, vieux militant, fouiller dans ma mémoire ; je n’ai encore jamais vu un tel déferlement d’humanité. […] On s'engage dans le « vieux faubourg jacobin » […]. À toutes les fenêtres, des grappes humaines et des étoffes rouges qu'on agite et des poings qui se tendent comme pour un serment. Combien de ces maisons étroites et lézardées étaient déjà là quand fut prise la Bastille ? Combien de ces pauvres façades ont été en 1830, en 1848, en 1871, aux jours d'émeute et de colère, déchirées par les balles, trouées par les boulets ? […] Toutes les révolutions ont commencé ainsi ».
Près d’un demi-million de personnes défilent dans les rues de Paris et envoient un message fort : le 14 juillet, le drapeau tricolore, la Marseillaise et la rue n’appartiennent pas à l’extrême droite. Un désir profond d’unité s’exprime. Historique, la manifestation scelle la réconciliation de la classe ouvrière avec la République. Sur la lancée, son large comité unitaire d’organisation se transforme en comité national pour le Rassemblement populaire.


14 juillet 1936

Un an plus tard, après le succès électoral du Front populaire et les immenses grèves victorieuses du printemps, un double défilé est organisé. Le matin, comme à l’habitude, les militaires marchent sur les Champs-Elysées. L’après-midi, ce sont près d’un million de personnes qui défilent à Paris, entre Bastille et Nation, à l’appel des organisations constitutives du rassemblement populaire. Après le 14 juillet défensif de 1935, celui de 1936 est festif et conquérant.

Pendant la guerre Il n’est pas question pour le gouvernement de Vichy de célébrer les idéaux de la Révolution française. Celui-ci transforme donc le 14 juillet en une journée lugubre, de deuil de la patrie, pour partie occupée ou amputée, et de recueillement, en hommage aux morts de la guerre. Dès
1942, à l’appel de la Résistance, des rassemblements célébrant la République ont lieu dans un grand nombre de villes, notamment en zone non-occupée (Marseille, Lyon, Toulouse…). Les initiatives se tiennent le plus souvent autour de lieux symboliques. Ce sera également le cas en 1943 et 1944, mais avec une moindre intensité, la situation étant devenue plus périlleuse depuis l’occupation de la zone sud.

14 juillet 1945

En 1945, les Français célèbrent la liberté retrouvée après les quatre années d’Occupation. Le 14 juillet est d’une intensité particulière. Le défilé militaire du matin, entre Nation et Bastille, dominé par la présence du général de Gaulle, est suivi, l’après-midi, d’un immense cortège populaire, entre Concorde et Bastille. Le Conseil national de la Résistance au complet, présidé par Louis Saillant, qui y siège pour la CGT, marche en tête, précédant les membres des États généraux de la Renaissance française réunis du 10 au 13 juillet.

14 juillet 1947

Après l’éviction des ministres communistes, le défilé parisien du 14 juillet (Bastille- République), placé sous l’égide du CNR, réunit encore, outre la CGT, encore unifiée, les fédérations parisiennes du PCF, de la SFIO, du parti radical, mais aussi du MRP, se ressent des tensions entre alliés en voie de séparation. Cégétistes et communistes, les plus actifs dans la préparation de la journée, fournissent les plus gros bataillons de manifestants. Face à l’inquiétante contestation du régime par le nouveau RPF gaulliste, les slogans insistent sur « la défense de la République » et s’efforcent de réactiver les sentiments antifascistes.

14 juillet 1953

Le défilé à dominante syndicale du 14 juillet est marqué d’une pierre noire. Alors que, en fin de cortège, les rangs serrés des nationalistes algériens du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, dont la plupart appartiennent aussi à la CGT, lancent des slogans en faveur de l’indépendance de l’Algérie, la police charge, arme au poing et tire à vue, place de la Nation. On compte une cinquantaine de blessés par balles, mais sept hommes sont mortellement touchés. Six sont Algériens : Abdallah Bacha, Larbi Daoui, Abdelkader Dranis, Mohammed Isidore Illoul, Medjen Tahar, Amar Tabjadi. La septième victime est Maurice Lurot, métallo et trésorier de l’UL du 18e arrondissement. À la suite de ce massacre d’État,
jamais reconnu, le gouvernement français interdira toute manifestation à Paris, le 14 juillet et le 1er mai. Il faut attendre 1968, pour que l’interdiction soit levée. Cette année-là, le succès du 1er mai annonce le puissant mouvement social des prochaines semaines. En revanche, la page
des défilés syndicalo-politiques et antifascistes du 14 juillet semble tournée. Une tradition s’éclipse pour plusieurs décennies…

Et ce n’est pas fini...

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Après le spectacle.

30 Juin 2024, 14:26pm

Publié par Bernardoc

 

Afin de ne pas être accusé de forfanterie, je laisse la parole à notre conseillère départementale Carole GUERE :

"Soirée culturelle pour moi ce soir au Haillan, à l'Entrepôt, avec la formidable troupe théâtrale CTL : Les Tamalous. La troupe a offert à une salle de l'Entrepôt quasi pleine, une pièce de théâtre "Le Paradis c'est bien ici ?". 1h30 de talents, de rires, de jeux de mots, de références littéraires. Un tonnerre d'applaudissements et une salle debout pour cela. Un vrai succès !! La culture est un remède à beaucoup de maux. J'ai eu le plaisir de retrouver Cathy MOREL pour la Mairie, Sandra Normand Bouyssou, Jean-Alain Bouyssou, Danièle Belmas Massat, et Jean-Pierre Massat. Et sur scène, entre autre, M-Rose Sarlandie et Bernard Sarlandie formidables comme le reste de la troupe. A la clef une demande en mariage du metteur en scène à sa compagne qui jouait également dans la pièce. Beaucoup d'émotion. Je ne peux que vous inviter à aller voir les représentations du CTL Théâtre et ....si le coeur vous en dit, à vous lancer le défi de monter sur les planches, le CTL Théâtre vous accueillera avec la générosité qui les caractérise si bien."

 Je trouve qu'il est regrettable, nous, section du CTL, qui sommes une troupe résidente du Haillan, d'avoir toujours l'impression de déranger lorsque l'on demande à pouvoir jouer dans la salle de spectacles municipale, alors que nous sommes sollicités par d'autres communes qui nous invitent et nous accueillent volontiers en mettant gracieusement à notre disposition leurs structures et matériels.

 Ceci dit, les techniciens, intermittents du spectacle avec qui nous avons le plaisir de travailler depuis des années, et la personne mise à notre disposition pour assurer l'accueil, sont absolument compétents, aimables et très facilitateurs.

 Pour ceux qui auraient loupé cette séance, rattrapage le mercredi 2 octobre à Tresses, ou à Ste Hélène quelques jours plus tard.

Et ce n'est pas fini...

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C'est ce soir !

29 Juin 2024, 11:04am

Publié par Bernardoc

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